Aller à contre-sens et gagner confiance en soi

De nature timide et réservée, j’ai toujours cherché à me faire petite, évité d’être au centre de l’attention, redouté de m’exprimer en public et fait de mon mieux pour être discrète, voire invisible, en toute situation. Si je n’aime pas me faire remarquer, je dois avouer que c’est en grande partie dû à un certain manque de confiance en moi.

Bien qu’être réservée n’est à mon sens pas un défaut en soi, je trouve ma timidité contraignante lorsque je n’ose m’exprimer de peur de déranger, d’être jugée, critiquée, incomprise ou inintéressante. Ce malaise me pèse tellement qu’à chaque fois que je prends mon courage à deux mains pour oser dire le fond de ma pensée ou poser une question qui me taraude, c’est au prix de battements de coeur effrénés et de coups de chauds forts désagréables… Mais le plus pénible pour moi reste le fait que je me prive souvent de possibilités d’échanges constructifs, de contributions positives ou de faire ce qui me tient à coeur.

Ni les reproches de mes profs regrettant mon “manque de participation” sur mes bulletins scolaires du CP à la Terminale, ni mes innombrables regrets d’occasions manquées pour faire entendre des idées ou des questions qui m’étaient chères, n’ont eu raison de ma timidité et ne m’ont aidé à gagner confiance en moi. Bien au contraire, plus on me faisait de reproches et j’avais de regrets, plus je me sentais démunie.

Si plusieurs des aspects de ma personnalité ont évolué au fil des années, ma timidité, elle, est restée bien ancrée. J’ai souvent espéré pouvoir la surpasser, mais j’ignorais comment… jusqu’à ce que ma volonté de vivre de manière plus saine, éthique et écologique prenne le dessus. En effet, à partir du moment où j’ai pris conscience du décalage qu’il y avait entre mes valeurs, mon mode de vie et mes aspirations, j’ai ressenti un très profond malaise intérieur et le seul moyen d’y remédier était d’oser questionner et changer grand nombre de mes habitudes.

Ile de Vancouver Natasha echosverts.com

Ma priorité n’était alors plus de me fondre dans la masse mais bien au contraire, d’en émerger, de sortir de ce moule dans lequel je ne me sentais pas à ma place, de changer de chemin, de direction, d’aller à contre-sens, afin que ma réalité soit le reflet de mes valeurs et non de normes socio-culturelles insensées. J’étais consciente, en empruntant le chemin d’un mode de vie plus sain, plus éthique et plus écologique qu’il me faudrait bousculer de nombreux repères, croyances et traditions. Je savais combien cela changerait et affecterait mon quotidien et mes possibilités. Je réalisais aussi que les nouveaux choix de vie auxquels j’aspirais attiseraient la curiosité ou les critiques.

Ce que j’ignorais, c’est que ce cheminement deviendrait un véritable tremplin, m’aidant à gagner confiance en moi et à défier cette timidité qui me paraissait pourtant insurmontable. Car dès lors qu’on fait des choix qui vont à contre-sens, on est presque sans cesse et sans le vouloir sous les feux des projecteurs, et ce dans les situations les plus anodines qui soient.

Il faut oser demander au producteur s’il veut bien remplir nos bocaux en verre plutôt que ses contenants en plastique. Il faut oser demander au serveur si le chef peut nous préparer un plat sans produits d’animaux alors qu’il n’y en n’a pas sur la carte. Il faut oser poser 1001 questions au vendeur sur la provenance, les conditions de fabrication, la qualité, la durabilité d’un produit qui nous intéresse…

Il faut prendre sur soi lorsqu’on nous dit que le bio c’est du n’importe quoi. Il faut prendre sur soi lorsqu’on nous dit que l’être humain ne peut se passer de produits d’animaux pour être en bonne santé. Il faut prendre sur soi lorsqu’on nous dit que nos petits gestes ne font aucune différence…

Il faut accepter que certaines personnes se plieront en 4 avec plaisir pour s’assurer que l’on aura autre chose que 3 feuilles de salade à manger. Il faut accepter que d’autres plaindront nos choix, nous les reprocheront ou chercheront nos « failles ». Il faut accepter que l’on nous demandera de nous justifier alors qu’on ne demande ni n’impose rien à personne…

Il faut apprécier chaque opportunité qui nous est donnée d’expliquer nos choix, nos motivations, nos aspirations, que ce soit devant 1, 10 ou 200 personnes. Il faut apprécier que la maraîchère brandisse, admirative, nos sacs et filets en tissus devant ses autres client-e-s. Il faut apprécier que nos nouvelles éco-lubies soient un sujet de discussion lors des repas de famille…

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Ces situations ne sont quelques exemples de moments qui ont été et sont encore régulièrement source de stress et de malaise pour moi… Pour quelqu’un qui préfère s’adapter aux autres et à la situation de peur de déranger, qui préfère écouter les autres plutôt qu’exprimer ses propres idées et dont les jambes flageolent et la voix tremblote dès qu’elle doit les partager en public, chacune de ces situations représente un véritable défi !

Et puis, en apprenant à me détacher des normes et du regard des autres et en me raccrochant à mon désir de changer ma manière de vivre ainsi qu’à ma conviction du bien-fondé de mes choix, un nouveau vent de confiance s’est insufflé en moi, me permettant de relever plus de défis que je n’en fuis… Mes valeurs et mes aspirations sont devenues ma force, mon moteur et ma confiance. Même si ce n’est pas toujours le cas, je me sais  aujourd’hui capable de faire des choix qui vont à contre-sens, d’en parler, de les assumer… sans craindre de déranger, de sembler bête ou d’être jugée. Car même si je dérange, même si je semble bête, même si l’on me juge, je sais que mes idées, mes requêtes et mes questions m’auront au moins permis de réussir à attirer l’attention sur une cause qui m’est chère…

Protéger la planète et toutes les formes de vie qu’elle abrite a non seulement donné un sens à ma vie mais m’a aussi donné confiance en la vie et en l’avenir. Et pour aller jusqu’au bout de mes idées, je suis prête à relever de nombreux défis, à braver ma timidité et à puiser la confiance qui me manque au plus profond de moi-même… Je suis aussi convaincue que lorsqu’on entreprend des projets qui ont du sens, pour soi, pour autrui et pour la planète, la confiance- qu’elle vienne de soi ou d’autrui- nous rejoint et nous accompagne au fil du chemin de leur réalisation…

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Qu’est-ce que cette vie à « contre-sens » a-t-elle chamboulé en vous ?

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50 commentaires pour Aller à contre-sens et gagner confiance en soi

  1. lessen-ciel dit :

    Merci pour ton article ! Oui ! accepter le jugement des autres rend plus fort dans sa détermination à aller de l’avant et oui! Quand quelqu’un porte un jugement devant moi sur mon alimentation, j’essaie de biaiser pour ne pas envenimer la soirée mais ma victoire est énorme quand cette même personne se régale aux plats végétariens que j’ai concocté! Ce qui n’empêche que quelques fois je m’emballe car cela fait aussi du bien de dire qu’on existe et que leur vérité n’est pas la mienne… Non mais 😉… Bonne journée et à bientôt.

    • Personnellement, j’ai encore beaucoup de mal à défendre mes idées et mon point de vue devant ceux qui jugent et critiquent… je ne sais pas si c’est parce que je n’en ai pas le courage ou alors tout simplement pas l’envie ni la motivation- je trouve qu’échanger avec des esprits fermés est parfois une perte de temps et d’énergie que je préfère conserver pour d’autres personnes…

    • meliecote dit :

      Ça peut être assez drainant de tenter de défendre ses idées face à des gens complètement fermés. Et comme nous avons une quantité d’énergie limitée, je crois aussi que le mieux est de se concentrer sur des gens qui ont une ouverture et de l’intérêt à réellement comprendre 🙂 Je suis convaincue que chaque personne peut contribuer à influencer la  »tendance » en changeant ses habitudes de vie. Par exemple, plus nous serons de personnes à apporter nos contenants à l’épicerie, plus cela deviendra quelque chose de normal.

      Merci pour ce merveilleux article, c’est vraiment inspirant!

    • De rien ! En effet, ça demande beaucoup d’énergie de devoir presque sans cesse justifier ses choix… alors il faut petit à petit apprendre à faire des réserves !

  2. Charlotte dit :

    Je ne peux qu’adhérer à ton texte ! Je te comprends tout à fait. C’est pour moi aussi cette envie d’aller au bout de mes idées quitte à sortir de la « norme » qui m’a donné de la force, bien que je pense être un peu moins timide que toi, d’après ce que je lis.
    C’est une véritable libération que d’aller au bout de ses idées et de sortir du marasme ambiant !
    (J’adore tes photos, elles illustrent à merveille ton article)

  3. Emilie dit :

    J’ai beaucoup aimé ton article: tu pointes ce que beaucoup doivent ressentir comme une « faille » dans leur vie au quotidien lorsqu’ils décident de s’émanciper de la culture de masse. Or, comme on cherche toujours à rallier des gens à notre cause (un peu quand même hein ^^), on a tendance à souligner le bon côté des choses, délaissant les aspects les plus contraignants, parmi lesquels il y a l’aspect social. Pour ça, j’ai vraiment énormément apprécié la lecture de No Impact Man: un témoignage de ce qu’il vit au jour le jour, ça m’a permis sur le coup de me sentir moins seule !
    Sans compter que ton initiative de tenir un blog, de créer une communauté autour, cela te permet de t’exprimer tout en partageant tes doutes avec d’autres personnes qui évoluent autour des mêmes préoccupations 🙂 Un grand pas donc pour toi !
    PS: ta série de photos m’a bien fait sourire, on te voit toute victorieuse et pleine d’équilibre sur ton tronc de bois flotté 😉

    • J’avoue que je n’ai pas le sentiment de chercher à rallier les gens à ma cause- en tous cas pas dans mon entourage. Je parle des choses qui me tourmentent, me dérangent… pour qu’ils comprennent mes choix et mon ressenti et non pour qu’ils remettent en question leurs habitudes. A travers le blog, c’est différent puisque je partage des réflexions, astuces et découvertes en espérant que cela inspirera celles et ceux qui suivent un cheminement similaire au mien. Quoi qu’il en soit, il est certain que ça fait toujours du bien d’échanger autour des difficultés sociales qu’impliquent plusieurs de ces choix, avec des personnes bienveillantes et compréhensives 🙂 Ces photos ont été prises sur l’une des plages de l’île de Vancouver où l’on trouve beaucoup de joli bois flotté.

  4. Béa dit :

    Waouu ton article me touche beaucoup, comme très souvent Natasha. Continue d’écrire ! ❤
    Je n’ai pas tout à fait la même problématique que toi, je suis réservée mais pas timide. Par contre, il est certain que mes choix de vie m’ont permis de m’affirmer et de gagner en aisance, de développer paradoxalement une plus grande confiance en moi. Sortir de la norme à beaucoup de niveaux n’est pas toujours confortable ni simple (c’est un euphémisme) mais donne des possibles : une évolution quasi constante tout en gardant ses repères et ses fondamentaux, et le fait de cultiver ses convictions et ses prises de position favorise aussi dans un certain sens les rencontres et les échanges. Belle journée et à bientôt

  5. Coraline Lamour dit :

    Coucou Natasha,

    Je me retrouve exactement dans ce que tu écris alors je laisse un commentaire pour une fois 🙂

    Comme toi j’ai loupé les félicitations parce que je ne participais pas en cours, mes profs se moquaient de mon souhait d’être avocate, puisque je parlais peu, mon prof d’Histoire-géo en Anglais me disait que je raterais mon oral au bac parce que je ne m’étais pas assez entraînée en cours,…

    Finalement j’ai été Brand Ambassador en Australie et je devais alpaguer des gens dans la rue dans une langue étrangère, j’ai animé une émission de radio et je vis maintenant au plus près de mes valeurs.

    A moi les week-ends au vert, les courses au Biocoop, le nettoyage au vinaigre. Je n’essaie pas de convaincre les autres, j’accepte les critiques et au final je crée le débat… comme toi 🙂

    Bravo pour ton blog, il est super !

    Et merci pour ce joli témoignage qui égaie ma journée.

    Bonne journée Natasha.

    Coraline

    • Merci pour ton commentaire Coraline 🙂 Ah cette obstination des profs sur l’importance de participer en classe… étant prof aujourd’hui, je fais bien attention à ne pas me focaliser sur ce point-là et à donner d’autres opportunités aux élèves de « s’exprimer » 😉

  6. Oh ! Merci beaucoup pour cet article. Je me reconnais tellement dans ton portrait.
    J’essaie moi aussi d’avancer, de changer et de prendre confiance. Mais c’est lent. Ton expérience me dit que c’est possible, que moi aussi je peux le faire.
    Je te souhaite de continuer sur ta lancée et que plein de belles choses t’arrivent.

  7. Milounette dit :

    Je me retrouve tant dans ton article…tellement que je ne sais plus trop quoi dire. Bien sûr, il y a encore du chemin à faire pour ma part, osez m’affirmer encore plus, mais je dirais qu’aujourd’hui, c’est plus envers les personnes que je connais (famille, amis) qu’envers les inconnus. Je pense que c’est parce que derrière, il n’y a aucun enjeu affectif et puis aussi je sais que vis-à-vis de ceux que j’ai connu « avant » (lorsque faisait comme tout le monde) il y a la peur de ne pas se sentir légitime parce que je sais que je pourrais toujours faire plus : syndrome de l’imposteur, bonjour! Merci à toi de mettre des mots sur ce que je ressens. A bientôt.

    • Je comprends entièrement ce que tu veux dire : je trouve également beaucoup plus simple d’exposer ma vision des choses à des inconnus ! Avec la famille et les amis, c’est plus compliqué car ils nous ont connu autrement avant… il faut donc souvent annoncer voire justifier chacun de nos changements. C’est épuisant. Alors qu’avec les nouvelles personnes qu’on rencontre, qui ne nous ont pas connu autrement, il n’y a rien à expliquer…

  8. Nanie dit :

    Alors là, j’ai l’impression que tu parles de moi ! Les jambes flageolantes, les bouffées de chaleur, la voix qui tremble, le cœur qui palpite… tout quoi ! ^^ Mais c’est vrai que, comme toi, je me suis rendue compte que je suis un (tout) petit peu moins timide, que j’arrive à oser un (tout) petit peu plus de choses depuis que ma philosophie de vie a changé (bio, écologie, zéro déchets…). Je sais que je vais un peu à contre-courant, je ne fais/vis pas comme la majorité de mes amis ou même ma famille, mais j’assume pleinement cela et ça m’a donné davantage confiance en moi. 🙂
    Merci pour cet article… et tous les autres, j’aime beaucoup ce que tu fais et ta personnalité !

  9. be-relax dit :

    Bonjour, Je te propose de partager cette intéressante théorie sur les accords toltèques.
    Ici un petit extrait d’un article super intéressant. N’en faites jamais une affaire personnelle

    Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.

    Les paroles et les actes de l’autre ne nous concernent pas en propre. « Ils lui appartiennent, estime Olivier Perrot, parce qu’ils sont l’expression de ses propres croyances. » Vous êtes critiqué ? Ou encensé ? « C’est l’image que l’autre se fait de vous, analyse Thierry Cros. Ce n’est pas vous. »

    De même, les événements qui surviennent ne sont pas toujours des réponses à notre comportement. Selon Miguel Ruiz, nous devons sortir de cet égocentrisme qui nous fait croire que tout ce qui arrive autour de nous est une conséquence de notre attitude. Le « moi je » nous maintient dans l’illusion. Donc dans la souffrance.

    Comment s’y prendre ? « Il s’agit moins de rester stoïque que de prendre du recul », conseille Thierry Cros. Ramener à soi ce qui appartient à l’autre déclenche inévitablement de la peur, de la colère ou de la tristesse, et une réaction de défense. L’objectif : laisser à l’autre la responsabilité de sa parole ou de ses actes et ne pas s’en mêler. Cela suffit souvent à calmer le jeu. suite de l’article: http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Accords-tolteques-4-regles-pour-etre/5

  10. Bel article 🙂
    Je te rejoins sur toute la ligne !

  11. JULE dit :

    Je me retrouve à 100% dans tes mots. J’ai énormément de difficulté à exprimer mes opinions à l’oral, alors qu’à l’écrit, y’a que ceux que ça intéresse qui lisent, et ça m’enlève un poids sur les épaules, d’une certaine façon. Mon blogue m’a aidé à cheminer en tant que personne bien plus que je ne l’aurais imaginé au départ! J’ai aussi décidé de parler de mes choix seulement quand on me pose des questions et simplement montrer l’exemple plutôt que de sortir des statistiques dans le but de convaincre les autres, parce que c’est ce qui m’a moi-même convaincu de changer mes habitudes au début : oui, j’ai vu des chiffres qui m’ont choqué, mais je n’ai pas eu de réel déclic jusqu’au moment où j’ai vu qu’il est possible de faire des gestes au quotidien.

    Bref, ça fait du bien de savoir qu’on est pas seul(e) dans ce bateau! 😉

    • Comme toi, à moins qu’on me pose des questions (bienveillantes) et en dehors de mon blog je ne parle pas de mon cheminement et de ses bienfaits ; je ne pense pas avoir digéré suffisamment de choses moi-même pour être prête à en parler/débattre sans être trop émotive ou sur la défensive. En outre, je suis convaincue qu’en « montrant l’exemple », on éveille déjà la curiosité et donc l’intérêt d’un grand nombre de personnes qui auront ainsi peut-être envie d’aller chercher les informations d’elles-mêmes et remettre leurs habitudes en question 🙂

  12. emilie dit :

    Comme je te comprends, je fais face moi aussi a ce genre de situation mais chacun sa vérité alors garde le cap et le sourire!! Emilie

  13. Amandine BC dit :

    Merci pour cet article ! J’ai eu l’impression de lire mon journal, j’aurais pu écrire cela à part pour le côté végan. L’engagement pour une cause donne des ailes ! Moi aussi, j’ai connu bon nombre de situations intimidantes mais ma passion pour le sujet me fait parfois oublier ma timidité et mon manque de confiance en moi.

  14. J’ai beaucoup aimé faire la lecture de cet article, qui me rejoint à plusieurs niveaux! J’adore ton blog au passage! Continue d’affirmer qui tu es, de propager ta passion!

  15. Florie dit :

    C’est un peu rassurant de lire un article à ce sujet – en tant qu’introvertie j’ai parfois l’impression d’être la seule à vivre ce genre de malaise: pour affirmer une opinion ou faire des actions à contre-courant, pour oser faire le nécessaire pour lancer mes projets… Tu as raison que la conviction, les valeurs, cette connexion à soi-même peut être une excellente force dans laquelle puiser pour oser davantage, merci pour ce partage 🙂

    • Je trouve que nous vivons dans une société qui hiérarchise les personnalités et tend à valoriser ceux qui se font entendre plus que les autres (à l’école, au travail…)… L’introversion n’est pas un défaut- c’est une manière d’être avec des qualités qui lui sont propres… ne l’oublions pas 🙂

  16. Belinda dit :

    voilà un article que j’aurais pu écrire tellement je m’en sens proche, à quelques détails près sur le fait que je ne m’assume encore pas complétement malgré ma vie familiale et mes 43ans 😉
    Mais j’avance à mon rythme et si cela ennuie les autres et bien tant pis, j’ai a cœur d’être « bien dans mes baskets » afin d’être au mieux avec mes enfants qui ne comprennent pas forcément pourquoi je m’exaspère à les voir préférer des gâteaux industriels aux miens :p (cela est plus facile avec le dernier qui a quasi grandit avec ça du haut de ses 3ans mais pour l’aîné de 13ans c’est beaucoup plus difficile…)
    je rêve d’une société qui mette ses fondements sur les valeurs de chacun, le respect des autres et qu’elle arrête de prôner la consommation et les duels pour prouver qu’on est le meilleur ….j’espère que nos descendants pourront en profiter et que les adultes et enfants d’aujourd’hui apportent leur pierres à cet édifice

    • Peut-être pourrais-tu inviter ton aîné à regarder la liste des ingrédients de ses gâteaux industriels préférés et à se renseigner sur l’impact éthique, écologique et sanitaire de chacun d’entre eux… ça pourrait être présenté sous forme de jeu, de défi. Ainsi, il apprendra par lui-même pourquoi tu préfères lui offrir le privilège de consommer des gâteaux faits maison à base de quelques ingrédients frais… et peut-être que cela le motivera à en manger moins pour commencer 🙂

  17. Céline dit :

    Natasha, tu viens d’écrire un très bel article qui me rejoint beaucoup… j’aime beaucoup ta façon de t’exprimer 🙂 Je me retrouve dans cette description de toi… ça me touche.
    Ce sont des articles comme le tien qui m’aident parfois à trouver du soutien et de l’encouragement dans ma nouvelle prise de conscience et nouveau mode de vie… Je me sens alors plus forte pour passer à l’action et m’affirmer dans mes choix !
    Merci pour le partage et ta générosité ! 🙂

  18. C’est un très bel article, dans lequel je me retrouve par moment.
    Cette vie à contre sens m’a aidé à m’affirmer davantage, et surtout, de me sentir cohérente. ELle m’a aidé à me sentir mieux dans ma peau, dans ma tête, et surtout, a trouvé un sens à ma vie, des projets. Jusqu’à mes 23 ans, j’étais vraiment perdue par rapport à mon avenir, et puis maintenant, tout coule de source 🙂

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  20. Magali dit :

    Trés bel article sensible

  21. Camille dit :

    Cet article j’aurais pu l’écrire!Je me retrouve dans chaque mot, et ça me fait un bien fou de savoir que je ne suis pas seule. Merci, je me sens apaisée 🙂

  22. lea dit :

    d’une timidité maladive depuis l’enfance, je comprends très bien ce que tu écris! je me suis rendue compte à 25 ans que si je n étais pas végétarienne plus tôt c’est que je n ai pas su poser les questions qui me taraudais et exprimer ce qui me tenait vraiment à cœur! ce qui m’amuse c’est que les gens ne me voient pas comme timide et réservée parce que depuis que je suis maman je me fais violence pour affirmer mes convictions au moins un petit peu. et ca part toujours tellement en conversations animées ou surprenantes pour mes interlocuteurs qua ils ont l impression que je suis une jeune femme pleine de fougue et qui s’assume. mais pourtant c’est le cœur palpitant, les idées embrouillées et le rouge aux joues que je dois m’exprimer à chaque fois. je dois dire que d’aller de plus en plus loin et affirmer la personne que je suis vraiment au fur et a mesure des années même si c’est dans le malaise m’aide aussi à e sentir mieux dans ma peau. paradoxe?! je ne sais pas; mais je sens que vivre à contre sens me fait grandir chaque jour.

  23. Cindy dit :

    Oh j’adore ce que tu dis ! Je suis exactement pareil ! Ça me gâche un peu la vie mais je fais des effort et c’est très dur ! Moi aussi j’attire les regards avec mes convictions ! Merci pour ce bel article !

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