De l’écologie à l’écoute et au respect du corps…

Ecologie de soi respect du corps echosverts.com

Voilà maintenant environ 3 ans que j’ai commencé à questionner et à changer mes habitudes afin de vivre de manière aussi respectueuse que possible de l’environnement. À cette époque, j’étais encore loin de me douter de l’ampleur des changements qui m’attendaient, des barrières qu’il me faudrait surmonter, des défis personnels qu’il me faudrait relever. Ce dont je me doutais encore moins, c’est qu’en apprenant à prendre soin de l’environnement, j’apprendrais aussi à prendre soin de moi, à être plus douce, bienveillante et attentive envers moi-même et envers mon corps en particulier.

En voulant réduire mes déchets et bannir les produits toxiques de mon quotidien, j’ai d’abord commencé par faire le tour de ma salle de bains. Mon intention était de remplacer tous les produits que j’utilisais par des alternatives écologiques, biologiques, naturelles, locales, sans produits toxiques ni emballages ou bien vendu dans des contenants réutilisables, recyclables et sans plastique. Au fil de mes recherches, j’ai réalisé que trouver autant de produits qui répondraient à mes critères serait compliqué. Alors plutôt que de chercher à tout remplacer, j’ai commencé par réevaluer mes besoins.

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C’est alors que j’ai pris conscience que beaucoup des produits que j’utilisais ne répondaient pas à des besoins hygiéniques ou physiques, mais à des normes, croyances ou habitudes socio-culturelles. Il m’a alors fallu admettre que fondamentalement, je n’avais pas besoin de me maquiller, de m’épiler, de laver chaque partie de mon corps avec un savon différent et d’y appliquer diverses crèmes pour prendre soin de moi. Bien au contraire, j’ai petit à petit réalisé que l’usage de ces produits variés ne m’apportait qu’un semblant de bien-être, au mieux, ou abîmaient ma peau et mes cheveux, au pire.

J’ai donc vidé ma salle de bains et décidé d’adopter une routine de soin et d’hygiène aussi écologique, saine et minimaliste que possible. J’ai également petit à petit commencé à questionner nombre de mes habitudes et la manière dont elles influençaient mon bien-être physique, le rapport que j’entretenais avec mon corps et tous ses processus naturels.

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J’ai remplacé gel douche, savon pour le visage et savon pour les mains par un seul et même pain de savon naturel et biologique. Par la même occasion, j’ai commencé à questionner le simple fait de se laver et bien que cela me semble nécessaire, pour des raisons évidentes, j’ai réalisé que mon corps n’avait en soi pas besoin d’être récuré de fond en comble tous les jours ! Alors qu’avant se doucher quotidiennement me semblait aussi vital que de manger matin, midi et soir, je me lave à présent quand j’en ressens le besoin, soit un jour sur deux en moyenne, parfois plus, parfois moins, en fonction de mes activités, du lieu et des saisons. Depuis, ma peau se porte mieux de manière générale, ce qui fait que j’utilise moins de soins.  

J’ai opté pour un lavage des cheveux encore moins fréquent, sans shampooing, ni après-shampooing, avec des mélanges simples ou des produits bruts et le plus souvent avec de l’eau seulement. J’ai appris à connaître mon cheveu au naturel, à l’aimer tel quel, sans chercher à ce qu’il soit plus ceci ou moins cela. J’ai aussi appris à voir le sebum comme un précieux allié naturel pour nourrir mon cheveu plutôt qu’une substance sale à évacuer dès qu’elle apparaît. Avant, je ressentais le besoin de laver mes cheveux dès que la première once de sebum apparaissait ou qu’ils perdaient un peu de volume. Maintenant, je lave mon cuir chevelu et mes cheveux quand ils me semblent sales ou trop gras, soit environ tous les 10 jours. Je ne sais pas si mes cheveux sont plus beaux qu’avant ; ce qui est certain c’est qu’ils poussent sans difficulté et qu’ils fourchent beaucoup moins rapidement donc je les coupe bien moins souvent.

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Du côté des soins, je me suis tournée vers les huiles et les beurres végétaux ainsi que les huiles essentielles pour apaiser mes différents soucis cutanés et j’ai appris à observer ma peau afin d’adapter mes soins au fil du temps. Ainsi, j’ai beaucoup moins d’imperfections et quand elles apparaissent, je ne cherche plus à les cacher. Au contraire, je les observe puis j’écoute mon corps et mon esprit plus attentivement car je sais qu’elles sont le reflet d’un problème ou d’un déséquilibre interne. J’ai ainsi arrêté de me sentir gênée de ne pas avoir une peau lisse, d’avoir un bouton par-ci, une marque par-là… et je perçois maintenant ces imperfections comme un signal d’alarme qui retentit pour m’aider à y voir plus clair et à aller mieux.

J’ai arrêté de me maquiller et pris l’habitude de montrer mon visage au naturel sans me sentir nue ou vulnérable. Ne plus avoir à me soucier de me maquiller, de me démaquiller, de m’assurer que ça ne coule pas et pouvoir sortir telle que je suis quel que soit le lieu ou l’occasion sans me poser de questions a été libérateur. J’apprécie le fait de ne pas ressentir le besoin de cacher quoi que ce soit ni de mettre en valeur quoi que ce soit. Cela ne veut pas dire que je me trouve belle et parfaite ainsi, ni moche ou imparfaite d’ailleurs, mais simplement que je ne me pose plus de questions à ce sujet car de toutes façons, mon visage est ce qu’il est et moins j’en fais, plus il me semble familier…

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J’ai aussi arrêté de m’épiler certaines parties du corps, réduit la fréquence d’épilation des autres et opté pour des méthodes plus douces pour ma peau, moins douloureuses aussi. Dans l’idéal, j’aimerais ne plus ressentir le besoin de m’épiler et vivre dans une société où les femmes poilues ne sont pas mal vues : une alternative que je n’aurais jamais considérée auparavant, si je n’avais pas fait l’effort de réduire mon impact environnemental et de remettre en question mes habitudes. Aujourd’hui, même si je continue de m’épiler en partie,  je ne vois plus mes poils comme une anomalie, mais au contraire, je sais qu’ils sont là pour de bonnes raisons !

J’ai également appris à porter un autre regard sur mes menstruations. Ce sang parfois tabou, parfois synonyme d’impureté, parfois accusé de sentir mauvais n’a pourtant rien de mal en soi… et gérer cette période du mois où il s’écoule ne devrait selon moi pas être rendu plus désagréable que ça ne l’est déjà pour certaines. En voulant chercher à accueillir mes règles de manière aussi saine et écologique que possible, j’ai d’abord commencé par virer les serviettes et tampons jetables et je les ai remplacés par la coupe menstruelle. Mais voilà, au bout d’un an pourtant sans inconfort ni désagrément, l’idée de boucher cette partie de mon corps avec un morceau de silicone plusieurs jours et nuit d’affilée a commencé à me poser problème. Cela ne me semblait pas naturel… c’est pourquoi, insatisfaite du confort de mes serviettes lavables, j’ai fini par adopter la méthode du flux instinctif, grâce auquel j’accueille à présent mes règles en pleine conscience. Comme tant d’autres processus naturels de mon corps, j’ai appris à ne plus les voir comme une contrainte, mais comme un rendez-vous mensuel avec une part de mon féminin.

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De fil en aiguille, dans ma quête de minimalisme, je me suis aussi retrouvée à questionner l’usage de tous ces objets que l’on utilise machinalement au quotidien sans savoir vraiment à quoi ça sert. C’est ainsi que je me suis penchée sur la question du soutien-gorge. C’est en découvrant que certaines personnes y avaient renoncé et n’y avaient vu aucun inconvénient (au contraire), que j’ai eu envie de me défaire à mon tour de ces bretelles qui glissaient ou qui laissaient des marques et de ces bonnets qui étouffaient mes seins ! Je me suis soudainement sentie libérée, respirer. Même s’il m’arrive parfois d’en porter- car j’ai encore du mal à accepter le regard que l’on peut porter sur l’absence de soutien-gorge lorsque celle-ci est flagrante- je ne ressens plus le besoin de « protéger » ou « soutenir » ma poitrine avec un soutien-gorge mais je considère que je suis libre de faire ce qui me semble le plus confortable

Enfin, on en vient au plus gros changement dans mes habitudes : j’ai très vite réalisé que ce que je mettais dans mon corps pouvait être aussi néfaste pour mon bien-être et celui de la planète que ce que je mettais sur mon corps. C’est ainsi que j’ai revu ma manière de m’alimenter en bannissant les additifs alimentaires et les animaux de mon assiette, en éliminant les produits d’animaux de ma cuisine, en privilégiant les aliments bio, locaux, de saison… Bien que mon corps et ma conscience m’aient déjà envoyé des signes de rejet par rapport à certains de ces aliments par le passé, je n’y avais jamais prêté attention car j’étais loin de me douter que des aliments qu’un grand nombre d’humains consomme à travers le monde sans se poser de questions pouvaient poser autant de problèmes. À présent je mange en pleine conscience, en m’intéressant à la provenance de mes aliments, à leur impact sur ma santé, l’environnement, les animaux et les personnes impliquées dans leur production. En outre, alors qu’avant je mangeais « parce qu’il faut manger 3 repas par jour » et pour caler ma faim, aujourd’hui je mange pour me nourrir, dans le respect de ce dont mon corps a besoin et de ce qui lui fait réellement du bien

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Voilà comment, petit à petit, en voulant prendre soin de mon environnement j’ai aussi appris à prendre soin de mon corps de manière plus attentive et respectueuse. En étant plus à l’écoute de mon corps et plus bienveillante envers cette enveloppe qui me porte et me protège au quotidien, j’ai le sentiment de prendre naturellement soin de la vie qui m’entoure aussi… 

Que pensez-vous de tout ça ? Mon expérience fait-elle écho en vous… ou pas du tout ?

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53 commentaires pour De l’écologie à l’écoute et au respect du corps…

  1. C’est tout à fait cela… Chacun y arrive par une manière différente ! En venant au yoga pour muscler son corps, on peut commencer à être à l’écoute d’une alimentation différente puis d’un soin et de traitement naturels …et enfin aller vers les principes écologistes ! Bel après-midi

  2. Agnès dit :

    Bien-sûr ton expérience fait écho ….
    Et la façon que tu as de la relater est d’une limpidité formidable….
    J’ai réalisé tout cela à 46 ans 😳, il était temps, et le regard des autres ne me préoccupe plus, quelle « libération ».
    Après avoir abandonné crèmes, shampooing , maquillage ( pas définitivement , j’aime bien de temps en temps!) soutif et récurage quotidien, je m’apprête à « épurer » un peu ma maison, mes tiroirs, mes armoires….
    Oui, cela participe à un véritable prendre soin!
    Merci pour ton bel article! Et douces fêtes !

    • Merci beaucoup Agnès ! L’essentiel est d’écouter un peu plus son corps et sa conscience chaque jour, peu importe à quel âge on commence 😉 Epurer mon intérieur, faire le vide, tout ça me fait beaucoup de bien aussi…

  3. Magali dit :

    Oh oui un sacré écho !
    Je me retrouve dans de nombreux changements : plus de maquillage, abandon du soutien-gorge, changement des habitudes alimentaires, réduction des déchets… Il y a certains points pour lesquels je ne me sens pas encore prête à changer mais je sais que chaque chose viendra en son temps ! Mais là où je me retrouve beaucoup dans tes propos c’est que tous ces changements m’ont fait me découvrir, revoir mes besoins, mes habitudes et tout cela est extrêmement libérateur 🙂
    Encore une fois merci beaucoup pour ton blog qui m’inspire énormément !

    • Merci pour ton témoignage Magali 🙂 Ça me fait toujours plaisir de savoir que d’autres personnes ne portent pas de soutien-gorge parce que j’en connais si peu (et personne dans mon entourage en tous cas !). S’il y a d’autres choses que tu souhaites changer, je suis certaine que ces changements se mettront en place à leur rythme au moment qui te sera le plus propice, car il faut être prête aussi bien dans sa tête que dans son corps 🙂

    • Gael dit :

      Non tu n’es pas seule^^ Je n’en mets plus depuis plusieurs années (je pense même que depuis le début, une fois rentrée à la maison je les enlevais systématiquement), ou alors seulement de temps en temps, ou quand je fais du sport. Je porte plus facilement des brassières en coton quand je dois vraiment mettre qqch (trouvables à pas trop cher à D**athlon), et je me sens bien quand même, clairement mieux qu’avec un soutif. Le fait d’avoir une poitrine menue pose moins de problème quand même, j’ai senti la différence après une grosse prise de poids. Mais clairement c’est une véritable libération, aussi bien physique que psychique. L’hiver ac la peau sèche ou l’été par grandes chaleurs, pour moi c’était littéralement les plaies qui m’attendaient. Après ça n’empêche pas d’en avoir quelques uns, ou de jolis bodies à porter de temps de temps^^

    • Ah je viens justement d’acheter une brassière pour porter à la place du soutien-gorge les jours où je ressentirai le besoin d’en porter ! Je ne l’ai pas encore essayée mais je pense que ce sera plus confortable qu’un soutien-gorge. Je n’ai pas trouvé ça cher non plus (12 euros) ; il s’agit néanmoins d’un produit bio, de la marque éthique et écologique Living Crafts si jamais ça peut t’intéresser ! Je porte également une brassière quand je vais courir. Comme toi, j’enlevais presque systématiquement mon soutien-gorge en rentrant chez moi… en pourtant, cela ne m’avait jamais traversé l’esprit que je pouvais tout simplement ne pas en mettre ! Il est vrai que d’après les témoignages que j’ai lu ailleurs, en fonction de la taille de la poitrine, ne pas porter de soutien-gorge peut être très inconfortable quand on a toujours été habitué à en porter. L’essentiel est de se sentir bien, qu’on en porte ou pas 🙂

    • Gael dit :

      Ah super, merci du tip je vais jeter un oeil! Ca vaut le coup à ce prix là (la marque que j’ai donnée fait peut être des brassières en coton bio mais je pense pas au même prix^^). Oui bien sûr il faut se sentir bien, mais comme d’habitude j’ai envie de dire qu’à partir du moment où on ne veut pas sortir de sa zone de confort on ne fait rien (j’avoue que dans ma tête ça ne résonne absolument pas aussi diplomate loooool). Pendant tellement longtemps j’ai été influencée par la télé, les magazines et les baby dolls que je pouvais croiser, forcément que les soutifs et les strings je pouvais pas y échapper! Combien de copines j’ai vues dormir en string… OMG sérieux quoi -_- » C’est juste que je ne m’étais jamais vraiment écoutée, mon corps me braillait pourtant qu’il n’en voulait pas, j’invite tout le monde à se poser vraiment des questions…

    • Quoi ?! Dormir en string ?! Déjà que dormir avec une culotte je ne pense pas que ce soit nécessaire (même si je dors plus souvent avec que sans) mais alors dormir avec un string, j’ai du mal à croire que cela puisse faire quoi que ce soit de bon ! D’ailleurs, je ne mets plus les miens depuis belle lurette (et je ne sais pas quoi en faire !)… C’est effrayant combien l’on peut être influencé par ce et ceux que l’on voit autour de soi. Parfois il peut s’agir d’une personne seulement. Mais ça veut dire aussi qu’on peut influencer notre entourage dans l’autre sens… enfin, c’est ce que j’aime à croire 🙂

    • Gael dit :

      Bah moi non plus je comprends pas trop mais bon… c’est comme les gels douche, ya pas lgtps je m’insurgeais quant au manque de discernement des gens vis à vis ne serait-ce que de ça (juste après le reportage à ce sujet, ça devait être il y a 10 jours sur arte), et il m’a été répondu « bah oui mais je sais pas, tu vas faire tes courses, tu prends du gel douche, voilà quoi… ». AHHHHHHAHHHAAAHHHHHHH! Forcément que l’industrie chimique risque pas de s’effondrer de sitôt… mais effectivement j’aime aussi à croire que parfois il suffit d’une personne, mais la tâche est tellement énorme que franchement ya des jours je perds espoir! (Là tu vois je viens de récupérer le chaton de ma voisine qui hurlait sur mon balcon, il est des plaies de grattage partout, les oreilles rouges, des puces, pas tatoué, sûrement pas stérilisé… j’ai juste envie de l’écorcher vive ma voisine, on est devant le même pb…)

    • Parfois on a besoin d’entendre la même chose plusieurs fois et venant de différentes personnes avant que ça nous fasse réagir… J’espère que ce petit chaton ira mieux…

  4. Yanna dit :

    Joli résumé d’un sacré voyage ! Évidemment, il fait écho et surtout sur les sujets les plus organisés et plus tabous, comme les règles !
    Je ne sais pas si tu as déjà fait un article sur le flux instinctif, mais je pense qu’il serait très intéressant, parce que reprendre conscience de son corps et de ses muscles, c’est véritablement quelque chose de merveilleux. Pouvoir gérer simplement les règles avec pour tout outil, son corps, c’est un grand pas vers la liberté.
    Pour ma part, j’ai longtemps utilisé les tampons, sans trop de gêne, mais pas du tout avec plaisir. Souvent, je ne mettais rien chez moi. Quand j’ai accouché la première fois, il n’était pas question d’en utiliser pendant une certaine durée, le temps que le vagin se remette. J’ai attendu, attendu et j’ai compris qu’il ne serait plus jamais capable d’avoir un tampon. Non pas, parce qu’il n’avait pas retrouver sa teneur avant grossesse, mais seulement parce qu’il ne voulait plus subir cette violence incohérente. J’avais pris conscience que même si j’en avais l’habitude, mettre un tampon n’était pas du tout anodin.
    La serviette lavable me sert de protège-slip et sinon je gère tout en flux instinctif (je dois dire que la rééducation du périnée m’a largement aidée à améliorer mes capacités, déjà favorisées par la musculature et la conscience musculaire liées à l’équitation et la danse).

    Il y a un point encore plus tabou et pourtant souvent synonyme d’empoisonnement ou de violence physique, la contraception ? Envisages-tu d’aborder le sujet ? Ou l’as-tu déjà fait ?

    • Merci pour ton témoignage Yanna ! Je n’ai pas encore parlé du flux instinctif mais je prévoie de le faire dans les semaines qui viennent. Quant à la contraception, je suis tout à fait de ton avis, c’est un autre sujet (de moins en moins tabou, de plus en plus questionné) qui mérite réflexion. Je n’ai pas prévu de l’aborder… même s’il est vrai que je n’utilise aucun contraceptif « concret », j’avoue que je ne me sens pas suffisamment inspirée/à l’aise pour souhaiter en parler sur le blog (pour le moment en tous cas).

  5. happymarylou dit :

    bravo pour ce cheminement! j’essaie tous les jours de progresser mais ça prend beaucoup de temps… l’essentiel c’est de se sentir bien !

  6. Keep Clem dit :

    Merci pour cet article ! C’est vrai que lorsqu’on commence à changer, c’est comme quand on refait une pièce de sa maison on fini par vouloir tout refaire ! J’avance petit à petit et je vois déjà certaines différences !

  7. Annabelle dit :

    Wow! Ton message m’a fait tout plein sourire ce matin!
    J’adore lire tes prgrès et je te suis depuis environ 1 an je crois!
    Ton blog est une petite merveille pour moi.
    xox

  8. gobelalune dit :

    C’est drôle, je suis un peu le même chemin : j’ai commencé par « nettoyer » la salle de bain et puis tout le reste a suivi… la reconnexion au corps, un nouveau regard sur le monde, le changement alimentaire… 🙂
    Merci pour ce partage !

  9. soline dit :

    Je me retrouve assez dans ton parcours. Je n’en suis pas au végétarisme mais j’ai réduit nettement déjà ma consommation de viande, il nous arrive de faire deux à trois repas sans viande dans la semaine. Je consomme local. Tout tes défis, m’ont aidé à avancé et m’aide encore!

  10. Sab dit :

    Quel cheminement j ‘ai aimé ton article qui me parle ! Après la lecure zéro déchet j’ai eu un déclic et j ai vidé ma salle de bains de pas mal de produits. Le reste de la maison suit mais mon besoin de retour à l’essentiel m’est nécessaire. Que ce soit l hygiène, l alimentation je remets tout en question. Mais je pense que tout ça va me prendre du temps. Mais je revis de reprendre ma vie en main. Merci pour ce partage.

  11. Myriam dit :

    Très bel article. Je poursuis la même quête que toi. J’essaie de manger local, de me vêtir avec des vêtements récupérés, d’espacer les shampooings et l’épilation se résume à des rasages moins fréquents en hiver qu’en été. Je mets encore des soutien-gorge mais seulement quand je vais travailler.
    Les écho-défis m’ont aidé à tendre vers le minimalisme auquel j’aspirais déjà depuis quelques temps. J’ai réfléchi à mes réels besoins et j’ai éliminé beaucoup de choses. (Mais j’ai encore un long chemin à parcourir 🙂 )
    Végétalienne depuis presque trois ans, je me tourne maintenant vers l’alimentation vivante pour davantage respecter mon corps. Je n’arrive malheureusement pas à me mettre au sport, sans doute parce que courir ou faire du vélo toute seule m’angoisse un peu.
    La difficulté la plus grande pour moi, et qui me cause souvent du découragement, c’est d’entrainer ma famille dans cette aventure. Je ne leur demande pas de devenir végétaliens mais au moins de réfléchir à l’impact de leurs achats sur l’environnement. En 2016, nos poubelles vont être pesées dans le cadre d’une démarche environnementale (et sans nul doute économique) de notre communauté de communes. J’espère que ça va inciter mon entourage à adopter de meilleures habitudes.

    • Merci beaucoup pour ton témoignage. Cela me fait toujours plaisir de savoir que certains éco-défis peuvent aider les unes et les autres à se rapprocher du mode de vie auquel elles aspirent. C’est un long chemin en effet, il faut être patient avec soi-même 🙂 Comme toi je trouve qu’il est très difficile « d’entrainer » son entourage dans l’aventure… le mieux reste de montrer l’exemple, d’en prouver les bienfaits et d’espérer qu’ils finiront par se sentir suffisamment inspirés pour nous accompagner dans notre cheminement. Le problème c’est que bien souvent ils n’ont pas lu/vu/entendu tout ce qui a fait le déclic chez nous et que ça ne les intéressent pas… cela peut être vraiment frustrant et décourageant et cela peut même être un frein dans nos propres démarches. J’espère que l’initiative de ta commune les motivera à vouloir commencer par réduire leurs déchets… Bon courage pour la suite en tous cas 🙂

  12. Nathalie dit :

    Bonjour bonjour,
    merci pour ce message qui me fait chaud au coeur; je suis comme toi dans une démarche minimaliste depuis presque deux ans. Ca a commencé par ce fameux article d’Antigone XXI et de là tout un questionnement sur ma consommation d’animaux (je suis devenue végétarienne) de produits toxiques dans les cosmétiques (je n’ai plus qu’un savon pour tout et des poudres pour cheveux, une préparation maison pour les dents et une autre pour la transpiration). J’ai l’impression que dès qu’on se débloque pour une chose (ici mes cheveux) on peut très vite passer à la vitesse supérieure, alimentation, moins de déchets, moins de consommation en général.
    Dernière étape en date, mon changement de contraception hormonale pour un diu en cuivre, j’ai à nouveau mes règles et du coup je tente le flux instinctif.
    Par contre, je ne sais pas si tu es en couple, mais moi, mon conjoint a un peu du mal avec mes « lubies »!
    En tous cas merci beaucoup pour tes articles, ils me touchent toujours beaucoup

    N

    • Merci pour ton témoignage 🙂 Je vis en couple en effet et jusque-là, mes nouveaux choix de vie- que je ne perçois pas comme étant des lubies car il s’agit de choix réfléchis- ne semblent pas avoir trop dérangé mon mari… Cela ne veut pas dire qu’il adhère forcément mais au moins je peux faire comme bon me semble. Ceci dit, ce n’est pas possible pour tout car quand on vit en couple certains choix impactent directement les deux personnes donc il faut faire des compromis ou savoir patienter…

  13. !nes dit :

    Bonjour,
    Très jolie article que j’ai pris plaisir à lire. Tu mets l’accent sur beaucoup d’actes militants (arrêt de l’épilation, du port du soutien-gorge, arrêt de toute protection hygienique…) que nous, femme, faisons en général en se questionnant sur le regard de l’autre et je trouve cela très raisonné. Article qui plus est courageux a mon sens.

    Merci!
    !nés.

    • Merci pour ton avis !nès 🙂 Je n’avais pas du tout pensé à ces choix comme étant des actes militants mais plutôt des engagements envers mon bien-être et celui de mon environnement. Il est vrai toutefois qu’ils remettent en question beaucoup de normes et croyances socio-culturelles…

  14. dublinecolo dit :

    Merci pour ce superbe article Natacha. Tu ne peux pas savoir comment je me reconnais! J’ai commencé par l’alimentation (végétarienne depuis 14 ans) et tout a suivi peu à peu… Il y a encore 5 ans j’aurais pensé que réaliser son propre dentifrice était impossible (nous sommes tellement conditionnés!) mais lorsque l’on arrive à se passer d’un produit, pourquoi ne pas passer à un autre, et un autre, etc. Bref tout ça pour te remercier pour tous ces articles inspirants que tu as écrit cette année. Hâte de lire ton article sur le flux intuitif.

    • Merci beaucoup pour ton message 🙂 En effet, on est tellement conditionné qu’on sous-estime notre potentiel et notre liberté… C’est noté pour le flux instinctif. Depuis le temps que je veux en parler, cela me motive à le rédiger !

  15. poli dit :

    Comme je me retrouve dans cet article. L’épilation quasi obligatoire depuis l’adolescence alors que je suis si peu poilue ; le port du soutien-gorge avec son lot de compression, oppression, transpiration et inconfort alors que même après deux grossesses tardives et à mon âge, je trouve mes seins parfaitement à leur place (en toute objectivité !), sans parler du maquillage…
    J’ai jeté mes soutiens-gorges il y a deux ans (tant de temps) et je m’en porte très bien.
    Je pense souvent à toutes ces contraintes imposées par l’usage, le regard des autres, la société ?
    J’ai 56 ans, depuis longtemps une conscience aiguë de ce qui peut « m’empoisonner » et je rejoins tes lectrices qui ont du mal avec l’entourage.
    Je travaille en collectivité depuis toujours, partage des repas quotidiens et conviviaux avec nos résidents et mes collègues (je suis infirmière en maison de retraite) et je mesure combien il est difficile de, ne serait-ce que faire ENTENDRE un autre discours sur l’alimentation ! Impossible d’échapper à la viande ou au poisson quotidien, malgré les formations que j’anime sur les alternatives possibles… Même les personnes les plus réceptives me cataloguent de mère inconsciente parce que je ne fais pas manger de viande, encore moins de viande rouge à ma fille de 16 ans : elle a ses règles, elle a besoin de fer, elle va être anémiée… Pour info : elle mesure 1m82, n’a pas pris d’antibiotiques depuis ? au moins 12 ans (je soigne ses rhumes avec des moyens maison, tout comme mon fils), n’est jamais malade, bref, est en pleine forme. Elle aussi doit lutter avec ses copains : ma mère est « zarbie » !!!
    Merci pour ton article, je me sens moins seule, et je t’assure que ce n’est pas simple pour ma génération d’assumer mes choix !

    • Merci beaucoup pour ton témoignage Poli ; il me motive encore plus à aborder en profondeur via de futurs articles les problèmes/jugements/critiques/incompréhensions etc. auxquels on peut être confrontés lorsqu’on fait ce genre de choix. C’est intéressant de savoir que d’après ton expérience, il n’est pas simple pour ta génération d’assumer ses choix. Moi j’ai l’impression que ce n’est pas simple pour ma génération non plus- justement vis à vis des personnes de la génération de mes parents… mais pas tous bien sûr : ma maman elle est très ouverte et prête à lire, questionner, changer… ce qui est très encourageant. Elle accepte également mes choix sans jugements ; peut-être parce qu’elle a confiance en moi et qu’elle sait que je ne fais rien sans m’être informée, avoir pesé le pour, le contre etc. Ce qui me peine le plus ce sont les personnes qui trouvent des excuses qui en vérité cachent avant tout un manque de volonté, la peur du changement, la peur de ne plus se fondre dans la société. En tous cas, bravo à toi pour avoir réussi à surmonté tout cela et réussi petit à petit à faire des choix en cohésion avec tes valeurs 🙂

  16. csil58 dit :

    Bonjour et merci pour cet article ! Je m’y retrouve beaucoup !! J’ai d’ailleurs laissé un commentaire sur l’article sur l’épilation.
    Concernant le sous-tif par contre je n’en mets pas quand je ne fais pas grand chose mais sinon après un peu plus d’un an de tests, je suis revenue là-dessus en en mettant un bien confortable en coton bio et équitable quand je dois faire des efforts physiques car mes seins me gênent trop. Il faut dire qu’ils sont assez volumineux !! Ils me tirent sur le dos et ce que j’ai du mal à supporter c’est la transpiration en dessous. Et plus sérieusement manier la fourche ou déplacer des cartons, des trucs lourds, … avec des gros nénés qui se baladent c’est vraiment pas pratique du tout ! Et puis il y a un autre truc aussi c’est qu’ils sont assez sensibles et que dès que j’effleure quelque chose avec, j’ai des sensations assez désagréables.
    Pour les règles, j’ai une cup … dans le placard. Je ne sais pas si je l’ai mal choisie ou pas mais malgré que je sois bien à l’aise avec , je ne sais pas, je n’arrive pas à être copine avec elle. Je suis aux jetables écologiques pour l’instant mais ça ne me plait pas et le flux instinctif n’est pas fait pour moi car je suis « en guerre » avec mon corps de ce coté là pour diverse raisons.
    Sinon ici dans la salle de bain il y a : 2 pains de savons (on a chacun notre préféré), une grande bouteille de shampoing (on dilue une grosse noix dans une petite bouteille d’eau une fois par semaine pour l’homme, tous les 10/15 jours environs pour moi), un tube de dentifrice (là c’est la brosse à dent qui me pose soucis … car désolée, mais se laver les dents tous les jours au bicarbonate, ça te bousille l’émail grave !) et une petite pommade à la propolis d’un ami apiculteur, et ah oui, un peigne et une brosse, les 2 en bois 😉
    pff j’ai encore écris un pavé moi !!

    • Merci pour ton témoignage et aucun souci pour le ‘pavé’- je trouve cela toujours intéressant et enrichissant de lire l’avis et l’expérience des autres en détails 🙂 Tout comme toi je mets un soutien-gorge ou plutôt une brassière lors des efforts physiques ; même si ma poitrine n’est pas si volumineuse que ça, je trouve que courir sans est très inconfortable. As-tu déjà essayé les serviettes lavables comme protection hygiénique ? En tous cas, ta trousse de toilette semble ultra minimaliste et écologique 🙂

  17. Adeline dit :

    Merci pour cet article. Je regrette tellement de ne pas avoir plus de gens comme toi autour de moi. Souvent les gens sont tellement fermés à l’écologie, au soin de leur alimentation, au naturel. Lire un article comme le tien me fait du bien. Je me sens moins extra-terrestre…

  18. kellyac dit :

    Bonsoir,
    Ton article fais aussi beaucoup écho en moi. Je n’en suis pas ausi loin dans mon cheminement, mais je me pose beaucoup de questions qui ressemblent aux tiennes. J’ai commencé par avoir envie de temps pour retourner à mes hobbys créatifs. J’avais l’impression qu’avec mon travail et le quotidien je ne pouvais plus rien faire. De là, j’ai decouvert le minimalisme, et puis j’ai retrouvé mon corps!
    Par contre, je conserve l’usage du soutien-gorge dans la journée (jamais À la maison, il faut pas pousser!). Il faut dire que je me déplace uniquement à vélo et que j’ai pas mal de poitrine, je n’aprécie vraiment pas quand ca secoue :s

    • C’est intéressant de voir les différents chemins qui nous ont mené au minimalisme et à l’écologie 🙂 Il est aussi des activités, comme la course à pieds par exemple, pour lesquelles je ne peux me passer de brassière.

  19. cris dit :

    Je me retrouve dans ton article, mais j ai encore du chemin à faire…merci pour tes partages qui nous apportent tant !

  20. Béa dit :

    Coucou Natasha, merci pour cet article plein de sens et courageux.
    J’ai été élevée de façon simple et cela m’ayant convenu, j’ai continué sur cette voie. Je crois que mon principal « moteur » a toujours été l’émancipation et la recherche d’autonomie et cela m’a conduite à explorer / questionner certaines pratiques, certaines croyances puis à faire des choix en lien avec ce que je souhaitais… Ce n’est que plus tard que l’écologie, la conscience de faire partie d’un tout et le fait de vraiment comprendre que mes gestes/actions avaient un impact fort sur l’environnement naturel et sociétal sont intervenus. Aujourd’hui j’essaie de combiner au mieux tous ces aspects. Cheminement sans doute un peu différent du tien mais qui aboutit à un style de vie similaire. Je te rejoins tout à fait sur le fait que se préoccuper de ce qui m’entoure m’a également conduite à prendre davantage soin de moi.
    J’ai hâte de lire ton article sur le flux instinctif. Je t’avoue que je suis perplexe. Je n’en ai entendu parler que de loin, ne connaissant personne qui le pratique. Je me réjouis donc de ton partage d’expérience à venir.
    Je me familiarise ces dernières années avec la notion et la pratique de la bienveillance. Envers les autres et envers moi-même, ce qui reste le plus difficile pour moi. 😉
    Je te souhaite une très belle fin d’année.

    • Merci beaucoup pour ton témoignage Béa. Je trouve cela tellement intéressant de savoir comment chacun-e d’entre nous s’est retrouvé sur ce joli chemin plein de douceur pour soi et la planète 🙂 Je te souhaite un doux début d’année 2016 !

  21. Emeline dit :

    Bonjour Natasha,

    j’aime votre blog que je lis assidûment avec beaucoup d’intérêt car il m’aide dans mon cheminement vers un comportement plus respectueux de la nature et de ma nature. Cet article a fait écho en moi, notamment la partie consacrée au fait de s’accepter entièrement comme nous sommes avec nos imperfections, nos petits défauts qui vont et viennent, sans vouloir cacher qui nous sommes aux autres mais aussi à nous-mêmes. C’est en consultant une naturopathe pour des soucis de stress et digestifs que j’ai commencé à m’interroger davantage sur mes façons de fonctionner, ma manière de m’alimenter, mon rapport à la planète, aux animaux, aux autres. De fil en aiguille, je suis devenue végétarienne et j’ai découvert tout un monde passionnant à travers des blogs comme le vôtre, des lectures. Ce qui est intéressant, c’est qu’on n’en a jamais fini, on fait des liens, on avance, on découvre d’autres choses. Il n’y a pas de limites. Et effectivement, en agissant de manière respectueuse avec la nature, on est plus bienveillant avec soi et c’est vraiment salutaire.

    Merci infiniment pour la richesse de votre blog et votre sensibilité !

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