Le jour où j’ai arrêté de manger des animaux

À l’aube de la trentaine j’ai décidé de ne plus manger d’animaux. Même si j’ai mis de longues années à le réaliser, c’était ce que mon corps et ma conscience me réclamaient depuis fort longtemps… Aujourd’hui j’aimerais partager avec vous ce cheminement : pas pour vous donner les innombrables raisons pour lesquelles manger de la viande me semble personnellement désormais inconcevable, ni pour faire l’apologie du végétari*me, mais simplement pour ouvrir la porte à de nouvelles réflexions sur nos habitudes alimentaires, la manière dont elles se forgent et évoluent au fil des expériences et des prises de conscience…

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Mes habitudes alimentaires dans l’enfance

Mes parents viennent tous deux de l’Inde, pays dont les traditions culinaires ont toujours influencé nos repas. La cuisine indienne faisant la part belle au riz, aux légumes et aux lentilles, j’ai grandi dans une famille où la consommation de viande était assez modérée et les plats végétariens dominants. Nous ne mangions pas de poissons ni de fruits de mer (ma mère n’en cuisinait pas par goût) ni de porc (par tradition) et la viande était au menu 2-3 fois par semaine. J’en mangeais sans me poser de questions, mais seulement s’il n’y avait ni trace de gras, de nerfs, de peau ou d’os car ces derniers me dégoutaient !

Étant donné que je n’avais pas développé le goût pour les fruits de mer et le poisson, je n’aimais pas particulièrement cela. J’ai eu des périodes avec et des périodes sans et s’il m’arrivait d’en manger il fallait que le poisson soit en filet, sans arêtes, ni peau, ni queue, ni yeux, ni tête- comme pour la viande, cela me perturbait de voir le lien entre le corps et la chair de l’animal que j’avalais. Pour les fruits de mer, je mangeais parfois des moules et des crevettes, à condition que ces dernières soient décortiquées et qu’il n’y ait bien évidemment ni trace d’antennes, de pattes, d’yeux ou de queue…

J’ai donc toujours eu un rapport très sélectif à la viande…

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Le jour où je me suis retrouvée avec des animaux ‘exotiques’ dans mon assiette

Lors de mon voyage à bord du voilier Fleur de Lampaul, nous avons fait escale dans différents pays où l’on consommait des animaux que je n’avais pas l’habitude de manger : des rongeurs, des cétacés, des tortues, des vers, du singe… Je dois avouer que j’ai mangé les 3 premiers sans broncher car j’ignorais ce qui se trouvait dans mon assiette ! Néanmoins, quand j’ai su de quoi il s’agissait, j’ai ressenti un profond malaise : dans mes repères, les rongeurs étaient considérés comme des espèces insalubres et les cétacés et les tortues comme de beaux animaux à protéger… Pour la première fois je réalisais donc à quel point la perception des animaux qu’on mange est influencée par notre contexte culturel.

J’ai malgré tout bel et bien mangé du singe et en toute connaissance de cause : je n’ai cependant pas pu en avaler plus d’une bouchée. C’était en Guyane Française où le père de la famille chez qui je séjournais est revenu de chasse un jour avec un singe mort sur son dos : j’ai ensuite assisté aux différentes étapes de la préparation- dépouillement, cuisson, dépecage… Une fois dans mon assiette, je ne pouvais penser à autre chose qu’à ce petit singe qui se baladait encore librement dans la forêt quelques heures auparavant et qui se trouvait désormais réduit à des morceaux de chair grillée… Une seconde graine de réflexion fut plantée : pourquoi cela me dérangeait-il de manger certains animaux et pas d’autres ?

Quant aux vers, c’est en Nouvelle Calédonie que j’ai bien failli en croquer : des vers de Bancoule qui se dégustent crus après les avoir fait dégorger dans de la noix de coco pendant plusieurs jours. Qui dit vers crus, dit vers vivants ! L’idée de tuer des vers en les croquant – tête la 1ère – me répugnait au plus haut point et rien que d’y penser me donnait envie de vomir… À mon plus grand soulagement, j’ai pu échapper à la dégustation de ce met local ! Cette situation a semé une 3ème graine de réflexion en moi : pourquoi l’idée de tuer des animaux me dérangeait-elle alors que je mangeais déjà des animaux morts sans me poser de questions ?

De retour de voyage, j’ai malgré tout continué de manger de la viande sans y penser.

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Le jour où j’ai commencé à éviter la viande

En seconde, je suis tombée malade suite à la consommation d’un steak haché mal cuit à la cantine. J’ai alors pris conscience des saletés que pouvait contenir la viande et à partir de ce jour-là j’ai consciemment et autant que possible pris le parti d’éviter d’en manger en dehors de chez mes parents. Ainsi, j’ai aussi réalisé que je préférais largement les options sans viande et quand je suis partie faire ma 1ère et ma Terminale à l’étranger, je me suis inscrite sur la liste des végétariens à la cantine. Je ne mangeais donc plus de viande en dehors des fois où je rentrais dans ma famille ou celles où j’étais invitée chez des amis. Quand je mangeais à l’extérieur et que cela était possible, mon choix se portait toujours sur une option végétarienne : non seulement par souci de santé mais aussi et surtout par goût.

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Le jour où j’ai ré-intégré la viande

Lorsque j’ai commencé l’université où, pour la 1ère fois, j’étais en charge de cuisiner mes repas, j’ai naturellement continué d’éviter la viande : non seulement je préférais manger végétarien pour une question de goût et de coût, mais en plus l’idée de manipuler de la chair froide me dégoutait.

Néanmoins, quand je me suis installée dans une vraie maison, en collocation, et que j’ai pu commencer à inviter des amis pour dîner je me suis résolue à cuisiner des plats carnés car j’avais dans l’idée que pour recevoir en bonne et due forme, il fallait absolument servir de la viande ! J’ai donc appris à cuisiner celles qui me demanderaient le moins de manipulation possible : le blanc de volaille, la viande de boeuf haché et le filet de saumon.

Par la suite, j’ai commencé à me soucier de mon bien-être physique et mes lectures m’ont laissé croire que pour être en bonne santé, il fallait consommer de la viande. Je me suis donc mise à en acheter plus régulièrement et j’ai fini par intégrer la viande à mes repas 1 à 2 fois par semaine. C’était généralement sous la forme de fines tranches de blanc de dinde rôties : ça ne demandait aucune préparation ni manipulation et pour moi c’était le meilleur de la viande ! Puis, quand je me suis installée avec J. qui aimait cuisiner le poisson et différents plats carnés, j’ai commencé à en consommer une plus grande diversité et un peu plus souvent : 2-3 fois par semaine.

Je continuais néanmoins de cuisiner végétarien régulièrement et de choisir des options sans viande quand cela était possible– j’étais d’ailleurs inscrite comme végétarienne à la cantine de mon lieu de travail. Je restais tout de même persuadée que la viande était nécessaire à une alimentation équilibrée…

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Le jour où j’ai arrêté de cuisiner des animaux marins

Il y a environ 2 ans, j’ai commencé à m’intéresser aux différents moyens par lesquels je pouvais réduire mon impact écologique dans le quotidien et j’ai très vite réalisé que je pouvais faire une réelle différence en changeant le contenu de mon assiette.

Mes 1ères lectures m’ont amenée à découvrir l’impact écologique d’une part, mais aussi l’impact sanitaire et les implications éthiques de la consommation d’animaux marins d’autre part. La contamination au mercure, les prises accessoires, les étiquetages frauduleux, le chalutage profond…  plus j’en apprenais sur l’industrie des produits de la mer, plus j’étais dégoutée et dépitée d’en avoir consommé les yeux fermés pendant tant d’années ! (Pour en savoir plus à ce sujet, je vous recommande le site de l’association Bloom).

Comme je n’ai jamais particulièrement aimé le poisson et les fruits de mer, je n’ai pas beaucoup hésité avant de décider de ne plus en acheter. Je continuais néanmoins d’en manger si l’on m’en servait quand j’étais invitée chez quelqu’un.

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Le jour où j’ai réduit ma consommation d’animaux terrestres

Dans la foulée, j’en ai appris plus sur l’impact écologique et sanitaire ainsi que l’implication éthique de la consommation d’animaux terrestres : les ressources nécessaires à la production de viande, l’horreur des élevages intensifs, la pollution engendrée par ce système, les conditions d’abattage etc. (pour plus de détail sur ces différents aspects je vous conseille de consulter le site de l’association L214 Ethique et Animaux).

Plus j’en apprenais, plus il me semblait abominable de continuer de consommer de la viande issue de l’élevage industriel. J’ai donc rapidement décidé de ne plus acheter de viande au supermarché ou chez le boucher et de me fournir directement auprès d’un éleveur bio situé à quelques kilomètres à peine de chez nous. Étant donné qu’il y avait moins de choix et que c’était plus cher, nous avons fortement réduit notre consommation de viande et les repas végétariens ont gagné du terrain dans notre quotidien.

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Le jour où j’ai arrêté de manger des animaux

Plus j’avançais dans mes recherches et mes lectures, plus je réalisais que même manger de la viande bio d’animaux élevés localement et dans de bonnes conditions, me posait un véritable cas de conscience… car je savais désormais que les nutriments qu’on considère communément comme étant propres à la viande sont également présents dans une diversité d’aliments d’origine végétale. Je savais donc que je pouvais manger de manière saine et équilibrée en me nourrissant d’aliments à l’empreinte écologique bien moins importante que celle de la viande et dont la production ne nécessitait pas d’envoyer les animaux à l’abattoir…

En outre, j’ai repensé à mes habitudes très sélectives face à la viande ainsi qu’aux questions que je me suis posées lors de mon voyage à bord de Fleur de Lampaul et petit à petit j’avais le sentiment de trouver des explications à mes préférences alimentaires bien particulières et des réponses aux questions laissées si longtemps en suspend. Je réalisai enfin que j’avais jusque-là mangé de la viande parce que j’avais grandi dans un contexte socio-culturel qui m’y avait habitué alors qu’inconsciemment manger des animaux me dérangeait.

L’idée de ne plus manger d’animaux a trotté dans ma tête pendant quelques mois avant que je n’ose exprimer ma décision. J’ai beaucoup hésité car je sais combien le fait de manger différemment peut être contraignant socialement parlant- je n’ai jamais mangé de porc et cela faisait une dizaine d’année que je ne mangeais plus de blé pour des raisons de santé. J’avais donc l’habitude de devoir expliquer ce que je ne mangeais pas et pourquoi, ce qui me mettait toujours mal à l’aise. L’idée d’ajouter une catégorie entière d’aliments à “la liste des choses que Natasha ne mange pas” me dérangeait donc d’autant plus. En outre, personne dans mon entourage ne s’intéresse aux questions éthiques et environnementales qui me préoccupent tant donc je savais que justifier mes choix serait compliqué.

Et puis, la période des fêtes de fin d’année 2013 est arrivée : après avoir enchaîné d’innombrables repas festifs où il y avait plus de viande que de raison, j’ai réalisé combien faire des efforts pour les autres me pesait non seulement moralement mais aussi physiquement– étant donné que je consommais peu de viande habituellement, je pouvais sentir la différence quand j’en mangeais en plus grosse quantité et en plus de mauvaise qualité.

La veille de notre retour chez nous, après 3 semaines de vacances passées à torturer ma conscience, j’ai donc annoncé à J. qu’une fois rentrée je ne mangerai plus d’animaux… et j’ai en même temps arrêté de cuisiner avec des produits d’animaux (produits laitiers, oeufs, miel).

C’était il y a plus d’un an maintenant et même si être végé en société est parfois compliqué, cette nouvelle étape de franchie dans ma vie m’a à la fois soulagée et aussi apporté bien plus que je ne l’imaginais… Mais tout ça, je vous en reparlerai une autre fois !

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Vous souvenez-vous du jour où vous avez décidé de ne plus manger d’animaux ? Avez-vous déjà réfléchi à l’idée de ne plus en manger ?

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111 commentaires pour Le jour où j’ai arrêté de manger des animaux

  1. AnnyMay dit :

    Je me reconnais beaucoup dans ton témoignage Natasha! Je suis végétarienne depuis presque un an moi aussi, mais çà faisait plus de 10 ans que j’y pensais. N’ayant pas une famille comme toi qui mangeait peu de viande, le processus est plus long… je dois tout réapprendre. Mais au combien je suis heureuse d’avoir enfin franchi le pas! 🙂

    • En effet, j’ai la chance d’avoir une famille qui, non seulement n’attache pas beaucoup d’importance à la consommation de viande, mais qui est aussi habituée à cuisiner de délicieux repas sans (les joies de la cuisine indienne !) donc quand je vais passer du temps chez eux, ils n’ont pas besoin de se creuser la tête pour me faire à manger… ce qui est fort agréable pour eux comme pour moi !

  2. linette dit :

    J’ai arrêté de manger des animaux par pur soucis financier ! en réalité nous avons décidé de baisser notre consommation à 3 repas par semaine pour des raisons financières. Afin de produire des plats bons et satisfaisants sans animaux dedans, j’ai trainé sur les blogs et groupes végés…. Et j’ai été sensibilisée à la condition animale. Mon mari lui a plus accroché sur les conditions d’industrialisation et pendant longtemps a fait des écarts sur de la viande produite localement.
    Et puis un jour il a décidé de devenir végétarien. Moi, j’ai longtemps continué de manger de la viande à l’extérieur quand nous étions invités, par politesse. Il assume beaucoup plus nos choix finalement, il me rend la vie plus facile puisqu’une fois qu’il a fait passer le message pour lui je n’ai plus qu’à m’engouffrer dans la brêche…
    Et puis quand même je me suis affirmée dans mes choix, petit à petit.
    C’est moi qui ai pris la décision d’éliminer, quelques mois plus tard, les produits laitiers, les œufs et le miel de notre quotidien. Sachant l’horreur de ces élevages je ne voyais plus de différence, d’un point de vue de l’éthique, entre manger de la viande ou un œuf… et comme pour la viande, c’est l’extérieur qui a pris plus de temps à se mettre en place.

    Aujourd’hui il m’arrive encore parfois de manger des produits animaux. Rarement mais ça arrive…mais je n’en achète ni n’en cuisine jamais, ce ne sont plus pour moi des aliments destinés à la consommation humaine mais des objets appartenant à l’animal qui les a produits et destinés à son usage. Même si je sauvais une poule, il ne me viendrait plus à l’idée de cuisiner ses œufs.

    Pendant longtemps je n’ai pas éprouvé de dégout par rapport à la viande, je n’en consommais plus pour des raisons purement intellectuelles, mais ce n’était pas une réaction de tout mon corps. Maintenant par contre, que je ne vois plus la viande comme un aliment, je la vois pour ce qu’elle est : un animal mort. Du coup je ressens un profond malaise à passer à côté du rayon boucherie du supermarché…
    Et concernant la question du bien être, je n’ai jamais ressenti de malaise du temps où je mangeais de la viande. J’étais sélective (pas d’abats, pas morceau se nommant comme une partie du corps, pas trop donc de proximité entre la viande et l’animal dont elle était issue) mais ce que je mangeais je le mangeais sans malaise et sans culpabilité. Sauf que…. Depuis que je ne mange plus d’animaux…. J’ai l’impression d’être bien plus à l’aise avec moi-même. J’ai l’impression d’être en paix. C’est bizarre parce que j’aurais juré ne jamais avoir eu le sentiment d’avoir été en guerre…

    • Ton cheminement, tout comme ta dernière réflexion, est très intéressant je trouve… Comme toi je ne cuisine plus de produits d’animaux non plus- en fait, je suis directement passé d’une alimentation carnée à une alimentation végétalienne à la maison. Mais je trouve cela encore difficile d’imposer mon végétalisme à l’extérieur…

    • jad59520 dit :

      Bonjour
      Je suis dans ce process de réflexion. Tout à commencer par l’intolérance de mon fils au lactose.. on se penche peu à peu sur des questions d’alimentation et là une révélation, mais oui mais bien sûr.
      Mais voilà, j’ai grandi en France avec des parents qui ont pour acquis, que pour faire un repas équilibre il faut une viande à chaque repas, donc niveau repère je nage … totalement. Dans un premier temps je souhaite n’emmener que moi dans cette aventure pour voir comment je la vis … mai sil est complexe de trouver des repas !
      Je me dis que dans un premier temps la consommation des œufs (des poules élevées en plein air dans les fermes du coin) ne sont pas néfastes pour la santé, pour les produits laitiers ils ne font déjà plus partie de notre vie ! Si vous avez des sources d’inspiration pour apprendre à manger végétarien ( même si ce n’est que 4 repas sur 5 au début !) je vous écoute attentivement
      Merci d’avance

    • Je trouve que le mieux est effectivement de commencer à changer ses propres habitudes avant de vouloir initier son entourage à la cuisine végéta*ienne. J’ai consacré une série d’article à ce sujet et parlé notamment de livres et de blogs de cuisine qui sont de super sources d’inspiration. Tu les trouveras en consultant la catégorie Alimentation du blog. J’ai même proposé un Ebook de 10 recettes à télécharger gratuitement. J’espère que ça t’aidera à végétaliser ton alimentation et celle de ta famille en douceur 🙂

    • Romy Stratta dit :

      Arrêter la viande, c’est relativement facile,même si on a été très carnivore. Mais les produits laitiers ???? C’est très dur…

    • Beaucoup de personnes peinent à laisser tomber le fromage ; il est aussi compliqué de manger sans viande ni produits laitiers dans certains contextes, c’est vrai… J’en avais un peu parlé ici. Heureusement, chez soi, on est libre de cuisiner ce qui nous plaît 🙂

  3. Fanny dit :

    J’ai lu ton témoignage avec attention et je m’y suis beaucoup retrouvée. Ça fait maintenant 1 an que je ne mange plus de viande. Et 3 mois que je suis végétarienne. Et j’ai même réussi (sans avoir tenté quoi que ce soit) à ce que toute la famille y passe 🙂
    J’aurai beaucoup de choses à dire sur le sujet, car moi aussi mon cheminement a été long. 30 ans pendant lesquels je me suis forcée à manger des animaux. Je regrette avoir craint le jugement des autres, et j’ai honte d’en avoir mangé pendant si longtemps. Mais il faut savoir accepter son passé pour mieux vivre son futur, et manger végétal maintenant me rend heureuse ! Moi la « nulle en cuisine », s’est découverte le goût de cuisiner 🙂
    Merci pour ton témoignage et tout le reste d’ailleurs.

    • Fanny dit :

      Et j’ai oublié de préciser. Oui, je me souviens le jours où j’ai décidé de ne plus manger d’animaux. C’était un soir, sur l’ialors que je pleurais devant une énième vidéo choc d’un abattoir.

    • Je mange également végétalien mais seulement à la maison car en dehors je trouve cela encore compliqué, surtout avec mon intolérance au blé en plus. Je trouve cela vraiment chouette que ta famille t’ait suivie sans que tu n’aies essayé de les convaincre de le faire ! Je n’ai jamais essayé de convaincre qui que ce soit autour de moi non plus et malgré ça Mister Vert ne mange plus de viande à la maison et il s’est même récemment mis à utiliser du lait et de la crème végétale 🙂 !

  4. SolN dit :

    merci pour ces pistes de réflexions très interressantes! j’ai passé toute la famille au « végétarisme en semaine » cette année… autrement dit, limiter notre consommation de viande à 2 repas par semaine (ce qui laisse la possibilité d’accompagner les collègues au restau ou accepter les invitations); ce qui déjà dans ma région est considéré comme suspect puisque la majorité des gens ici mangent de la viande à tous les repas; malheureusement à la cantine pas de menu végétarien, les enfants mangent de la viande tous les midi! j’achete non seulement de moins en moins de viande mais uniquement produit dans des conditions respectueuses. Ma démarche découle d’une double réflexion sur la santé mais également notre empreinte écologique (j’avais lu des chiffres démontrant que réduire sa consommation d’eau sous la douche est dérisoire par rapport à l’économie d’eau réalisée en passant au végétarisme!) mais également parce que la production intensive de viande me répugne

    • En effet la production de viande nécessite une somme d’eau astronomique… si bien que prendre un bain c’est rien à côté de manger un simple steak ! Et dire que nos ressources d’eau sont limitées et que certains n’ont pas accès à l’eau potable aujourd’hui… D’ailleurs, on en parle moins mais réduire la production de viande résoudrait tellement de problèmes humains aussi.

  5. Wizzz dit :

    Bonjour Natasha

    Je lis ton blog régulièrement étant sensible aux très nombreuses questions que pose la mise en place d’un mode de vie plus écologique, néanmoins je ne suis pas pas végétarienne.

    Je vais essayer d’expliquer pourquoi et où j’en suis de mes réflexions sur ce sujet passionnant.

    Je suis omnivore, je m’intéresse beaucoup à la gastronomie, pour moi c’est un tenant important des cultures. J’aime voyager et la découverte d’un nouveau pays ou d’une autre culture s’accompagne en premier lieu de la découverte de ce qu’on y mange, comment on le mange, comment on le produit, pourquoi? Bref pour moi c’est un indicateur presque aussi important que la langue qu’on parle. J’ai donc une grande curiosité gustative et des goûts assez larges même si comme tout le monde j’ai mes préférences.

    Je ne suis pas dérangée par l’idée de viande morte, de cadavre, de chair, d’anatomie d’abattage… par contre je suis attentive aux conditions d’élevage et de mise à mort. En clair, je n’ai pas de peur ou de dégoût profond face au fait de tuer des animaux. Mais je comprends profondément qu’on le soit.
    Je pense me placer dans un entre deux: refuser le mode de fonctionnement agroalimentaire et l’élevage intensif mais défendre un mode d’élevage local, plus « respectueux » ( je sais que ce mot peut faire débat).

    J’aime la viande. Vraiment. Mais j’aime la bonne viande, je n’en mage pas par automatisme mais par goût. De fait quand je choisi mon alimentation et que je suis autonome sur les repas ( ce qui n’est malheureusement actuellement pas le cas), mon alimentation est majoritairement végétarienne ( et non végétalienne, puisque je consomme des oeufs, du fromage, du miel etc) je garde la viande comme « plat joker » . Réduire ma consommation de viande pour n’en manger que quelques fois dans le mois est pour moi le meilleurs compromis que je peux faire entre conscience écologique globale et plaisir gustatif/ découverte gastronomique.

    La découverte gastronomique parlons en: j’en découvre beaucoup en me penchant sur les alternatives végétariennes et végétaliennes. J’aime le mode de pensée, l’imagination et la curiosité nécessaire pour concocter des plats qui changent de nos habitudes alimentaire en france. Je suis triste de constater que pour beaucoup le monde végétarien est vu justement comme un monde à part à l’esprit étriqué, n’ayant le droit de manger que 5 graines et 3 légumes… (je caricature) pour moi c’est au contraire beaucoup plus riche et intéressant! Mais ce n’est pas pour cela que je suis prête à abandonner la viande pour autant. Mon esprit gourmand tient à marier les deux.
    Or je suis souvent agacée de constater que de chaque côté les positions se cristallisent: que certaines personnes végéta*iennes jouent les censeurs vertueux et considérant au mieux avec dédain les « carnivores » et de l’autre ces même carnivores qui ne se posent pas de questions et préfèrent railler les végé en les traitant d’illuminés rabat-joie. Bref c’est pas facile de ne pas se crisper.

    Pardon pour le pavé, je suis curieuse de lire les autres commentaires!

    • Je te remercie d’avoir pris le temps de partager ton point de vue ! Comme toi je suis désolée de voir que certains végéta*ens/végans ou carnivores ne font preuve d’aucune ouverture d’esprit… C’est d’ailleurs pour ça que j’ai mis longtemps à aborder le thème de l’alimentation sur le blog ! Mais je ne regrette pas d’avoir enfin osé car ces premiers commentaires sont déjà très enrichissants 😉

    • Amy dit :

      Je suis exactement au même stade de ma réflexion…. Cuisinière, et grande amatrice de gastronomie, j’ai du mal à refuser invitation ou resto sous prétexte qu’il y est difficile d’y manger végétarien, + j’aime ça…
      Cependant, j’ai lu énormément sur le sujet, et je suis désormais convaincue que la viande n’est en aucun cas nécessaire à notre survie ou dans notre consommation quotidienne. J’ai décidé de la garder comme plat « joker » quand je sors ou vais au restaurant et de n’en consommer que très peu et de façon « responsable » chez moi… Je mange essentiellement de la volaille, que j’achète à la ferme du coin sur le marché, quasi aucune viande rouge ou alors de temps en temps si elle est d’origine bio… Mais c’est rarement plus d’une fois par semaine, le reste du temps, je mange végétarien, soit avec des oeufs, soit eh bien… Avec plein de légumes ! Il faut aussi savoir que je ne compte pas supprimer les produits marins à condition qu’ils soient FRAIS et péché dans la mer à côté de chez moi (et pas en danger aussi) (je vis en Bretagne, j’ai donc le plaisir d’avoir du poisson frais tous les jours au marché, je refuse désormais d’acheter congelé des trucs venant de je ne sais pas où ou élevés dans des conditions inconnues) .
      Mon idée est de privilégier la qualité et la responsabilité écologique et économique (j’ai trop lu sur la surexploitation agroalimentaire pour pouvoir la cautionner encore..)

      En tout cas, c’et mon objectif dès que je rentrerais en France. En effet, je suis en Erasmus en Espagne pour le moment, et c’est là que c’est fait le déclic. Les produits que j’ai trouvé là-bas étaient souvent de mauvaises qualités, en boites, produits on ne sait où, sous vide… Ca a commencé à me dégouter, je ne voyais pas l’intérêt de manger des trucs qui n’avaient aucun goût ou pour lesquels je n’éprouvais aucun attrait… Désormais, je termine les restes de poulets dans mon congel (mais affreusement pas vite, honnêtement) et je mange végétarien 90% du temps. Certaines personnes me disent que c’est juste parce que je suis en Espagne, mais je ne vois pas pourquoi je changerais en rentrant en France, en fait… Je me sens plus responsable et je fais davantage attention à la façon dont je me nourris, je ne ressens que des bénéfices. Sans compte que mon panier de courses est deux à trois fois moins cher maintenant, alors que j’achète plus de trucs à manger !

      Bref, je continue mon parcours pour consommer de façon plus saine et responsable, et je n’exclus pas l’idée de devenir totalement végétarienne à terme!

    • J’espère que tu retrouveras un équilibre qui te convient quand tu rentreras en France 🙂

  6. Sev dit :

    Beau cheminement 🙂
    De mon côté j’adore la viande, les fruits de mer, etc… Par contre, je te rejoins sur le conditionnement que nous subissons dès l’enfance qui nous fait différencier animaux « à manger » et les autres. Pour moi c’est de l’hypocrisie pure et simple.
    Si on mange du boeuf, alors vraiment, quel est le problème pour manger du cheval ou même comme toi, un singe? C’est vraiment psychologique. C’est une prise de conscience importante, et je pense qu’il faut être en adéquation avec soi-même. Soit cela nous dérange, et on arrête alors de consommer de la viande, soit on accepte cette réalité et on continue.
    Mon mari est indien, et il se défini comme « poulet-désossé »-vore. Comme toi, il ne supporte pas de voir des os, nerfs, etc… qui lui rappellent que c’est bien d’un animal qu’il s’agit. Et le poulet est la viande qui a le moins de gout, c’est pour cela qu’il « arrive » à en manger.
    Là aussi, il s’agit d’une prise de conscience: ce qui est dans notre assiette est un animal mort. Si cela dégoute de voir un os, alors il faut être cohérent et arrêter. Si on ne veut pas arrêter la viande, alors il faut assumer de manger un animal.
    Malheureusement, peu de gens ont le « courage » de « voir » exactement ce qu’ils mangent…

    • Merci pour d’avoir partagé ton point de vue et l’expérience de ton mari qui me parle beaucoup ! Au delà du fait d’assumer de manger un animal tué pour nous nourrir, je pense qu’il est aussi important de savoir si on assume les conditions dans lesquelles ont vécu et on été tué ces animaux qu’on mange et aussi le fait qu’en mangeant plus de viande que besoin on aggrave de nombreux problèmes sociaux et environnementaux… et ça je me demande si beaucoup de gens le savent et l’assument ?

    • Sev dit :

      Tout à fait! Mais c’est aussi une problématique liée à l’agriculture. En fait c’est une démarche globale, et il y a malheureusement une énorme « rééducation » de la consommation à faire. Un blog comme le tien y participe 🙂

  7. Béa dit :

    merci pour ton témoignage, c’est en effet si complexe de faire ce cheminement, même si nous le faisons pour des raisons justes.
    Cela m’a pris longtemps et ma grossesse m’avait fait faire un pas en arrière, mais j’ai pris ma décision fin 2014, après avoir vu earthlings… La confirmation de tout ce que j’avais déjà lu… J’ai décidé d’attendre la fin des fêtes pour ne pas froisser mes proches (même si je refusais le foie gras) et le 1er janvier, le changement était en route!

    • C’est vrai que c’est plus simple de commencer une fois les fêtes passées ! Ça laisse ensuite un an à son entourage de se faire à l’idée d’un festin végétalisé pour l’année suivante 😉 Ah le foie gras… autant cela me laisse plus ou moins indifférente quand les gens mangent de la viande autour de moi, autant les voir se régaler de foie gras me répugne au plus haut point !

  8. Bobette Pop'n Cuticule dit :

    Oulala j’ai trop envie de connaitre la suite (c’est moi qui vient de mettre un message sur FB concernant mes peurs et doutes, et mon envie de réduire la viande)

    J’avais réduit depuis logntemps, et puis depuis que je suis avec mon chéri la viande a réapparu plus souvent sur la table, et de mauvaise qualité: lardons, jambon, Macdo, paté, cordons bleus etc. Je suis à nouveau en train de réduire, mais je n’emporte pas cette guerre, une fois par semaine nous avons une « bonne viande » pour le weekend, je ne mange plus de paté, j’essaye d’éviter autant que je peux, mais on se prépare tout à deux…

    à la cantine je n’ose pas non plus me mettre sur la liste végétarienne alors qu’ils savent que je mange de tout! (et on a déjà une collègue végétarienne qui se fait charrier, d’autant qu’elle a repris la viande en milieu d’année, et puis qu’elle est redevenue végétarienne, mais ça ne l’embête pas trop de manger une merguez parce qu’elle a faim, et je suis assez moqueuse moi même face à ces choix bizarre de sélection face à certaines viandes)

    Je me suis prise la tête ce weekend avec mes parents et le chéri qui me disent que les lardons saucisson etc c’est pas vraiment de la viande, donc j’ai dit que ça ne dérangerai donc pas qu’on en achète plus, et on m’a dit d’arrêter mes conneries…

    J’aime la viande, la bonne viande, (et même encore ce weekend maman a fait une bonne côte de boeuf au barbecue, saignant… c’est si paradoxal avec mes idées), ça ne me dérange pas de savoir qu’un animal est tué pour finir dans mon assiette, ce qui me dérange c’est que cet animal ai eu une mauvaise vie, et d’en avoir trop souvent, j’ai peur de m’orienter vers du végétarisme voir véganisme, et d’être jugée si je suis flexitarienne (une fois par mois me retrouver avec de la viande)

    Je me dit que peut être une fois déshabituer de la viande on n’aime plus vraiment ça.

    Bref je me torture vraiment l’esprit en ce moment, et j’ai envie de faire un choix qui me corresponde

    • « On m’a dit d’arrêter avec mes conneries… » – voilà le genre de remarque que j’aurais bien du mal à supporter je crois. Je pense que si les gens étaient plus ouverts d’esprit et tolérants, beaucoup de gens seraient devenus vegans il y a longtemps. D’ailleurs, même si je suis en voie vers le véganisme, si je ne suis pas 100% végétalienne en dehors de chez moi c’est bien à cause de ces autres qui jugent avant de chercher à comprendre… J’espère en tous cas que tu finiras par trouver une solution qui te permettra d’être en accord avec tes convictions.

  9. Magali dit :

    Bonjour ! Je mets mon grain de vert à cet article 😉 . J’ai décidé de ne plus manger d’animaux ce début décembre 2014. Je n’ai jamais vraiment été « attirée » par la viande auparavant mais j’en ai toujours consommé par peur de tomber malade, d’être anémiée etc … car ma famille, mon entourage ainsi que les médecins et les publicités c’étaient toujours rejoins pour recommander d’en consommer absolument, tout comme les produits laitiers animaux. Depuis Septembre, je m’abonnais à beaucoup de comptes de nourriture « healthy » sur instagram car je trouvais que je ne mangeais pas assez équilibré.J’avais en outre une amie végétarienne qui m’invitait chez elle et me préparait des bons petits plats à base de légumes, légumineuses, céréales… . jusqu’au jour,ou, je ne m’en souviens plus très bien, j’ai du tomber sur un article facebook parlant du végétarisme et explicitant que ce n’était en aucun cas nocif pour la santé. Après recherches d’autres articles , j’ai non sans soulagement (enfin !) sauté le pas !
    Au début je consommait encore des œufs et des fromages.
    Cependant, au fur et à mesure de mes lectures d’articles, de pages facebook, de vidéos, j’ai pris conscience que consommer des sous produits animaux pouvait aussi engendrer de la souffrance chez ces derniers. Je suis donc devenue végétalienne (après également avoir posé la question sur ce qu’était un végétalien/ un vegan sur facebook).

    Ce début de végétalisme s’est avéré un petit peu , voire beaucoup déroutant: j’étais très piètre cuisinière ( à peine faire cuire des pâtes), je ne connaissais pas le schéma alimentaire végéta*ien, je n’étais au courant de l’existence que de très très peu de légumes, légumineuses et céréales. Et ma famille me faisait peur en me prédisant un futur de carencée, anémiée. J’ai donc réintroduit les œufs et le fromage.
    Mais pour peu de temps, car plus je me tenais informée, plus je prenais conscience des souffrances animales . J’ai alors choisi de me documenter plus amplement sur les schémas alimentaires végés, et me suis inscrite à l’association végétarienne de France (dont j’ai reçu le petit guide du végétarien débutant avec toutes les indications diététiques). J’ai fréquenté les magasins bios, dialogué dans des groupes sur les réseaux sociaux, lu des fiches santé, appris à faire cuire les légumes, appris quelques recettes et pris du plaisir à cuisiner un minimum ainsi que de la fierté.

    Aujourd’hui je suis végétalienne en transition vers le veganisme car je me suis aperçue durant ces derniers mois que m’alimenter de cette façon n’était ni source de privations (et bien au contraire), ni source de maladie (toujours au contraire) et qui plus est est devenu un réel plaisir de part le fait d’avoir toujours de jolies assiettes, de savoir cuisiner et d’avoir l’envie d’en apprendre plus tant cela est plaisant. J’ai désormais une alimentation « vivante » et colorée. Je suis également en accord avec mes convictions éthiques , morales et écologiques (oui désormais l’écologie m’intéresse ainsi que pleins d’autres sujets auxquels je ne faisait jamais attention auparavant). Et selon ma 1ère prise de sang je suis en pleine santé 😉 . PS: Je me complémente juste en vitamine B12 ;).

    • Merci d’avoir pris le temps de partager ton cheminement qui montre que lorsque l’on prend le temps de s’informer on trouve des réponses (et des solutions !) à tout et que le végétalisme c’est aussi bon pour les papilles que pour la santé ! Comme toi je suis en transition vers le véganisme- en fait, en même temps que j’ai arrêté de manger des animaux, j’ai arrêté de cuisiner des produits laitiers et des oeufs mais j’en consomme encore quand je suis à l’extérieur car je n’ai pas encore trouvé le courage d’imposer ce choix-là en société… mais j’espère bien y arriver un jour 🙂

  10. Merci pour ton témoignage Natasha, je me retrouve dans ce que tu dis!! après différentes lectures, réflexions et changements de rapport avec mes animaux, je suis devenue végétarienne depuis quelques mois. Je n’ai jamais été vraiment très viande dans mon alimentation, et comme toi, j’étais très sélective. La manipulation de la viande crue était pour moi difficile selon les pièces de viande, je ne pouvais pas manger de la viande rouge peu cuite qui rappelait le sang, si des morceaux de viandes n’étaient pas « belles » je n’arrivais pas à les manger. C’était donc finalement facile d’arrêter d’en manger. Le plus difficile ce sont les repas à l’extérieur et les réactions de certaines personnes qui pensent que ce n’est pas normal de ne pas manger de viande…Mon ami lui n’est pas végétarien, il a diminué la quantité de viande et sélectionne des viandes d’animaux d’élevage plus respectueux…et souhaite continuer à manger les volailles que nous élevons…c’est ici un point assez délicat pour moi…

    • C’est vrai que c’est parfois difficile de faire face aux personnes qui considèrent la viande comme étant vitale (surtout les personnes qui ont ce genre de connaissances de par leur métier et sont donc persuadées de détenir LA vérité…). Je n’y pensais plus mais comme toi la viande saignante me faisait horreur…

  11. Keiko dit :

    Oui je m’en souviens, j’ai moi aussi écrit un article à ce sujet… Je glisse maintenant vers le végétalisme (quelques oeufs bio parfois dans le mois persistent).
    Je n’ai pas eu l’occasion lors de voyages de manger des animaux exotiques… Je crois que ça m’aurait écoeurée ! Il y avait eu une fois vers 4 ans où j’ai mangé un beignet et où l’on m’a dit que c’était du requin. Ca m’avait tétanisée…

  12. Emilie dit :

    C’est également l’éloignement du domicile familial, lors de l’entrée à l’université, qui m’a permis dans un premier temps de franchir le cap de « l’option végétarienne sur le temps de midi ».
    Mais tout comme toi, j’en mangeais le soir, un peu, parce que je ne savais pas par quoi la remplacer. En famille aussi, par souci de simplicité et pour ne pas me démarquer.
    Puis quand j’ai rencontré mon Amoureux,végétarien de longue date, le changement s’est fait tout naturellement ! A mes yeux, cela nous permettait de partager un ensemble de valeurs et sa présence m’offrait le soutien en public nécessaire à mes débuts. Ainsi, ce mois-ci, je fête mes 5 ans de végétarisme 🙂

  13. JULE dit :

    Je me rappelle très bien du jour où j’ai décidé de devenir végétalienne (il y a déjà plus d’un an et demi!). J’y pensais depuis quelques mois, puis j’ai regardé Earthlings. Tout de suite après, j’écrivais un article sur mon blogue que j’ai partagé avec mes amis et ma famille sur Facebook (à ce moment là, seuls mes parents et mes frères savaient que je m’intéressais au sujet). Heureusement pour moi, ça n’a pas fait de grande vague et je n’ai jamais eu à avoir de grands débats pour me justifier (tant mieux, parce que je déteste ça)! 🙂

  14. Kathy dit :

    Merci pour ce bel article !
    Cela fait maintenant un peu plus de deux ans que je ne mange plus de viande.Pendant mon année Erasmus j’ai beaucoup réfléchi à ce que je mangeais , ce que ça impliquait pour les animaux et pour la planète et en rentrant en France j’ai annoncé que je ne mangerai plus de viande. Ma famille l’a très mal pris, je viens de la campagne, mes parents consomment de la viande deux fois par jour … autant dire que je faisais tache. D’ailleurs ils ne comprennent toujours pas, pour eux je vais attraper une maladie parce que je ne mange pas de viande ( le monde à l’envers ^^ ) .
    Aujourd’hui et depuis deux mois je ne mange plus de poisson, ne consomme plus de produit laitier, de beurre ou de fromage … sauf lorsque je mange à l’extérieur. Pour le moment je n’assume pas , j’ai peur d’être exclue et que ça pose problème mais ça me pèse.

    • Merci à toi pour ce partage… j’imagine combien cela doit être pesant d’une part que tes parents ne comprennent pas tes choix et d’autre part que tu ne puisses en assumer certains en public. Du côté de ma famille ça va, je ne pense pas qu’ils savent précisément pourquoi j’en suis arrivée là mais au moins ils respectent mon choix. Par contre, comme toi j’ai encore du mal à imposer mon végétalisme à l’extérieur de la maison… je trouve cela encore trop compliqué à gérer et ça me pèse aussi, de plus en plus… Bon courage 🙂

  15. Taia dit :

    Merci pour ce superbe temoignage, tout en nuances et en douceur, comme c’est toujours le cas sur ton blog (c’est pour ça que c’est l’un de mes blogs favoris). Je me retrouve beaucoup dans ton temoignage. Je n’ai jamais été tres à l’aise avec le fait de manger des animaux, mais pendant longtemps je ne me suis pas posée de questions, et quand ca a été le cas, j’avais peur de gêner. Il y a 4 ans, j’ai décidé d’annoncer mon vegetarisme, mais globalement ca s’est assez mal passé. D’autant plus mal qu’à la même période, j’ai perdu énormément de poids, et que tout le monde dans ma famille (mari y compris) ont associé ma maigreur (.très importante…) à mon choix alimentaire, alors qu’il n’en est rien’ puisque j’ai aujourd’hui retrourvé mon poids de forme en etant toujours vegetarienne. Il m’est arrivé entre temps de remanger un peu de poisson par peur de « manquer » vu mon histoire de poids. Mais c’est toujours avec un tel dégoût que j’évite au maximum. Si ca ne tenait qu’à moi, je serai vegetalienne. Mais mon mari est omnivore (meme s’il ne consomme plus de viande à la maison), je trouve cela socialement difficile, (surtout quand par ailleurs on a aussi envie de manger sain, c’est à dire de ne pas manger que des pâtes blanches ou une salade quand on est invité) et j’ai toujours peur d’avoir des carences au vue de mon parcours. Bref, c’est un sujet ultra complexe que je n’ai pas encore clôturé, entre mes valeurs et les aléas de la vie sociale. En tous les cas, je suis aujourdhui vegetalienne à 90%, et ce choix me rend deja heureuse! J’ai bon espoir de pouvoir augmenter encore ce taux 😉

    • Merci à toi pour ce partage… Je trouve que quand on décide de manger végé, le plus compliqué c’est souvent… les autres ! Comme toi je cuisine végétalien à la maison et mon mari végétarien… mais à l’extérieur, j’ai encore du mal à imposer mon souhait de manger végétalien. Je te souhaite bon courage pour la suite en espérant que tu trouveras un équilibre qui te conviendra 🙂

  16. Punkyhead dit :

    Quel joli témoignage!
    Mon homme est végétarien depuis 20 ans et lorsque nous sommes installés ensemble, je mangeais encore de la viande. Il ne me l’a jamais reproché, tant que ma viande était bio et locale. Au fur et à mesure des années, j’en ai consommé de moins en moins et je me suis rendue compte que je pouvais vivre sans (pas comme le chocolat quoi;)). Je n’ai eu aucun problème d’adaptation et je n’ai jamais exprimé le besoin ou l’envie d’en reconsommer. Je suis depuis quelques mois sur la route du végétalisme, c’est un peu plus compliqué au quotidien (Genre j’ai une soirée et j’angoisse de ce que je vais pouvoir manger) mais je découvre des saveurs nouvelles et j’ai beaucoup de plaisir à cuisiner.

    • Merci pour ton commentaire 🙂 Ah je sais bien ce que c’est de se demander ‘mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir manger ?!’ quand je vais chez des carnivores purs et durs… du coup, je n’ose pas encore dire que je ne mange pas de produits d’animaux non plus car socialement parlant je trouve cela encore trop compliqué.

  17. Magali dit :

    Avec plaisir Natasha 🙂 Merci à toi pour ce blog !

  18. didine65 dit :

    Je vous admire tous et toutes et tous ces commentaires et je suis bien loin d’être végétarienne mais vous êtes tous source d’inspiration pour moi ! Je mange végétarien quand je suis seule ou que je prépare mon repas pour le travail en dehors de cela je cuisine de la viande pour les repas en famille et je ne me sent pas encore assez forte pour imposer ce choix à mon mari (qui ne partage pas du tout ces convictions et qui ne conçoit pas un repas sans viande) et mes enfants… J’essaie de « tâter » le terrain avec mon mari mais il n’est pas réceptif ni à l’argument santé, ni à l’argument écologique 😕Je me dis que c’est déjà ça mais j’aimerais tellement faire plus. Est ce qu’il y a des personnes dans ce groupe qui auraient réussi à devenir végéta*ien dans une famille omnivore ? Comment a réagi vôtre moitié?

    • Mister Vert est omnivore… quand je lui ai annoncé mon végéta*isme, il s’est inquiété du fait que nous mangerions des choses différentes et que cela rendrait les repas compliqués et moins agréables. Mais comme c’est moi qui cuisine principalement et qu’il adore découvrir de nouvelles saveurs, il mange volontiers végan à chaque repas. Il consomme tout de même des produits laitiers à côté et à l’extérieur il mange de tout. Mais il ne ressent pas le besoin de cuisiner de la viande à la maison et il commence même à utiliser du lait et de la crème végétale dans ses préparations 🙂 Je pars du principe que nous devrions chacun être libre de manger et cuisiner ce que l’on souhaite… si cuisiner de la viande te dérange, il faut que ton entourage l’entende et accepte que s’ils veulent en manger, il faut qu’ils la cuisine eux-mêmes… C’est mon avis. Sinon ils penseront que cela t’est égal et que tu t’adaptes volontiers à leurs préférences alors que ce n’est pas le cas me semble-t-il… Bon courage pour la suite 🙂

    • didine65 dit :

      Merci ! Ça fait tellement de bien de te lire, j’adore ton blog.

    • Je t’en prie, merci à toi pour ce gentil message 🙂

    • chocolat dit :

      bonjour,

      je suis devenue végétarienne , de fraîche date: mon mari mange de la viande, certes, de moins en moins et de la viande locale et bio; mais il ne veut pas arrêter et mes enfants non plus. Je trouve ça assez dur car j’ai encore de l’attirance pour la viande, ce sont mes valeurs éthiques (lutte contre la cruauté des animaux, lutte pour améliorer notre environnement qui m’ont fait choisir le végétarisme) alors je trouve ça très dur quand tout le monde a l’air de se régaler et que j’ai droit à des commentaires de ma belle-mère sur toutes les carences que je vais avoir… Et pourtant, je n’ai pas l’intention de revenir en arrière! Il faut s’accrocher et repenser à pourquoi on le fait…
      Bon courage!

  19. dublinecolo dit :

    Merci pour cet article, végétarienne depuis plus de 13 ans (ouh, ça fait mal!!), j’ai réalisé en te lisant que l’une des raisons (si ce n’est la raison principale) qui m’empêche de devenir végétalienne est la peur du regard des autres et de m’isoler un peu plus… Quasi impossible dans beaucoup de restos et probablement chez la majorité de mes amis. Ce qui m’a frappé dans ces témoignages, ce sont nos parcours si différents… Ayant grandi à la campagne et ayant de nombreux parents (oncle, grand-parents) dans le milieu agricole, j’ai décidé très tôt de devenir végétarienne – vers l’âge de 10-11 ans mais ai du attendre 17 pour le mettre en pratique;). Ma première motivation a été la proximité que j’ai toujours eu avec les animaux et l’impossibilité de me faire à l’idée de les tuer pour les manger. A 30 ans et très intéressées par les problématiques environnementale, ma vision à légèrement changée: plus qu’un combat antiviande, c’est véritablement le combat anti agriculture intensive (fermes usines) qui me tient à cœur. Je ne suis toujours pas convaincu du bien fondé de manger de la viande mais le problème numéro un pour moi est cette production intensive de viande, terrible pour les animaux, destructrice de l’environnement et horrible pour notre santé… J’ai tendance à penser que cette approche plus consensuelle est probablement la plus facile à promouvoir et apportant le plus de bénéfices à court terme.

    • En effet on a toutes eu des cheminements bien différents ! Comme toi, ce qui m’empêche encore de manger végétalien en dehors de chez moi c’est le regard, ou plutôt les commentaires des autres… Et comme toi, lorsque des personnes peu informées au sujet de l’impact de la consommation de viande cherchent à comprendre mes choix, je commence par parler des problèmes de l’élevage intensif… et en fonction de leur réaction, j’enchaîne avec d’autres problématiques… ou pas ! C’est toujours difficile je trouve d’avoir un dialogue à ce sujet avec des personnes qui ne connaissent simplement rien à ces questions mais paradoxalement semblent tout savoir car il leur semble tellement improbable que ce qu’on leur raconte existe qu’elles ne nous croient pas ou pensent qu’on exagère !

  20. chocolat dit :

    bonjour, moi j’ai arrêté de manger de la viande il y a 1 semaine après avoir vu le documentaire Terriens dont tu as parlé; j’ai pleuré en le voyant, il m’a fallu plusieurs jours pour m’en remettre.
    Cela faisait déjà plusieurs mois que j’avais réduit ma quantité de viande, que je ne mangeais que de la viande bio mais le documentaire a achevé de me convaincre. Il m’est encore difficile de ne plus en manger car l’odeur d’une saucisse aux herbes me fait encore saliver, mais je me rappelle alors les images des abattoirs et cela m’aide à ne pas céder.

  21. Daishali dit :

    Bonjour,

    J ai arrete de manger de la viande il y a 16 ans apres un voyage en Chine. J etais sensible au discours vegetarien, et l idee qu on ait pu manger de la viande de chat ou de chien dans un restaurant chinois sans le savoir m a ebranlee. J ai eu du mal a arreter le poisson, d ailleurs j en consomme toujours un peu. je suis donc comme mes collegues Hindous disent; une fishtarienne.

    Un voyage en Inde ou je n ai pu manger vegetarien sans difficulte, ou des sejours dans des temples bouddhistes, taoistes (je vis maintenant en Chine), servant une nourriture vegetarienne simple et delicieuse, m ont fait penser que cela etait possible. Je suis maman d un petit garcon de deux ans et je n ai pas voulu lui im poser mes choix, donc je ne cuisine pas de viande mais il en mange au restaurant.
    De plus je cuisine de plus en plus, recettes vegetariennes ou vegan, et je m amuse a varier les plaisirs.

    C est ca pour moi etre vegetarienne, c est sortir d un dogme sans forcement entrer dans un autre.

    • Comme toi je ne souhaite pas rentrer dans un dogme : et d’ailleurs je n’aimerais pas qu’on dise que je suis ‘végétarienne’, ‘végétalienne’ ou ‘végane’… ces étiquettes ne voulant pas dire la même chose aux yeux de tous/toutes, je préfère expliquer mes choix plutôt que de me mettre dans une catégorie. Je ne suis d’ailleurs pas d’accord avec l’adage « Dis moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es » car beaucoup de personnes n’ont simplement pas eu l’opportunité de réfléchir au contenu de leur assiette et ce n’est pas pour autant qu’elles ne partagent pas des valeurs similaires à celles de personnes mangeant différemment. Le plus important pour moi est d’arriver à ce qu’un jour chacun mange en pleine conscience et réalise ce que leurs choix alimentaires impliquent pour l’humanité, les animaux et l’environnement 🙂

  22. Que d’histoires! Moi je ne me dis pas végétarienne, meme si dorenavant je mange toujours vegetarien, ma consommation de viande / poisson existe encore, à raison d’une fois tous les 2 mois je pense. En fait, c’est psychologique. Si je m’interdis, cela va m’attirer. Mais si je me l’autorise et bien a chaque tentation je repousse. Surtout qu’après avoir vu earthlings, ça m’a calme pour un moment! J’essaye également de rester ouverte à plusieurs types de régimes alimentaires : vege, vegan, cru, flexitarien.
    Je reviens de très loin. Moi qui mangeait de la viande à tous les repas, j’etais le stereotype parfait de la carnivore qui s’offusquait de la chasse et de manger des chiens, et qui ne pouvait pas se passer de sa dose quotidienne, saignante s’il vous plait. Bref, j’etais carnivore acharnée. C’est le livre faut il manger des animaux qui m’a ouvert les yeux, ainsi que de vivre avec une vege qui m’a initié à une autre cuisine, toute aussi succulente!
    Donc bon, 4 ans plus tard, je trouve que j’ai fait du chemin!

    • Ton commentaire me fait penser que nos choix alimentaires ne devraient pas être une compétition ; je déplore un peu la hiérarchie sous-entendue lorsqu’on parle de végétarisme/végétalisme/véganisme… Comme si chacune de ces catégories était une étape à franchir et que le véganisme était un idéal, la consécration ultime… alors qu’être végétalien ne signifie pas forcément manger éthique (manger bio, équitable, local etc. sont des critères aussi importants pour moi que celui de ne pas manger d’animaux/produits d’animaux mais ils ne font pas partie du végétalisme ‘officiellement’…) et être végan ne signifie pas forcément consommer éthique et écolo non plus (remplacer la laine et le cuir par du synthétique c’est pas mieux à mes yeux !). Donc j’aime ta manière de voir les choses : se concentrer sur le chemin que tu as parcouru toi et définir à ton rythme tes priorités 🙂

      En outre, même si j’aspire à un mode de vie végane je n’aimerais pas qu’on me décrive comme telle car cela pour moi veut dire aussi peu de choses que ‘je suis française’ ou ‘végétarienne’- dès lors qu’on nous met une étiquette, on fait des suppositions, des généralisations… et je suis contre toute appellation qui renforce et créé des stéréotypes. Je suis Natasha avant tout et toi tu es Emma et même si le contenu de notre assiette ne se ressemble pas toujours au quotidien je sais qu’on a plein plein de choses et de valeurs en commun 😉

    • blogplanetaddict dit :

      Merci pour ta réponse! Je suis comme toi, je n’aime pas les appellations et il y a aussi d’autres critères qui sont importants pour moi, comme tu as mentionné: local, bio, non ogm, éthique, zéro déchet etc. Et bon, il me semble extrêmement difficile de combiner cela avec un régime végétalien, qui utilise beaucoup de soja, de noix, huile de coco et produits sous plastique. Attention, je ne critique pas le régime végétalien, puisque moi aussi j’intègre des recettes végétaliennes dans mon quotidien. Simplement, je préfère chercher un équilibre éthique qui me ressemble. De plus, ici au Mexique, j’ai très peu accès au bio, donc je suis frustrée de mon régime végé aux pesticides. Mais je n’arrive pas à me résoudre à manger de la viande, car si je ne sais pas d’où ça vient et ce qu’il y a dedans: non merci! A la rigueur, je m’offre du poisson lion de temps en temps, espèce invasive qu’ils doivent tuer ici. Ceci dit, cela ne résout pas le problème des métaux lourds. En gros: faire comme on peut pour respecter ses idéaux et placer des priorités!

    • Même si je n’aime pas les appellations cela me fait penser que c’est quand même bien dommage qu’il n’y en ait pas une qui reflète cette diversité d’efforts-là (bio, équitable, zéro déchet, sans OGM etc.), au moins pour qu’on cesse de voir le végétalisme comme étant la consécration ultime mais qu’on sache au moins qu’il y a d’autres manières tout aussi louables à mes yeux de se nourrir de manière éthique et écologique…

  23. Soso dit :

    Salut à toi !

    Je suis un grand garcon universitaire et j’ai découvert ton blog hier, m’intéressant notamment à la méthode no-poo. Je souhaitais te féliciter d’avoir réussi à te rendre compte du mode alimentaire qui te correspondait le mieux et d’avoir eu le courage de changer tes habitudes, ou plutôt de les assumer entièrement… ainsi que de le communiquer autours de toi !

    Je pense effectivement que le plus dur dans toute cette histoire est l’impact social que peut susciter un changement, n’importe lequel, qui ne soit pas conforme à la majorité, à la « normalité ».
    Pour te donner mon propre cas, j’ai « choisi » de devenir végétarien à l’âge de 4 ans ( non ce n’est pas une blague 😉 ) à cause, ou grâce, à la fille qui me gardait à cette époque et qui me disait qu’elle était elle-même végétarienne car elle n’aimait pas qu’on tue des animaux pour qu’elle puisse les manger. Cela a été relativement mal pris à l’époque par ma famille et ma famille étendue toute entière ( étant d’origine oriental, les plats sans viande peuvent presque se compter sur les doigts de la main : ne pas manger de viande est un non-sens).

    Pour me pousser à continuer de manger de la viande, ils me faisaient croire par exemple que celle-ci poussait sur les arbres et ne venait pas d’animaux morts ( ce n’était pas très respectueux, mais je préfère en rire. Ils ont heureusement assez vite arreté ). J’ai presque immédiatement stoppé ma consommation de poisson car leur goùt me révulsait mais j’ai continué à manger sporadiquement des kebabs ou des saucisses de veaux à l’occasion, à moitié à cause de la pression familiale.

    Une expérience assez drôle m’est d’ailleurs arrivé une fois, en voyage en turquie, où, demandant dans un restaurant s’ils avaient des plats végétariens, on me répondit qu’ils avaient du poulet !

    Cela fait maintenant 4-5 ans que je suis complètement végétarien et que je me porte comme un charme. Tout ce qui me manque désormais est de ne plus essayer de manger le plus diversifié possible, mais aussi de faire en sorte de n’être plus du tout en carence de fer ( entre 2 prises de sang espacées de 4 ans, j’ai une très légère baisse de ma réserve de fer ).

    Bref, tout cela pour dire aux personnes qui liront ce message que :
    – Être végétarien n’est pas difficile du tout, bien au contraire : la viande n’est qu’un aliment comme un autre qu’il suffit d’arrêter de consomer, il en reste une pléthore d’autres !
    – On peut être végétarien et ne pas devenir… végétatif ( je suis même assez « baraqué » pour quelqu’un qui ne mange pas de viande selon mon entourage ).
    – Il faut oser affirmer ses choix, passer du stade de chameau à celui de lion, pour les lecteurs de Nietzsche 😉 . Ma famille accepte d’ailleurs bien plus mes choix ( et ma soeur m’a rejoint dans celui-ci ! ) depuis que j’essaye de discuter, de les convaincre du bien fondé de mon choix, même si je ne l’impose à personne : c’est un choix personnel à faire, pas une mode ou un modèle à suivre par défaut ( car alors on retombe dans le cas des personnes qui mangent de la viande par défaut : il n’y a pas de réflexion sous-jacente ).

    Désolé pour le pavé 🙂 et bonne journée

    • Merci beaucoup d’avoir pris le temps de partager ton cheminement – j’espère que tes parents n’ont pas viré la fille qui te gardait après ça 😉 ! Je trouve cela complexe d’ailleurs d’expliquer ses choix aux enfants, et à ceux des autres surtout (je n’en ai pas donc je ne sais pas si ce serait plus simple d’expliquer ça aux miens !). Les enfants, il me semble sont bien plus réceptifs et ouverts à ce sujet, et donc plus enclin à comprendre et donc à suivre nos choix… Il y a quelques mois mon petit cousin de 7 ans, que je trouve extrêmement intelligent et avec qui j’ai des conversations « d’adultes », me demandait pourquoi je ne mangeais pas de viande. J’avais peur de lui expliquer les choses comme je l’aurais fait avec un adulte car je craignais d’être ensuite tenue responsable de l’avoir dégouté de la viande… J’ai donc tâché de lui donner un minimum d’explication pour qu’il comprenne mon choix tout en essayant de tenir des propos qui ne le perturbent pas trop. Malgré tout, il n’a pas fini son plat de viande qu’il mangeait à ce moment-là… Merci pour tes conseils qui seront entendus j’espère et bienvenue sur Echos verts où trop peu de garçons partagent leur avis 🙂

  24. Christine Devillers dit :

    Végétarienne depuis 33 ans….venant d’une famille « classique » où la viande etait un incontournable tous les jours, il m’a fallu attendre de quitter mes parents à l’âge de 18 ans pour pouvoir arrêter définitivement de consommer de la viande, ce qui, à cette époque, etait loin d’être la norme et donc souvent vu d’un mauvais oeil…..mais je garde le souvenir des repas, longs et pénibles, passés à pleurer devant mon assiette parce qu’il fallait tout manger….de ce côté là, mes 18 ans ont été comme une libération…..

    • Merci pour ton témoignage ; je me demande souvent justement comment les enfants qui souhaitent manger végé gèrent ce genre de situation- je sais que certains y arrivent, et d’autres comme toi doivent attendre de quitter le cocon familial pour y arriver !

  25. C’est un long travail pour réussir à supprimer les animaux de son alimentation. J’espère que j’y arriverai un jour. Je ne me sens pas prête aujourd’hui, mais c’est quelque chose auquel je pense régulièrement !

  26. Cynthia dit :

    Bonjour,

    Je suis très sensible à tes arguments, mais juste une petite question d’une non-végétalienne: pourquoi arrêter de manger du miel qui est produit par des insectes ?

    • C’est une très bonne question- dans la majorité des cas les abeilles sont ‘maltraitées’ voir tuées lors de l’extraction du miel, comme expliqué dans cet article et lorsqu’on leur prend toute leur production, on les prive de leur propre nourriture… Il existe néanmoins des apiculteurs plus respectueux du bien-être des abeilles… mais j’avoue que je ne me sens pas assez informée à ce sujet pour me positionner d’un côté ou d’un autre. En attendant, j’évite de cuisiner avec du miel mais il m’arrive d’en manger. J’espère avoir répondu à ta question 🙂

  27. sofi dit :

    Merci pour cet article Natasha,

    Je me reconnais beaucoup dans ton témoignage, sans gluten (pour ma santé), végétarienne (par éthique) et en plus je déteste l’alcool alors là ca fait beaucoup pour une famille française originaire de Bourgogne et de Champagne !

    J’ai mis longtemps à l’assumer auprès de ma famille pas très ouverte (c’est un euphémisme)… et j’en suis encore à manger des oeufs et du fromage chez eux…

    Mon mari n’est pas du tout végétarien, il respecte totalement mon choix mais en ce qui concerne nos trois enfants nous cherchons un équilibre. Il cuisine viande et poisson le we et moi végétarien et végétalien de plus en plus la semaine.

    C’est pas toujours évident mais cela nous apprends l’écoute et le respect au quotidien et en pratique, je me plait à penser que c’est un bon exemple pour nos enfants.

    Le soucis c’est, pour moi, quand nous visitons les amis et la famille… je suis une ovni mais tant pis, je me sent tellement mieux à tout point de vue que je me sent forte…

    Merci pour ce blog et à bientôt

  28. christine dit :

    Cela fait un bout de temps que cela me trotte dans la tête’ne plus manger de viande’ alors j’ai commencé par diminuer la quantité, mais seule cela ne me poserai moins de problème, en famille c’est plus difficile. Mon soucis est lié aussi aux éventuelles carences en fer: si la maîtrise de se régime n’est pas correcte: alors je potasse le sujet, le passage au régime sans viande c’est pour demain peut-être! un jour c’est sûre !!!

    • Je crois que les carences, que l’on soit végétarien ou pas, sont évitables à partir du moment où l’on fait attention à manger équilibré… Personnellement, c’est en commençant à cuisiner végétalien que j’ai enfin réussi à trouver cet équilibre 🙂 Quand je mangeais de la viande et des produits laitiers, je mangeais beaucoup moins de bons nutriments et surtout beaucoup moins varié.

  29. Orodruín dit :

    Coucou Natasha. 🙂
    Aspirante végétarienne (ça c’est pour la fameuse étiquette) mais omnivore depuis toujours, sachant que de ma petite fraterie, je suis celle qui mangeait le plus de légumes, celle qui adore la nature et ls animaux… Dans les anecdotes de l’enfance, c’est un crocodile qu’on a réussi à me faire avaler (ah la Guyane Française hein! 😉 ) j’en ai voulu à mes parents! Mais j’ai continué à manger de la viande. On est enfant, on n’a de toute façon pas son mot à dire et d’autres préoccupations.
    Dans l’absolu donc, à part avec quelques produits dont j’aurais du mal à me séparer comme le poulet ou les crevettes, je pourrais abandonner la viande. Seulement en couple ça ne passe pas, nous avons même des plats qui sont devenus classiques et qui contiennent de la viande (jambalaya, feijoada brésilienne, brandade de morue…), il y a aussi quelque chose du convivial, du partage, du culturel et la gestion pratique serait très difficile pour moi au sein de la famille (je déteste enquiquiner les gens). Il faudrait qu’on se crée des plats classiques mais avec uniquement des légumes. 😉 En revanche, impossible d’écarter les oeufs ou le miel, il semblerait aussi que je digère mieux avec un minimum d’apport protéiné animal et il y a aussi en contrepartie des légumes qui me rendent malade (topinambours et autres crucifères par ex).
    Quand je pense à un passage au végéta*isme, j’ai énormément de questions qui me viennent! Car pour manger végéta*ien, afin d’y trouver un plaisir gustatif mais aussi de trouver tous les nutriments il faut varier les aliments! Qui dit variété dit pays différents, parfois très éloignés, variétés limitées sur place, pas toujours en bio, variétés de productions, éthiques ou non (avec épuisement des sols, déforestations, absolument pas liés uniquement à la viande…), simili-carnés franchement pas terribles ni pour le goût ni pour la santé (farine de riz et glycémie, soja frais et ses questionnements…), ce qui, au lieu de faciliter la tâche alors qu’on pense déjà avoir accompli un exploit, ne fait que compliquer la démarche…
    Concrètement, je ne peux pas rayer la viande s’il n’y a pas une variété végétale dans l’assiette pour combler ce retrait. Et si à une époqe on savait se contenter de peu faute de mieux et que le plaisir gustatif n’avait aucune importance pour les petites gens, force est de constater que les temps ont bien changé.
    Merci à toutes pour le partage des expériences. 🙂

    • Je pense en effet que manger 100% végétal n’est pas 100% sain, éthique ni écologique en fonction de ce que l’on consomme… Je pense aussi que chaque être humain est physiquement différent et qu’un régime qui conviendra à l’un ne pourra pas convenir à l’autre et je crois que si certaines choses ne nous plaisent pas gustativement parlant, ce n’est pas pour rien : soit on n’a pas suffisamment été habitué à en manger, soit c’est sa manière à notre corps de nous dire que cet aliment-là n’est pas bon pour nous. De la même manière, si notre corps (et non notre palais !) nous réclament de la viande, je veux bien le croire aussi… par contre j’aurais du mal à croire que consommer de la viande 2 fois par jour tous les jours soit une nécessité comme certains l’affirment. Le plus important reste d’être conscient de l’impact (éco-éthique et sanitaire) de ce que l’on met dans son assiette, de l’assumer, et d’y apporter une variété qui soit saine et nourrissante… et nous avons tous une vision très différente de ce que cela peut être ! Même si on était tous des Terriens végétaliens on débattrait de ce qu’il serait sain, éthique et écologique de manger 😉 !

  30. Sabine B dit :

    Je suis végétalienne à la maison et végétarienne à l’extérieur depuis fin janvier (plus de 2 mois déjà). Le révélateur: « faut il manger les animaux » de jonathan safran foer. Puis confortée par le visionnage d’Earthlings et le discours de gary yourofsfky (génial).

    Gros choc dans ma famille car j’ai été très anémiée pendant ma grossesse l’année dernière (j’ai fini par être perfusée pour avoir du fer), et je pense que j’ai tendance à mal fixer le fer. Culturellement, ma mère est iranienne ce qui fait que tout est très végétarisable voire végétalisable (très similaire aux plats indiens, en moins « pimentés). Après avoir beaucoup discuté (et m’être aussi un peu énervée sur le manque de soutien) et bien ma mère retire la viande des plats qu’elle prépare, de toute façon c’est toujours: du riz, beaucoup de légumes, des légumineuses et un peu de viande, rajoutée de plus en plus systématiquement à mesure que cela devenait un marqueur social. Dans ma belle-famille c’est pire, ils sont Lyonnais, la viande est le socle de leur cuisine, le beurre est leur ami pour la vie, le lard leur passion… J’exagère un peu c’est vrai mais il y a de cela.

    Ce qu’il y a c’est que je suis obligée de faire mon « coming out » dès que je suis invitée chez les gens. Autant ils font de grands efforts pour me préparer des plats végé, autant pour cuisiner végétalien je ne peux pas leur demander de surfer sur mille blogs et acheter des substituts et se familiariser avec tout ça. Donc j’assume de ne pas manger végétalien chez les gens.

    Aussi: quand on change sa façon de s’alimenter, cela fait écho chez les gens, ils réagissent toujours voire cherchent à se justifier. Du coup j’en parle pendant des plombes et je sature un peu…

    J’ai réintroduit aussi les oeufs chez moi car après avoir vu ma naturopathe, devenir végétalienne quasi après une grossesse en état d’anémie sévère, et en allaitant exclusivement, c’était sans doute un trop gros choc. Et je me dois d’être en forme pour mes enfants aussi.

    Je trouve que sur la nutrition plus on se renseigne, plus on a du mal à avoir une position tranchée, il y a un côté compliqué.

    Mais manger en conscience, et surtout faire un pas (de colibri, certes, mais un pas tout de même) pour la préservation des ressources de la planète me rend beaucoup plus en accord avec moi-même et je ne lâche pas l’affaire! C’est un cheminement, j’essaie de tout mon coeur. Et puis je me dis qu’avec 3% de végés dans ce pays, forcément c’est compliqué, mais que le jour où nous serons 10 ou 15% les choses changeront. Donc j’ai envie d’aider à ce que cette bascule se fasse, en étant un peu « pionnière » dans mon alimentation, même si c’est chiant à l’extérieur.

    J’adore ton site en tout cas, qui est pile dans mes questionnements et mes aspirations « écolos » 😉

    • Merci pour ce partage et ton commentaire 🙂 Je pense que la nutrition c’est compliqué en effet et qu’il n’y a pas de schéma idéal applicable à tous les êtres humains- malgré que nous fassions parti de la même espèce, nous sommes tous constitué différemment, avec nos propres forces, faiblesses et besoins… Personnellement je crois beaucoup en l’Ayurveda qui part du principe qu’il existe 3 types de personnes (identifiées en fonction de certaines caractéristiques de personnalité, physiques et physiologiques) et quand j’ai lu l’une d’entre elles, j’ai enfin pourquoi compris pourquoi il y avait certains aliments que je n’aimais pas depuis toute petite (alors que le monde entier me disais que c’était ‘bon’ pour moi et essentiel pour être en bonne santé alors que même sans en manger toutes ces années je me portais très bien !). Depuis, je n’ai plus ‘peur’ de suivre mon instinct- c’est ce que j’avais toujours fait finalement mais avec une pointe de ‘culpabilité’ sauf que maintenant je sais que si mon palais n’apprécie pas quelque chose ce n’est pas parce que je fais la fine bouche mais parce que mon corps n’en veut pas ! Cela dit, quels que soient les aliments qui nous conviennent, il n’y a aucune excuse pour en surconsommer ni pour consommer ceux issus de filières sources de souffrances et destructrices pour la planète… Comme toi je trouve cela compliquer de manger végétalien chez les autres donc pour le moment je cuisine végétalien et à l’extérieur je mange végétarien si besoin.

  31. J’ai arrêté de manger des animaux en octobre 2013. Je m’en souviens car cette décision a été un réel soulagement et depuis, je me sens nettement plus en accord avec moi-même, mes convictions, ma conscience.

    J’ai suivi le même cheminement que toi, à peu de choses près. J’y pensais depuis longtemps et manger des animaux m’avait toujours dérangée, d’aussi loin que je me souvienne. Je n’ai jamais acheté de viande, mais j’en mangeais chez les gens ou au restaurant.

    Le déclic est venu un soir, dans mon lit, alors que je lisais « Faut-il manger les animaux? » de J.S.Foer. De grosses larmes coulaient sur mes joues. Ce moment a été le moment de ma décision irrévocable, au fond de moi, dans ma tête.

    Au début, ma famille est mes amis se moquaient un peu de moi, supposant que je ne tiendrais pas 3 semaines et que c’était une sorte de lubie à la mode. Depuis, après de très nombreuses discussions sur les raisons de ce choix, ils acceptent et et certains commencent même à être sensibilisés, je pense. Ce qui me fait plaisir, car au fond de moi (comme tout végétarien j’imagine), j’espère sincèrement qu’un jour, on arrêtera purement et simplement de manger les animaux.

    Ce serait vraiment bien.

    Célestine 🙂

    • Ce livre semble avoir marqué beaucoup de monde. Je viens tout juste de le lire ! Je pense en effet que si l’on veut sensibiliser les autres à certaines causes, il faut d’abord commencer par changer son propre comportement : cela éveille la curiosité et même si ça peut causer des débats houleux, au moins ça fait parler- alors que si on se contente de décrire les problèmes des élevages industriels et qu’on mange un steak après, ça ne fait pas autant réfléchir…

  32. Ton cheminement est très intéressant (et par la même occasion, je découvre ton blog) !

    Pour ma part, je ne mange plus de viande mais toujours du poisson et des fruits de mer (je me définis comme pescitarienne ^^)

    J’ai toujours eu beaucoup de problèmes avec la viande et arrivée à l’adolescence, je ne mangeais plus que du steak haché, du blanc de poulet ou de dinde, de la merguez et quelques sortes de charcuterie, la plupart uniquement à l’extérieur, chez moi c’était seulement poulet ou dinde. Puis il y a quelques années, j’ai arrêté la viande rouge. Enfin l’été dernier j’ai stoppé la viande tout court et j’ai commencé à m’intéresser et à lire des tas de choses sur le végétarisme. Et bien que mangeant toujours des produits de la mer (je vis au bord, j’adore ça et je viens d’une famille très poisson), j’ai constaté que j’en avais également diminué la consommation de façon naturelle.
    Mon but est de devenir complètement végé à la maison, et manger poisson/fruits de mer uniquement à l’extérieur (bien que là aussi, il m’arrive de choisir une option végé quand c’est possible). Je ne me vois pas arrêter définitivement, ça me manquerait trop. Mais bon j’ai mis 32 ans à arrêter la viande, je me dis que mon cheminement n’est pas terminé et peut-être que j’évoluerai encore sur le chemin du végétarisme 🙂

  33. Merci pour ton chouette témoignage!
    Je ne perds pas espoir en voyant comme la société évolue: de plus en plus de gens sont conscients ou de l’impact écologique ou des conséquences éthiques de la consommation de viande. J’espère qu’on vivra de moins en moins dans une société qui nous impose la viande comme une évidence. J’aurais bien aimé ne jamais commencer à manger et arrêter de manger des animaux, ou au moins à m’en être posée la question plus tôt. 🙂

    • Je pense qu’il n’est jamais trop tard 😉 On prend tous conscience de ces choses-là à différentes stades de notre vie et alors que certains peuvent changer leurs habitudes du jour au lendemain, d’autres ont besoin de le faire en douceur… L’essentiel reste, selon moi, qu’une fois qu’on sait tout ça on ne fasse pas comme si de rien n’était…

  34. Ping : Pourquoi je ne mange presque plus de produits laitiers | Échos verts

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  41. patacaisse dit :

    Je suis intolérante au blé, c’est déjà compliqué de manger à l’extérieur (rien que ce we, je me suis fait avoir et j’ai été malade) mais j’ai très très envie d’arrêter la viande. Lire cet article me remonte le moral car ça me paraît possible maintenant et je me sens moins seule ! Auriez-vous des livres à me recommander ? bonne journée

    • Personnellement je pense qu’il est plus difficile de manger sans blé que sans viande… donc si tu as déjà l’habitude de manger sans blé, je pense que manger sans viande te paraîtra encore plus simple 🙂 Quels genre de livre cherches-tu ? J’en recommande quelques uns dans les catégories ‘Alimentation’ et ‘Animaux’ et je prévoie plusieurs articles au sujet de livres de recettes dans les jours et semaine à venir 🙂

  42. zeb dit :

    J’ai arrêté de manger de la viande et du poisson il y a près d’un an, après des mois à louvoyer en ne mangeant plus que du poisson à l’extérieur et strictement végétarien chez moi. Passer le cap du végétarien en société a été le plus dur. Je me disais non non je ne suis pas végétarienne, car je ne voulais pas être cataloguée, mais de fait, manger carné me posait de plus en plus de soucis de conscience. Je n’ai jamais été très viandarde (j’achetais également des tranches de jambons ou dinde, qui demandent peu de manipulation et ne ressemblent pas à l’animal, et je ne supportais le boeuf que hâché), je me passe du poisson sans problème bien que j’en aimais le goût (mais n’en achetais jamais à cause du prix). Les produits laitiers et oeufs, j’ai réduit et je tends à les faire disparaître chez moi mais à l’extérieur je trouve pour l’instant difficile de m’en passer. Et puis, pour être honnête, j’ai toujours été très portée sur les produits laitiers… Réduire cette consommation est mon prochain objectif 🙂
    Merci pour tous ces beaux témoignages sur ce blog, on se sent moins seul et c’est très intéressant de voir les expériences des autres !!

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  44. cecile dit :

    Je mangeais déjà de moins en moins de viande depuis longtemps , mais je suis devenue définitivement végétarienne en lisant les chapitres 33&34 du livre de Matthieu Ricard « Plaidoyer pour l’altruisme » . Theodor Monod pensait déjà qu’en tant qu’ Homme nous nous devons de respecter et protéger les animaux , justement parce qu’ils nous sont inférieurs (au sens de plus faibles) . C’est le prochain pas à faire vers un peu plus d ‘humanité…

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  47. nadege girardet dit :

    Bonjour Natasha,

    Je suis à ce début de ma découverte,j’ai trouvé ton article hyper vrai et touchant,merci pour ce joli partage!

    Nadège

  48. Gremillet dit :

    Bonjour .je ne mange plus de viande depuis plusieurs années parce-que je ne supporte pas l’abattage ,le gavage ,le massacre .je fait parti de L214 .
    Votre article et votre blog sont pour moi donc .
    Merci

  49. Delphine dit :

    J’hésitais à ne plus manger de viande mais il faut dire qu’en faisant de nouvelles recherches, je suis tombée sur ton écrit alors merci pour ce post … Cela m’aide beaucoup à franchir enfin ce cap et je me reconnais beaucoup à travers tes mots, alors suis-je sut la bonne voie ? Probablement 😉

  50. Katia FORNER CAVALLIER dit :

    Ton parcours vers le végétarisme ressemble fort au mien. Pas de goût particulier pour les produits carnés enfant, je me souviens même de mes sorties de table avec des joues de hamster par la viande que je ne voulais pas avaler ….des repas à la cantine en optant le plus possible pour les plats sans viande. Mes premiers livres de cuisine végétarienne en 1990, j’ai 20 ans et évite autant que possible les aliments carnés et surtout la viande rouge. Malgré cela, je ne suis devenue végétarienne voir végétalienne qu’en février 2014. En effet, les conventions sociales, un mari qui aime la viande ont eu raison de mes réticences de jeunesse et comme toi j’ai cuisiné de la chair animale dès lors que les manipulations étaient minimales !!!! Comme toi, j’ai privilégié à la naissance de ma fille, des produits carnés biologiques en quantité ultra raisonné jusq’à ce que je constate que ma fille n’avait pas d’attirance particulière pour ces morceaux de cadavres … Je me suis revue enfant à tenter de négocier le plus petit morceau pour que le supplice s’arrête vite !!! Çela a été un déclic et j’ai décrété un soir à table que nous ne mangerions plus d’animaux à la maison, que je ne les cuisinerai plus !!! 26 mois plus je suis quasiment végétalienne, j’ai banni le fromage de mon assiette, pour mon mari et ma fille s’est encore un peu compliqué mais je ne désespère pas de les sevrer des produits laitiers … Je consomme encore des œufs car ce sont les œufs de mes cocottes, mais je sais qu’il me sera possible d’y renoncer lorsqu’elles ne seront plus là. J’espère que nous allons continuer dans cette voie, que des milliers, des millions de personnes vont rejoindre ce mouvement qui est bénéfique pour les animaux, pour notre terre et notre corps .
    Bonne continuation

    • Merci d’avoir pris le temps de partager ton cheminement vers le végétarisme. J’ai aussi la chance de vivre avec quelqu’un qui est heureux de manger ma cuisine végétalienne ce qui est très agréable. Mon mari a aussi du mal à se passer de produits laitiers donc il continue de manger du yaourt et du fromage de son côté… par contre, quand il cuisine, il les remplace volontiers par des alternatives végétales 🙂

  51. Ping : Comment je suis devenu végane en un an | Aujourd'hui Demain

  52. Maewell dit :

    Merci pour cet article!
    Le cheminement se fait dans ma tête depuis un moment… mais les habitudes sont dures à changer malheureusement. Je ne me met pas trop la pression, j’ai déjà bien réduit ma consommation et je sais que j’y arriverais un jour 😉

  53. Sikolette dit :

    Bonsoir,

    très bel article, je t’envie beaucoup pour le côté famille compréhensive…

    Cela fait presque 2 ans que je suis végétarienne, et par la force des choses, je ne mange plus de produits laitiers car je suis intolérante au lactose. C’est dur dur, j’aime beaucoup le fromage, mais au moins, je vais au bout de mes principes.
    Par contre, je continue de manger des oeufs, de poules du jardin.

    Je trouve qu’en société, être végétalien, c’est très compliqué. J’ai peur qu’on arrête de m’inviter à force ! La plupart de mes amis sont gênés et se justifient de manger de la viande, alors que je ne juge personne et ne fait aucune réflexion. Et maintenant, ils ont en plus peur de me rendre malade en mettant un produit que je ne digère pas dans leur plat… J’ai proposé à la plupart de m’amener mes repas maintenant, parce que je n’aime vraiment pas être un poids pour les gens !
    Et au restaurant, c’est pareil, y a quand même pas grand chose… Soit des crudités, soit des frites… et je crois que c’est tout ce qu’on m’a proposé jusque là…

    Ton article date d’il y a un an et demi, où en es-tu aujourd’hui de ton végétalisme ? Tu « l’assumes » en dehors de chez toi ? (ce mot ne me plaît pas, mais je n’en trouve pas de meilleur… tu comprends l’idée !).

    • Bonjour Sikolette,

      Tout comme toi, je trouve que manger végétarien/végétalien est très compliqué dans la société… française. C’est d’ailleurs ce qui a pendant longtemps freiné mon passage au végétalisme à 100%- je craignais les réactions de mon entourage et j’avais peur de leur compliquer la vie. Et puis, mon mal être personnel lorsque je mangeais des produits laitiers et des oeufs chez les autres est devenu de plus en plus insoutenable ; l’idée de manger ces aliments était bien plus pesante que la peur de l’incompréhension ou des reproches de mon entourage.

      Il y a un peu plus d’un an, j’ai donc commencé à demander des alternatives végétales autant que possible, d’abord lors d’un voyage scolaire, puis lors des invitations chez les amis, puis dans ma famille… petit à petit, je suis donc devenue végane aux yeux de mes proches. Ma plus grosse difficulté restait d’assumer mon végétalisme dans ma belle famille. Puis, lorsque des tests médicaux ont révélé que j’avais une très grosse intolérance au lactose, cela m’a aidé à leur dire que je ne pouvais plus et que je ne voulais plus consommer de produits laitiers, ni d’oeufs. Même si ma belle-mère m’a dit qu’il existait des comprimés pour aider à digérer le lactose, j’ai tenu bon… Je sais que c’est encore compliqué pour eux, mais ils s’y font petit à petit. Ma belle soeur et mon beau-frère qui se sont mariés cet été se sont d’ailleurs assuré que j’ai de quoi manger de l’apéro au dessert (malgré les réticences du traiteur !).

      Voilà, donc aujourd’hui, j’assume complètement et ce qui me semblait tout à fait improbable il y a encore 3-4 ans, me semble tellement simple aujourd’hui dans la pratique. Ceci dit, à Freiburg, en Allemagne, les véganes ne sont pas perçus comme des extra-terrestres inconscients donc au quotidien ça se passe très bien pour moi. C’est seulement quand je rentre en France que ça se complique…

      Je compte revenir sur ma transition plus en détail dans un (ou plusieurs !) article l’an prochain si ça t’intéresse :-).

      Enfin, pour info, j’ai appris cet été que les frites étaient bien souvent cuites dans de la graisse animale… le cuistot d’un resto classique a eu la gentillesse de me le dire quand j’ai demandé une salade et des frites avec aucun produit animal… Je n’en croyais pas mes oreilles !

  54. Ping : Graines vertes #13 | Échos verts

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