La cosmétique maison: est-ce plus éthique, écologique & économique?

Jusqu’à il y a à peine deux ans, j’ignorais qu’il était possible de fabriquer ses propres cosmétiques! Lotions pour le corps, crèmes pour le visage, baumes à lèvres, dentifrices, shampooings, gels douches, savons… certains adeptes de la “tambouille” fabriquent tous leurs cosmétiques eux-mêmes, ou presque.

Quand j’ai découvert cet univers sur blogsphère, j’ai cherché à savoir ce qui pouvait motiver certaines personnes à se lancer dans la cosmétique maison et beaucoup disent que c’est plus sain, plus éthique, plus écologique et plus économique que l’usage de cosmétiques conventionnels…

Cosmétiques maison- copyright- echosverts.com

Les différents genres de cosmétiques maison

De mon point de vue, tout dépend d’un grand nombre de facteurs et aussi du genre de cosmétiques maison que l’on fabrique:

  • Les produits « longue conservation », faits en quantité et à base de plusieurs ingrédients cosmétiques.

ou

  • Les “cosmétiques-minutes” faits en petite quantité à partir de quelques ingrédients bruts, certains comestibles, sans conservateurs et que l’on utilise sur le champs.

Mes cosmétiques-minutes

Personnellement, je réalise des cosmétiques-minutes à partir d’ingrédients naturels bruts aux usages variés. J’utilise le vinaigre de cidre de pommes de ma cuisine dans mon eau de rinçage pour les cheveux. Pour les laver, j’utilise du Rhassoul mélangé à de l’eau et j’y ajoute parfois un peu d’huile de macadamia (la même que j’utilise pour sceller l’hydratation sur ma peau) et une ou deux huiles essentielles qui sont dans ma pharmacie. Enfin, j’utilise un dentifrice en poudre fait-maison, à base d’argile blanche (utilisée également en soin), de sel (le même que dans ma cuisine) et d’huile essentielle de menthe poivrée (elle aussi dans ma pharmacie). Pour les cosmétiques qui nécessitent des mélanges, aucun matériel spécifique ni conservateurs ne me sont nécessaires.

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La réalisation et l’usage de ce genre de cosmétiques me semble éthique puisque je choisis des produits bruts de qualité auprès de marques en qui j’ai confiance. Elle me semble également écologique car elle ne génère qu’une petite quantité de déchets recyclables et pas de gaspillage: j’utilise tous mes produits jusqu’au bout et avant qu’ils ne s’abîment.  Ensuite, c’est économique car ce sont des produits qui coûtent à peine quelques euros chacun et me servent plusieurs mois voire quelques années. En plus, étant donné que je peux utiliser certains d’entre eux de manières variées, cela me permet d’éviter d’encombrer les placards de ma cuisine et de ma salle de bains avec différents produits.

Finalement, tout cela me fait gagner du temps. D’abord parce que je n’ai pas besoin de renouveler mon stock régulièrement: à part l’huile, le vinaigre de cidre et le Rhassoul que je renouvelle 1 à 3 fois par an, les autres ingrédients me servent bien plus d’un an. Ensuite, quelques secondes ou minutes me suffisent pour les appliquer et les préparer. Enfin, je trouve facilement les produits dont j’ai besoin dans les magasins aux alentours de chez moi. Seule exception, les huiles essentielles car je n’utilise que celles de la Compagnie des sens, l’unique marque en qui j’ai entièrement confiance et dont les produits s’achètent en ligne. Cela dit, comme j’utilise les huiles essentielles avec parcimonie et qu’elles se conservent longtemps, je n’ai pas besoin d’en commander plus d’une fois par an.

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Les cosmétiques maison “longue conservation”

Personnellement, je ne me suis jamais laissée tenter par la fabrication de produits cosmétiques longue conservation. Tout d’abord, parce que mes cosmétiques-minutes remplissent tous mes besoins en terme de soins et le seul produit fini que j’achète c’est le savon. Fabriquer un savon est un processus long et complexe qui demande beaucoup de connaissances, de précautions et de matériel. Étant donné qu’il existe des savonneries artisanales qui ont un véritable savoir-faire et vendent des produits sains, écologiques et de qualité à un prix abordable, je préfère acheter mes savons tous prêts.

L’exemple de la fabrication du savon est un cas “extrême” je pense car c’est un cosmétique particulièrement laborieux et coûteux à réaliser soi-même… J’aimerais donc prendre l’exemple d’un cosmétique plus simple à réaliser et expliquer pourquoi la réalisation de recettes de cosmétiques « longue conservation » ne me semble pas systématiquement plus écologique et économique.

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Exemple d’une recette de cosmétique « longue conservation »

Prenons donc pour exemple la recette de la Lotion douceur pour le visage amande et fleurs d’oranger sur Aroma-Zone qui nécessite l’achat de 5 ingrédients (ce qui est peu par rapport à d’autres recettes de cosmétiques maison!). Pour réaliser cette recette, il faut également du matériel de fabrication et de conservation adéquat.

Si l’on achète tous les ingrédients requis pour cette lotion, hors matériel, cela revient à 18,10 euros. Voici maintenant un aperçu des produits nécessaires, de la quantité requise pour la recette et de la quantité minimum à acheter sur Aroma-Zone:

Produit Quantité requise pour la recette Quantité minimum vendue
Hydrolat de fleur d’oranger 88,5ml 100ml
Lait d’amande douce bio 5g 50g
Concentré micellaire hydratant 4,8ml 30ml
Extrait aromatique naturel nougat 1ml 10ml
Conservateur Cosgard 0,6ml 5ml

Si je décidais de réaliser cette lotion je me retrouverais ensuite avec une quantité d’ingrédients plus importante que celle nécessaire pour la recette. Même si j’ai horreur d’encombrer mes placards d’innombrables petits paquets de ceci ou de cela entamés, il serait bien évidemment hors de question de les jeter. 4 options s’offriraient alors à moi:

Que faire du surplus des ingrédients?

  • Option 1: refaire la recette

Je pourrais réutiliser le surplus pour refaire cette recette mais il faudrait tout de même que je rachète de l’hydrolat à chaque fois et au bout d’un moment d’autres ingrédients viendront à manquer… Je devrai réaliser cette recette 10 fois pour finir le lait d’amande douce, 6 fois pour (presque) finir le concentré micellaire hydratant, 10 fois pour terminer l’extrait aromatique naturel de nougat et 8 fois pour (presque) finir le conservateur Cosgard. Bref, à chaque fois que je voudrai refaire cette recette, je devrais racheter de l’hydrolat et au bout de la 6ème fois je devrais racheter du concentré micellaire hydratant et… ainsi de suite. Un véritable cercle vicieux! En plus, si un flacon de cette lotion dure plusieurs mois, cela veut dire que je me retrouverais avec ce surplus de produits sur les bras pendant plusieurs mois, voire plus, et même si ces produits sont sensés se conserver longtemps, les besoins de la peau, eux, évoluent avec le temps: il arriverait donc certainement un moment où aucun de ces produits ne me serait utile…

  • Option 2: faire d’autres recettes

Je pourrais aussi utiliser ce surplus d’ingrédients dans d’autres recettes… mais à moins de trouver une recette pour laquelle il faudrait exactement la quantité d’ingrédients restante est fort improbable donc je me retrouverais malgré tout à devoir acheter d’autres ingrédients pour pouvoir réaliser cette nouvelle recette. Je me laisserais donc également embarquer dans le cercle vicieux de l’acquisition de différents produits!

  • Option 3: en faire pour sa famille, ses ami-e-s

Je pourrais faire la recette en grandes quantités et en faire profiter mes amis, ma famille… Ca ferait de jolis cadeaux faits main, certes, mais encore une fois, cela m’obligera à racheter certains ingrédients… Et surtout, mes amis et ma famille ont-ils vraiment les mêmes besoins et goûts que moi? J’en doute fort…

  • Option 4: vendre, donner ou échanger son surplus d’ingrédients

Certain-e-s adeptes de la cosmétique maison s’organisent pour s’échanger/se racheter certains produits. Ces échanges/rachats peuvent se faire en personne si on a la chance d’habiter dans le même coin, sinon, il faut passer par la poste, ce qui a un coût et génère des déchets. Et même s’il vaut mieux donner/ventre/échanger plutôt que conserver ou jeter ce dont on n’a pas besoin, ça reste une bonne idée à condition qu’en se débarrassant de ce qui nous encombre on ne reproduise pas le cercle vicieux de l’achat de nouveaux ingrédients chez les autres!

Cosmétiques maison- copyright- echosverts.com

S’il était possible d’acheter tous ces ingrédients en vrac, je pourrais acheter la quantité exacte nécessaire à la réalisation de cette recette et aucun de ces problèmes ne se poserait. Hors, aucun de ces ingrédients ne se vend en vrac. En outre, ce genre de recettes nécessite l’acquisition d’un minimum de matériel, l’usage d’ingrédients emballés dans des contenants qui ne sont pas réutilisables et qui sont souvent en plastique (ma bête noire!). De plus, ces produits ne se trouvent pas dans n’importe quel magasin du coin donc il faut souvent les commander sur des sites spécialisés en ligne ce qui implique un impact écologique lié au transport et aux emballages. Enfin, ce genre de préparation demande un minimum de temps que je préfère consacrer à d’autres activités.

La cosmétique maison: un savoir-faire

L’élaboration de ce genre de cosmétiques demande également un minimum de connaissances et de savoir-faire. Certaines recettes sont tellement simples, qu’elles laissent à penser que la cosmétique maison est à la portée de tous/toutes… Hors, il ne s’agit pas seulement de savoir suivre une recette, il faut aussi savoir quels sont les risques et propriétés de chaque ingrédient: ce n’est pas parce qu’ils sont naturels qu’ils ne sont pas nocifs pour autant! Bien au contraire, nous sous-estimons encore beaucoup trop les pouvoirs de la nature… En outre, il est important de savoir faire la différence entre les ingrédients de qualité et ceux de basse gamme: ce n’est pas parce qu’un ingrédient est « brut » et « naturel » qu’il est forcément sain ni écologique!

Alors que faire ses cosmétiques maison peut sembler ludique, ça demande des connaissances sérieuses et je déplore qu’on propose aujourd’hui des recettes de cosmétiques maison à tout-va et sans explication aucune sur les bienfaits ou risques liés à l’usage des différents ingrédients. Il y a néanmoins des blogueurs et des blogueuses qui savent vraiment de quoi ils/elles parlent et redonnent à la cosmétique maison sa vraie valeur. Tous ne bloguent pas exclusivement à ce sujet-là d’ailleurs, et je ne pourrais tous les nommer, mais parmi les spécialistes il y a notamment les blogs de Vert Citron et L’essentiel de Julien. Alors ne s’improvise pas cosméteur ou cosméteuse maison qui veut!

Pour toutes ces raisons-là, la fabrication de cosmétiques maison de longue conservation ne m’intéresse pas mais c’est aussi parce que j’ai la chance de pouvoir me contenter de produits bruts, simples et en petites quantités pour répondre à mes besoins en termes de cosmétiques.

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Les avantages de la cosmétique maison

Je vois malgré tout plusieurs avantages à la réalisation de cosmétiques de longue conservation plutôt que d’acheter des cosmétiques conventionnels “prêt à l’emploi”:

  • On peut se fabriquer des soins sur mesure, à condition de bien savoir ce dont on a besoin et quels sont les meilleurs ingrédients pour répondre à ses besoins
  • On peut réduire le nombre de soins que l’on utilise en créant quelques soins ciblés et personnalisés
  • On peut s’assurer que nos cosmétiques ne contiennent que des produits naturels, bio, durables, non testés sur les animaux etc., à condition de bien se renseigner sur le lieu et mode de production, d’extraction etc. des ingrédients utilisés et leur impact écologique
  • On peut gagner une plus grande appréciation pour les richesses de notre environnement en apprenant à connaître les bienfaits de divers ingrédients naturels

Les ateliers cosmétiques

Comme en parlait Mélanie du blog Vert Citron, je pense qu’il y a aussi un coté ludique intéressant quand on réalise des cosmétiques maison un peu élaborés. Dans ce cas, je trouve le concept d’ateliers cosmétiques très sympa: cela permet de repartir avec un produit fini de qualité, réalisé par ses soins grâce aux conseils d’experts et en compagnie d’autres personnes partageant notre passion. Bien sûr, ces ateliers ont un coût, mais s’ils peuvent nous éviter de tomber dans le cercle vicieux de l’achat d’innombrables ingrédients, ça peut en valoir la peine.

Ceci n’est pas une critique!

J’espère que les adeptes de la cosmétique maison ne verront pas dans mes propos une critique de leurs habitudes: il s’agit-là des raisons personnelles pour lesquelles je ne préfère pas me lancer dans ce genre de préparations.  Je suis bien consciente que nous avons tous et toutes des passions, des priorités et des besoins différents!

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L’avis des lectrices d’Échos verts

Je vous invite maintenant à lire l’avis d’autres lectrices sur la question…

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 Lily

Pour moi ce sont les 3 à la fois!!!!

  • Éthique car aucune maltraitance envers les animaux (pas de test en laboratoire…)
  • Écologique car on peut réutiliser ses condiments (et surtout les choisir intelligemment)
  • Économique car les achats de matières premières coutent moins chers que les produits finis!!! (et les prix des emballages, pubs, marques en moins).

Je fais mes cosmétiques moi même en passant par le site AROMA ZONE. Et puis c’est tellement plus gratifiant de faire les choses soit même non?

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Aïda

J’ai fait des cosmétiques de toute sorte, j’ai même travaillé pour une société française qui vend des matières première pour la fabrication de cosmétiques maison, j’ai suivi une formation assez pointue sur le sujet et animé des ateliers de formation. Mon bilan : tout dépend de ce qu’on appelle « cosmétiques maison ». Mais sincèrement, faire mes crèmes et mes après-shampoings, je ne fais plus. Ça demande du temps,  de la place et la possession de matières premières parfois périssables, c’est donc difficile à gérer sans perte. Quand on produit pour ses copines et toute sa famille, ça peut devenir plus faisable, mais il faut encore plus de temps. De même, les produits se conservent souvent mal, moisissent et finissent à la poubelle quand on est seule face à un pot de crème de 30ml qui doit être utilisé en 1 mois alors que chez moi, un tube de crème dure 6 mois au moins. En revanche, ces expériences m’ont beaucoup appris à utiliser des produits bruts, qui se gardent bien et n’en sont que plus efficace. Plutôt que fabriquer une crème instable, je vais facilement mettre un hydrolat et le faire pénétrer en massant par dessus une huile végétale avec un peu d’aloe vera, voire une goutte d’huile essentielle au besoin. Que le nécessaire, aucun conservateur et des produits de base qui durent des mois, pour moi le meilleur compromis. Pour les savons par exemple, je manque de temps et de place, et j’aime faire travailler des artisans !

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Carlotta

Faire ses cosmétiques maison est plus écologique si on utilise des produits bruts, biologiques et naturels, et si on réutilise les contenants. C’est également plus éthique que les cosmétiques industriels qui sont souvent (ou certains de leurs ingrédients) testés sur les animaux. Enfin, c’est clairement plus économique si on s’en tient, encore une fois, à quelques produits de base. Pour moi, ne plus acheter de produits cosmétiques n’a de sens que si c’est pour adopter une approche minimaliste et naturelle des soins du corps. Les recettes d’un fameux site de cosmétiques maison avec leurs listes d’ingrédients longues comme mon bras n’ont pour moi aucun sens ! Finalement, la seule «tambouille» cosmétique que j’effectue, c’est pour mon déodorant, que je réalise en suivant la recette d’Antigone XXI. Pour le reste, j’utilise des huiles végétales parfois agrémentées d’huiles essentielles, des hydrolats, de l’aloe vera… Et surtout, j’écoute mon corps et j’utilise moins de produits qu’avant ! À raison d’un déodorant fait en 5 minutes qui me dure des mois et d’un flacon d’huile végétale acheté de temps en temps, je gagne clairement du temps, de l’argent, j’épargne ma santé et l’environnement ! Que demande le peuple ?

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Solènedu blog La meilleure version de soi

J’ai découvert les cosmétiques maison il y a un an environ; au début je me suis laissée prendre au piège de la « tambouille » et de toutes ces recettes tentantes mais j’ai vite vu que j’allais y laisser la moitié de mon salaire si je ne faisais pas attention; j’ai donc fais plusieurs essais pour trouver les recettes idéales qui nous conviennent et m’en tenir à celles ci : un savon / un shampoing solide / le henné/ dentifrice. Le déodorant à été un échec pour l’instant, c’est un regret… ma recette fétiche est ma crème magique à la cire d’abeille et karité qui me sert de crème peau sèche, baume à lèvres, crème mains et crème cicatrisante pour les petits bobos…  en me bornant à des recettes simples et adaptées je fais de réelles économies et surtout nous avons éliminé pas mal de produits chimiques de la salle de bain; le point noir : le maquillage, je n’ose pas m’y attaquer pour l’instant, je pense plutôt trouver une marque clean pour acheter mes basiques!

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Sarah du blog Morue

Je pense que faire ses cosmétiques soi-même est plus éthique, écologique et économique. Cela dit, il y a des écueils à éviter pour ce faire.

Malgré le fait que, en cosmétique maison, on utilise des choses qui semblent bonnes pour soi et l’environnement, ce n’est pas toujours le cas. Il est essentiel de vérifier les ingrédients des produits achetés, comme les émulsifiants, ou de s’assurer de la provenance (je pense bien sûr à l’huile de palme, mais tous les ingrédients peuvent venir d’endroits pollués, ou de travail douteux).

Concernant les huiles essentielles, il est important de se fier à de bonnes marques. Des produits trop peu chers sont potentiellement des fins de stock, des produits bientôt périmés, etc.

Enfin, il est important de regrouper ses achats, et de bien réfléchir à ses besoins avant de se lancer. Il existe pléthore de recettes dans des livres ou sur internet, et non seulement toutes ne se valent pas, mais de plus certaines ont de longues listes d’ingrédients. Il est donc important de s’informer sur les effets des actifs attendus, les ingrédients pouvant être remplacés par d’autres, les ingrédients faisant double emploi…

Pour moi, faire mes tambouilles est un bonheur, mais je suis passée par une phase de découverte qui m’a fait dépenser plus, et parfois pour des produits douteux. Je conseille la tambouille à tous, car on a vraiment le pouvoir sur ce qu’on fait et utilise. Seulement, il est important de ne pas se comporter en mouton, et de garder son esprit critique.

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Sybille

Faire mes cosmétiques … c’est d’abord problématique. Ca ne fait vraiment pas longtemps que j’ai commencé à tenter d’essayer … Pour des raisons principalement écologiques : arrêter de tartiner mon corps et celui de ma fille de produits pétrolifères mortifères … Mais ….. Je suis perdue dans les recettes, les blogs, les conseils, les ingrédients improbables et introuvables ….. Bref … Dubitative je suis …. Mais prête à apprendre et sur les starting block pour le nouveau défi.

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Marion du blog Ma vie sans cruauté

C’est une idée qui m’a séduite au départ, mais très vite, je me suis rendue compte que c’était un cercle vicieux. J’ai accumulé une quantité astronomique d’ingrédients que je ne pouvais utiliser que pour une ou deux recettes et je ne parle pas de ma collection de petits contenants vides – ou pas – en plastique dans lesquels arrivaient les ingrédients. Ça m’a vite pris la tête et j’ai laissé tomber.

Aujourd’hui, je ne fabrique plus rien. Côté soin et produits capillaires, je privilégie les produits bruts : huiles et poudres végétales, argiles, etc. Pour le maquillage, j’utilise des produits tous faits. Comme je ne termine pas mon rouge à lèvres ou ma palette de fard à paupières tous les deux mois, je trouve ça plus « éthique » d’acheter son maquillage tout prêt. Au lieu de pourrir au fond de mes placards, les ingrédients qui composent mes produits maquillages servent à fabriquer les produits que d’autres gens, à qui la cosmétique maison ne correspond pas forcément, achètent.

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Sara

Personnellement, je ne suis pas adepte des cosmétiques maisons élaborés (maquillage, baume complexe…). Cependant, depuis 3 ans maintenant, j’utilise des cosmétiques écologiques et responsables (si possible fabriqués en France). J’ai parfois trouvé mon bonheur (comme la découverte de la boutique M&Oz à son ouverture sur Lyon il y a un peu plus d’un an maintenant) et parfois j’ai été déçu des produits. Aujourd’hui je suis surtout adepte du minimalisme en soins et cosmétique, comme pour le reste de ma vie d’ailleurs. Si je peux fabriquer simplement un produit (comme un gommage miel/sucre/citron pour le corps) ou utiliser directement un produit simple (huile d’amande douce à la place d’une crème visage (je n’ai jamais rien trouvé de mieux !) ) ou encore me laver les visage ou les cheveux au miel (doux, brillant et propre, si si !) alors oui, pour moi ces cosmétiques sortant du placard de cuisine sont plus écologiques (je ne prends que des produits bio… et du coup il n’y a pas d’emballage en plus), plus éthique (pour le coup c’est le must du local et pas de test sur de mignons petits lapins) et surtout plus économique ! La principale question pour moi est finalement le concept du minimalisme : est-ce que fabriquer mes cosmétiques me demandera d’acheter plus ? plus cher ? aurais je vraiment le temps de fabriquer ce produit si j’achète exprès ces ingrédients ?

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Estelle

Il y a un petit moment, j’ai voulu essayer de faire mes cosmétiques moi-même, j’ai donc acheté 2 livres sur le sujet, et j’ai acheté quelques ingrédients de base dans ma boutique bio locale, mais assez cher, puis j’ai commandé d’autres produits sur Aroma-Zone.

Ces ingrédients m’ont permis de faire quelques cosmétiques, mais je me suis vite rendu compte que si je voulais en faire d’autres, selon les « recettes » des livres, il me fallait encore acheter d’autres ingrédients de base, qui finalement coûtent assez cher. Même si leur contenant n’est pas énorme, il en faut parfois très peu et ne s’utilisent pas dans toutes les « recettes ». De plus je ne trouve pas que les cosmétiques soient vraiment plus exceptionnels par rapport à des cosmétiques achetés en magasins bio. Je dois reconnaître par contre que c’est assez agréable à faire, on retourne un peu à l’école au cours de chimie.

Je ne pense pas continuer à faire mes cosmétiques moi-même, mais je me tourne plutôt vers une utilisation de certains ingrédients déjà présent dans ma cuisine (et qui du coup ne coûtent pas trop cher, ou du moins ne représentent pas un achat supplémentaire). Gala a fait d’ailleurs un très bel article là dessus.

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Merci à toutes celles qui ont pris le temps de m’envoyer leur avis sur la question!

Sur le même sujet, je vous invite à lire Pourquoi je n’aime pas la cosmétique maison sur le blog Les cheveux de Mini.

Cosmétique maison- copyright- echosverts.com

Et vous la cosmétique maison, vous en pensez quoi?

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71 commentaires pour La cosmétique maison: est-ce plus éthique, écologique & économique?

  1. aemi dit :

    moi j’ai plein de recettes-minute!!! du miel pour faire un gommage, du bicarbonate pour les cheveux gras ou les pellicules, des bananes et des oeufs pour faire un masque cheveux et peau… etc! Par contre je n’irais jamais me lancer dans les recettes compliquées qu’on peut voir sur certains sites! je préfère aller à ma biocoop pour avoir des produits naturels, pas forcément si chers que ça (lavera, marylou bio, logona…)

  2. Antigone XXI dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec toi et, mis à part mon déodorant et mon démaquillant (huile + eau + bds – enfin, quand je me maquille…), je dois bien avouer que je n’utilise aucune crème au quotidien, qu’elle soit maison ou du commerce… Si j’en ai fait (cf. mes recettes publiées), soit c’était un ‘one shot’ et j’étais contente d’en avoir l’espace d’un mois ou deux, soit je les ai offertes à des amies qui achètent d’ordinaire des crèmes toutes prêtes car je sais qu’elles se méfient un peu des huiles végétales et ne peuvent pas encore passer à une cosmétique vraiment minimaliste… Mais sinon, pour moi, c’est savon + huile végétale (souvent olive, amande ou un macérat dans de l’huile de tournesol) + aloe vera, et hop, c’est fait ! 🙂 Et puis, bien sûr, du vinaigre pour les rinçages, du sucre pour les gommages, et… euh, on a fait le tour ! En hiver, je sors le beurre de karité (le pot d’1/2 kg qui va me faire 5 ans, je sens…), qui me sert de baume à lèvres, de crème de jour, de nuit, de crème pour les pieds, les mains… de tout ce que tu veux !
    Ah si, tiens, il faudrait que je refasse mes baumes à lèvres, c’est quelque chose que j’aime bien avoir au quotidien ! 🙂
    Pour les dentifrices maison, en revanche, je n’en ai pas trouvé qui me satisfasse pour le moment et j’en reste au dentifrice bio du commerce. Quand c’est au bds, ça finit par m’irriter les gencives, et à l’argile, ça me fait un peu grincer les dents… sinon, c’est rien, juste une petite goutte d’HE de menthe poivrée, mais ça arrache ! 😉

    • Bobette Pop'n Cuticule dit :

      ^^ Contente de lire cet article et les commentaires qui vont avec. Je reviens sur ce que tu dis ophélie: sucre pour les gommages, justement je me tattais à faire ton gommage vahinée mais je me demandais si un gommage huile sucre ne serait pas satisfaisant et suffisant, vous en pensez quoi?

      Merci pour toutes ces nouvelles choses, ça donne vraiment envie de convaincre tout le monde autour de soit (ps: moi je suis rentrée dans le cercle vicieux des huiles végétales et tout le reste AZ: tout le temps envie de commander de nouvelles choses, et je succombe à l’envie (je me retrouve donc avec tout un panel d’HV, deux beurres, trois poudres lavantes, et bien d’autres ^^, promis je vais minimaliser tout ça 🙂

    • @ Bobette Pop’n Cuticule: Si déjà tu es consciente que tu peux prendre soin de ta peau avec moins, c’est déjà un grand pas 😉 ! J’espère que tu finiras pas trouver l’équilibre et les produits basiques qu’il te faut!

    • @ Antigone XXI: Merci de nous faire partager tes petites astuces pour une trousse de toilette écologique et minimaliste! Je pensais à toi d’ailleurs quand je parlais des blogueuses qui ne parlent pas que de ça mais qui proposent des recettes de cosmétiques maison fiables et complètes 😉 À ce propos, je finirai certainement par faire ta recette de déo car même si pour l’heure je m’en passe ou alors si vraiment j’en ai besoin je mets une goutte d’HE de Palmarosa, je pense que quand je vais reprendre le boulot et donc faire du vélo de manière régulière, je ne pourrais pas m’en passer! Mon seul souci: mettre la main sur de la cire végétale… Le beurre de karité est aussi l’allié de ma peau en hiver (et toute l’année pour mes lèvres et mes cheveux). J’ai un petit pot de 100ml à peine, ouvert il y a maintenant 15 mois, payé moins de 10 euros, bio, équitable et tout et tout… et encore à moitié plein!

  3. Audrey dit :

    Ta recette de dentifrice maison me plait bien, quelles doses de chaque ingrédient mélanges-tu à peu près ? Et quel « mode opératoire » utilises-tu ensuite ?
    Sinon ton article est très intéressant et je te rejoins sur les fiches recettes de chez aroma-zone aux listes d’ingrédients longues comme celles des produits du commerces finalement alors qu’il y a des « basiques » qui font très bien l’affaire à moindre coût, temps et emballage !

  4. Orodruín dit :

    Coucou! Ce ne sera pas une surprise puisque je l’ai déjà évoqué mais évidemment je suis d’accord avec tout ce que tu as écrit. Par contre, même si ce sont des produits naturels, ils ne sont pas exempts de problèmes comme tu l’as dit et au départ on peut aussi perdre de l’argent et gaspiller en cherchant les produits bruts adaptés à nous (car on ne peut prédire comment on va réagir), telle huile ne pénètre pas bien ou pas assez vite, telle marque d’aloé vera périme trop rapidement, réaction à telle huile essentielle… Et puis il y a aussi des évidences balancées sur internet (quand c’est la seule source d’information disponible) qui sont des erreurs (le cas du bicarbonate de soude pour la peau – on ne tient pas assez compte du PH des préparations combinées à l’eau de lavage par exemple, c’est déjà de la chimie) ou de la désinformation, des contradictions. On reste dans un monde de chimie et de molécules auquel il convient de faire attention. C’est donc évidemment pire quand les ingrédients se multiplient et je crois qu’on tombe facilement dans le panneau de « la recette miracle » aussi mensongère que les pubs à la TV.
    Oui donc au minimalisme: pourquoi forcément se gommer la peau ou même se savonner partout partout tout le temps, se shampooiner tous les jours, se mettre forcément du déo, utiliser forcément une crème spécifique pour tel endroit, une autre pour un autre endroit, etc, se maquiller systématiquement, et j’en passe ? Tout ça fait prendre conscience que d’une part on a une société complètement muselée, intolérante et dans le déni du corps humain (masqué, camouflé par les artifices) et que soi-même on ignore complètement les besoins physiologiques (et non esthétiques) de celui ci.
    Beau weekend à toi. 🙂

    • C’est vrai, la manière dont on vante les « recettes miracles » (aussi simples et « économiques » soient-elles) rappelle les publicités mensongères… Et comme toi, je pense que la société de consommation a réussi à nous faire croire qu’on avait besoin d’un soin spécifique à une fréquence spécifique pour que chaque partie de notre corps soit « belle » et « propre »! Finalement, notre corps a perdu tout ce qu’il avait de plus sain et naturel en se parant de produits artificiels et superflus… Je te souhaite également un agréable week-end 🙂

  5. Olivia dit :

    Excellent article et depuis 2 ans je n’utilise plus que du rhassoul et huile essentielle ylang ylang pour laver mes cheveux, de l’aloe véra + huile végétale de rose pour hydrater ma peau et soit du yaourt soit de l’huile d’olive comme nettoyant/hydratant, une question quand même : vous dites que vous ne renouvelez le rhassoul qu’une ou deux fois par an alors que je suis obligée d’en racheter tous les deux mois marque argiletz 200 gr, pouvez-vous me conseiller une marque plus avantageuse svp?

  6. Sophie dit :

    Bonjour, on peut faire presque le même constat avec la mode de créer ses produits ménagers à faire soit même!! Parfois rien de mieux que du bicarbonate et du vinaigre….

  7. Finalement, j’ai très peu de produits moi aussi. Je fais minimaliste et avec ce que j’ai dans ma cuisine : yaourt, miel, oeuf pour les cheveux (ou rhassoul), huile de coco (dentifrice, crème, baume à lèvres, soin pour cheveux), bicarbonate de soude pour déodorant. A part le Rhassoul et le Shikakai, j’ai quelques huiles essentielles et du Melt&Pour pour faire des petits savons mignons et l’offrir à mes copines, voilà !

  8. Rythme Indigo dit :

    Bonjour! Merci pour cet article très intéressant!
    Je fabrique mes cosmétiques maison depuis juin 2014, et j’utilise également nombre de recettes minutes. J’avoue être un peu mitigée à la lecture de cet article, et je ressens le besoin de donner mon avis, même si je comprends les arguments énoncés, et que j’en partage un certain nombre!

    Alors j’ai choisi de passer au fait maison pour des raisons éthiques, écologiques et sanitaires principalement et après un peu de réflexion, il m’apparait que le plus grand piège de la cosmétique home made est de quitter une société de consommation pour retomber dans une autre.

    Je fabrique également depuis peu du savon en saponification à froid, et si le processus est effectivement long et laborieux, je ne le considère pas comme particulièrement coûteux. Comme pour la cosmétique, tout est dans le choix des matières premières en fait. Je vais au plus simple et au plus économique, et pour une dizaine d’euros d’ingrédients, j’ai de quoi me savonner au moins un an. Evidemment, ce n’est pas quelque chose qui s’improvise et cela reste une pratique qui nécessite d’être rigoureux.

    Concernant les recettes de cosmétiques, pour reprendre l’exemple de la lotion, lorsque l’on se lance dans la cosmétique maison, il me parait important de savoir :
    1. Comment substituer un ingrédient à un autre,
    2. Comment formuler ses propres recettes,
    afin de ne pas surconsommer d’ingrédients d’une part, et pouvoir également personnaliser au mieux une recette d’autre part.

    De plus, il m’apparait que, si les personnes qui postent les recettes se doivent d’être attentives à ce qu’elle soit correctement formulée, ainsi qu’à anticiper au mieux les difficultés, les personnes qui les utilisent ont également la responsabilité de vérifier l’exactitude de la recette et de la formulation, ainsi que les dangers potentiels des différents ingrédients. On n’est jamais mieux servi que par soi même!

    Je possède certains ingrédients que j’estime « indispensables », et que je renouvelle lorsqu’ils sont terminés. Si une recette me convient, je l’utilise et je la renouvèle au maximum. Je n’ai jusqu’à présent jamais jeté de produits, soit non terminés, soit périmés car non utilisés. Pour le matériel, je fonctionne quasiment sur de la récupération ou du rachat d’occasion. Jamais rien de neuf, et pas de gaspillage!

    Mes cadeaux de noël ont été faits main et personnalisés avec les ingrédients que j’avais. Leur réalisation m’a certes pris beaucoup de temps, mais le coût de revient au niveau des matières premières est largement inférieur à ce que j’aurais pu leur offrir dans le commerce avec le même budget. J’ai également personnalisé les différentes recettes en fonction des personnes (besoins et goûts), sans leur imposer les miens et sans acheter de nouveaux ingrédients. Je n’ai aussi offert qu’aux personnes sensibles à ce type de cosmétique ou en essai pour leur faire découvrir. Si ça marche, je referai volontiers, d’autant plus si ça évite aux personnes qui me sont proches d’utiliser les sal***eries du commerce. Sinon tant pis, je repasserai à un cadeau plus « commercial ».

    Évidemment, la cosmétique maison nécessite certaines connaissances et un savoir faire. Mais n’est-ce pas le cas pour tout ? Alors bien sûr, il y a la dimension sanitaire en plus que l’on ne retrouve pas dans tout « loisir » mais il faut se renseigner au maximum, comparer les sources, prendre du recul, et se faire sa propre opinion. Cela demande un travail d’investigation important mais je pense qu’il est nécessaire voire primordial. Ainsi, l’on sera plus à même d’écarter d’emblée les recettes cosmétiques balancées à tout va potentiellement dangereuses.

    Les inconvénients que je vois toutefois dans ce genre de cosmétique actuellement sont les mêmes que les tiens:
    – le côté suremballage plastique. Il y a un petit côté paradoxal dans cette volonté que l’on a de consommer mieux et autrement… et de recevoir ses produits dans des montagnes de plastiques.
    – les matières premières qui ne sont parfois pas écologiques DU TOUT dans leur mode de fabrication
    – le temps de fabrication. Je ne suis pas une usine non plus, mais cela demande beaucoup de temps.

    Cependant jusqu’à présent, le jeu en vaut largement la chandelle, mon mode de vie alimentaire, environnemental et de consommation deviennent petit à petit plus sains 🙂
    Concernant le coût, certes mon budget pour cette partie est plus importante qu’auparavant, mais je ne consomme pas spécialement plus, simplement différemment 🙂

    Voilà, merci d’avoir lu ce long commentaire, au plaisir de te lire!
    A bientôt,
    Fred

    • Merci pour ton avis détaillé sur la question Fred 🙂 En effet tout nécessite un certain savoir-faire- après je pense qu’en fonction de nos intérêts personnels, de nos moyens et de nos priorités on n’est pas forcément tous à même de ou motivés pour développer certaines connaissances. Je pense qu’il faut tout de même une certaine passion à la base pour vouloir s’investir ainsi dans la fabrication de cosmétiques pour soi et ses ami-e-s… en tous cas, je trouve important d’avoir une passion qui nous permette de développer notre créativité et/ou de créer de nos propres mains: personnellement je retrouve ce plaisir-là dans la cuisine 🙂

    • cécile dit :

      bonsoir, peux tu donner ta recette de « savon maison pour environ dix euros » s’il te plait?

  9. J’ai découvert ce blog il y a peu de temps. Je voudrais de féliciter de la qualité de tes articles. Je m’interroge depuis un petit moment sur les cosmétiques maison. Effectivement, il existe beaucoup de sites mais des fois j’ai des doutes. Pourtant je suis chimiste de formation mais ma spécialité c’était les nanomatériaux. Ayant une solide formation en chimie, il m’est impossible de connaitre toutes les propriétés des molécules (artificielles ou naturelles).
    Il y a 3 ans je me suis intéressée aux produits d’entretien maison. Très récemment, j’ai ouvert un blog parce que mes proches n’avaient aucune idée des efforts que je faisais en matière d’écologie. Je me suis interrogée sur l’opportunité de partager les recettes que j’utilise mais c’était un moyen de leur faire partager mon quotidien. Cependant, je me suis rendue compte que faire ses produits d’entretien étaient économiques mais peut-être pas si écologiques que çà. Depuis, j’essaie de corriger mes erreurs en achetant la majorité de mes ingrédients dans les boutiques bio.
    C’est pourquoi je ne voudrais pas renouveler celles-ci si je fais mes cosmétiques . Comme pour mes produits d’entretien, je cherche des recettes simples et minimalistes et pas un ersatz de produit commercial.
    Enfin en temps que chimiste, je prends peur quand j’entends que les recettes sont simples, faciles … Certaines oui, mais pas toutes et je crois que çà ne s’improvise pas. Il est aussi important d’étiqueter ses produits.
    Merci pour ton blog très complet qui me pousse encore plus à m’interroger sur mon mode de vie.

  10. Anko dit :

    C’est un vaste sujet auquel tu t’attaques ! J’ai commencé à m’intéresser aux cosméto maison il y a un an, quand j’ai commencé à adhérer au minimalisme. Par contre je ne voulais pas être aussi radicale que Bea Johnson dans sa sdb, donc j’ai commencé les recherches. J’ai ciblé mes besoins très précisement : un déo – (celui d’Antigone au hasard ^^), une huile pour hydrater/soigner/démaquiller le visage, un baume pour les lèvres, une crème super hydratante pour les mains, un dentifrice. Je me tâte actuellement pour tester un shampoing et un « après-shampoing » (à base de savon de Marseille, camomille, miel, vinaigre de cidre, pas des ingrédients de folie).
    Une fois que mes besoins étaient ciblés, j’ai cherché des recettes faciles – car je suis fauchée ET flemmarde, si c’est trop compliqué je sais que je ne ferais pas régulièrement, avec essentiellement des ingrédients de la cuisine/des H.E. que j’avais déjà. Au final j’ai investi dans 6 ingrédients et quelques ustensiles de base (1 mini entonnoir, 1 mini fouet pour le fun, et des contenants en verre adaptés à mes lotions).
    Un an plus tard je suis enchantée et je ne reviendrai pas en arrière ! J’ai des produits ciblés parfaits pour ma peau (grâce au mélange HE/HV), je connais la composition de tous mes produits de beauté, et comme j’utilise tous les ingrédients pour la cosméto/la cuisine/mes produits nettoyant je n’ai pas l’impression d’avoir multiplié les emballages, ni d’avoir acheté des choses superflues. D’abord je me suis arraché les cheveux car certains produits n’étaient disponibles qu’avec emballage plastique, au final je pense que mes 3 emballages plastiques pour plus d’un an de produits beauté ça reste nettement moins que l’équivalent traditionnel sur an de bouteilles de shampoing/pot de crème/flacons déo/tubes de crèmes/tubes de Labello.
    Par contre il faut vraiment s’informer correctement sur les HE et leurs synergies, c’est important !
    En résumé pour moi la cosméto maison facile et rapide c’est oui, pour mon porte-monnaie, pour ma peau, pour la planète aussi je pense 🙂

    • Merci pour ton partage d’expérience 🙂 Je pense en effet qu’il est important de voir les progrès qu’on a fait plutôt que de se focaliser sur les déchets qu’on continue de produire, le plastique qu’on a encore sur les bras… On ne peut tout améliorer du jour au lendemain. L’essentiel est de changer ce que l’on peut en fonction de ses possibilités et de ses priorités 🙂

  11. Claire dit :

    J’ai fait beaucoup de cosmetiques maison dans le passé, et je te rejoins dans ton avis, c’est coûteux et pas forcément écolo…
    Par contre, ton exemple du savon est tout faux!! Ce n’est ni « extrême », ni laborieux, encore moins couteux! Il suffit d’eau, de soude et d’huile, et d’un mixeur en métal, (moi j’ai toujours pris celui de la cuisine), et hop à refroidir dans le moule à gateau!
    Bien sûr il faut faire attention, mais pour le coup, c’est LE cosmétique pas cher à faire, qui se fait en grande quantité et qui se conserve super longtemps…

    • Je n’avais jamais entendu parler de recette de savon aussi simple que la tienne et avec si peu d’ingrédients et de matériel, d’où mon avis sur la question. Et puis la soude caustique reste un ingrédient chimique à manier avec précaution et personnellement je trouve ça laborieux de manier des ingrédients chimiques… La chimie tu l’auras deviné n’a jamais été mon cours préféré 😉

    • Claire dit :

      Oui, tu peux faire un savon uniquement avec de l’huile d’olive, sans avoir besoin de chercher d’autres ingrédients compliqués. Il faut bien sur se renseigner sur la quantité de soude et d’eau à mélanger, et le faire en faisant TRES attention, mais en gros, une fois que tu as les bonnes doses d’ingrédients et que tout est à +/- 40°, tu passes un moment ton mixer en métal jusqu’à ce que le mélange prenne, et ensuite à laisser refroidir dans un moule. 2 jours plus tard, tu démoules , tu coupes, et tu laisses « curer » 1 mois. Après, il est tout à fait possible de se ruiner en rajoutant une kyrielle d’ingrédients^^
      Bon après, je peux comprendre qu’on ne soit pas très enclin à manipuler des produits chimiques!! En tout cas chapeau pour tous ces défis que je suis avec intérêt 🙂

  12. sasdm77 dit :

    Hello, super article! Moi, je suis passée à la cosméto HM depuis 2006 et j’avoue qu’au début, j’étais enchantée de créer crème visage ou lait corps etc. Petit à petit, je me suis rendue que sortir tout le matos et tous les ingrédients devenaient contraignant sans compter le nettoyage de tout par après! Bref, tout compte fait, les soins minutes sont TOPissimes pour des résultats très encourgeants pour bcp moins chers. Je ne reviendrai pas en arrière! D’ailleurs, j’ai pris la décision de ne plus acheter d’hydrolat ou tout autre lotion car l’eau de riz me convient parfaitement. Je publierai très bientôt un article sur mon blog sur ce sujet. A tout bientôt. Saskia

  13. Linette dit :

    merci pour ton article ! je suis sur la même ligne donc forcément, j’adhère.
    J’ai adoré ta démonstration. superbement menée. 🙂

  14. Keiko dit :

    Bel article, qui reflète ma façon de penser. Je rajouterai aussi que je trouve dommage de donner tout son argent à des grandes boutiques comme Aroma Zone, au détriment de petites herboristeries plus éthiques, avec des bocaux en verre et des sacs en papier craft… Il y a en a une à Bordeaux qui donne des cours de cosmétiques ! Après avoir suivi plusieurs fois le même cours, on peut venir dans la boutique, préparer ce qui nous intéresse avec le matériel à disposition et payer uniquement ce qu’on a utilisé… La véritable façon de faire ça de manière éthique, écologique, sociale, et tout ce qu’on veut…

  15. Rythme Indigo dit :

    Pour répondre à Cécile (je n’ai pas réussi à répondre directement sous le commentaire) : je fais des savons Castille. C’est à dire composé uniquement de lessive de soude et d’huile d’olive. Si besoin, je rajoute une fragrance pour le parfumer. Ce sont des savons qui mettent du temps à sécher donc il faut les laisser reposer plusieurs mois avant de les utiliser, mais leur prix de revient est de quelques euros et comme je l’ai dis, il y a de quoi se savonner à l’année!

  16. La cosmétique maison, oui, mais comme toi à condition que ce ne soit pas producteur de déchets. Il y beaucoup de recettes qui circule sur le net fait à base de produits emballés. Dans ma démarche « zéro déchet », je ne vois pas l’intérêt de réaliser des cosmétiques à partir de produits emballés. Hors effectivement, comme tu le dis, la plupart des recettes de cosmétiques longue durée nécessite un grand nombre d’ingrédients (mais peu par rapport aux produits tout fait).

    Le seul produit que je réalise est une crème pour le corps/visage. Pour le visage, je pourrait m’en passer, mais pour le corps, je trouve ça plus simple car ma crème pénètre plus vite que l’huile seule grâce à l’eau. Mais ma recette est extrêmement simple : de l’huile de tournesol de ma cuisine, de l’eau du robinet et de la cire d’abeille (en sachet de papier kraft). Je rajoute quelques HE (pour la conservation ) et parfois de l’huile de germe de blé plus nourrissante (dans ma cuisine aussi car est un très bon antioxydant). J’en fait une grosse quantité (500 ml la dernière fois) , puis je congèle en pot de 200 ml !

    Pour le reste ce sont des recettes minutes : pour le visage, mini hammam aux plantes du jardin, gommage à base de farine de riz et flocon d’avoine que je laisse reposé, de temps en temps un masque d’argile. Pour le corps : c’est gommage avec un morceau de luffa sous la douche. Je me maquille peu, voir pas …

    Ta recette de dentifrice m’intéresse. J’en recherche une. Une amie n’utilise que de l’argile blanche. Pourquoi y rajoutes tu du sel.

    Merci à nouveau pour cet article très complet …

    • Merci pour ton partage Claire! J’ignorais qu’on pouvait congeler certains cosmétiques maison- c’est bien pratique! Le sel a des propriétés anti-septiques et anti-fongiques. Mais finalement, je vais renoncer à mon dentifrice en poudre à base d’argile blanche car je viens de découvrir que l’argile, tout comme le bicarbonate, pouvait être trop agressive pour l’email et même si je n’ai pas eu de problèmes jusque-là je ne préfère pas prendre de risques sur le long-terme (le bicarbonate essayé il y a plus d’un an ne m’a pas réussi- mal aux dents au bout d’un mois d’utilisation bi-quotidienne). Du coup, je pense tester une autre recette maison mais j’avoue que pour l’heure je suis plutôt réticente à l’idée de partager ce genre de recettes sur le blog avant d’être certaine de leur efficacité et bien informée sur les risques éventuels. Lamazuna propose un dentifrice zéro déchet mais personnellement il ne me convient pas: je ne le trouve pas pratique à ranger ni à transporter… et puis ça mousse, et je n’aime pas ça! Mais il reste agréable et efficace. Il coûte tout de même une douzaine d’euros mais il est sensé durer 3 mois.

  17. Natalia dit :

    Pour moi, faire des cosmétiques maison, c’est plus qu’un hobby : cela a changé ma vie. En commençant avec les savons, j’ai découvert petit-à-petit l’univers des cosmétiques maison qui m’a amené vers d’autres horizons comme la cuisine bio et saine. Au début, je me suis amusée à faire différentes crèmes , mais à présent les huiles sont devenues mes alliées préférées. Surtout l’huile de prune que j’utilise pour me démaquiller et comme crème de jour/nuit, body lotion mais aussi pour la cuisine. Less is more ! 

  18. Amélie dit :

    Bonjour,
    Tout d’abord merci pour cet article très intéressant.
    J’ai commencé les cosmétiques maison il y a 5 ans, à l’époque ce n’était ni pour être Bio ni pour être écolo, c’était juste par plaisir de tambouiller, par fierté de dire « c’est moi qui l’ai fait » et ça me rappelait un peu mes TP de Chimie (moi j’adorais les expériences au labo ^^) et puis en me renseignant un peu, je me suis rendue compte que faire ses cosmétiques soi-même permettait de savoir ce qu’on se mettait sur la peau. Adieu produits kkbeurk, bonjour produits Bio !
    Alors j’avoue, je suis tombée sur Aroma-Zone et j’ai eu envie de tout acheter, j’ai dépensé pas mal de sous parce que je voulais tester 20 huiles différentes, 15 hydrolats différents et oh ce nouvel actif a l’air trop bien, je le veux, etc… J’étais heureusement freinée non seulement par mon porte-monnaie mais aussi parce que je mets plusieurs mois avant de finir un pot de crème.
    Aujourd’hui, je sais ce qui convient à ma peau et comment je veux l’utiliser (pur ou dans une crème), je sais que si l’été un simple mélange d’huiles et de gel d’Aloe vera suffit à ma peau, l’hiver il lui faut une crème, je me recentre donc sur quelques huiles, 1 ou 2 hydrolats et je vide mes stocks de tout le reste (en faisant des crèmes bien sûr).
    J’ai commencé à faire des savons il y a 3 ans et franchement, ça ne revient pas cher du tout ! Evidemment, comme je l’ai lu dans les commentaires précédents, si on rajoute des tas d’actifs coûteux, on perd l’avantage financier. Je comprends que certaines personnes ne soient pas très emballées à l’idée de manipuler de la soude et heureusement il existe plein d’artisans savonniers qui font de très bons savons. Personnellement je ne l’ai jamais redoutée (mes 2 années d’étude en chimie y sont peut-être pour quelque chose ;-)) mais je fais très attention (protections obligatoires : lunettes et vieux vêtements + blouse) et si je ne suis pas seule à la maison quand je savonne, je préviens et j’interdis l’accès à la cuisine.
    Voilà, c’était ma petite contribution 🙂

  19. Tout comme toi! Dans un souci minimaliste et zéro déchet, la cosmétique minute me convient très bien. Faire ses cosmétiques maison: oui si je peux trouver les ingrédients en vrac et de bonne qualité et une recette simple. Le mieux c’est d’utiliser les mêmes produits pour plusieurs recettes. Mais se lancer dans un laboratoire maison, très peu pour moi. De plus, je me poser vraiment la question sur le test sur les animaux: comment savoir si les composants d’une recette sont testés ou non? En restant super minimaliste avec des produits bruts, c’est certainement moins probable…
    J’avais lu l’article de Mélanie que j’avais trouvé très intéressant. Moi, je voyais le côté simple et rapide de la cosmétique maison, pas l’usine à gaz devenue mode lucrative.
    Mais tout comme toi, chacun ses gouts, et j’imagine que faire tous ses produits soi même peut devenir passionnant pour certain(e)s.

    • En effet il semblerait que pour certains faire ses cosmétiques soit une véritable passion… dans ce cas, il ne s’agit plus de faire ses cosmétiques pour des raisons écono-écolo, mais surtout pas plaisir. Ca devient alors un loisir comme beaucoup d’autres, avec des avantages et des inconvénients pour son empreinte écologique…

  20. Vanessa dit :

    Je rejoint certaines qui m’ont devancées sur les savons : c’est très facile de faire des savons, en fait c’est plus facile que dangereux. Personnellement j’ai acheté des bouteilles de solutions toutes faites dans les magasins de bricolage pour commencer (ok c’est déchet, mais ça diminue la dangerosité et la complexité du mélange et quand on débute c’est appréciable). Le savon uniquement à l’huile d’olive est bien mais l’huile de coco à 20% du poids de graisse rajoute de la dureté et plus de mousse.
    Par contre la dangerosité est réelle surtout quand on commence à avoir l’habitude, on prend vite trop la confiance et on oublie par négligence quelques règles de sécurité… Je me suis brûlée il y a 2 mois en manipulant un savon trop frais et j’ai perdu définitivement de la sensibilité au bout des doigts, autant dire que ça m’a sacrément refroidit…

  21. gobelalune dit :

    Salut !
    J’avais lu l’article de Mini, et puis le tien, et je me suis dit que la question me turlupinait suffisamment pour que j’en fasse un article sur mon blog ! Au lieu de m’étaler dans un super long commentaire 🙂 ! Mais pour donner une idée, je me reconnais vraiment dans la Slow cosmétique, et j’essaye de faire des choix qui y correspondent ! Je trouve cette approche intelligente et globale, et surtout : durable !
    Voici le lien de l’article : https://leblogdunegobelalune.wordpress.com/2015/03/03/cosmetique-maison-piege-a-cons/

    Voilà je te remercie pour tes articles toujours riches et approfondis, quand on sait tout le travail qu’il y a derrière 🙂 !

  22. Ping : Slow Cosmétique, le guide visuel {Concours} | Échos verts

  23. Bruno dit :

    Bonjour mesdemoiselles, cela doit faire un peu spé ce commentaire d’homme dans ce monde féminin mais je vous explique pourquoi je réagis a cet article ! En faite j’ai eu le même problème lors d’élaboration de formule non orienté cosmétique mais santé à base de HE et HV. Cad toujours des excès de produit restant chez mois des années plus tard pour des formule de 3 gouttes.. Ca m’a poussé a réfléchir et agir. En ce moment je réalise un site (j’ai une formation d’ingénieur) qui permettra de régler une grande partie des problèmes dont tu parles dans l’article. Au début je l’orientais vers le médicale (phyto-aromathérapie) mais j’ai constaté que les « cosméteuses » maison on le même problème.
    Le vrai souci que j’ai identifié est que chacun est TROP isolé. A force de tout faire soit même on ne fait pas grand-chose, ou on fait des choses trop peu élaboré par le manque de temps. J’ai beaucoup étudié les plantes et même si certaines se ressemblent elles sont toutes différentes. Avoir plusieurs ingrédients est souvent mieux que quelques uns.
    Donc voila le projet :
    -Pouvoir échanger ses HE et HV et autres matières premières entamée avec d’autres personnes (recherche par proximité)
    -Pouvoir échanger les cosmétiques maisons élaborées que l’on maitrise contre d’autres que l’on ne maitrise pas (toujours avec des personnes géolocalisées)
    -Pouvoir entrer les ingrédients que l’on a CHEZ SOI sur le site, et a partir de cela lister toute les recettes qui peuvent être faite pour un besoins donné comme par exemple les dentifrices.

    J’ai prévu à la base de faire cela gratos, mais j’aurais vraiement besoin d’aide et il y a aura toujours des plaisantins (ou plaisantines ? ) qui me donneront trop de boulot, donc il y aura surement une partie un peu abonnement VIP. A voir.

    J’attend vos commentaires et avis , à savoir ce que vous en pensez ?

  24. Intéressant! en tout cas moi je suis toujours les dernières trouvailles en ce qui concerne le cosmétique naturel. C’est tout ce que j’utilise maintenant même si j’achète des produits manufacturés.

  25. Ping : 5 idées pour créer en toute simplicité | Échos verts

  26. Rosenoisettes dit :

    Bonjour Natasha 🙂
    Un article fort intéressant, comme toujours, et avec lequel je suis bien d’accord.
    Il y a plus d’un an j’étais passée aux cosmétiques bio, non testés sur les animaux, mais je me suis rendue compte que bio ne voulait pas dire sain, que les compositions étaient farfelues et dotées de produits pas très propres. J’ai donc terminé ces produits (pas de gaspillage !) et ai adopté une routine plus minimaliste.
    En attendant de finir ces tubes de crèmes je me suis intéressée aux cosmétiques maison, il est vrai que nombre d’entre eux ont des ingrédients à rallonge et on sait d’avance que ça coûte un bras… Alors j’ai écumé les blogs, sites et autres pour trouver des recettes maison, et je les ai notées soigneusement dans un carnet. Ensuite j’ai entrecroisé les ingrédients nécessaires pour la majorité, et voir ceux qui pouvaient être remplacés par d’autres produits communs.
    Du coup j’ai pu faire une petite commande groupée et pas trop onéreuse qui me permet de réaliser plusieurs cosmétiques. Tout en conservant des soins simples au quotidien, comme juste de l’huile ou du beurre végétal.
    A très bientôt 🙂

  27. Marion dit :

    Bonjour, et merci d’avoir partagé cette expérience. Après avoir tenté la confection de cosmétiques « longue durée » (plus ou moins compliqués), j’en arrive exactement à la même conclusion que vous.
    Pourriez-vous me dire sur quels sites revendre ou échanger le surplus de produits Aromazone?
    Seconde question : je n’ai toujours pas trouvé d’alternative écologique au shampooing, en raison de cheveux frisés et secs (le ghassoul les dessèche encore plus, idem avec d’autres argiles). Savez-vous quelle autre poudre ou produit utiliser?
    Un grand merci par avance.
    Marion

  28. Beaucoup de recettes me tentent, mais pour ne pas tomber dans le cercle vicieux dont tu parles, je vérifie que chaque ingrédient peut me resservir dans d’autres produits dont j’ai besoin. Sinon, c’est niet, je passe à autre chose ou… je fais à ma sauce.

    • pareil… j’ai pas mal étudié la question avant d’acheter les produits, pour éviter d’acheter trop. et je fais des petites quantités qui durent 3 mois pour ne pas gâcher. personnellement j’adore réaliser des émulsions, c’est proche du plaisir de cuisiner, et je trouve ça simple… aucun ratage (pour le moment). juste un démaquillant bi-phasé avec de l’huile de ricin sulfatée qui s’est révélé irritant pour mes yeux, je m’en suis servi uniquement sur le visage… mais le risque est le même avec n’importe quel produit du commerce qu’il ne vous convienne pas. c’est slow cosmétique pour tout le monde ici, la transition s’est faite progressivement et aucun regret. je préfère mes crèmes à celle du commerce (y compris aux cosmétiques bio hors de prix des boutiques spécialisées). Finies les odeurs chimiques, et les produits qui ne servent pas… j’ai fini aussi par faire mon maquillage, bb crème et fond de teint… pareil : ils sont mieux que ceux du commerce. reste les fards à paupières et blush, j’ai pas encore essayé, il m’en reste tellement des anciens…

  29. Ping : Soins du visage naturels et faciles | Clémentine la Mandarine

  30. Salutations 🙂

    Je viens donc mettre mon grain de vert ! ( J’adore cette formule !)
    Et mon opinion sera plutôt différent de la majorité que j’ai pu lire.

    Cosmétique maison écologique n’est pas forcément égal à cosmétique minimaliste ou slow. Je veux dire, dans le sens où ce n’est pas contradictoire de faire des produits complexes lorsque l’on veut s’entourer d’un univers sain. C’est simplement une question de choix. Et je pense, au vue de la majorité des commentaires, que la plupart d’entre-vous veulent faire attention à leurs corps (je ne parle pas de l’environnement pour le moment), mais sans aimer plus que ça les produits de beauté. Simplement le minimum pour être propre et douillet ! ^_^

    Mais encore une fois, on peut être, comme dans mon cas, une farouche écolo et être également totalement addict des produits de beauté. Dans ce cas-ci (car je ne suis pas la seule je suppose), la cosmétique « home made » sur des produits à longue utilisation (donc pas minutes) est un bonheur. C’est complexe, long, parfois coûteux (enfin… pas dans la mesure où on utilise tous ses produits, car par exemple, pour un soin cheveux sans rinçage qui règle tous les problèmes que je peux avoir avec mes cheveux secs, ça me revient à 5 euros le produit (plein de bonnes choses en synergie) au lieu de plus de 30 euros un produit d’une qualité presqu’ équivalente remplie de mer…., en magasin de coiffure ; c’est simplement, comme tu le dis parfaitement, si on ne veut pas se lancer à fond, les doses à vendre sont un très gros frein pour les adeptes du minimaliste et je le déplore, mais dans mon cas, au final, j’y gagne beaucoup << c’est moi où je viens de faire une parenthèse d’un paragraphe ?? 😛 ) , mais… pour moi c’est une passion de créer. Que ça soit la cuisine, le jardin ou tout simplement pour ma profession d’artiste-peintre.
    En résumé, je peux m’éclater à créer (faisant de la cosmétique maison depuis des années, je prends énormément de plaisir à pouvoir formuler mes propres recettes de part mon expérience qui commence à être pas trop dégueu ^_^ ), à cibler à la perfection LE soin pour moi selon mes critères, à nourrir ma passion des produits de beauté (qui est aussi à vocation thérapeutique dans la mesure où ça contrebalance certains soucis émotionnels que j’ai à mon égard, en prenant soin de moi), et tout cela, sans aucun impact sur l’environnement. Car bien-sûr, venons en au fait, je choisis des matières premières de qualité, provenant de culture bio, au sein de programmes écologiques et responsables, faisant travailler les petits producteurs dans le monde entier, etc…

    Je ne gâche rien, les pots que je reçois avec mes matières premières, je les recycle dans de futurs pots à cosmétique. Je ne choisis que des contenants en matière écologique et recyclable; bref, je ne suis pas moins soucieuse que vous tous/toutes pour l’environnement ( je dirai même que la nature, c’est ma spiritualité profonde et mon inspiration de tous les jours et si je suis devenue écolo, ce n’est absolument pas en priorité pour mon petit corps à moi, mais pour la planète avant tout; à choisir entre un paraben cancérigène et un silicone qui met 500 ans à se dégrader -heureusement, je n’ai pas à faire ce choix !!- je choisirai le paraben cancérigène << et allez, encore une parenthèse-paragraphe hihi !), mais j’ai fait de la cosmétique maison une grande partie de mes activités. Je n’ai pas un seul produit chez moi qui n’a pas été fait avec amour par mes soins, que cela soit beauté, hygiène ou ménager.

    Comment résumer ce long commentaire au mieux :
    Nous visons dans une société capitaliste, alors dès qu’il y a un truc à la mode (comme « la mode écolo j’suis trop dans l’vent, je recycle mais je continue d’acheter du maquillage au rabais à la baleine, parce qu’en fait, j’ai suivi le moove mais je n’y connais rien »), toutes les industries en profitent ! Et qui dit bio, naturel, sain, ne peut pas être, dans notre société, dépourvu de son caractère marketing.

    On retrouve toutes sortes de choses :
    – Des matières premières d’une qualité aussi douteuse que leur origine et impact environnemental, comme tu l’as parfait énoncé, mais aussi des matières premières excellentes et faisant partis de programmes sérieux; Des emballages de colis bourré de polystyrène pour protéger, mais aussi des boutiques en ligne qui protègent leur article avec des « flocons de maïs » (ce n’est pas compliqué, mon chien me dit quand c’est naturel car il les mangent haha ! Non mais même sans ça, ça se reconnait vite), des contenants pourris, mais aussi des contenants recyclés et recyclables.
    Donc, il s’agit simplement de savoir où on met les pieds, ce qu’on cherche, ce qu’on veut et avec nos moyens à disposition, faire de son mieux. Et ce mieux peut être très bien.

    Pour ce qui concerne les personnes, nous avons des gens qui aiment le naturel et le simple (c’est aussi le cas de mon beau-père qui adore mes produits mais qui sont selon lui trop compliqués), alors tout comme chacun le décrit dans son commentaire, vous savez parfaitement le faire ! Et j’adore l’idée, c’est une belle philosophie et nous avons des personnes, comme moi, absolument folle des produits de beauté, bien adaptés pour chaque partie du corps (car oui, pour un soin simple, comme un hydrolat et une huile végétale, ça suffit pour tout, mais quand on complexifie, il faut prendre garde au contraire à ce que tout corresponde parfaitement, on ne va pas mettre ses céramides végétales dans un soin pour les pieds), qui sentent ultra bon et qui font de la salle de bain, un véritable petit sanctuaire de bien-être.
    Mais ce bien-être, il se situe précisément là où on veut qu’il soit !
    Pour ce qui concerne les recettes;
    Celles d’Aroma-zone sont souvent très bonnes, mais longues et coûteuses, oui, mais beaucoup d’ingrédients sont remplaçables, on peut en enlever et garder l’idée de base (et les ingrédients « obligatoires » pour que ça marche), dans la mesure où on a besoin d’un guide. Alors certes, ils ne précisent pas comment le remplacer, mais faut bien faire tourner la boutique, c’est normal, par contre, si vous leur écrivez pour leur dire comment remplacer, si on s’y connaît peu, ils répondent systématiquement. C’était mon cas à mes débuts, car n’ayant pas de gros revenus, il m’a fallu beaucoup de temps pour réunir toute ma pharmacie. Ça fait huit ans maintenant (et n’étant pas très âgée, ça fait pas mal de temps sur mon total d’années^^).
    On trouve d’excellentes recettes dans des blogs tout comme on en trouve des douteuses sachant que ces personnes précisément se doivent d’avoir une responsabilité pour ne pas induire le lecteur en erreur, ou en danger.

    Pour tout, il y a tout !

    Certains préfèrent sortir et faire du cosmétique minimaliste, d’autres ont envie de passer du temps dessus.

    En résumé du résumé, je dirai que le titre de l’article est une question un peu… comment dire, erronée, si je puis me permettre, car la question n’est pas de savoir si le home made est plus économique, responsable et sain, mais plutôt de savoir ce que les gens en font. Nous avons toujours le choix, même lorsque celui-ci est restreint. Quand j’étais toute jeune, je vivais dans une île sans le recyclage. C’était une horreur à vivre pour moi. Alors je m’efforçai de n’acheter par exemple que des packagings blancs (je parle bien de nourriture là), pour éviter les colorants pour nos jolies rivières, j’avais peu de possibilités, mais je faisais de mon mieux. Et moi-même, j’utilise énormément de produits très simples pour le ménager par exemple et lorsque j’en avais ras le bol d’aider ma mère en faisant la vaisselle avec son produit pourri, je prenais du vinaigre blanc et du jus de citron. Aujourd’hui, mon solide vaisselle (car j’adore le concept du « solide », chez moi, quasiment tout l’est, pas de contenants, d’avantage de durée de vie, trop fun à faire etc.) est plus élaboré, car j’ai plus de possibilités, alors j’en profite.
    Car aujourd’hui, maintenant que je réside en Europe, il y a effectivement beaucoup plus de possibilités ! Et internet, c’est formidable. Parce que j’habite à la campagne et les ressources utilisées pour les transports ne sont pas plus importantes que pour l’heure et demi de route que je devrais faire pour aller dans une grande ville. Et je ne peux pas me permettre d’acheter mes hydrolats à Biocoop par exemple (qui est le seul truc du bled), car je les trouve bien moins chers ailleurs, bio également et d’aussi bonne qualité et responsabilité.

    Bref, nous sommes tous différents, nous avons des besoins différents, une relation au temps différente, une perception du fait de prendre soin de soi différente, des tas de possibilités, des tas d’obstacles et il ne tient qu’à nous de choisir les meilleures solutions, tout en se faisant plaisir.

    Alors, si, le home made peut être parfaitement sain et éthique, mais effectivement, on ne s’improvise pas cosméteuse maison comme ça, cela prends du temps pour tout apprendre, connaître sur le bout des doigts ses produits afin de faire des 45g sur 50g (après avoir utilisé la recette aromazone ^^ c’est clair que ça craint, mais ils font de plus en plus de petits formats) absolument ce que l’on veut ! Donc, il n’y a pas de « vérités » sur le sujet. C’est à chacun de savoir ce qu’il fait et c’est à chacun de se responsabiliser, sans pour autant se démunir de son plaisir, qu’il soit de simplement se « pshiter » un hydrolat sur le visage ou passer du temps à se faire son petit produit longue durée. Les deux méthodes sont très bonnes, c’est juste une question de goût, et quand à l’environnement, c’est simplement une question de bonne connaissance du terrain.

    Si on est vraiment engagés, et pas seulement parce qu’on a suivi la tendance (comme par exemple, les commentaires sur FB ou sur des blogs « non pas de papiers hein ! Les mails c’est plus écolo ! » Non, je regrette, des tas de gens ignorent qu’un mail conservé sur une boîte, ça ne se fait pas tout seul par la magie d’internet, ça consomme aussi des ressources), alors on a la possibilité de choisir. Et d’agir.

    Un autre résumé, non j’plaisante ! Je suis navrée, je fait très rarement de commentaires, mais quand j’en fait un, j’ai toujours envie de bien détailler ma pensée pour éviter les incompréhensions. Et parce que j’adore écrire !

    Merci beaucoup pour ceux qui auront lu mon « petit » (dans le sens modeste 😛 ) opinion sur le sujet. Et je terminerai en disant que sur notre marche sur terre, on rencontre beaucoup de freins pour faire au mieux, mais avec un peu d’intelligence et de recul, on peut toujours tirer parti du bon de chaque chose. Et il faut se méfier du manque de connaissances (comme cette histoire pour les mails, on croit faire parfaitement, mais ce n’est pas le cas) et avoir donc l’humilité de reconnaître qu’on n’est pas forcément au courant de tout et que dans le doute, il vaut toujours mieux se renseigner et avoir la vivacité d’esprit pour au moins se poser la question. Bonne si possible, en se posant la question sous un autre angle. Et faire les bonnes corrélations. Et cela marche pour tout, et c’est aussi le cas ici.

    J’ai également détaillé mon commentaire car je me retrouve en minorité hihi, mais uniquement sur le mode de procédure. Car sinon, je suis toujours ravie de voir des gens responsables, soucieux et qui se posent des questions. Il faut simplement faire attention à ne pas négliger le recul nécessaire sur le fait que beaucoup de choses existent et beaucoup de solutions également pour être bien en accord avec soi-même et son éthique, tout comme s’éclater dans une vie, bien trop ingrate, bien trop souvent.

    Les tendances actuelles, qui changent régulièrement imposent toujours les divisions et les écoles de pensées. A force de trop en parler, on finit par se remettre en question sur l’efficacité de quelque chose. Et c’est bien. Mais ce n’est pas une vérité pour tous, car nous sommes très différents et on peut toujours faire au mieux, tout en étant nous-même. Donc, je répète ce que j’ai déjà dit, la question pour moi est de savoir que faire de ce tout. Et toujours savoir où on met les pieds et l’esprit.

    Sur ce, amis du naturel, je vous souhaite une bonne nuit !

    Bien amicalement.

    PS : Pour ceux qui ont encore pleins de produits à utiliser avant de se lancer sérieusement dans le naturel, foutez-les en l’air. Je préfère gaspiller un truc dégueulasse que j’ai payé, plutôt que de me forcer à l’utiliser en me disant « vivement le naturel ! » C’est complètement contre-productif, car le produit jeté terminera au même endroit que celui jeté dans le siphon du lavabo après s’être lavé le visage. Alors autant tirer un trait sur les erreurs du passé et passer à autre chose en mode « berserk » ! Je réagissais à un commentaire en particulier, donc Ikonocast, jette moi ton maquillage et lance-toi dès maintenant ! 😀 Et avec les bons produits, réalise les couleurs de tes rêves, tant qu’à faire ^_^ La cosmétique maison n’a aucune limite !

  31. Ping : {Éco-défi} Adopter une routine éco-minimaliste dans la salle de bains | Échos verts

  32. Ping : Adopter les cosmétiques naturels en 4 étapes | Échos verts

  33. Ping : Zoom sur les alternatives naturelles au dentifrice | Échos verts

  34. Irene dit :

    🙂 EXCEPTIONNEL !! un grand MERCIIII Mesdames pour ces commentaires judicieux et réfléchis, et un merci à toi Natasha pour avoir abordé le sujet, encore un qui nous préoccupent tou-te-s.

  35. Ping : 5 DIY pour offrir des cosmétiques maison naturels | Échos verts

  36. Aline dit :

    J’adore ton article, car il reflète à merveille ce que je pense. J’ai confectionné moi-même mes cosmétiques pendant 3 ans, mais résultat: trop de gaspillage, trop de produits/matériel à conserver/stocker, trop de dépenses. Cela m’a toutefois énormément appris, notamment sur les ingrédients. Aujourd’hui, j’utilise des huiles, hydrolats et huiles essentielles pures, ainsi que les ingrédients du placard, sans véritable préparation. C’est minimaliste à souhait, et en plus efficace… Bref, je te rejoins complètement!

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