Prendre soin de soi

Prendre soin de soi. Cela peut sembler égoïste et futile dans un monde accablé par d’innombrables catastrophes et fléaux sociaux et environnementaux. Pourtant, prendre soin de moi ne m’a jamais semblé aussi important, aussi vital qu’aujourd’hui. De la même manière que je suis convaincue que le monde n’évoluera pas tant que nous ne changerons pas sur le plan individuel, je suis persuadée que pour prendre soin d’autrui et de la planète, nous devons avant tout savoir prendre soin de nous-mêmes. Car si le monde va mal, je pense que c’est en grande partie parce que nous aussi, nous allons mal. Je ne dis pas que nous sommes tou·te·s malheureux·ses, stressé·e·s, déprimé·e·s, mais simplement que nous portons tou·te·s en nous une histoire – tissée au fil des jours depuis la formation de notre embryon et ancrée dans nos gènes et notre mémoire – qui peut avoir une influence délétère sur notre manière d’être, de percevoir et de ressentir les choses, les gens, la vie… nous-mêmes. Cela fait partie des défis, de la complexité et de la beauté de la vie aussi.

Je ne m’étais personnellement jamais véritablement souciée du fait de prendre soin de moi avant de m’intéresser de près à l’écologie. Je m’étais jusque-là essentiellement préoccupée des autres et de leurs besoins. J’ai participé à et organisé d’innombrables levées de fond tout au long de ma vie d’étudiante pour aider diverses causes humanitaires. J’ai donné de mon temps et de mon énergie à des personnes marginalisé·e·s (SDF, personnes âgées, orphelin·e·s…). J’ai aussi choisi d’étudier l’anthropologie sociale et culturelle afin de mieux comprendre et protéger les groupes humains les plus vulnérables. Et puis lorsque j’ai commencé à réfléchir à la protection environnementale, j’ai réalisé que je faisais moi aussi partie de ce tout que je cherchais à préserver. J’ai alors pris conscience que pour prendre soin des autres et de la planète, il fallait aussi que je prenne soin de moi. Je me suis rendu compte que pour donner le meilleur de moi-même à mes proches, à la société et à la vie, il fallait avant tout que je puisse répondre à mes propres besoins, cicatriser mes blessures, préserver mes forces et veiller sur mes fragilités.

De plus, en décidant de changer ma manière de vivre et de consommer, j’ai petit à petit tout remis en question : mes repères socioculturels, mes croyances, mes aspirations… Cela m’a demandé un véritable travail d’introspection, m’a chamboulée en profondeur et a affecté ma perception de la société, du monde, de la vie. Depuis, j’ai le sentiment que mon quotidien est un défi perpétuel car il n’est pas évident d’avancer à contresens dans une société dont les structures et les idéaux dominants vont à l’encontre de nos aspirations. Même si ce cheminement m’a permis de gagner confiance en moi, il m’a aussi accablée et épuisée car il m’a demandé – et me demande encore – beaucoup d’énergie et une certaine force mentale. D’où ce besoin grandissant de me délester de certains poids et d’être un peu plus attentive à moi-même tout simplement. Un bien vaste et complexe projet lorsqu’on se regarde vraiment, avec profondeur et bienveillance, à plus de trente ans. Et qu’on a alors le sentiment de se découvrir réellement pour la première fois.

Depuis 3-4 ans, je porte donc une attention particulière à mon bien-être. En apprivoisant mon histoire personnelle et familiale, en me regardant dans le miroir (littéralement ou pas), en observant mes émotions, en écoutant mon corps et mon cœur de façon plus attentive, je cherche la cause de certaines blessures, je tente de cicatriser celles qui ne le sont pas encore, j’apprends à accueillir mes émotions, à comprendre mes faiblesses et à valoriser mes forces. Grâce à tout cela, je découvre petit à petit ce qui me permet d’être bien dans ma tête, dans mon corps et dans mon cœur et ce qui, au contraire, perturbe mon écosystème. Ainsi, au fil des dernières années, j’ai établi une liste (mentale) de petits rituels et besoins personnels qu’il est important que je respecte pour me remplir d’énergie et mieux préserver celle-ci. De cette manière, je suis mieux disposée à donner le meilleur de moi-même au quotidien et à autrui.

Outre l’expérience, différents outils et quelques personnes m’ont aidée – consciemment ou pas – dans l’identification de ces clés pour prendre soin de moi. Il y a eu des livres, la Gestalt thérapie, l’Ayurveda, des ateliers et surtout de simples échanges clairvoyants avec des proches ou des inconnu·e·s. Au fil du temps, j’y ai puisé toutes sortes de clés et de bouées pour naviguer aussi paisiblement que possible au quotidien et ne pas me laisser submerger par les vagues de la vie.

Dans la suite de cet article, je vous propose de découvrir mes « clés-bouées », en espérant que cela vous donnera des idées pour prendre soin de vous au quotidien en toute simplicité. Car même si découvrir ce sur quoi repose notre bien-être personnel peut prendre du temps, je pense que dans bien des cas il n’est pas nécessaire d’acquérir grand-chose, ni de dépenser de l’argent, ni de développer de nouvelles compétences, ni d’attendre les vacances, ni de partir loin pour prendre soin de soi. Bien souvent, il suffit d’intégrer des petits riens à son quotidien. Des petits riens qui peuvent nous éviter bien des frustrations et nous apporter énormément de réconfort et d’apaisement. Des petits riens qui, mis bout à bout, peuvent vraiment tout changer en nous. Et que ça fait du bien de réaliser que l’on a généralement besoin de peu et de personne et que nous détenons déjà entre nos mains les clés pour prendre soin de soi ici et maintenant ! Car même si je suis persuadée que ces moments de détente que l’on peut s’offrir de temps en temps (prendre des vacances, partir en voyage, se faire masser, aller au sauna, etc.) peuvent contribuer à notre bien-être, je pense que c’est en intégrant des rituels salutaires à notre quotidien que nous pourrons véritablement prendre soin de nous de manière durable.

Intégrer certains de ces petits riens à notre quotidien n’est pas facile pour autant, je dois bien le reconnaître. Car ce dont nous avons besoin n’est pas toujours compatible avec nos obligations familiales ou professionnelles par exemple. Il faut également être attentif·ve·s à l’évolution de nos besoins au fil du temps, apprendre à adapter nos rituels et habitudes. L’essentiel est d’être à l’écoute de soi, d’identifier nos clés, nos bouées, et de commencer par saisir celles qui sont déjà à notre portée au quotidien avant d’en accueillir de nouvelles. Personnellement, il y en a que j’ai adoptées je dirais presque instinctivement il y a déjà longtemps (pour ne pas dire depuis toujours !). Il y en a d’autres que j’ai adoptées il y a quelques années ou quelques mois et certaines auxquelles j’espère faire une place prochainement. Voici donc une trentaine de petites choses qui contribuent à mon bien-être sur le court comme sur le long terme, au quotidien, chez moi et au travail. Des petites choses que je ne fais pas parce que ça va mal mais que je fais pour aller bien…

Passer du temps à l’extérieur, quel que soit le temps. Respirer un peu d’air frais et s’exposer à la lumière naturelle – ne serait-ce que pour faire le plein de vitamine D – me semble vital au quotidien. Je passe forcément du temps à l’extérieur pour tous mes déplacements puisque la marche et le vélo sont mes seuls moyens de transport au quotidien. J’essaie également de profiter du beau temps pour travailler sur notre terrasse ou donner rendez-vous à mes élèves sur l’herbe plutôt que dans la classe. En somme, j’essaie de saisir chaque opportunité que j’ai d’être dehors dans mes activités quotidiennes.

Marcher. J’aime beaucoup marcher et j’ai un pas naturellement très rapide donc certain·e·s diront plutôt que je cours ! Mes jambes sont sans nul doute mon moyen de locomotion préféré. Si j’ai assez de temps devant moi, je préfère marcher 40 minutes plutôt que de pédaler pendant 15 minutes pour aller au travail. Malheureusement, je privilégie généralement le vélo par manque de temps. J’essaie toutefois de trouver une opportunité de marcher au moins une demi-heure chaque jour : il peut s’agir d’une simple balade à l’heure du déjeuner ou bien d’une sortie en ville pour aller chercher quelque chose dont j’ai besoin. Étant donné que je ne fais pas de sport à l’heure actuelle, la marche quotidienne et rapide est mon activité physique principale et c’est toujours un moment de détente pour moi.

Méditer. Cela fait plus d’une dizaine d’années que je m’intéresse à la méditation mais c’est seulement depuis cet été que j’ai le sentiment d’être prête à m’y mettre et de savoir comment m’y prendre. Pour mon esprit qui bouillonne sans cesse d’idées et de pensées variées, c’est un exercice à la fois difficile et salutaire. J’ai encore un (très) long chemin à parcourir avant de pouvoir être entièrement présente lorsque je médite mais les bienfaits s’en font malgré tout déjà ressentir. Dans l’idéal, j’aimerais méditer le matin, juste avant de partir au travail et le soir, avant de préparer le dîner. C’est une agréable manière de faire une coupure ou plutôt une transition entre différentes activités.

Vivre en pleine conscience. J’ai toujours eu énormément de mal à m’impliquer pleinement dans ce que je fais à l’instant T sans me soucier des mille et une autres choses que j’ai besoin ou envie de faire. Les seuls moments où j’arrive à être entièrement présente sont ceux que je partage avec les autres (à condition que ce soit en tout petit comité) ou ceux où je suis en classe avec mes élèves. Le reste du temps, mes pensées s’égarent (trop) facilement et lorsque je travaille seule sur une tâche, j’ai tendance à me laisser submerger par toutes les idées qui me traversent l’esprit et à interrompre ce que je fais pour commencer autre chose. La pleine conscience m’aide donc à être plus présente, plus efficace et surtout à apaiser mon esprit.

Utiliser mon agenda. Pendant longtemps je me suis passée d’agenda car si ma mémoire me fait défaut sur certains sujets, elle enregistre sans problème mon calendrier personnel avec divers rendez-vous, anniversaires, délais, etc. J’ai toutefois fini par réaliser que même si l’enregistrement de ces données dans ma mémoire personnelle ne me demandait aucun effort, cela prenait beaucoup trop de place dans mon esprit : j’étais constamment en train de faire le point dans ma tête sur mes divers impératifs. Depuis que j’utilise un agenda, j’ai le sentiment de m’être délestée d’un poids et d’avoir allégé mon esprit. Par ailleurs, le fait de pouvoir visualiser ce qui m’attend chaque jour, chaque semaine et chaque mois m’aide à maintenir un certain équilibre entre mon travail de prof, le blog, mes autres projets pro, ma vie de couple, ma vie sociale et à ne pas surcharger mes journées. Je vivrais très mal le fait d’avoir des soirées et des week-ends remplis : j’ai besoin d’énormément de temps seule et le fait de pouvoir visualiser ces moments qui m’attendent est plutôt rassurant pour moi.

Utiliser des produits sains. Tout ce que nous appliquons sur notre peau et tout ce que nous ingérons influence notre bien-être de manière considérable, sur le court comme sur le long terme. J’ai donc fait le choix il y a quelques années de m’offrir des aliments et des cosmétiques d’origine naturelle et de qualité biologique, produits localement et dans des conditions éthiques pour répondre à la plupart de mes besoins. C’est une manière simple de prendre soin de moi à chaque repas et à chaque fois que je passe par la salle de bains.

Prendre le temps de cuisiner. Manger des plats faits maison et savoureux à base d’ingrédients frais est très important pour moi car je sens bien la différence sur mon bien-être physique et moral lorsque je mange des aliments transformés et/ou que mes repas manquent de produits frais et d’équilibre. Je m’octroie donc une demi-heure à une heure chaque soir pour cuisiner de quoi dîner le jour même et de quoi déjeuner le lendemain. Cette organisation m’évite de dépendre de la cantine du travail ou des plats à emporter pour le déjeuner – des options rarement bio et aussi bonnes et nourrissantes que ce que je peux préparer à la maison. Par ailleurs, comme je l’ai souvent dit, la cuisine est une opportunité d’exprimer ma créativité et de me détendre donc l’activité en elle-même m’est aussi bénéfique que le résultat !

Manger en pleine conscience. J’ai un système digestif très, très capricieux. Je souffre de colopathie fonctionnelle depuis l’âge de 16 ans et le premier conseil que l’on m’ait donné pour apaiser mes douleurs a certainement été le meilleur : prendre le temps de mâcher et faire une pause entre chaque bouchée. Non seulement cela facilite la digestion mais cela me donne une plus grande appréciation pour les aliments qui me nourrissent et me permet de les savourer davantage. Par ailleurs, je bannis toute distraction (appareils électroniques…) et tout sujet qui fâche du repas afin que celui-ci puisse être un vrai moment de ressourcement.

Avoir de quoi grignoter. Je ne supporte pas d’avoir faim. Je me sens vite fatiguée, je n’arrive pas à penser à autre chose et surtout cela me rend très irritable ! Je fais donc toujours en sorte d’avoir de quoi grignoter sur moi – fruits secs, oléagineux, cruffes, etc.  – afin de caler mes petites faims et de ne pas laisser celles-ci me perturber dans mes occupations.

Être consciente des différentes phases de mon cycle. Depuis que je m’intéresse de près à l’écosystème et au cycle féminins, j’accorde beaucoup plus d’attention aux 4 phases de mon cycle – début du cycle, ovulation, période prémenstruelle, règles – et j’ai désormais une meilleure compréhension des changements physiologiques et émotionnels qui s’opèrent en moi à chaque étape. Cela me permet de vivre chacune d’entre elles pleinement, en adaptant – autant que faire se peut – mon rythme et mes activités selon les difficultés et les atouts liés à chaque phase. Par exemple, cela m’aide à éviter certaines frustrations en allégeant mon agenda pendant mes règles, une phase où je suis plus fatiguée et où j’ai davantage besoin de me tourner vers l’intérieur plutôt que vers l’extérieur. Je vais donc éviter de planifier des repas entre ami·e·s à ce moment-là. Par contre, je sais que le début du cycle marquera une période propice à la créativité et que ce sera donc le bon moment pour me lancer dans la rédaction d’un article qui me demandera plus de concentration et de réflexion que d’autres.

Lire des livres de fiction, sur des sujets légers. Mes occupations et centres d’intérêts principaux m’amènent généralement à réfléchir à des sujets qui me remuent beaucoup. Dans le cadre de mon travail, je passe mon temps à discuter des problèmes socioculturels de ce monde et bien que j’aie choisi de faire de ce blog un espace positif axé sur les solutions, en amont je lis beaucoup d’essais à propos des problèmes environnementaux et de la cause animale. Rien de bien réjouissant en somme ! Il y a quelques années, ce surplus d’informations négatives a profondément affecté mon moral et J. a fini par tirer la sonnette d’alarme en me suggérant de lâcher prise, de refaire une place à la fiction que j’aimais pourtant tant avant dans ma bibliothèque. Je dois toutefois avouer que j’ai dû lire à peine 3 romans légers en 3 ans car j’ai vraiment du mal à m’accorder du temps pour ce genre de lecture. Même si je n’ai pas lu de fictions depuis un moment, j’espère pouvoir à nouveau leur faire une place sur ma table de chevet afin de me changer les idées et d’accorder de vraies pauses détente à mon esprit.

Écrire de la poésie, des nouvelles. Avant de lancer ce blog, non seulement je lisais plus de fiction, mais j’écrivais aussi plus de poésie et de nouvelles que d’articles. L’écriture m’a toujours procuré énormément de plaisir et elle me permet également d’évacuer certaines pensées et émotions pesantes. J’espère donc reprendre ma plume plus régulièrement pour jouer avec les mots, sans la pression que peut procurer le fait d’être lue par d’autres personnes.

Dire ce que j’ai sur le cœur. Écrire ce que j’ai sur le cœur peut être libérateur mais cela ne résout pas tout. Car bien souvent ce qui me pèse concerne d’autres personnes et je sais que tant que je n’en aurai pas parlé avec elles, cela continuera de me faire mal au ventre, de m’empêcher de dormir, d’accaparer mon esprit. Malheureusement, il n’a jamais été évident pour moi d’admettre ce qui peut m’ennuyer ou me frustrer dans certaines de mes relations. Je travaille toutefois sur la communication de mes émotions depuis longtemps et même si ça reste un exercice difficile pour moi, cela en vaut vraiment la peine car je me sens toujours tellement légère et soulagée après m’être exprimée et m’être sentie écoutée.

Être au chaud. Je suis très sensible au froid et de ce fait j’ai toujours peur d’être frigorifiée ! C’est pourquoi, où que j’aille, j’emmène toujours de quoi me couvrir davantage, juste « au cas où ». Étant donné que j’ai surtout tendance à avoir froid aux pieds et au cou, je garde une paire de chaussettes de secours au travail ainsi qu’un grand châle et j’ai toujours une écharpe dans mon sac. Lorsqu’on va dîner chez des ami·e·s, j’emporte aussi bien souvent une paire de pantoufles avec moi. Iels ont l’habitude ! Ainsi, je me sens rassurée, et surtout, j’ai de quoi me réchauffer si besoin.

Se déconnecter. En plus de l’impact écologique des nouvelles technologies, je trouve que ces dernières peuvent véritablement polluer notre esprit, nos relations, notre quotidien. Je passe plusieurs heures par jour devant l’ordinateur pour le travail (blog inclus) ainsi que pour diverses recherches et loisirs personnels. J’ai toutefois à cœur de limiter le temps que je passe sur mon ordinateur et mon Smartphone car cela m’aide à me recentrer sur moi-même et sur l’instant présent. J’allume donc mon ordinateur aussi tard que possible après m’être levée, je l’éteins le plus tôt possible en fin de journée et je passe des demi-journées, des journées voire des vacances entières déconnectée et ce aussi souvent que possible. Par ailleurs, je n’utilise jamais d’appareils électroniques lorsque nous sommes à table (afin d’apprécier pleinement le repas et éventuellement la présence des autres) ou dans la chambre (un lieu que je souhaite réserver au repos et à nous tout simplement).

Ne pas suivre l’actualité. J’ai déjà expliqué dans cet article pourquoi je ne suivais pas les informations, que ce soit à la TV (je n’en ai pas), à la radio, dans les journaux ou sur le web. Je considère que les nouvelles, telles qu’elles nous sont présentées dans les médias traditionnels au quotidien, sont une autre forme de pollution mentale dont je tiens à me préserver.

Aller au lit à 22h au plus tard. J’ai toujours été une “couche-tôt” et bien que cela m’ait empêché (et m’empêche encore) de participer à certains évènements qui me plairaient et m’oblige régulièrement à écourter d’agréables soirées entre ami·e·s, je fais rarement des compromis sur ce point-là. Passé 22h, je tombe généralement de sommeil et si je me couche plus tard, cela se ressent forcément au niveau de mon énergie et de mon humeur le lendemain. Je fais donc de mon mieux pour être au lit à 22h le soir mais il y a évidemment des exceptions.

Serrer mon doudou contre moi. Cela fera probablement sourire ou rire certaines personnes. Mais j’assume ! J’assume d’avoir un doudou aussi âgé que moi et de l’avoir toujours à ma portée quand je vais dormir. La plupart du temps, ma petite poupée jaune en tissu est posée sur ma table de chevet mais il arrive que j’aille au lit un peu anxieuse ou stressée et dans ces cas-là je trouve cela réellement réconfortant de la serrer contre moi. Ça m’apaise et m’aide à m’endormir.

Aérer la maison.  Tout comme il me semble important de sortir pour respirer l’air frais, il me paraît important de faire rentrer de l’air frais chez soi. J’essaie donc d’aérer toutes les pièces de la maison en début et en fin de journée, pendant quelques minutes ou plusieurs heures, selon les températures extérieures.

Conserver un intérieur minimaliste. Je n’ai jamais supporté de vivre dans des pièces encombrées. Cela m’empêche de me détendre et de me concentrer si j’essaie de travailler. Par ailleurs, même si faire le ménage ne m’incommode pas plus que ça, je n’aime pas perdre mon temps à soulever et déplacer divers meubles et bibelots superflus pour nettoyer les différentes surfaces de mon logement. Limiter le nombre d’objets qui rentrent chez moi et faire un tri régulier dans mes affaires me permet donc de vivre dans un logement où je me sens sereine et dont l’entretien n’est ni chronophage ni frustrant.

Ranger mes affaires. Le désordre me perturbe autant et de la même manière que le surplus d’objets. Cela ne veut pas dire que tout est toujours ordonné chez moi (je dois avouer que mon bureau l’est très rarement et je travaille donc plus souvent sur la table de la cuisine !) mais je m’efforce toutefois de ranger mes affaires dès que j’ai terminé de les utiliser.

Avoir des plantes d’intérieur. À défaut de vivre en pleine nature, je trouve cela agréable d’avoir un peu de verdure chez moi grâce aux plantes d’intérieur. Nous en avons au moins une dans chaque pièce et j’apprécie la vie et les couleurs qu’elles y apportent. Les observer sont des pauses bienvenues lorsque je passe beaucoup de temps à la maison.

 

Faire une vraie pause déjeuner. Même s’il est tentant de rester devant l’ordinateur lorsque j’ai beaucoup de travail ou que je ne suis pas d’humeur sociable, je m’efforce toujours de sortir de mon bureau pour faire une vraie pause déjeuner – même de courte durée – et apprécier pleinement mon repas, avec mes collègues.

Sortir pour prendre l’air. En tant que prof d’anthropologie, je passe la majeure partie de mon temps dans ma classe avec les élèves, dans mon bureau pour préparer les cours, corriger les copies, écrire les rapports ou dans une salle de réunion. Je passe donc beaucoup de temps à l’intérieur et comme je le disais plus haut, je trouve que faire des pauses à l’extérieur me fait toujours beaucoup de bien. Je m’efforce donc de sortir quelques minutes au cours de la journée, soit pour aller faire un tour au jardin, soit pour me balader dans la forêt qui borde l’établissement.

Me sentir chez moi au travail. Plusieurs choses me sont essentielles pour travailler dans de bonnes conditions : un bureau minimaliste, ordonné et chaleureux, la possibilité de me faire de délicieuses infusions tout au long de la journée, de quoi grignoter quand j’ai un petit creux, de quoi me réchauffer quand j’ai froid et de quoi m’isoler du bruit et/ou de mes collègues lorsque j’en ressens le besoin. Pour cela, j’ai amené un peu de chez moi au travail : des plantes pour égayer mon bureau, plusieurs infusions en vrac, un infuseur, une grande tasse, des petits en-cas, une paire de chaussettes, une écharpe, un casque audio. Bien qu’il y ait des infusions et des tasses à notre disposition, elles ne sont pas vraiment à mon goût et je trouve que boire une délicieuse boisson chaude dans une tasse qu’on aime a un tout autre effet !

Passer faire un coucou (ok, un bisou) à mon mari. J. et moi travaillons au même endroit. Je crois qu’au début, lui comme moi voulions faire attention à ne pas mélanger vie personnelle et vie professionnelle. Mais au fil du temps, je crois que nous avons chacun abandonné ces « règles » que nous nous étions inconsciemment imposées parce qu’elles n’avaient vraiment pas lieu d’être. Alors on ne se cache pas le plaisir de se croiser par hasard dans les couloirs, de se retrouver pour déjeuner et moi d’aller lui faire un petit coucou dans son bureau, juste comme ça, juste parce que ça me fait du bien.

L’idée de cet article m’est venue après avoir lu celui de Céline, il y a bientôt un an. Je vous invite vivement à découvrir ses réflexions et ses idées dans son joli billet Comment prendre soin de soi ? (Parce que oui, c’est compliqué). Elle y explique si bien que finalement, même si prendre soin de soi c’est compliqué, cela peut aussi être très simple…

Et pour vous, prendre soin de soi, ça veut dire quoi ?

Crédit photos : Unsplash

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75 commentaires pour Prendre soin de soi

  1. vegebon dit :

    Merci pour cet article où tu donnes beaucoup de toi pour nous aider… comme dans chacun de tes articles finalement :). Merci.

  2. Salima dit :

    Coucou Natasha,
    Merci pour cet article, toujours si joliment écrit :). Tout comme toi, l’aspect « prendre soin de soi » me tient à cœur, et c’est d’ailleurs indispensable à mon équilibre. En te lisant, je me rends compte que beaucoup des idées que tu soulèves sont celles qui contribuent également à mon bien-être.
    Là où je t’envie, c’est le fait d’avoir un bureau à toi toute seule sur ton lieu de travail ! Dans le lycée où je travaille, il n’y a qu’une salle des profs et je n’ai d’ailleurs jamais vu d’établissement, en France,où les professeurs avait leur bureau (je te laisse imaginer le bruit le midi, difficile d’avoir un moment de calme et de se concentrer pour préparer un cours…). Peut-être que cela aiderait les professeurs français à se sentir d’avantage épanoui au travail ;).

    • Merci Salima 🙂
      Je partage mon bureau avec 3 autres collègues donc je ne suis pas tout à fait seule… mais ça reste très agréable ! Au Canada, nous avions une salle commune pour tous les profs mais c’était un lieu calme et propice à la concentration ; on n’était jamais plus de 5-6 profs à l’utiliser en même temps. En Angleterre, je n’avais pas de bureau mais j’avais ma propre salle de classe donc c’était tout comme. J’ai donc toujours eu beaucoup de chance de ce côté-là. L’année où j’ai commencé à enseigner dans le lycée où je suis actuellement, les bureaux des profs n’étaient pas encore rénovés donc mon « bureau » était dans la salle des profs… et je trouvais ça très difficile de me concentrer donc je comprends bien ta frustration !

  3. Celia Cruz dit :

    Merci beaucoup Natasha pour ce bel article plein de jolies choses simples et douces… Je m’y retrouve beaucoup, notamment dans le fait d’avoir un besoin vital d’air et d’extérieur en travaillant à l’intérieur (à la maison, c’est pire!), de se coucher tôt (mais j’ai aussi besoin d’avoir une vie sociale le soir, du coup j’alterne!), de se déconnecter (j’essaye de ne pas consulter mes mails du week-end, j’y arrive hum hum de temps en temps, et je refuse toujours d’avoir un smartphone!). J’ajouterais le fait de passer régulièrement des moments de qualité avec des amis (en petit groupe en effet!), le yoga qui est une des rares choses que je n’ai pas arrêtées en cours de route, et des week-ends pas loin quand on peut juste pour le plaisir de dormir sous la tente…. Merci en tout cas pour tout le temps que tu investis dans ce blog, c’est toujours un plaisir de te lire!

    • Merci à toi d’avoir pris le temps de partager tes « petits riens » pour prendre soin de toi 🙂 Je vois que nous en avons plusieurs en commun !
      Je comprends bien ton souhait de ne pas vouloir de Smartphone car je n’en voulais pas jusqu’à récemment. Finalement, j’en ai un depuis le printemps dernier mais je ne regrette pas car il me permet d’échanger avec ma famille au quotidien grâce à Wire, de nous envoyer des petits messages, des petits bouts de notre quotidien. Pour moi qui vit à l’étranger, qui n’aime pas parler au téléphone et qui n’arrive pas à prendre le temps d’envoyer des emails, ça me permet de garder le contact avec ma famille et mes ami·e·s que je ne vois pas souvent et ça aussi en fin de compte c’est une manière de prendre soin de moi 🙂

  4. ducotedechezcyan dit :

    Merci pour ce billet très intéressant et très déculpabilisant!
    Je n’avais jamais trop fait attention à moi jusqu’à il y a quelques années. Je suis tombée malade, d’une maladie liée autant au moral qu’au physique, et pas mal de gens autour de moi m’ont asséné que je « m’écoutais trop » et qu’il fallait « prendre sur moi ». Et là j’ai réalisé qu’en fait, si j’en étais là, c’était parce que justement j’avais trop pris sur moi et que je ne m’étais pas assez écoutée, au contraire!
    Alors oui, je suis tout à fait d’accord avec toi: c’est important de prendre soin de soi et c’est la 1e étape avant d’être capable de prendre soin des autres et du monde qui nous entoure 🙂

  5. Yasmine dit :

    Quel article ! Que du Bonheur de te lire. Bravo encore pour cette belle plume; Ton article m »a beaucoup émue. Je crois que je vais le lire et le relire sans me lasser. Bizzzzzz

  6. Aline dit :

    Cet article me parle énormément.
    Je suis en pleine phase professionnelle très perturbante et je sens que je quitte petit à petit mes bonnes habitudes, celles qui me permettent d »’assurer » normalement.
    Je sens que je me perds et ton article me fait du bien, c’est peut-être ce que j’avais besoin d’entendre (ou plutôt de lire) pour me rappeler que je me sens mieux quand je prends soin de moi !!!
    Alors merci

    • Je t’en prie Aline !
      Je suis désolée d’apprendre que tu traverses une phase perturbante. J’espère que tu parviendras à remettre un peu de « soin de soi » dans ton quotidien pour tenir bon… Plein de courage à toi en tout cas ❤

  7. Maluch dit :

    J’ai beaucoup de choses à revoir. J’ai juste besoin de me bouger les fesses pour le faire. Par exemple, au bureau, je suis asphyxiée par des kilos de dossiers papier (!!) que des personnes m’ont refilés quand j’ai évolué. C’est sympa mais je n’ai pas pris le temps de trier. Et en plus je suis sûre que la moitié ira à la benne !
    De mon côté, cela peut paraître bête, oser me ressourcer auprès de mes grand et petit testeurs, profiter de leur amour, préparer des moments joyeux avec eux, estimer que c’est plus important qu’un x-ième projet pro qui sera oublié dans deux ans, …
    Pareil, chez nous, vider, vider vider. A chaque fois que des personnes rentrent chez nous, elles soulignent la notion d’espace, de clarté.
    Partir en randonnée dès que possible. Mais avoir toujours à portée de main les chaussures, le sac à dos me remplit de joie. Partir sur un coup de tête même quand il pleut en improvisant un pique-nique…. du bonheur !

  8. Yanna dit :

    Prendre soin de soi, pour moi, ressemble à beaucoup de tes points, pour me sentir bien, j’ai besoin de prendre le temps d’assouplir mon corps, de jouer de la musique, de me promener avec les animaux, surtout avec les chèvres, glaner avec elles, de faire avancer les chantiers, de jouer de la musique, de lire, de la fiction et pas que du technique, de méditer, d’entrer en communication, de préparer les repas, je dois y passer plusieurs heures par jour, de prendre l’apéro, de discuter, d’observer la lumière, de faire des bains de soleil entièrement nue, de ne pas être en retard, d’avoir du temps, de travailler, de travailler et encore travailler. J’ai l’impression que prendre soin de moi, c’est faire mon travail correctement, voire à haut niveau de conscience et avec une approche aiguisée et multiple.

  9. Florence dit :

    Merci Natasha pour ce super article. Je me suis empressée de commencer ma propre liste! Être bien avec soi-même pour être bien avec les autres…

  10. émilie dit :

    Bravo et merci pour votre article qui m’a beaucoup touchée et dans lequel je me retrouve énormément.
    Le soin de soi est un bagage qui est tellement utile et nécessaire … à chacun pour cheminer dans la vie.
    Je vous souhaite un très bel automne, je vous le souhaite propice au : soin de soi.

  11. lolafunambulle dit :

    Merci pour cet article qui est un vrai bout de toi. Je m’étais écrit un petit papier il y a quelque temps dans mon porte monnaie avec une liste de choses qui me redonnaient de l’énergie. La liste a bougé depuis que je suis devenue maman: méditer, prendre du temps pour lire, marcher à l’extérieur, jardiner, vivre en pleine conscience…. il y a des similarités avec ta liste ! Ce qui me pèse le plus aujourd’hui c’est un nouveau besoin de libérer mon intérieur de son bordel ambiant. Le minimalisme peut être un chemin très long ! Je suis complètement d’accord avec toi sur la nécessité de prendre soin de soi, parce qu’ainsi cela peut rejaillir sur les autres et leur apporter aussi, un peu de notre bonheur….

  12. Un trésor dans mon placard dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec toi, prendre soin de soi n’est en rien égoïste c’est même la base pour pouvoir être bien avec soi et par conséquent avec les autres. Malheureusement, ce ne sont pas des choses que l’on nous apprend.

  13. Zoé dit :

    Merci pour cet article qui me donne envie de t’imiter sur plusieurs points (cuisiner le soir, se déconnecter plus, se coucher tôt…) Mon compagnon et moi avons un travail très prenant et en rentrant tard le soir avec un enfant les soirées sont parfois un peu tendues… Et pourrait l’être moins si justement je prenait le temps de faire tout ça 🙂
    PS : question indiscrète mais qu’a tu comme smartphone ? Après avoir longuement hésité au vu du prix notamment j’ai investi dans un fairphone et j’en suis plutôt contente

    • Je n’utilisais pas vraiment mon téléphone portable jusqu’à cette année – je me débrouillais donc toujours pour récupérer les vieux téléphones des ami·e·s et cela me dépannait quand j’en avais besoin. Puis cette année, j’ai ressenti le besoin de pouvoir communiquer davantage avec ma famille et mes ami·e·s sans passer par la boîte email (je passe déjà tellement de temps en ligne) et sans téléphoner (je n’aime pas vraiment ça). Etant donné que je suis à l’étranger, je ne pouvais pas envoyer de textos et je voulais donc un Smartphone pour pouvoir utiliser Wire (c’est comme Whatsapp). On avait testé le Fairphone l’an dernier mais la batterie s’usait bien trop vite (elle se déchargeait au bout de quelques heures alors que je n’avais pas utilisé mon téléphone !). On était vraiment déçu·e·s.
      Mon mari m’a donc cherché un Smartphone d’occasion- j’avais besoin d’un téléphone double SIM et je voulais qu’il prenne de bonnes photos. Il en a commandé un premier qui, une fois livré, n’était pas le bon modèle. Il a passé une nouvelle commande, ailleurs, et il a à nouveau reçu autre chose. Alors au bout de plusieurs mois de recherches et de temps perdu, j’ai décidé d’opter pour un modèle neuf. J’en avais marre de me prendre la tête surtout que je n’avais pas acheté de téléphone toutes ces années et que j’avais toujours fait dans la récup’. Il ne s’agit donc ni d’un modèle éthique, ni d’un modèle écologique (je ne vois donc pas l’intérêt de partager le nom de la marque ici).

    • Zoé dit :

      C’est sûr que la batterie du fairphone n’est pas terrible, mais il tient la journée sans problème de mon côté donc ça me convient, je le charge en rentrant le soir. Un article sur les alternatives écologiques pour les smartphones ça pourrait être intéressant non ? J’ai eu de bon échos pour les smartphones et PC portables du site backmarket qui fait du recondionnement de matériel d’occasion. Si mon fairphone venait à me lâcher je pense que j’achèterais un téléphone reconditionné, il y a une boutique associée à Emmaüs qui fait ça à côté de chez mes parents, ça éviterait l’impact écologique du transport et ça fait une bonne action 🙂

    • Le mien ne tenait même pas la journée alors qu’il restait dans mon sac ; c’était très frustrant ! Les téléphones conditionnés, c’est un bon compromis je trouve ; je fais pareil pour l’ordinateur.

  14. *Patricia dit :

    Merci pour ce bel article, j’aime toutes ces petites attentions que tu as envers toi-même et que tu prends le temps de t’offrir. De mon côté, je retiens l’idée de prendre l’air plus régulièrement (j’ai du mal à caser de la marche à pied dans mon emploi du temps serré) et se coucher à 22H (c’est aussi mon objectif, me levant à 5H30 le matin, mais je n’arrive pas à lâcher mes activités en cours, blogs et lectures plaisir !). Ton article me remotive, merci !

  15. Sofil dit :

    Très bel article ! Je me reconnais beaucoup dans ce qui est écrit, je commence enfin à prendre soin de moi et ça fait du bien !! Merci pour cet article qui me donne des nouvelles pistes et surtout l’envie de continuer dans cette voie !

  16. Vous avez tout à fait raison et vous prodiguez ici de bons conseils. Prendre soin de moi est désormais intégré à ma vie.
    Bon week end.

  17. Un sujet très important, merci d’avoir partager toutes tes astuces avec nous! S’il y a quelques uns de tes conseils que j’applique déjà, j’ai aussi conscience avoir vraiment du mal à en appliquer d’autres. Mon point noir c’est l’ordinateur, je passe ma vie dessus à cause de mon travail et mes études… et comme j’ai du mal à m’arrêter une fois lancée dans qqchose, je peux facilement rester les yeux rivés sur l’écran jusqu’à 3 heures du matin, en ayant même sauté des repas. Je sais pourtant pertinemment que ce n’est absolument pas sain, mais j’ai parfois l’impression d’être dans un cercle vicieux.
    Je te rejoins complètement sur la méditation et la pleine conscience: il y a quelques années, avant mon départ pour l’Inde, j’avais suivi des cours de méditation dans un centre bouddhiste 1 fois par semaine. Je ne saurais pas dire si ce sont les bienfaits de la méditation seuls, les discussions de groupe très enrichissantes qui suivaient la méditation, ou même une multitude d’autres facteurs, mais c’est indéniablement la période de ma vie pendant laquelle je me suis sentie le mieux, autant dans mon corps que dans mon esprit. Je n’arrive pour l’instant pas à m’y remettre, mais j’espère trouver bientôt un meilleur équilibre me permettant de refaire de la place à la méditation !
    Je t’embrasse,
    Aurélia

    • Les rares fois où j’ai littéralement passé la journée devant l’ordinateur, je me suis sentie malade : nausée, maux de tête… et à chaque fois j’ai demandé à J. comment il faisait pour supporter ça car il est responsable informatique et passe donc le plus clair de son temps devant les écrans. Donc physiquement, je ne peux vraiment pas… en plus, je suis bien incapable de sauter un repas ! Alors je me demande bien comment tu fais ! Je suppose que le corps, les yeux s’habituent ?
      J’espère en tout cas que tu parviendras à trouver un rythme connecté qui te semblera plus sain. J’avais déjà abordé le sujet de la déconnection dans quelques articles il y a 3 ans je crois. Tu les retrouveras par ici si ça peut t’intéresser.

  18. Camomille dit :

    Merci pour ce super article dans lequel je me reconnais! Je suis en train de lire sur tes conseils Sagesse et pouvoirs du cycle féminin, je l’adore ce livre. J’ai du mal à prendre du temps pour moi personnellement. Je me sens vite dépassée et j’ai tendance à mettre mes décontractions musculaires, pilates ou méditation de côté 😦 tu m’inspires, je vais te citer sur mon blog si ça te va!

  19. bou dit :

    il y a quelques années, j’avais du mal à prendre soin de moi, je me mettais une pression dingue pour être une bonne mère et une bonne ménagère …
    Alors j’ai commencé à faire des « to want list » pour sortir de mes « to do list ». Je listais comment me faire plaisir simplement, à la maison (des mini activités de 15 minutes juste pour moi) (à l’extérieur, c’était plus simple).
    Mais c’est listes sont devenues de nouvelles injonctions, du coup, j’ai commencé à faire des « done list » pour le plaisir de voir le positif dans ma journée; Et l’année dernière, chaque jour, j’ai noté en fin de journée 3 choses dont j’étais fière. (Tiens je vais m’y remettre !)

    Pour la littérature « fiction et légère », as-tu pensé aux romans graphiques et aux BD ? (je peux te donner des tonnes de titres)

  20. Carole dit :

    Super article, vivant, touchant et personnel ! Mais un personnel qui peut se transposer à l’infini pour chaque personne, chacun s’y retrouve, chacun l’adapte à sa propre personne, bref un article universel que j’ai adoré.
    Si on partage certaines « petites choses », celle qui est la plus importante pour moi, c’est de lire des livres de fiction et de m’évader dans un autre univers et de m’immiscer dans une vie différente de la mienne, j’adore ça. C’est une sorte de voyage intellectuel indispensable. Mais incompatible avec des moyens de transport tels que vélo ou marche… Car je lis la plupart du temps dans le métro et quand mon bouquin est palpitant, j’ai hâte d’aller faire un long trajet.
    En tout cas, merci pour cet article qui rejoint le top 5 de mes articles favoris !

    • Merci Carole, je suis heureuse de savoir que malgré son contenu très personnel, d’autres personnes puissent se retrouver dans cet article.
      Ce que tu dis de la fiction me rappelle précisément pourquoi j’aimais tant ça. Lorsque je vivais en Angleterre, je me déplaçais uniquement en métro ou en bus et j’appréciais le fait que ces longs trajets me permettent de me plonger dans d’autres univers…

  21. Claire dit :

    Merci pour cet article et ces bonnes idées! J’en partage énormément! Cette quête est passionnante mais prend beaucoup de temps (Je suis en pleine reconversion a la cosmétique naturelle et faite maison mais a l’étranger ça n’est pas toujours facile de trouver les bons produits). Merci de nous inspirer et bon courage pour tout! Continue à prendre soin de toi!

  22. endolorie dit :

    Beaucoup de pistes dans cet article, merci ! 🙂

  23. kathyfirenze dit :

    Bonjour Natasha,
    Encore un très bel article !
    Avec cette rentrée, je sens que j’ai besoin de prendre soin de moi plus qu’à l’accoutumée.
    Parmi les petites choses qui me font du bien il y a : boire un verre d’eau en me levant, ouvrir les fenêtres pour faire rentrer l’air frais, boire une boisson chaude, faire mes 15 minutes de sport, marcher, écrire, faire la liste de mes petits bonheurs de la journée, écouter ma respiration, cuisiner ❤
    Au début de l’été, je ne touchais plus à mon téléphone après 21 heures mais j’avoue que depuis début septembre j’ai repris cette mauvaise habitude. Je sens que ça énerve mes yeux avant de m’endormir … une bonne habitude à reprendre !
    Bon dimanche,
    Kathy

    • Comme toi je commence ma journée en avalant un verre d’eau (chaude et avec de l’huile de coco dedans, ce qui m’avait été recommandé par mon médecin ayurvédique pour mes problèmes de colopathie fonctionnelle et ça m’aide énormément à réveiller mes intestins !). J’ai moi aussi repris de mauvaises habitudes avec internet ces derniers mois… Et c’est essentiellement à cause du blog je dois l’avouer !
      Belle soirée à toi 🙂

  24. Ève dit :

    Plus je te lis, plus je nous trouve de ressemblances!
    Pour me ressourcer, j’ai besoin:
    -de passer du temps toute seule (comme pour « digérer » les interactions sociales- mode de fonctionnement typique des introvertis, comme je l’ai appris cet été dans un livre très intéressant qui s’appelle « Quiet »)
    -d’observer les arbres, les rayons du soleil dans la maison…de laisser passer le temps, parfois en pleine conscience et parfois en rêvant éveillée.
    -de marcher dans la nature et de faire du yoga.
    -de manger sainement, lentement, végétalien la plupart du temps.
    -de cuisiner en prenant mon temps.
    -de n’avoir ni faim, ni soif, ni trop froid, ni trop chaud: mes proches se moquent gentiment de tout l’attirail que je trimballe, mais ça change vraiment mes journées!
    -de me coucher vers 21h30.
    -de ne pas écouter les nouvelles.
    -de ne pas me comparer au autres (et donc par exemple, d’éviter certaines personnes, certains blogs, même s’ils sont bien intentionnés)
    -de lire de la fiction et de regarder des films.
    -de lire des ouvrages de psychologie qui m’aident à me comprendre, à comprendre les autres, et à mieux vivre.
    -d’en parler (une de mes sorties préférées: le club de lecture!)
    -de faire des projets, principalement de vacances, de weekends et de sorties (rien de m’aide plus en période de petite déprime que de trouver notre prochain échange de maisons!)
    -de chanter, danser, nager toute seule chez moi.
    -de serrer mes proches dans mes bras.

    • Effectivement, on a pas mal de points communs car je me retrouve aussi dans les idées que tu évoques et que je n’ai pas mentionnées !
      J’avais d’ailleurs commencé à faire le lien entre mon besoin de solitude et mon introversion dans le paragraphe sur l’utilisation de mon agenda mais finalement j’ai coupé cette partie (mon article étant déjà tellement long !).

    • Maluch dit :

      C’est intéressant, ce que vous mentionnez parce que cela fait directement écho au MBTI. Dans une des dimensions, il est fait référence à la manière dont une personne a tendance à trouver son énergie (environnement extérieur ou univers intérieur) et le curseur se déplace plus ou moins, selon les personnes, d’un côté ou de l’autre.
      (bien entendu, je ne fais pas la pub du mbti, ce n’est pas le seul modèle mais c’est un des plus connus).

    • J’ai découvert le MBTI cet été et ça m’a beaucoup aidé à mieux comprendre, accepter et gérer certains de mes comportements et besoins.

  25. Elsa dit :

    Bonjour Natasha, merci pour cet article très inspirant et à la fois personnel. J’ai eu également du mal à prendre du temps pour moi, et je crois que j’y arrive mieux qu’avant. En faisant du yoga le soir, en prenant du temps pour m’occuper de mon corps (notamment grâce au « L »ivre de beauté » 🙂 ), ce que je ne faisais quasiment jamais avant, mais aussi en chantant sur mes CD dans la voiture sur le chemin du travail (du coup, j’hésite presque à vouloir habiter plus près et prendre le vélo à cause de ça… ☺️ ). Mais il y a aussi des aspects que j’aimerais améliorer pour me sentir encore plus sereine avec moi-même.
    Merci pour tes articles, qui sont toujours accueillis avec beaucoup de bienveillance et de joie ! 😉

    • Ton message me rappelle combien chanter me fait du bien… mais cela fait une éternité que je n’ai pas chanté, même juste pour moi ! Tout au long de ma scolarité, j’ai fait partie d’une chorale, de la primaire jusqu’au lycée… et cela me faisait un bien fou (alors que je n’ai pas une belle voix et que je ne suis pas du tout douée en chant, mais ça n’empêche !).

    • Elsa dit :

      C’est drôle parce que mon copain chante tout le temps, mais des trucs pas forcément harmonieux (la salsa du démon par exemple, ou Claude François sont dans ses classiques !!) mais qui restent bien dans la tête… Et du coup parfois je chante avec lui, mais sinon je suis seule dans ma voiture et je chante, parfois très fort, en revenant de cours ça fait du bien !

  26. breizhfanfan dit :

    Merci pour cet article, je n y avais jamais réfléchi. Je vais faire quelque chose et changer cet état.
    C’est vrai qu’on a aussi le droit de prendre soin de soi sans culpabiliser
    Bises

  27. poli dit :

    Merci pour ce très bel article !
    Je prends soin des autres en permanence (je suis infirmière) et ai beaucoup de mal à prendre soin de moi… Mais j’y travaille !
    Avec les années, j’ai surtout mis fin à des relations qui ne m’apportaient absolument plus aucun plaisir, des personnes avec lesquelles je n’avais plus rien en commun, cela n’a pas été simple, mais cela s’est fait, et en douceur.
    Je prends soin de moi en allant moitié à pied-moitié en bus pour mon travail, j’adore marcher et je traverse le grand parc de ma ville tous les matins, j’entends les oiseaux, j’y vois des écureuils, que du bonheur.
    Sinon, je lis énormément de romans, littérature européenne et américaine.
    Et j’ai beaucoup désencombré ma maison cette année, ce qui me remplit de joie,

  28. Vala dit :

    Coucou Natasha, j’aime bien cet article! Moi aussi j’ai besoin de beaucoup de temps pour moi, du temps où je suis seule avec mes pensées, où je peux être moi-même sans contraintes, sans devoir me concentrer sur des conversations qui finissent par me lasser ou m’indiposer… J’essaye donc de toujours m’accorder des moments à moi, durant lesquels je peux rêvasser, préparer mes journées, faire mon emploi du temps, ou bien tout simplement apprécier ma tasse de café. Sinon, je lis beaucoup, et beaucoup de fiction. C’est un point sur lequel je ne peux pas transiger. Notre quotidien est parfois si éprouvant qu’il faut se laisser des portes de sortie, s’autoriser des histoires qui nous permettent de nous évader et de ne plus penser à ce quotidien. Il y a des périodes où je lis moins, où je préfère lire de l’histoire, de l’archéologie, de l’astrophysique, mais je reviens toujours à mes premières amours, la fiction. Ca me permet de prendre soin de moi.
    L’écriture me manque aussi, je n’en trouve plus le temps, en tout cas plus le temps de rédiger ces fictions auxquelles je tiens. Et il faudrait aussi que je parvienne à sortir plus, à me forcer à aller marcher au moins une demi-heure par jour, mais le temps passe si vite que cela est souvent compliqué…
    En tout cas, merci d’avoir partagé avec nous tes petits trucs pour prendre soin de toi! 🙂

    • Je vois que vous êtes nombreuses à prendre soin de vous en vous évadant via la fiction et cela m’encourage vraiment à m’y remettre !
      Ce n’est pas toujours facile pour moi non plus de me motiver à sortir – je suis très casanière. Cela me demande donc toujours un effort…
      J’espère que tu retrouveras le temps d’écrire 🙂

  29. Estelle dit :

    Être bien avec les autres c’est d’abord être bien avec soi même.
    Je me retrouve beaucoup dans cet article et oui je prends soin de moi régulièrement et j’apprends à déculpabiliser….et ça fait un bien fou. Prendre du temps pour soi que ce soit 10 mn de méditation ou 3h de ciné peut importe l’important est de se faire du bien 😉
    Bonne soirée

  30. Julie dit :

    uper article !

    Ça me rappelle une activité organisée par mon instit’ alors que j’étais en CP, qui m’a tellement plu que plus de 20 ans après, j’y pense encore très régulièrement !

    Il s’agissait d’identifier « ces petits riens, qui font du bien, et qui ne coûtent rien » (j’adore la formulation !). Bien sûr, avec la perspective d’un enfant de 6ans, on avait plutôt des activités du style « sauter dans les flaques », « sentir l’odeur du gâteau dans le four » ou « faire un câlin à mamie ». Mais on retrouve l’idée de se faire du bien, d’en avoir conscience, et d’en profiter au quotidien. Une incitation à vivre en pleine conscience en fait, pour repérer et vivre tous ces petits plaisirs dès qu’ils se présentent!

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