Le flux instinctif libre- mon expérience et mes astuces

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Cet article est très personnel et intime sur certains points. J’espère que vous n’y verrez là que mon désir de partager aussi ouvertement que possible mon expérience afin qu’elle soit utile aux personnes intéressées par le flux instinctif libre.
Par ailleurs, j’ai fait de mon mieux pour m’adresser ici à toutes les personnes qui ont leurs menstruations et pas seulement aux femmes. On associe généralement les règles à la féminité, or, j’ai dans mon entourage des personnes réglées qui ne s’identifient pas au genre féminin. D’où mon désir de rester aussi neutre que possible dans le choix des pronoms employés. J’espère y être parvenue mais si ce n’est pas le cas je vous prie d’excuser ma maladresse. 
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Lorsque j’ai pris conscience des problèmes sanitaires et écologiques liés à l’usage des tampons et des serviettes hygiéniques jetables, je n’ai pas hésité longtemps avant de prendre la décision de les bannir complètement de ma salle de bains et d’opter à la place pour des alternatives sans risques pour la santé, moins polluantes et zéro déchet. J’ai d’abord testé les serviettes lavables, puis la coupe menstruelle. Cette dernière me convenait mieux, je la trouvais plus pratique, plus simple à l’entretien, et surtout plus confortable.

Puis, au bout d’un an d’utilisation de la coupe menstruelle, j’ai commencé à m’intéresser de près à l’écologie corporelle et j’ai alors réalisé que le fait d’insérer un objet en silicone dans mon vagin et de l’y laisser jour et nuit plusieurs jours d’affilée pour retenir du sang qui cherchait à s’évacuer me dérangeait. Je suis toujours partie du principe que la nature faisait bien les choses et quand bien même j’ai pendant longtemps perçu mes règles comme une contrainte- associée à une certaine notion d’impureté, à des interdits et à des douleurs-, j’ai fini par apprendre à les considérer comme une fonction saine, naturelle et importante de mon corps. Il s’agissait-là d’un ressenti très personnel, fruit d’une réflexion poussée sur les fonctions naturelles de mon corps.

À partir de ce moment-là, je n’avais plus envie de vivre cette période mensuelle comme une entrave à ma liberté ni d’insérer un corps étranger dans mon vagin pendant plusieurs jours ni de mettre une serviette dont la sensation m’était inconfortable. Je ressentais le besoin d’apprivoiser mon cycle menstruel avec bienveillance et de le vivre en pleine conscience. C’est à cette période-là que Pauline (Les cheveux de Mini) a partagé son expérience concernant le flux instinctif libre (FIL), via une vidéo qui n’est malheureusement plus disponible en ligne.  J’avais déjà entendu parler du FIL l’année précédente via Pin-up Bio, mais à ce moment-là, cette méthode qui consiste à vider son sang directement aux toilettes, m’avait semblé complètement inaccessible.

La première chose que je me suis dit en découvrant le flux instinctif libre, c’est que je serais bien incapable de savoir quand mon sang s’écoule, surtout la nuit, et puis que je ne saurais pas forcément non plus comment le vider aux toilettes… La manière dont Pauline a présenté les choses m’a toutefois convaincue qu’aucune de ces difficultés n’était insurmontable et qu’avec un peu d’entraînement et de bonne volonté, je pourrais peut-être moi aussi y arriver. En outre, j’étais vraiment attirée par cette méthode à cette période de ma vie où je souhaitais vivre mes règles aussi simplement, écologiquement et consciemment que possible. C’est ainsi qu’en février 2015, j’ai décidé de tester le flux instinctif libre et cela fait maintenant 2 ans que j’ai adopté cette méthode.

Quels sont les avantages du FIL? Quels sont les inconvénients ? Comment suis-je parvenue à l’adopter ? Quelles sont/ont été mes difficultés ? Quels sont mes conseils pour les personnes qui souhaitent essayer ? Dans la suite de cet article, je vais tâcher d’apporter mes réponses à ces diverses questions, suivant ma propre expérience qui est probablement très différente de celles d’autres adeptes du FIL et qui sera certainement différente de la vôtre également puisque chaque être humain a un rapport unique à son corps et un cycle qui lui est propre.

J’espère toutefois que ce partage vous apportera quelques réponses et quelques informations utiles et pratiques pour le jour où, peut-être, vous aurez envie d’essayer cette méthode, que ce soit demain, dans plusieurs semaines, mois ou années. Il s’est pour ma part écoulé près d’un an entre le jour où j’ai entendu parler du FIL pour la première fois- et où je me suis dit qu’il fallait certainement être doté.e de pouvoirs extraordinaires pour gérer ses règles de cette façon- et le jour où je me suis dit “c’est fait pour moi !”… et pourtant, je n’avais acquis aucun super pouvoir entre temps et ce n’est toujours pas le cas ! J’ai seulement appris à être davantage à l’écoute de mon corps et à lui faire confiance…

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Si j’ai décidé d’adopter le flux instinctif libre, c’est parce que cette méthode représente à mes yeux de nombreux avantages :

  • Le FIL est économique puisqu’on n’a pas besoin d’acheter de protections hygiéniques.
  • Le FIL est écologique puisque cela ne produit aucun déchet.
  • Le FIL ne présente aucun risque pour la santé.
  • Le FIL ne génère pas de mauvaises odeurs, contrairement aux tampons et serviettes jetables.
  • Le FIL aide à être plus à l’écoute de notre corps et ainsi à mieux prévenir et gérer certains désagréments liés aux règles ou autre.
  • Le FIL peut permettre d’être plus à l’aise dans sa vie sexuelle pendant les règles puisqu’il n’y a pas de protection visible ou palpable.

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Cette méthode n’est toutefois pas sans inconvénient, mais aucun ne m’a semblé insurmontable personnellement…

  • Le FIL peut demander plusieurs mois d’adaptation, mais pas forcément
  • Il faut pouvoir être à l’écoute de son corps et particulièrement attentif.ve à nos sensations pendant nos règles
  • Il faut pouvoir aller aux toilettes quand et aussi souvent qu’on le souhaite
  • Je n’ai personnellement jamais réussi à éviter les (très petites) fuites quand j’éternue et il semble que ce soit le cas de nombreuses personnes !
  • On nous prend pour des extra-terrestres ou des menteurs.euses quand on dit qu’on n’utilise aucune protection pendant ses règles… mais ça donne lieu à des conversations très intéressantes !
  • On ne peut plus rendre service aux personnes dont les règles débarquent alors qu’elles sont de passage chez nous puisqu’on n’a plus de protections jetables sous la main !

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Avant de vous décrire mon expérience personnelle, voici quelques détails sur mes règles ainsi que sur les habitudes que j’avais déjà prises avant de découvrir le flux instinctif libre, pour vous faire une idée des conditions dans lesquelles j’ai commencé ma transition et de ce qui a pu la faciliter.

  • J’ai des règles que je qualifierais d’abondance “moyenne” à en croire ce que j’ai pu lire ici et là puisque lorsque j’utilisais la coupe menstruelle, la vider toutes les 12 heures, soit au réveil puis en fin de journée, était suffisant.
  • Mon cycle dure généralement 5-6 jours : le premier jour, il n’y a que quelques gouttes, le second est le plus abondant, le 3ème beaucoup moins et enfin les derniers jours il reste quelques gouttes.
  • Lorsque j’utilisais la coupe menstruelle, je ne la portais que les 2-3 premiers jours/nuits de mon cycle. Le reste du temps, je ne portais rien car le peu de sang qui s’écoulait était retenu par mes poils pubiens et absorbé lorsque je m’essuyais avec du papier toilette après une pause pipi. Il arrivait bien sûr que quelques gouttes finissent au fond de ma culotte, auquel cas je les essuyais avec du papier toilette également, sans ressentir le besoin de porter des serviettes lavables car la culotte absorbait juste ce qu’il fallait et était bien plus confortable sans serviette lavable.
  • Quand j’ai commencé à me sentir mal à l’aise à l’idée de porter ma coupe 24h/24 plusieurs jours d’affilée, j’ai décidé de l’enlever la nuit sans pour autant porter d’autres protections. Alors que ma coupe se remplissait un peu la nuit, aucune goutte de sang ne s’écoulait dans ma culotte lorsque j’ai arrêté de la porter. Par contre, je ressentais le besoin d’aller aux toilettes dès le réveil pour vider mon sang.
  • Souvent, quand j’utilisais des serviettes et que j’allais aux toilettes, mon sang s’écoulait en même temps ; je tâchais alors d’en évacuer le plus possible.
  • J’avais déjà remarqué que parfois, je sentais que mon sang s’apprêtait à s’écouler– je le sentais littéralement descendre le long du vagin (mais pas systématiquement).

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Je vais à présent tâcher de répondre aux questions que certain.e.s d’entre vous m’avez posées ou que vous pourriez vous poser concernant mon expérience personnelle du flux instinctif libre.

Est-ce que tu travailles ?

Certaines personnes pensent que cette méthode est seulement adaptée aux personnes qui ne travaillent pas ou bien qui travaillent de chez elles, ce qui n’est pas mon cas. Je suis professeure dans un lycée, ce qui veut dire que plusieurs heures par jour je suis en classe avec mes élèves- chaque cours dure 75 minutes. Toutefois, chacun.e est libre d’aller aux toilettes quand il/elle le souhaite pendant le cours, moi incluse.

Malheureusement certains emplois ou contextes ne permettent pas toujours cette flexibilité. Dans ces cas-là, il reste toutefois possible d’alterner entre le FIL et l’usage de protections hygiéniques réutilisables, selon les jours et le contexte dans lequel on se trouve.

Combien de temps t’a-t-il fallu pour adopter le FIL ?

J’ai adopté le FIL sans difficulté dès le premier mois où j’ai essayé. Je pense que je démarrais avec un train d’avance puisque avant de me lancer, j’avais déjà arrêté de porter des protections la nuit et j’étais déjà capable de ressentir et d’identifier certains signaux corporels annonçant le besoin d’évacuer un peu de sang. En outre, lors de ma première tentative, je ne travaillais pas, j’étais chez moi et j’étais donc complètement détendue : je savais que je pouvais aller aux toilettes quand et aussi souvent que je le voulais et qu’en cas de fuite, je pourrais me changer. Je pense donc avoir fait le maximum pour découvrir le FIL dans les meilleures conditions, ce qui a fait que le mois suivant, j’étais déjà au point.

Comment sais-tu que tu vas avoir tes règles ?

Pouvoir ressentir l’arrivée de ses règles quelques jours à l’avance permet selon moi de mieux se préparer physiquement et mentalement au FIL. Notre corps et notre humeur nous donnent généralement d’excellents indices ! Personnellement, j’ai la poitrine qui gonfle environ une semaine avant, je me sens très fatiguée 2-3 jours avant et la veille je me sens ballonnée. Mon cycle est toutefois assez régulier (33 jours) donc je sais généralement précisément à quelle date mes règles vont débarquer chaque mois ! Ainsi, grâce à tous ces signes, je suis plus attentive à l’arrivée de mes règles et je suis prête à les accueillir sans stress ni surprise le Jour J !

Comment sais-tu que tu as besoin d’évacuer ton sang ?

J’ai personnellement trois sensations différentes (pas forcément en même temps) qui m’indiquent qu’il est temps d’aller faire un tour aux toilettes :

  • Je sens littéralement le sang couler le long de mon vagin,
  • Je ressens une forme de lourdeur au bas du vagin ou
  • Je ressens comme l’envie d’uriner.

Combien de fois est-ce que tu vides ton sang chaque jour ?

De manière générale :  1-2 fois le premier jour, 5-7 fois le second, et 2-3 fois les derniers. À vrai dire, je ne pense pas aller aux toilettes beaucoup plus souvent qu’en temps normal- mon besoin d’évacuer du sang coïncide généralement avec mon besoin d’uriner.

Te réveilles-tu pour vider ton sang la nuit ?

Je vais généralement me coucher vers 22h et je me lève vers 6h sans qu’aucune goutte de sang ne s’écoule au cours de ces 8h de sommeil. Je me réveille généralement une fois chaque nuit (vers 3h) pour aller uriner, mais pas pour évacuer le sang. Il m’est toutefois arrivé une ou deux fois de me réveiller dans la nuit avec le besoin d’évacuer du sang. Dans tous les cas, il ne m’est jamais arrivé de me réveiller dans un pyjama et des draps ensanglantés !

Concrètement, comment fais-tu pour évacuer ton sang ?

Je ne fais rien de particulier : mon sang s’évacue automatiquement lorsque je m’installe confortablement sur les toilettes. Il me faut toutefois généralement “pousser” un peu vers la fin afin que les dernières gouttes s’écoulent. Au début, je pensais que mon sang sortait d’un seul coup à chaque fois, un peu comme quand on va uriner. Or, j’ai fini par réaliser, après m’être rhabillée trop vite, qu’il restait toujours quelques gouttes qui se retrouvaient alors au fond de ma culotte. J’ai donc appris à ne pas me relever dès la sortie du premier jet mais à prendre mon temps pour m’assurer de laisser les dernières gouttes tomber dans les toilettes et non sur mes sous-vêtements !

Comment fais-tu si tu ne peux pas aller aux toilettes tout de suite ?

Quand je ne peux pas aller aux toilettes dans la minute où j’en ressens le besoin, je peux simplement retenir le sang, de la même manière qu’on peut retenir son urine. Cela me permet de tenir quelques minutes supplémentaires, voire bien plus. Il m’est arrivé d’avoir besoin d’aller aux toilettes alors que j’étais en train de faire des courses par exemple et j’ai alors pu me retenir plus d’une demi-heure sans difficulté. Ceci dit, le but du FIL n’est pas de retenir son sang le plus longtemps possible, mais bien au contraire, il s’agit de l’évacuer quand notre corps nous l’indique. Il faut toutefois reconnaître qu’il est occasionnellement fort pratique- comme pour l’urine- de pouvoir retarder un peu son évacuation lorsque nous ne pouvons aller aux toilettes sur le champ.

T’arrive-t-il d’avoir des tâches de sang dans ta culotte ?

Oui, j’ai quelques tâches à chaque cycle, mais pas de quoi inonder ma culotte, tâcher mes vêtements et révéler à la terre entière que j’ai mes règles ! Il m’arrive d’avoir des tâches quand j’ai manqué d’attention, j’ai éternué, je n’ai pas pu aller aux toilettes à temps ou bien quand ce sont les derniers jours de mes règles et que je ressens alors difficilement l’écoulement des toutes dernières gouttes de sang. Quoi qu’il en soit, ces petites tâches sont  vraiment minimales et ne nécessitent pas, dans mon cas, le port de protections. Toutes mes culottes sont en coton noir et se détachent sans difficulté à la machine ou à la main.

Peux-tu faire du sport, aller à la piscine ?

Je suis déjà allée courir et nager alors que j’avais mes règles et cela ne m’a posé aucun problème. C’est un peu comme quand je m’apprête à sortir, je passe aux toilettes avant et comme je ne vais jamais courir/nager plus d’une heure, je ne suis pas gênée pendant l’effort.

T’arrive-t-il encore d’utiliser des protections réutilisables ?

En 2 ans, j’ai eu recours à ma coupe menstruelle ou à une serviette lavable à 3 ou 4 reprises. Voici les circonstances dans lesquelles je ne me sens personnellement pas capable de gérer mes règles confortablement sans protection :

  • Lorsque je ne vais vraiment, vraiment pas bien, que je suis très malade, épuisée et/ou préoccupée par exemple. Dans ces cas-là, il m’est difficile d’être réellement à l’écoute de mon corps.
  • Quand le jour le plus abondant de mes règles tombe un jour où je voyage et où je ne suis pas certaine d’avoir accès à des toilettes aussi souvent que j’en aurais besoin.
  • Quand le jour le plus abondant de mes règles tombe un jour où je fais une longue balade sans accès à des toilettes. Personnellement, j’ai systématiquement besoin de m’essuyer avec du papier toilette après chaque écoulement, ce qui n’est pas pratique dans la nature.

En fonction du contexte, j’utilise donc soit ma coupe, soit une serviette pendant quelques heures et cela ne me pose aucun problème pour revenir au FIL à 100% les fois suivantes.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi dans ta transition vers le FIL ?

Le plus difficile a été de croire que j’étais capable de vivre mes règles sans protection – en effet, entre le moment où j’ai entendu parler du FIL pour la première fois et celui où je me suis sentie prête à l’essayer, il s’est écoulé environ 1 an !

Qu’est-ce qui t’a semblé le plus simple dans ta transition vers le FIL ?

Le plus simple pour moi a été de me passer de protections pendant la nuit. Au début, je craignais de me réveiller dans une marre de sang, mais cela n’a jamais été le cas !

Qu’est-ce que le FIL a changé pour toi, qu’est-ce que ça t’a apporté ?

Le FIL m’a simplifié mon quotidien ! Vivre mes règles dans la pleine conscience fait que je les sens arriver, que je peux m’y préparer physiquement et mentalement et ainsi rendre ces quelques jours aussi confortables que possible.

Je trouve également cela très agréable de me dire que la plupart du temps, je ne suis pas dépendante de quelque protection que ce soit durant mes règles, que je peux vivre ma vie avec elles et non en fonction d’elles.

De manière plus générale, le FIL m’a également permis de développer un rapport plus intime avec mon corps, de découvrir quelques-uns de ses pouvoirs et de ses mystères. De ce fait, je prends désormais  soin mon corps de manière plus réfléchie, plus sensée, plus naturelle.

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Pour terminer, je vais tâcher de vous livrer les quelques conseils et astuces que j’aurais peut-être aimé entendre lorsque j’ai découvert le flux instinctif libre.

Quels conseils donnerais-tu à une personne qui souhaite adopter le flux instinctif libre ?

  • Pour commencer, il me semble essentiel d’avoir confiance en soi, en son corps et de croire que nous avons naturellement la capacité d’adopter cette méthode. Je suis personnellement convaincue que la manière dont nous avons été socialisé.e.s nous a fait perdre nombre de nos repères instinctifs mais que nous pouvons nous les réapproprier en nous entraînant.
  • Choisissez de vous familiariser avec le FIL à une période de votre vie où vous vous sentez bien dans votre peau, disponible dans votre tête.
  • Allez-y graduellement. Par exemple, le premier mois, soyez à l’écoute de votre corps, observez l’abondance de votre flux au fil des jours, les sensations que vous ressentez durant vos règles, apprenez à identifier celles qui indiquent que du sang s’apprête à s’écouler et notez-les quelque part. Le second mois, si vous aviez l’habitude d’utiliser une coupe menstruelle ou des tampons, utilisez des serviettes lavables et guettez ces sensations que vous avez repérées le mois dernier afin de commencer à évacuer votre sang aux toilettes aussi souvent que possible. Le troisième mois, retirez toute protection pendant la nuit… et faites confiance à votre corps. Le quatrième mois, continuez de porter une serviette pendant la journée mais donnez-vous pour objectif de ne pas y laisser couler plus de quelques gouttes. Le cinquième mois, passez une journée entière sans aucune protection. Evidemment, ceci n’est qu’un exemple à adapter en fonction de votre situation personnelle et de votre rythme.
  • Faites vos premiers essais sans protection un jour et dans un contexte où vous serez vraiment à l’aise et détendu.e, idéalement quand vous serez chez vous et n’aurez pas de contraintes particulières, pendant le weekend ou les vacances par exemple.
  • Si vous n’arrivez pas à adopter le FIL du premier, du second ou même du 3ème coup, ne baissez pas les bras ! Souvenez-vous que tout nouvel apprentissage demande du temps, de la patience et de la pratique et que notre personnalité, notre histoire et nos expériences personnelles, notre contexte, notre état d’esprit et la période influencent le rythme de nos apprentissages. Ne vous comparez pas à moi ni à personne d’autre car il n’existe pas de modèle à suivre. Créez votre propre modèle
  • Toutefois, si ces premiers essais génèrent plus de frustrations et de sentiments négatifs qu’autre chose, peut-être qu’il sera alors préférable de faire une nouvelle tentative plus tard– dans quelques mois ou années, quand vos circonstances personnelles seront plus propices à ce genre de changement. Ne vous culpabilisez pas, soyez indulgent.e et en attendant tâchez de trouver une protection dans laquelle vous êtes bien. 
  • Ne vous mettez pas la pression en vous fixant un objectif tel que “il faut que j’ai réussi à passer au FIL à 100% du temps d’ici deux mois”. Adopter le FIL est un processus, un cheminement, et je pense que plus on est détendu.e, plus on est à même d’être à l’écoute de son corps et donc d’y arriver.
  • Parlez à votre corps, dites-lui des mots et des phrases pour l’aider dans sa transition vers le FIL, pour lui donner confiance et l’aider à “visualiser” vos intentions telles que “allez, aujourd’hui tu vas me faire un signe lorsqu’il sera temps que j’aille aux toilettes” ou bien “cette nuit, tu garderas mon sang au chaud jusqu’à mon réveil”.  Tout cela peut paraître ridicule, je sais. Et pourtant, je pense que notre corps nous écoute certainement bien plus que nous l’écoutons…

Où puis-je trouver d’autres informations et témoignages sur le flux instinctif libre ?

Enfin, si cet article a éveillé votre curiosité et que vous voulez en savoir plus, vous pouvez taper “free flow instinct” ou “flux instinctif libre” dans votre moteur de recherche et vous trouverez pas mal d’articles, de vidéos et de forums à ce sujet. Voici ceux que je vous recommande :

flux instinctif libre conseils echosverts.com

Si la méthode du flux instinctif ne vous inspire pas, n’oubliez pas qu’il existe d’autres protections saines et écologiques telles que la coupe menstruelle et les serviettes lavables.

Connaissiez-vous le flux instinctif libre ? Avez-vous déjà testé cette méthode ou aimeriez-vous essayer un jour ?

Mettez-y votre grain de vert laisser un commentaire echosverts.com

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135 commentaires pour Le flux instinctif libre- mon expérience et mes astuces

  1. Super article ! Vraiment complet et détaillé.
    Merci beaucoup de partager ton expérience avec nous.
    Il faut que je mûrisse ça dans un coin de ma tête. Je suis persuadée le corps est capable d’écouter ce qu’on lui dit. Mais j’avoue avoir encore un peu de mal à franchir le cap. Surtout pour la nuit. Mon flux est bien plus abondant et plus long que le tien… J’ai mis un moment à trouver un modèle de cup qui soit capable de le contenir et dans les jours abondants je dois la vider 3/4 fois encore. Bref, je me dis que je peux déjà tenter le coup en fin de cycle pour voir ce que ça donne.
    Encore merci pour tout ce que tu fais, c’est génial !

    • Merci pour ton commentaire Laetitia, je suis rassurée de savoir que cet article t’a intéressé !

      Je pense qu’il doit y avoir beaucoup de personnes comme toi qui ont des règles plus abondantes que les miennes et qui s’intéressent au FIL- tu trouveras certainement des conseils dans le groupe FB. En tous cas, c’est une bonne idée de tester le FIL en fin de cycle, lorsque ton flux te semble plus « gérable ». En tous cas, comme tu le dis, il faut te laisser le temps de « mûrir » tout ça afin de te lancer dans les meilleures conditions possibles 🙂

  2. Nath du groupe Zéro Déch' dit :

    Merci pour votre article, je n’avais jamais entendu parler de ça. C’est trop tard pour moi (la ménopause arrive) mais je vais partager autour de moi et notamment avec mes filles 🙂

  3. Dinara dit :

    Bonsoir Natasha!

    Enfin! Depuis le temps que j’attendais cet article! Tu l’as annoncé il y a quelques mois déjà! Je vais essayer, si vraiment aucun superpouvoir n’est indispensable pour y arriver!

    Je suis aussi perturbée à l’idée d’avoir un objet intrus dans mon corps avec la cup! Je me dis à chaque fois: « et si je devais me retrouver à l’hôpital, inconsciente, avec ce truc?… Y a-t-il des protocoles qui imposent aux personnel médical de vérifier tout ça? … » Le choc toxique, c’est une vraie hantise! Mais avec le FIL, on ne le risque pas. Tu me diras, j’ai des drôles d’idées qui me passent par la tête! Et oui, nous sommes quand même fragiles.

    Merci pour ce témoignage détaillé qui donne envie de nous lancer aussi!

    Prends bien soin de toi!

    Bises,

    Dinara

    • Bonjour Dinara,
      Tu vas rire mais je me suis souvent fait cette réflexion avec la cup, en me demandant si quelqu’un penserait à l’enlever si j’étais hospitalisée ou même si je mourrais avec.. lol ! Je suis rassurée de savoir que je ne suis pas la seule à avoir ce genre de pensée loufoque !
      Quant au syndrome du choc toxique, c’est un risque avec les tampons, mais pas avec la cup.
      À bientôt j’espère !

    • Laurie dit :

      Bonjour Natasha,
      Le syndrome du choc toxique est aussi un risque avec la CUP !

    • Bonjour Laurie, tu as tout à fait raison. J’ai appris cela récemment mais je n’ai pas encore pris le temps de mettre mes articles à jour. Ton commentaire me rappelle qu’il faut que je le fasse sans tarder ! Merci !

  4. creerdemain dit :

    Article vraiment intéressant, je n’en avais jamais entendu parler et je trouve ça vraiment dingue ! Ça m’a fait penser à toutes ces filles à travers le monde, notamment dans les pays en développement qui n’ont pas accès à des protections et qui vivent leurs règles comme quelque chose de honteux… Cette méthode, si elle était plus largement diffusée pourrait peut être les aider à mieux gérer la situation. Pour ma part, je vais essayer de voir ce que ça donne progressivement ! Merci beaucoup pour ton partage !
    Liza

    • J’avoue que je ne suis pas du tout au courant de la manière dont les règles sont vécues à travers le monde, mais c’est un sujet qui m’intéresse de plus en plus, surtout que je me prépare pour une session d’information et question-réponses sur les problèmes sanitaires et écologiques liés à l’usage des tampons/serviettes jetables et sur les alternatives saines et écologiques qui existent (coupe, serviettes lavables, FIL…) qui aura lieu dans le lycée international où j’enseigne. Les jeunes viennent d’horizons socio-culturels très variés (80 nations représentées sur 200 élèves) et leur perception des règles est donc très différente et personnelle, ce qui fait que leur intérêt pour les alternatives aussi… Je pense donc que cette session d’information sera aussi très enrichissante pour moi !

  5. Merci Natasha pour ton témoignage et ce flot d’informations.
    J’ai entendu parle du FIL il y a quelques années, au même moment que de l’hygiène naturelle infantile (passionnant sujet aussi !! ) et ça m’a décomplexé car j’essayais déjà de me passer de protections ( la nuit + à la maison) mais sans vraiment m’organiser et avec de sacrés loupés…
    Depuis j’ai trouvé mon équilibre avec les serviettes lavables le premier jour quand mon flux est diluvien, puis rien les 3 jours suivants, sauf en cas de voyage ou de piscine.
    (Toutefois, j’évite de me baigner pendant les règles car le froid sur le bas ventre n’est pas bon d’un point de vu énergétique).
    Et je crois aussi que je vais conserver une protection les jours de karaté afin d’être complètement à l’aise avec mon kimono blanc 😉

    • J’ai découvert l’hygiène naturelle infantile grâce au blog Enjolivelo et je trouve cela passionnant également ! As-tu essayé cette méthode avec tes enfants !
      C’est chouette que tu aies trouvé l’équilibre qui te convient entre l’usage des SHL et du FIL.
      J’ignorais que le froid sur le bas ventre était déconseillé en période de règles, mais en même temps, je trouve cela plutôt logique, surtout quand on sait combien une bouillotte chaude sur cette zone peut faire du bien si on a des douleurs.

  6. Nat dit :

    C’est très intéressant effectivement, et même courageux de s’attaquer à ce problème :o) Il me semble que la plupart d’entres nous (pas toutes bien sur) surestime la quantité du flux par les tâches qu’il provoque sur les protections. Si l’on fait bien attention on se rend compte que souvent la période n’est pas aussi longue que l’on croit et pas aussi importante, et les signes avant coureurs de cette période du mois sont faciles à reconnaitre :o) Pour la nuit je mettais la position allongée comme « raison logique » au manque de flux visible.
    Belle fin de semaine

    • Comme toi je pense que le fait que rien ne coule la nuit s’explique par la position allongée… mais en même temps, je sais que certaines personnes ont des pertes importantes pendant la nuit, donc on ne peut pas forcément généraliser. Je pense aussi que je surestimais la quantité de sang que je perdais avant de passer à la coupe menstruelle qui permet littéralement de mesurer ce qui s’écoule chaque mois ! Enfin de compte, j’aurais pu remplir ma petite coupe à peine 3-4 fois maximum en tout je pense !

  7. Kiara Papillon dit :

    J’ai essayé il y a plusieurs mois. Mais je n’ai pas réussi à bien gérer. Je pense qu’il m’aurait fallu encore quelques mois d’essai. Depuis ma première grossesse et ma rééducation du périnée, je connais mieux mon corps et je me sentais capable de le faire. J’ai eu quelques échecs alors je suis repassée à la cup et aux protèges slips lavables. Mais après mon accouchement et ma rééducation, je pense réessayer.

  8. Aurélie dit :

    Merci beaucoup et bravo pour cet article clair et détaillé sur le Fil, merci d’avoir osé partager ton expérience car c’est quelque chose d’intime comme tu le disais, je trouve cela courageux !! Je me dis que ça a l’air possible et accessible grâce à ton article, ducoup je vais peut être essayer lors de mon prochain cycle. 🙂
    Je lis en ce moment le livre « lune rouge » de Miranda Gray qui parle des règles en réhabilitant tout le positif que cela représente biologiquement, émotionnellement et spirituelement, car on n’a plus connaissance et conscience de tout ça dans notre société occidentale. Le truc qui a été une révélation pour moi et qui a amélioré mon quotidien c’est le cadran lunaire dont elle parle et les 4 saisons par lesquelles les femmes passont chaque mois. J’étais très sceptique au début mais je constate que je traverse effectivement ces saisons, cela m »aide a mieux me connaitre et comprendre.:-)

    • Merci pour ton commentaire Aurélie qui me permet de découvrir une référence sur un sujet qui m’intéresse depuis longtemps mais sur lequel je n’ai pas encore pris le temps de me pencher. J’espère donc pouvoir lire ce livre un jour !

  9. Aurélie dit :

    Il y a aussi le cadran lunaire qu’à créé Youmna Tarazi que j’adore, que je trouve magnifique et qui est encore plus clair pour moi, on le trouve en pdf sur internet en écrivant « la lumière de vos lunes ». 😉

  10. Flo09 dit :

    Article très intéressant comme d’habitude…pour ma part, je suis arrivée à l’âge où les règles s’arrêtent mais je trouve l’idée intéressante.

  11. Djahann dit :

    Très intéressant ! Personnellement, je ne suis pas prête à essayer, et je trouve cette expérience incroyable ! 🙂 Mais quand c’est maîtrisé, c’est une sacrée liberté ! Merci d’avoir partagé ton expérience qui montre que oui, c’est vraiment possible !

  12. Oui exactement. J’ai découvert le groupe Facebook grâce à ton article, j’attends qu’ils m’acceptent. 😊 Encore merci ! ❤️

  13. Marion dit :

    Super interessant, le flux instinctif libre me parle beaucoup ! Je trouve ça chouette de faire confiance à son corps et donc seulement à soi même pour nos règles alors que la société toute entière nous rabâche qu’on a besoin de toujours plus d’achats extérieurs pour vivre notre féminité ! (Pour ma part, je suis adepte de la méthode symptothermique en contraception, avec les mêmes motivations : ne dépendre que de soi même et se reconnecter avec son corps et ses sensations)!
    Après c’est vrai que le flux instinctif libre ne peut pas convenir à tout le monde (comme tout, hein !). Je me souviens que quand j’étais caissière, par exemple, je n’avais le droit d’aller aux toilettes que une fois par tranche de 4/5 heures… Et je me souviens également que quand j’avais encore mon stérilet en cuivre, j’avais des règles hémorragiques et les deux premiers jours le flux était quasi-continu… Difficile dans ces cas là ! Mais bon, je vais continuer à me renseigner jusqu’à ce que je me sente prête 🙂 Merci pour les renseignements que tu nous offres!

    • Effectivement, adopter le FIL paraît impossible dans certains contextes ou situations !
      Je trouve tout de même cela aberrant que l’on puisse restreindre ainsi des personnes et les empêcher de répondre à leurs besoins naturels quand cela leur est nécessaire ! J’ai personnellement besoin d’uriner assez fréquemment, je dirais 1 fois toutes les 1-2 heures au minimum et je me retrouverais certainement avec des cystites à répétition si je devais travailler comme caissière dans le commerce où tu étais ! Mais bon, je m’éloigne du sujet… 🙂

  14. C’est fou ! J’utilise le FIL depuis quelques mois sans m’en rendre compte !
    Cela fait des années que j’utilisais la coupe menstruelle mais ces derniers temps j’avais la flemme de la mettre et je ne me sentais plus tellement à l’aise avec. Je me suis rendue compte que je pouvais tenir sans et je croyais franchement avoir un flux anormal pour réaliser un tel exploit. Je n’ai eu aucune fuite sauf une fois lors de mes dernières règles.

    Merci beaucoup pour cet article, je me sens tout à fait normale maintenant :D.

    Julie de Écolorée.com

  15. Merci beaucoup pour ce partage d’expérience, avec douceur et sans pudeur, ça fait beaucoup de bien. J’aimerais bien tenter l’expérience un jour, pour l’instant je ne me sens pas encore prête ^^ Belle journée à toutes.

  16. Alix dit :

    Bonjour !

    Merci pour cet article (et pour tous les autres, ils sont très inspirants !). J’avais déjà entendu parler de cette méthode, mais pas sous ce nom.

    Personnellement, j’ai des cycles assez irréguliers, mes règles seront à l’heure pendant quelques mois, puis pendant plusieurs mois, leur arrivée sera complètement aléatoire (15 jours, puis 40, puis 30, puis 50…). Mais mon corps est assez sympa, quelque soit la durée de mes cycles, il me prévient avant. Comme vous, poitrine gonflée et sensible, et la veille, une migraine carabinée (que je gère à l’huile essentielle de lavande).

    Depuis quelques mois, j’essaye de m’adapter à ce rythme particulier que suit mon corps pendant mes règles, dans un but (au départ inconscient) de me reconnecter avec lui et d’essayer de réduire la quantité de protection dont j’ai besoin. Au départ, ce n’est pas rassurant ! Et j’ai donc trouvé quelques astuces supplémentaires pour pallier aux petits aléas de la technique :
    – La nuit, je prévois une serviette de bain sur le lit, en cas de souci, elle se chargera d’absorber le plus gros (protection plus psychologique qu’autre chose, il n’y a eu qu’un seul incident) !
    – L’objectif étant de se passer de protection jetable nuisible (et n’étant pas à l’aise avec les solutions non jetables), j’ai trouvé une astuce toute simple et assez confortable pour moi. Par précaution, je met simplement quelques feuilles (3 ou 4 maximum) de papier toilette au fond de ma culotte. Je vais aux toilettes lorsque mon corps me prévient et je change ma « garniture ». En cas de souci, j’évite ainsi de tâché mes dessous. C’est tout bête, mais ça donne une « sécurité » non négligeable pendant les premiers essais, tout en étant plus neutre qu’une réelle serviette jetable !

    Bonne continuation et encore merci pour votre travail !

    Alix

    • En effet, c’est une bonne idée de mettre une serviette sur son drap de lit la nuit « au cas où ».
      Quant aux feuilles de papier toilette en guise de protection, il m’était arrivé de faire ça bien avant que je passe au FIL, quand mes règles débarquaient en pleine journée, que je n’étais pas chez moi et que je n’avais pas de protections sous la main ! Par contre, ça ne tenait pas bien en place dans ma culotte donc je trouvais cela très inconfortable !
      En tous cas, c’est super que vous ayez trouvé des techniques pour gérer vos règles de manière aussi écologique que possible 🙂

  17. Anne-So dit :

    Merci Natasha pour ce bel article (comme d’habitude ^^) !

    J’avais, moi aussi, découvert le FIL grâce à la vidéo de Pauline (qu’elle en soit mille fois remerciée), et j’avais essayé, d’une part parce que l’usage de protections m’avait toujours semblé aberrant (comment faisaient donc les femmes avant l’ère industrielle ? et les femelles non-humaines ?) et que j’ai toujours été suffisamment à l’écoute de mon corps pour ressentir quelques-uns des événements dans le bas ventre, d’autre part parce que j’ai été assez frustrée de mon expérience avec la cup, que je sentais beaucoup trop à mon goût. Mis à part l’inquiétude – l’angoisse devrais-je dire – engendrée par la possibilité de fuites aux premiers essais et le surnombre de passages aux toilettes pour essayer de gérer cette angoisse, les premiers tests ont été concluants ! Je crois que j’avais de toute façon décidé, en voyant la vidéo de Pauline, que si elle y arrivait, moi aussi je devais en être capable, et je n’envisageais pas de retour en arrière – ça devait fonctionner. Et plus qu’une sorte de pression, cette forme d’ultimatum a été une libération – parfois, ne pas avoir le choix est plus simple. Mon seul regret dans l’histoire, c’est de ne pas avoir eu vent ni pris conscience de cette capacité plus tôt dans ma vie ; quelle libération de ne plus avoir à s’inquiéter d’être « équipée » et disponible au moment où ça arrive ! Et quelle satisfaction de se sentir « maître » de sa chair (ça fait un peu trop capitaliste/détaché du vivant comme expression, mais je ne trouve pas plus parlant) !

    Bref, c’était l’épanchement témoignage du jour 🙂

    Une lectrice t’avais déjà posé la question sur un précédent article, à laquelle tu avais répondu que tu ne te sentais pas prête à aborder le sujet publiquement – je redemande au cas où tu aurais changé d’avis – : penses-tu un jour traiter de contraception ici ?

    Je profite de ce commentaire pour te remercier pour tout ce travail d’investigation écolo que tu fais ; ton blog fait partie des quelques-uns qui ont, on peut le dire, changé ma vie dans ce qu’ils m’ont apporté de nouvelles pistes à explorer. Tu es très pédagogue dans tes articles, et ton goût pour l’exhaustivité dans le traitement d’un sujet est très appréciable, de même que toute cette bienveillance et cette sérénité que tu transmets à travers les pixels de ton blog =)
    Merci Natasha ❤

    • Bonsoir Anne-So,

      Cela me fait plaisir de croiser une autre personne qui a été inspirée par la vidéo de Pauline ! Effectivement, un grand merci à elle ! Dommage que la vidéo ne soit plus en ligne et son blog non plus d’ailleurs… elle avait parlé de la création d’un nouveau blog, mais je ne sais pas ce qu’il en est. Si jamais tu as des infos sur la question, ça m’intéresse !

      Comme toi, j’aurais tellement aimé entendre parler du FIL plus tôt, que ça nous soit présenté au même titre que les tampons, la coupe menstruelle, les serviettes lavables… En tous cas, si j’ai des enfants, j’espère pouvoir leur en parler !

      Je n’ai toujours pas l’intention de parler de contraception, désolée… mais, d’après ce que j’en sais la symptothermie est à mon sens une des méthodes les plus saines et écologiques- ceci dit, je n’ai pas essayé.

      Enfin, je te remercie pour tes mots qui me touchent énormément et me vont droit au coeur… Merci d’avoir pris le temps de partager tes pensées pleines de douceur et de gratitude avec moi 💚

    • Charlotte C. dit :

      Bonsoir,
      Je te conseille le livre de Mylène Clichy : Vivre sa fertilité naturellement. Mis en pratique depuis 2 ans pour ma part et aucun soucis, que du bonus !

  18. Fanny Fleurs des Champs dit :

    MERCI pour ce partage si intime.
    Ce sujet m’intéresse énormément car je ne peux pas mettre de serviette jetable ni tampon car mon corps ne les acceptent pas, je fais de très grosses réactions cutanées. La cup s’est aussi soldée par un échec. J’utilise donc des serviettes lavables depuis mon adolescence et j’en ai marre.
    Je connais mon corps car je sais quand mes règles arrivent, quand elles se terminent mais je ne sais pas encore quand mon sang s’écoule. Je vais donc faire attention.
    Mes règles doivent arriver dans quelques jours, je vais donc me lancer et suivre tes conseils.
    En tout cas ton article m’a permis de franchir le pas.

  19. Emilie dit :

    Quel témoignage complet et instructif ! Tu l’as vraiment écrit de manière très agréable et décomplexée.
    Je serais curieuse de poser des questions là-dessus à ma gynécologue pour voir ce qu’elle en pense.
    Comme toi, je commence à noter les sensations lors de l’évacuation de plus gros caillots et à passer aux toilettes à ce moment-là. Même si j’évacue de la sorte une grande quantité de sang en journée, ma serviette se remplit quand même bien sans que je sente le sang couler.
    On verra bien avec le temps si je parviens à comprendre un peu mieux les signaux de mon corps !
    Peut-être la présence d’un stérilet modifie-t-elle aussi les sensations et le type de flux (plus ou moins régulier).
    En tout cas, merci de ton témoignage, cela fait réfléchir sur notre relation avec notre corps 🙂

    • Emilie dit :

      (Soit dit en passant, je trouve ça bien que toi et tes élèves puissiez aller aux toilettes quand vous voulez. Dans les écoles que je connais, c’est uniquement à la récréation et sur le temps de midi. Pour ça, je suis très contente que mon amoureux soit sensible aux attitudes de ses élèves et permettent aux filles d’y aller en cours car il se rend bien compte qu’il y a un besoin autre derrière).

    • Je trouve cela désolant qu’on restreigne les gens face à leurs besoins naturels. Dans mon lycée, chaque prof est libre de choisir ses « règles » en cours… alors je fais en sorte que les élèves se sentent bien dans ma classe et d’après mon expérience, c’est pas en se retenant d’aller faire pipi qu’on apprend mieux !

    • Merci Emilie, je suis contente de savoir que ma manière d’aborder le sujet t’a plu 🙂 Je n’avais aucune idée de la forme que ça allait prendre quand j’ai commencé la rédaction hier matin… et puis au bout de quelques heures j’ai réalisé que ça devenait vraiment très intime et personnel ! Mais je suis rassurée de voir que pour le moment, cela n’a choqué personne, bien au contraire 🙂
      Il serait effectivement intéressant d’avoir l’avis d’un.e gynécologue sur tout ça ! Je n’ai jamais porté de stérilet donc je ne sais pas du tout en quoi cela peut modifier le flux…

    • marjorie dit :

      Concernant le stérilet au cuivre, j’en ai porté un pendant plus d’un an, que j’ai fini par retirer parce qu’il augmentait les saignements pendant les règles (j’avais l’habitude de règles qui duraient 3-4 jours et avec le stérilet c’était 5-6 jours) et que j’avais également des douleurs à cette période, ce qui ne m’arrivait presque jamais avant. Cela m’a rendue très fatiguée et je vais vraiment beaucoup mieux sans.
      Cependant, comme je pratiquais déjà le FIL avant le stérilet, le fait d’en porter un n’a rien changé à mes habitudes, je suppose que c’est donc possible de commencer lorsque l’on en a un. Il faut certainement essayer, quand on est intéressée 🙂

    • Emilie dit :

      Merci Marjorie pour ta réponse 🙂

  20. Marion dit :

    Coucou Natasha !

    Merci pour ton retour d’expérience instructif, complet (et courageux 😉 ). Pour l’instant, j’utilise encore des serviettes lavables (qui malgré le côté pratique représentent la solution qui me convient le mieux, en termes de confort et de convictions) et je sais que la mooncup ne sera pas pour moi, car l’idée de mettre un bout de silicone en moi me rebute pour un certain nombre de raisons. Pour ce qui est du flux instinctif libre en revanche ;)…

    Sur le papier cela me fait envie, néanmoins je souffre de grosses migraines (& nausées associées) pendant mes règles, et au plus fort de la crise, je suis incapable de me lever, sans compter que je ne suis pas sûre d’être assez réceptive pour ressentir mon corps, la douleur prenant alors toute la place… Mais j’ai bon espoir de pouvoir vivre un jour ce moment du cycle plus sereinement, et qui sait encore plus naturellement en m’essayant au flux instinctif libre 🙂 .

    Sur ces belles paroles, je te souhaite une très bonne journée, et encore merci 🙂

    • Je comprends bien que ce ne soit pas évident d’écouter son corps lorsque la douleur prend le dessus- c’est bien pour ça que je n’ai pas cherché à mieux m’écouter lorsque je suis tombée très malade l’été dernier et que j’ai vu que ça débordait… J’ai mis une serviette, et je pouvais ainsi me laisser COMPLETEMENT aller ce qui était la clé de mon rétablissement. Le FIL c’est bien, mais pas si ça rajoute du stress !
      Au contraire, il faut pouvoir voir ça comme un défi personnel amusant… ça peut paraître ridicule mais moi au début ça m’éclatait de voir que je pouvais vider mon sang de la même manière que je faisais pipi ! C’est peut d’être d’ailleurs ce que l’on ressent quand on est enfant, la première fois qu’on arrive à ne pas salir sa couche !

    • Marion dit :

      C’est exactement ça 🙂 . Néanmoins, depuis quelques temps je sens quand le sang va s’écouler, sans forcément y prêter attention, mais cela me parait un signe encourageant. Tout comme je ne cours pas grand risque la nuit à mettre une serviette sous moi et voir ce que ça donne puisque comme certaines d’entre vous le sang ne s’écoule pas sur plusieurs nuits, me laissant tout le temps d’aller aux toilettes au réveil, une fois en position debout.

      De plus en plus j’aspire à la simplicité, dans mon corps et en dehors, et après t’avoir écrit la semaine dernière… J’ai vraiment eu l’envie de me lancer, à mon rythme ! Merci ❤

    • Adeline dit :

      Marion, peut-être as-tu eu déjà des infos, mais au cas où, je te les donne quand même.
      Quand j’ai arrêté la pilule, j’ai eu des règles hyper douloureuses et avec un cycle complètement bancal. J’ai alors fait de la gemmothérapie à base de bourgeons de framboisier (nom barbare, un peu cher le flacon mais je pense que ça m’a vraiment aidé), j’ai également fait des tisanes de feuilles de framboisiers et aussi de feuilles de basilic (pour ce dernier, j’en ai un à la maison alors c’était des feuilles fraîches).
      J’espère que cela pourra t’aider.

    • Marion dit :

      Merci pour tes conseils Adeline ! Tu souffrais aussi de maux de tête ? Je vais me renseigner, j’ai entendu parler de l’usage des feuilles de framboisier pour la grossesse mais n’y avais pas songé pour les soucis menstruels ! Je vais regarder aussi concernant le basilic aussi, en tout cas un grand merci à toi 🙂 …

  21. Claire dit :

    Merci beaucoup pour cet article hyper complet. J’ai déjà entendu parler du flux instinctif libre mais je n’ai pas encore eu plus le temps que ça de me pencher sur la question.
    J’utilise la coupe menstruelle et je ressens parfois quand du sang à besoin de s’écouler.
    Et comme toi, je porte des culotte de coton noire, je trouve ça trop pratique 🙂
    Du coup ça me motive à essayer.

  22. Emeline dit :

    Une découverte pour moi ! je ne connaissais absolument pas Je ne me sens aujourd’hui pas prête mais qui sait ! un jour peut être ! en tout cas tu expliques cela super bien, ça ne parait pas effrayant et insurmontable C’est vraiment un chouette article Bravo !

  23. Bounza dit :

    Merci pour cet article ! J’avoue que cette méthode m’intrigue beaucoup … La cup a déjà révolutionné ma vie et j’envisage de tester le FIL quand j’aurai accès à des toilettes plus facilement dans la journée.
    Mais il est en effet dur de se dire que c’est possible ^^’

    • C’est dur d’y croire au début, c’est certain- surtout que peu de personnes en parlent, donc les rares qui le font passent pour des extra-terrestres (ou des superwomen ?!)… mais promis, je ne suis ni l’un, ni l’autre 😉 !

  24. La Fille Nature dit :

    Merci pour cet article qui m’éclaire sur la question. Je me demande simplement à quel niveau le sang est retenu, et qu’est ce qui fait office de « sphincter »? Je suis assez septique sur la capacité à gérer le flux… Je ne pratique pas le FIL, mais ai un flux peu abondant. J’ai remarqué que je n’ai rien besoin de mettre la nuit, car la position allongée me suffit à stopper le flux. La journée, je ne mets qu’un protège lavable qui est parfois tâché, mais c’est quand je vais aux toilettes que le flux est le plus important. Pour moi, c’est une question de position. Je serais curieuse d’avoir le témoignage de personnes qui ont un flux important.

  25. Ping : J'ai osé... vous parler de mes petits riens - Si j'osais

  26. CAROLE dit :

    Merci Natasha pour toutes ces explications très claires.
    Le FIL n’est pas pour moi car j’ai des règles très abondantes (3 jours non stop pratiquement et 15 jours au total).
    Du coup j’ai déjà essayé la Cup car qui dit règles abondantes, dit aussi tampons et serviettes à gogo. Malheureusement je n’ai pas dû prendre la bonne taille car j’étais à deux doigts de faire un malaise, je n’arrivais plus à l’enlever… Bref je n’ai pas encore osé retenter le coup.
    Et puis, mais je ne suis pas certaine que c’est cela, il faut que je fasse vérifier que mes « essures », (on en a parlé récemment aux infos) ne soient pas en partie responsables de ces règles si longues. Bref pas prête du tout je serai bien incapable de gérer je pense.
    Par contre ma fille m’avait parlé du FIL et je vais lui montrer tes conseils, ça devrait l’intéresser. Elle a la chance d’avoir des règles normales.

    • J’avoue que je n’avais jamais entendu parler des essures (du coup je viens d’aller faire une petite recherche !).
      J’espère que le FIL attisera la curiosité de ta fille- en tous cas elle a de la chance d’avoir une maman qui lui présente ce genre d’alternative 🙂

  27. Délia dit :

    Et bien ton article me redonne envie d’essayer! J’avais lu ça sur le blog de Minie à l’époque et je m’étais demandée si c’était du lard ou du cochon (pas très végé comme expression :P) et je n’avais pas trop cru la chose. Et puis de temps à autres l’idée me revenait.
    A vrai dire je ne supporte plus ma cup, elle m’appuie contre la vessie m’empêchant d’uriner tranquille, donc j’ai du repasser aux serviettes et ça m’embête beaucoup.
    Je ne sais pas ce que ça donnera d’autant que je suis en train de me réapproprier mon corps après un arrêt de pilule il y a quelques mois, mais j’ai vraiment envie d’essayer!
    Merci à toi pour cet article, je pense qu’il est difficile de partager, non pas parce que le sujet est gênant mais parce qu’il y a des andouilles qui son gênés pour en rire ou se moquer.
    Alors vive les poils pubiens, les fonds de culottes tâchés et le FIL ! 🙂

    • LOL ! J’adore ta dernière phrase, surtout parce que c’est justement au moment où j’ai commencé à parler de mes poils pubiens dans mon article que j’ai commencé à me demander si je n’allais pas trop loin ! Surtout que j’ai pendant longtemps été complexée par ces derniers et que du coup je les épilais… alors que maintenant, je suis bien contente de les avoir 😉 !
      Promis, ce n’est ni du lard, ni du cochon, parole d’une fille qui ne mange pas d’animaux 😉 !

  28. Adeline dit :

    Merci pour cette article. Je parle aussi à mon corps avant d’aller au lit, je lui dis « tu es trop fort, tu vas tout retenir jusqu’à demain matin, j’ai confiance en toi ». Et il m’écoute…
    Notre corps est formidable… Laissons-le libre !
    J’encourage vivement toutes celles qui sont intriguées à essayer !

  29. kellyac dit :

    Merci beaucoup pour cet article si courageux et tellement éducatif! Je suis à peu pret au point auquel tu as sauté le pas, sauf que je n’ai jamais osé me passer de protection la nuit… je me sens bète maintenant que je te lis! Et j’ai des régles impressionament ressemblantes aux tiennes. Je vais donc dans un premier temps continuer sur ma lancer et vraiment réduire la cup À ma journée de flux abondant, le temps de bien gérer le reste. La video de Pauline a aussi été un déclencheur pour moi, je me suis rendue compte qu’aux rares moments ou j’écoutais mon corps ca se passait bien, et ca a remis toutes mes certitudes sur les règles en question! Et plus je m’applique, moins je supporte ma cup qui me coupe au contraire complètement de ces sensations. Par contre je porte encore trés souvent des serviettes lavables, mais comme je n’aime pas les frotter pour nettoyer le sang, c’Est surtout une motivation supplémentaire pour le flux instinctif.
    Merci encore pour nous avoir donner autant d’informations et rendre cette pratique un peu moins magique et un peu plus humaine.

    • Décidément, il semble que Pauline a su toucher beaucoup de monde, c’est chouette ! Pourtant, si elle a supprimé la vidéo, je suppose que c’est à cause de (l’abondance de) commentaires malveillants qu’elle a dû recevoir… En tous cas, je suis contente que plusieurs d’entre nous ayons pu la voir à temps 🙂
      J’espère que tu « oseras » te passer de protections la nuit !

    • kellyac dit :

      J’ai essayé cette nuit, et puis toute la journée d’aujourd’hui… et je confirme, notre corps est formidable! Ton article tombait parfaitement bien, je venais de passer la journée la plus intense de mon cycle. Cette nuit aucun soucis, et ce matin à vélo pareil. En arrivant au travail je me suis précipité aux toilettes (oui, je n’étais quand meme pas trop sure de moi). Et juste une petite goutte dans la culotte. Par contre, une bonne grosse goutte dans les toilettes (et voila pour les informations peu glamours…). Cet aprem j’ai eu un peu peur car j’ai été en déplacement (voiture, réunion puis bus), mais comme je vais déjà vers la fin de mes règles je n’ai rien eu a signaler.
      Maintenant j’ai hate que mes prochaines régles arrivent pour tester plus loin! Merci de m’avoir donner confiance en mon corps comme ca!

    • C’est vraiment génial que cette première tentative se soit si bien passée pour toi et te motive à aller plus loin le mois prochain ! Cela me fait tellement plaisir de savoir que mon témoignage t’a inspiré et permis de réaliser que tu pouvais entièrement faire confiance à ton corps ! Merci beaucoup pour ton retour qui j’espère en inspirera d’autres :-).

  30. bou dit :

    Pour répondre sur le stérilet, celui au cuivre avait vraiment beaucoup augmenté la quantité de sang perdu pour moi (et provoqué des anémies). Depuis que je ne l’ai plus, je trouve que je saigne vraiment peu !
    Ceci dit, je ne me sens pas du tout inspiré par le FIL mais j’ai trouvé l’article très intéressant, très clair et pas choquant du tout ! Je suis de nature curieuse.
    Pour la contraception, je pense qu’il ne faut pas penser qu’il y en a une qui vaut mieux qu’une autre à tous points de vue. Il y a tellement de paramètres (économiques, écologiques, pratiques, fiables + les effets secondaires positifs et négatifs + le fait d’être en couple ou non) ! et pour une même femme, ce qui convient à une période de la vie ne conviendra plus à un autre moment. Rien que moi, j’ai testé: le préservatif masculin, le féminin, l’anneau vaginal, 2 (3?) sortes de pilules, le stérilet au cuivre, le stérilet hormonal, et on s’oriente vers une vasectomie pour mon mari. Tout ça en 1 vingtaine d’années.

    • Merci pour ton retour sur la contraception 🙂
      De la même manière qu’il n’y a à mon sens pas un régime alimentaire idéal pour tous, je pense effectivement que c’est la même chose avec la contraception… et les protections menstruelles évidemment… et tant d’autres choses encore ! À chacun de trouver ce qui lui semble le mieux a chaque période de sa vie 🙂

    • Dinara dit :

      Bonsoir à toutes,

      Je me permets de vous signaler l’existence d’une méthode de contraception naturelle qui n’est plus ni moins la connaissance fine de sa fertilité (histoire des saisons que l’on traverse en tant que femme tous les mois). Cela implique naturellement l’évitement au le recours à une contraception mécanique les jours ou notre fertilité est au plus haut niveau.

      Cela s’appelle la méthode d’indices combinés.
      (Natasha, tu t’en souviens peut-être?)

      Il y a des formations qui existent, notamment celle de Milène Clichy, et son livre.

      J’espère que cela pourrait être utile à l’une ou l’autre parmi vous!

      Dinara

  31. marjorie dit :

    Bonjour Natasha,
    Je te lis depuis longtemps mais je crois bien que c’est mon premier commentaire. Merci pour cet article, et pour ton témoignage. Je viens d’une famille où les règles sont un sujet tabou, et ce n’est qu’en devenant adulte que j’ai compris que ce n’était pas une honte d’avoir ses règles et d’en parler.
    J’ai entendu parler du FIL pour la première fois il y a environ deux ans, à la lecture d’un livre qui s’appelle « Sagesse et pouvoirs du cycle féminin » (la couverture est un peu kitsch mais c’est une vraie mine d’informations), et je me suis rendue compte que c’était ce que je faisais ! Cela fait maintenant 10 ans que j’utilise très peu de protections périodiques et que j’évacue mon sang au moment où je vais aux toilettes. En fait, vers 19-20 ans, quand j’étais étudiante et que je révisais chez moi, je me suis rendue compte que je ressentais quand mon sang allait s’écouler, et que, si je faisais bien attention à aller au toilettes avant de dormir, je n’avais même pas besoin de protection la nuit. J’ai aussi vu que je pouvais retenir mon flux au besoin, et c’était une révélation : je me suis mise à ne plus utiliser du tout de tampons, et de moins en moins de serviettes hygiéniques.
    Je crois que c’était faisable facilement pour moi pour les raisons dont tu parles aussi : des règles d’abondance moyenne (là aussi, c’est ce que je dis en fonction de mes lectures, je ne vois pas comment mesurer cela dans l’absolu), un cycle régulier (calé sur la Lune : à l’époque c’était la nouvelle Lune, et depuis trois ans, après avoir accouché, mes règles viennent à chaque pleine Lune) et surtout, évidemment, du temps passé seule chez moi en sortant peu, où (en plus de travailler !) j’ai pu apprendre à me connaître.
    Aujourd’hui, j’ai tout de même une coupe menstruelle que j’utilise au besoin quand je travaille : je suis moi aussi professeure mais dans un établissement où les sorties pendant les cours ne sont pas autorisées (et il n’y a d’ailleurs que deux toilettes pour les professeurs, l’une située à côté de l’autre, mais très loin par rapport aux salles où je suis le plus souvent) ; ou alors dans des situations comme toi, quand je pars en voyage ou en balade toute la journée. En dehors de cela, c’est vraiment la liberté !

  32. Kaumeth dit :

    Super article, merci pour tous ces conseils.
    Je suis une fervente adepte de la coup depuis plusieurs années même si je n’ai plus de règles depuis mon accouchement. (Merci allaitement). Quand elles reviendront, je me laisserai peut-être tenter par le FIL. A voir selon mon état de fatigue, gérer un bébé ce n’est pas de tout repos!

    • D’après mon expérience, la fatigue peut beaucoup jouer sur notre capacité à prêter attention à son flux… alors c’est une bonne idée en effet d’attendre une période où l’on se sent en forme et disponible pour un premier essai 🙂

  33. bou dit :

    oui et non: c’est idéologiquement plus simple pour l’alimentation ou les protections menstruelles. Il y en a clairement qui ne sont PAS écologiques/saines et dont on devrait pouvoir se passer totalement.
    Pour la contraception, il n’y en a selon moi aucune de pleinement convaincante, elles sont toutes un compromis.

  34. ANCESSI dit :

    Ton article est super bien détaillé, très accessible et surtout tu as su parler avec franchise et pudeur d’un sujet encore tabou.
    Pour ma part j’avais déjà entendu parler de « la méthode de gestion des flux  » mais je pensais qu’il fallait contracter son périnée tout le temps ce qui me paraissait impossible. Bref grâce à toi me voilà mieux informée!
    J’avoue, l’idée de me passer de protections me séduit mais après 2 enfants et la pause d’un stérilet, mes flux sont tellement irréguliers et abondants que ça me fait un peu peur. Mais comme tu l’as justement dit, il s’agit d’un cheminement, garder en tête cet article fera parti du mien.
    Merci encore pour ce témoignage

    • Je réalise depuis la publication de cet article que plusieurs personnes pensaient que le FIL consistait à retenir le sang, ce qui n’est effectivement pas le cas. Je te souhaite un bon cheminement alors 🙂

  35. poli dit :

    Merci pour ce très bel article même si je ne suis plus concernée personnellement, j’ai eu énormément de plaisir à te lire ; tu es tellement respectueuse des opinions des autres.
    Je n’ai pas eu accès à tout cela dans ma jeunesse !!!

  36. Bonjour Natasha,
    Je suis tombée des nues quand tu as parlé du FIL la première fois, il y a quelques mois. Je n’avais jamais imaginé que ce soit possible ! Et pourtant, je m’étais souvent demandées comment les personnes réglées faisaient « avant » l’apparition du tissu ou autre protection possible… Je me doutais bien qu’il devait y avoir un truc. ^^
    En tout cas merci de parler de tout ça, d’utiliser aussi simplement les mots d’anatomie comme ce qu’il sont, des mots qu’on peut utiliser librement. Vagin n’est pas un gros mot. On n’est pas obligé de dire « en bas » ou « la marguerite » ou je ne sais quoi… (Je suis infirmière et même dans le milieu médical certains mots d’anatomie intime sont rarement prononcés). Employer le bon mot, c’est aussi s’approprier son corps.
    Merci, vraiment. Comme toujours. Avec tes petits pas verts, tu as beaucoup contribué cette année à me faire réfléchir et évoluer. Je te l’ai déjà dit, mais tu es formidable Natasha. Merci tout plein. Bises. Elsa.

    • Bonjour Elsa,
      Je me suis aussi souvent demandé comment faisait l’humanité avant l’ère industrielle et l’apparition de toutes sortes d’accessoires et de cosmétiques sensés nous « faciliter » la vie !
      Qu’est-ce que j’ai ris en lisant que certains appelaient le vagin « marguerite » ! J’ignorais que même dans le contexte professionnel médical il y avait de tels tabous autour de notre anatomie et du vocabulaire. J’aime beaucoup ce que tu dis : « Employer le bon mot, c’est aussi s’approprier son corps. »… c’est plein de bon sens !
      Mon rapport à tout ce vocabulaire s’est complètement décoincé je pense la première fois que j’ai joué dans « Les monologues du vagin » quand j’étais à l’université en Angleterre… Parce que quand tu montes sur scène pour parler d’histoires de « vagin » devant un public (mixte), je pense que l’on a aucune difficulté à employer ces mots après !
      Je prépare d’ailleurs un atelier sur les impacts écologiques et sanitaires des tampons/serviettes jetables et sur les alternatives plus saines (coupe, serviettes lavables, flux) dans mon lycée la semaine prochaine… j’ai un peu l’impression que les élèves me regardent et me parlent différemment depuis que j’ai envoyé un mail à ce propos… comme si j’étais soudainement devenue plus humaine !
      Merci pour tes mots qui me vont droit au coeur 💚
      C’est toujours un plaisir de te lire… Belle journée !

    • Ma belle Natasha,
      Et oui, « la marguerite »… 😂
      Je trouve que ton initiative auprès de tes élèves est une magnifique idée. Tu nous raconteras ?
      Merci de prendre le temps comme tu le fais de répondre à tout le monde avec tant de générosité ! Bises ! 💜 Elsa

    • Je raconterai ça très bientôt j’espère… C’était trop bien !!
      Belle journée Elsa 🙂

  37. Ceissie dit :

    Bonjour Natasha, j’étais moi aussi très impatiente en attendant la parution de cet arricle, étant donné que tu nous avais dit il y a quelque temps que tu allais faire un article sur ce sujet. C’est super ! Un vrai cadeau de te lire et d’apprendre ces informations, et en plus que tu aies pu personnaliser cet article en ayant eu le courage de nous faire part de ton expérience. Bref, merci !
    Je me pose quand même des questions, sur la possibilité du vagin de faire office de « réservoir », étant donné que sa forme n’est pas conçue comme la vessie, par exemple. En tous cas, ça donne envie d’essayer de se lancer !
    Cela m’amène à un autre sujet, sur lequel tu as sûrement un avis, concernant la contraception. Que penses-tu de la méthode naturelle, qui vise à contrôler son col, la consistance de la glaire et la température ? Envisagés-tu de nous parler de méthode naturelle de contraception dans un article futur ?
    Je t’embrasse et un grand merci pour ton blog et tes articles qui me réchauffent (comme ton porridge ayurvedique !!)

    • Je suis contente de savoir combien cet article t’a intéressé !
      Je n’ai pas prévu d’articles au sujet de la contraception mais la symptothermie me semble être une méthode vraiment bien d’un point de vue santé/écologique. Il y a pas mal d’info et de témoignage sur la toile à ce sujet, mais je ne pourrais te parler de ma propre expérience car je n’ai pas testé.
      Je te souhaite un beau dimanche après-midi bien au chaud 🙂

  38. claire dit :

    merci Natasha d’avoir partagé de manière aussi claire ce sujet qui reste finalement très tabou! je n’ai plus de règles avec ma pilule actuelle mais j’aimerai passer au stérilet en cuivre, tes conseils risquent donc de redevenir d’actualité! merci

  39. Merci Natasha pour ce bel article ! Comme à chaque, je me dis « allez, tu lis l’article et tu te remets au boulot »… et comme à chaque fois, cela m’apporte plein de questions et je fais des recherches sur ce que je viens de lire. Aujourd’hui ne fais pas exception ! Je viens d’ajouter au moins un livre à lire sur ma wishlist « quand j’aurai le temps » (mais avec deux enfants, j’en ai pas pour le moment!).. et des sites internet à consulter …
    Je n’avais jamais entendu parler du FIL avant un article de Pin Up Bio… Mais n’ayant plus mes règles à ce moment là (grossesse), j’ai oublié… Aujourd’hui, je n’ai toujours pas mes règles (bébé a 2mois) et l’allaitement « retarde » le retour de couches… Si c’est comme pour ma première grossesse, 11mois, j’ai le temps d’y penser ! Je pense que la nature est bien faite et que ce retour tardif n’est pas pour rien ! Je tenterai certainement le FIL… J’ai une cup mais je n’ai jamais été très à l’aise avec et je suis une habituée aux protections lavables (mais qui me gênent « physiquement » quand même, il faut bien le dire!). Ca gêne mon mari mais pas moi… et puis, avec les couches lavables des enfants, je pense qu’il s’y ait fait !
    A mon retour de couches, je tenterai le FIL et la symptothermie je pense… Etre à l’écoute de son corps, retour au naturel, plus d’hormones, (si possible, jamais!)…
    Merci encore pour ton article et tous ceux que tu as écris. Ils sont toujours bien écrits, pas vulgaires (y compris celui-là) et enrichissants…
    Le coup des culottes noires, c’est un plus, c’est sûr! J’y serai bien passée, mais je serai déçue de ne plus pouvoir mettre mes pantalons blancs! 😉
    Emilie

    • Merci pour tous tes compliments Emilie 💚
      Je suis désolée de savoir que mes articles te distraient du travail 😉 !
      J’espère que tu pourras te mettre au FIL et à la symptothermie en douceur à ton retour de couches 🙂

  40. Amélie dit :

    Merci Natasha pour cet article très détaillé, je ne connaissais pas du tout le FIL avant que tu n’en parles il y a quelques temps et j’attendais ton article avec impatience !
    Pour ma part, c’est cup et/ou serviettes lavables depuis 2-3 ans mais j’ai bien envie d’essayer le FIL.
    Un point m’a interpellée : le fait de parler à son corps. Cela fait 3-4 cycles que mes règles attendent sagement que j’aille aux toilettes le matin en me levant et à chaque fois, la veille en me couchant, j’avais eu une pensée du genre « pourvu que ça n’arrive pas pendant que je dors et que je n’en mette pas partout ». Bon, ce n’était pas vraiment une parole bienveillante envers mon corps mais il semble avoir malgré tout bien compris.
    En tout cas, ça donne envie d’essayer !

  41. Ferdinande dit :

    Je suis ravie de lire cet article, et de mettre des mots précis sur cette façon de gérer ses règles. Merci!
    Je rebondis sur 2 commentaires:
    – en effet, l’hygiène naturelle infantile (HNI) marche parce que le bébé pleure avant d’uriner, le parent est donc prévenu. Ou je remarque que le bébé cesse tout à coup son activité et se concentre… et hop, petit pipi! Personnellement je ne l’ai pas appliqué à temps plein mais seulement de temps en temps, ce qui fait que l’enfant a perdu cette habitude d’être écouté et de le signaler et une fois qu’il est plus grand, il doit « réapprendre » à identifier les signaux d’évacuation, d’après ce que j’ai compris. C’est pourquoi il est recommandé de pratiquer l’HNI avant les 6 mois de l’enfant.
    – concernant Miranda Gray, ce samedi 11 février justement s’organise une bénédiction mondiale de l’utérus. C’est un rituel qu’elle organise à la pleine lune tous les 3 mois environ et ça se fait dans le monde entier, il y en a peut-être une près de chez toi. Plus d’infos: http://wombblessing.com/

  42. Meilin dit :

    Coucou !
    J’ai une question un peu « TMI », si je peux me permettre (merci Internet et son anonymat lol).
    Je connaissais le FIL sans trop le savoir depuis quelques années. En général en début de règles, elles arrivaient uniquement aux toilettes (et parfois quand j’étais occupée et loin des toilettes, je sentais que c’était le bon moment mais arrivais quand même à « retenir ») ; puis en fin de règles (genre, sur 6 jours, il n’y en avait que 3 où je ne contrôlais rien et avais besoin de protection).
    Sauf que j’ai été opérée d’une « tumeur de l’ovaire surprise » en novembre dernier (avec ovariectomie unilatérale), et depuis… Je ne contrôle plus rien du tout. Elles arrivent n’importe quand, sans prévenir, sans que je le « sente ». Même en fin de règles, impossible de faire sans protection. Adolescence, le retour.
    Vous pensez que je dois juste réapprendre à m’approprier mon corps ? (Je demande parce que vous ainsi que les lecteurs ont de l’expérience dans ça, et les médecins ne croient même pas que le FIL existe, donc bref XD)

  43. Ping : Graines vertes #13 | Échos verts

  44. Serinde Varda dit :

    Bonjour,

    Tout d’abord, merci pour cette article =)
    J’avais essayé le FIL il y a de ça deux ou trois ans et j’avais réussis au moins pour les derniers jours de règles, car ils ne se finissaient pas donc je me suis dis que j’accélèrerais peut-être la fin de mes règles en ne mettant plus de serviettes. J’avais fais ça sans m’être renseigné avant et ce n’est que quelques jours après que je suis tombé sur une vidéo là dessus. Mais je suis retournée aux serviettes hygiéniques.
    Entre temps je suis devenue végétarienne (gros impact sur la santé, l’écologie et les animaux biensûr), et là je me suis posée la question : est ce que je passerais pas à la coupe ? Et puis j’arrivais pas à me lancer.
    Et depuis le mois de janvier 2017 j’ai rencontré un gars super ! Axé sur l’environnement et qui veut revoir tout le système pour revenir à des choses plus naturelles et meilleures pour la santé. Il m’a parlé du FIL et là on a regardé ensemble les  » 10 fausses idées du FIL  » de Pauline, vidéo Super ! J’avais mes règles à ce moment là, une fois la vidéo finie, je suis allée jeter ma serviette hygiénique et je me suis dis : « je veux que ce soit la dernière que je mettrais ». Bon c’est sûr j’ai des petites gouttes qui coulent au fond de ma culotte mais je ressentais déjà mon sang couler même avec des serviettes donc là je me suis juste plus centré et je ressent les choses encore plus qu’avant ! C’est génial, je me sens libre et plus dépendante de quelque chose. Et on se rend compte que les règles c’est pas si terrible ! 😉

  45. Très bel article qui a fini de me convaincre définitivement. Je le fais depuis quelques mois et quel bonheur de ne plus utiliser de protections, de ne plus en acheter non plus. En fait, tout est assez naturel et pour ma part cela s’est fait sans difficulté. Merci encore pour cet article

  46. Ping : Serviettes hygiéniques lavables- mon expérience et mes astuces | Échos verts

  47. Ping : La coupe menstruelle- mon expérience et mes astuces | Échos verts

  48. Ping : Pourquoi bannir les protections hygiéniques jetables ? | Échos verts

  49. Ping : Mes petits pas et bonheur verts #10 | Échos verts

  50. Ping : Mes petits pas et bonheurs verts #10 | Échos verts

  51. A reblogué ceci sur La voix du papillonet a ajouté:

    Je vous partage ce témoignage qui me paraît vraiment intéressant sur les menstruations.

  52. Valérie dit :

    Bonjour, merci pour cet article très intéressant et pratico-pratique 🙂
    Je n’en avais jamais entendu parler, mais ça me paraît tellement logique après avoir découvert l’hygiène naturelle infantile. C’est le même genre de cheminement, ça fait 2 mois que j’essaie l’hni avec mon fils quand je suis mentalement disponible, sans trop de succès pour l’instant, mais c’est le chemin qui m’intéresse :-). Pour l’instant avec la pilule micro dosée, je n’ai plus de règles du tout, mais celle qui me cause le moins de migraines. Je ne me sens pas du tout de faire de la contraception naturelle, pour l’instant du moins. Un autre long chemin !

    • C’est super que tu testes l’HNI avec ton fils. J’imagine que cela doit demander une certaine disponibilité en effet ; j’espère que ce sera une expérience positive, pour toi comme pour lui 🙂

  53. eli dit :

    super article, vraiment! bravo!

  54. Valentine dit :

    Malheureusement je crois que c’est adapté uniquement aux filles qui saignent raisonnablement ou peu.
    En matière de protection hygiénique je portais simultanément un tampon hygiénique et une serviette hygiénique (tailles maxi) et malgré cet équipement, je devais aller aux toilettes au max toutes les heures car au bout d’une heure le tampon était entièrement gorgé et s’écoulait déjà à l’extérieur. La serviette me servait au cas où je ne pouvais pas aller aux toilettes dans l’heure pour changer de tampon. Et avant 2heures la serviette débordait à son tour et c’était la tache. Même si j’ai toujours détesté les protections internes en particulier, en FIL je devrais passer la journée assise sur le trône, nuit incluse sachant qu’avec 2protections, j’étais déjà aux toilettes toutes les 45mn.Pas possible en contexte professionnel et même à la maison car je ne dormirais pas bien.
    En eternuant, j’expulse un caillot et pas juste 2gouttes.
    J’ai toujours connu des filles qui ne portaient rien, avant que ce concept de FIL ne soit créé et pas parce qu’elles étaient dans une démarche écologique, mais juste parce que leur flux leur permet de se passer complètement de protection. Je n’ai plus de règles à ce jour mais quand on a des règles hémorragiques je pense qu’on se sent un peu seule en lisant qu’on peut juste se retenir quand on ne peut pas aller aux toilettes. tout au plus on peut envisager de s’en passer les derniers jours selon les cas, si le saignement est moindre. Ça fait toujours 3 ou 4protections de gagnées par mois.
    Je ne trouve pas non plus exact (par rapport a un commentaire) de dire que le port de protections vient de l’évolution. Les protections jetables oui. Mais même dans les petits villages africains, les femmes utilisent aussi des protections même si elles sont différentes de celles qu’on trouve dans les villes ou en occident.

    • Merci pour ton témoignage Valentine. J’ai toutefois du mal à comprendre ton rapprochement entre « l’évolution » et le fait que les femmes de villages africains portent des protections.
      Cet article est un partage de ma propre expérience ; je suis bien consciente que le FIL n’est pas une méthode adaptée à toutes les personnes réglées.

  55. Camille dit :

    Bonjour,

    merci pour cet article qui m’a été recommandé par quelqu’un. En effet j’étais bien heureuse avec ma cup et mon stérilet jusqu’au jour ou j’ai « arraché » mon stérilet en retirant ma cup, j’en ai fait reposer un et à nouveau je l’ai arraché une deuxième fois. Donc je dois choisir entre contraception aux hormones et protections nocives pour moi et environnement. j’ai fait reposer mon stérilet et depuis je n’ose plus remettre ma cup donc je remet des tampons même si je déteste ça. Donc je m’intéresse au fil. Et malheureusement malgré cet article bien complet pour moi ça reste flou. Qu’est ce qu’il faut faire exactement ? Juste y penser et ça suffit ? Y penser tout le temps ? Contracter certain muscles ? Désolé mais je ne vois pas concrètement comment ça fonctionne… et ça me semble vraiment dur à concilier avec une pratique sportive intensive…en sachant que mes règles sont plutôt abondantes…

    • Je vais tâcher de répondre au mieux à tes questions…
      Qu’est ce qu’il faut faire exactement ?
      ☛ Aller aux toilettes quand on sent le sang descendre puis le laisser s’écouler dans les toilettes.
      Juste y penser et ça suffit ? Y penser tout le temps ?
      ☛ Y penser tout le temps serait très contraignant à mon sens. Il faut plutôt être à l’écoute de son corps, faire attention au ressenti au moment de l’écoulement. De la même manière qu’on ressent l’envie d’aller faire pipi, on peut s’entraîner à ressentir le besoin d’évacuer son sang. Pour cela, il faut prêter attention à ce que l’on ressent au niveau de l’uterus/du vagin.
      Contracter certains muscles ?
      ☛ Il faut s’assoir sur les toilettes et le sang coule tout seul. Pour faire tomber les dernières gouttes, il faut « pousser » un peu.
      J’espère que tu trouveras un combo protection + contraception qui te conviendra.
      Si mon article et mes réponses ne t’aident pas, je te conseille vivement de te renseigner auprès du groupe Facebook dédié au FIL 🙂

  56. Ping : Mon blog, mon travail | Échos verts

  57. Hearty_veggie dit :

    Je n’avais jamais entendu parler de cette « technique », je suis perplexe..
    Je pense que ça nécessite quand même d’avoir bien confiance en soi et être capable de bien écouter son corps. A 24 ans, submergée par le stress en permanence, je pense ne pas encore être prête 🙂 mais je garde l’idée dans un coin de ma tête!

  58. Ping : Flux instinctif libre et protections hygiéniques – Rapha IRL

  59. Ping : Sur le chemin... du zéro-déchet | La Renouée des Sens

  60. Ping : Mes petits pas et bonheurs verts #12 | Échos verts

  61. Marion J. dit :

    Merci beaucoup pour cet article! Je ne connaissais absolument pas le FIL. Ca fait à peu près 8 mois que j’utilise la coupe menstruelle et jamais je n’aurais pensé que ce genre de choses pouvait se controler. J’ai une question peut-être un peu bête, mais c’est seulement être à l’écoute de ton corps ou tu as du aussi développer certains muscles pour t’aider à retenir tes règles?

    • Je ne retiens pas mes règles : je laisse le sang s’écouler dans les toilettes lorsque je le sens descendre.
      On peut toutefois contracter certains muscles afin de retenir le sang le temps d’aller aux toilettes. Ceci dit, retenir son sang n’est pas le but du FIL, bien au contraire.

  62. miliou dit :

    Salut, étant débutante j’ai remarqué qu’il y avait beaucoup d’info éparpillée sur le FLI et surtout autant de profils que d’expériences différentes.
    J’ai créer un sondage pour essayer de faire le tri. Une fois que j’aurais assez de personnes (une cinquantaine) je posterais les résultats sur la page
    Qu’en pensez-vous ??

    J’ai essayé de regrouper les différentes choses que j’avais vu sur les forums mais j’ai du oublier certaines choses.
    N’hésitez pas à mettre des commentaires!!
    https://docs.google.com/forms/d/e/1…HzZvDb-vi0gR62HpACYNOtrA/viewform?usp=sf_link

    • Effectivement, chaque expérience est différente.
      J’ai déjà pris le temps de partager mon expérience via cet article donc je n’ai rien d’autre à rajouter 😉
      Pour info, votre lien ne marche pas.

  63. Ping : Mes petits pas et bonheurs verts #14 | Échos verts

  64. Ping : Une histoire de filles Vivres ses règles plus sainement – Ally Bing

  65. Ping : Mes petits pas et mes petits bonheurs verts #16 | Échos verts

  66. Ping : Droit du sang (sic) – Sans objet sans déchet

  67. Ping : Coupe menstruelle : pourquoi l'adopter | Ma conscience écolo

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