Vivre sans plastique

Qu’ils soient de la catégorie 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou 7, Jay et Chantal connaissent bien tous les types de plastique: non qu’ils les collectionnent mais bien au contraire, ils les évitent au maximum et ils s’efforcent plus particulièrement de ne plus consommer d’aliments ni de boissons emballés dans du plastique. Dans une interview aussi informative que sympathique, Jay m’a expliqué le pourquoi du comment.

chantal et jay- lifewithoutplastic

Prise de conscience des dangers du plastique

Tout a commencé en 2003, lorsque Jay et Chantal souffraient tous les deux de problèmes de santé non expliqués. Au bout de quelques temps, ils finissent par comprendre que leurs maux sont liés à la mauvaise qualité de l’air intérieur de leur logement, intoxiqué par des moisissures. Après une inspection des lieux par des experts, on demande au couple de quitter l’appartement immédiatement, tant l’air qu’ils respirent est malsain.

7 Plastic categories

“On réalise alors l’importance de regarder notre environnement de plus près” m’explique Jay, d’autant plus qu’à ce moment-là, Chantal est enceinte de 8 mois. Ils sont particulièrement vigilants et s’informent sur l’impact de l’exposition à différentes toxines. C’est au cours de ces recherches qu’ils prennent conscience de la nocivité du plastique et décident de bannir ceux qui pourraient être en contact avec l’alimentation.

Les dangers du plastique pour la santé

Comme m’en informe Jay, les plastiques communs sont classifiés en 7 catégories et alors que la recherche sur la toxicité du plastique des catégories 2, 4 et 5 est encore en cours, ceux des catégories 1, 3, 6 et certains n°7 ont été reconnus comme étant néfastes pour la santé.

  • Le Polytéréphtalate d’éthylène (PET- catégorie 1) dégage du trioxide d’antimoine, un composé inorganique provoquant des irritations respiratoires et cutanées ainsi que de l’accroissement du risque de fausses-couches et de problèmes liés aux menstruations et le ralentissement du développement des enfants de moins d’un an. Le PET se trouve notamment dans les bouteilles de boissons gazeuses, de jus, de vinaigrette, et de produits pour bains de bouche.
  • Le Polychlorure de vinyl (PVC- catégorie 3) est considéré comme l’un des matériaux les plus toxiques. Les phthalates (le DEHP ou le BBzP) utilisés comme plastifiant sont des perturbateurs endocriniens imitant l’oestrogène. Ils déclenchent également des crises d’asthme, des réactions allergiques et sont associés aux problèmes de cancer, de foie, de rein, de rate, d’os et de poids. Le PVC se trouve entre autres dans les jouets, les emballages en plastique transparents, le film étirable, les bouteilles de boissons et d’huile.

4 Plastiques dangereux- échos verts

  • Le Polystyrène (PS- catégorie 6) contient du styrène, un autre perturbateur endocrinien qui peut affecter la reproduction et le développement. Une exposition a long-terme peut également avoir un impact sur le cerveau et le système nerveux et des effets irréversibles sur les globules rouges, le foie, les reins et l’estomac. Le Polystyrène se trouve dans les emballages en styrofoam généralement utilisés pour les oeufs, les couverts jetables et les boîtes de plats à emporter.
  • Le Polycarbonate (PC) fait partie de la catégorie 7 (constituée de tous les plastiques qui ne rentrent dans aucun autre groupe) dont certains moins nocifs que d’autres. Le polycarbonate fait partie des plus dangereux puisqu’il contient du Bisphenol A (BPA). Ce plastifiant peut endommager les ovaires, diminuer la production de sperme, augmenter les risques de fausses-couches et entraîne l’arrivée précoce de la puberté chez les filles. Le Polycarbonate se trouve dans les biberons, les verres jetables, les bouteilles d’eau, les réservoirs des fontaines à eau, la pellicule protectrice des boîtes de conserve, certaines bouteilles de jus et de ketchup.

Les législations

Malgré les risques reconnus de ces différents plastiques, on les retrouve dans d’innombrables objets du quotidien. “C’est suprenant que le PVC, soit utilisé pour les jeux d’enfants alors qu’il est encore plus toxique que le BPA!” s’exclame Jay. Le BPA a quant a lui été banni des biberons pour la première fois en 2008, au Canada, puis en 2010, en France. L’Hexagone est également en voie vers l’interdiction complète de l’usage du BPA dans les emballages alimentaires. En effet, depuis le 1er janvier 2013, tous les produits destinés aux enfants en bas âge contenant du BPA ont été suspendus. D’ici 2015, aucun emballage alimentaire ne devrait contenir du BPA en France.

De la recherche d’alternatives à la naissance d’un business

biberon kleen kanteen- Lifewithoutplastic

La réalisation des dangers du plastique pousse Jay et Chantal à chercher des alternatives saines, notamment pour leur enfant. En 2004, on ne parle pas encore des dangers du BPA: difficile donc de trouver des biberons qui n’en contiennent pas. En 2005, ils parviennent finalement à dénicher des modèles en verre fabriqués par une entreprise américaine. Seule contrainte: ils se vendent par lots de… 1000, au minimum! Chantal, qui souhaitait depuis longtemps monter sa propre entreprise, y voit alors l’opportunité de se lancer, surtout qu’autour d’eux, de plus en plus de personnes sont à la recherche d’alternatives au plastique.

Au printemps 2006, ils ouvrent donc leur boutique en ligne Life without plastic/ Vivre sans plastique, et au fur et à mesure qu’ils se débarrassent du plastique dans leur vie, leur affaire s’agrandit. Ils commencent alors à proposer un éventail d’objets utiles au quotidien pour la cuisine, la salle de bains et le bureau, en inox, en chanvre, en bambou… En plus de leur qualité, Jay et Chantal s’assurent que les produits qu’ils vendent proviennent de fournisseurs adhérants à la Charte Ethique de Vivre sans Plastique dans leur fonctionnement. Celle-ci est fondée autour de 4 principes de base qui régissent le mode de vie de Chantal et Jay: santé, environnement, intégrité et communauté.

spork pliante en inox- lifewithoutplastic

Faute de trouver des alternatives sans plastique pour répondre à tous leurs besoins et ceux de leur clientèle, Jay et Chantal ont dessiné certains modèles eux-mêmes, notamment le bac à glaçons en acier inoxydable, inspiré par celui que la mère de Jay utilisait dans les années 60. “En fait, beaucoup des alternatives sans plastique nous font faire un retour en arrière” me fait remarquer Jay. Aujourd’hui, leur bac à glaçons fait partie des objets les plus populaires avec les boîtes hermétiques en verre et en inox, la Spork pliante, une cuillère-fourchette en inox et les sacs en chanvre local et en coton bio.

Une vie plus simple et plus saine

Au début de leurs démarches, il y a près de 10 ans, on prenait Chantal et Jay un peu pour des “fous”, me raconte-t-il. Puis, les controverses autour du BPA largement médiatisées en 2008 ont fini par convaincre leur entourage des méfaits de certains plastiques. Même si des personnes qu’ils côtoient aucune n’a renoncé au plastique au même degré qu’eux, ils remarquent une volonté et des efforts grandissants pour s’en débarrasser.

D’après Jay, limiter leur utilisation du plastique a complètement changé leur vie. D’une question de santé, c’est devenu une question environnementale et cela les a poussé à questionner tous les aspects de leur mode de vie. Ils sont temporairement à Winnipeg dans le Manitoba et vivent habituellement à Wakefield, un petit village Québecois: deux lieux dans lesquels ils peuvent facilement s’approvisionner localement et consommer bio à 80-90%. En outre, ils consomment peu de viande et de poissons de manière générale et plus du tout de viande rouge. Ils privilégient également les déplacements à vélo plutôt que ceux en voiture et font leurs achats vestimentaires dans les magasins d’occasion. Enfin, ils ont fait construire leur maison avec des murs pré-construits grâce à Modulex, des matériaux écologiques et un système leur permettant de limiter leur consommation d’énergie.

Au fil du temps, “nous sommes devenus plus sensibles au gaspillage, à l’impact des transports et à notre empreinte carbone de manière générale”, me confie Jay. Cela les a naturellement conduit vers un mode de vie minimaliste, plus simple et plus sain.

Le quotidien sans plastique pour les débutants

Selon Jay, bannir tous les plastiques du quotidien est difficile, mais pas impossible. Cependant à partir du moment où l’on a une voiture, un ordinateur et un téléphone, on utilise forcément du plastique. Pour lui, le plus important reste de ne pas consommer d’aliments ou de boissons ayant été en contact avec du plastique.

gourde klean kanteen- lifewithoutplastic

Bien que cela puisse sembler impossible pour ceux dont les placards de la cuisine et le frigo débordent de plastique, Jay suggère de commencer par adopter des alternatives simples, telles que d’utiliser des sacs en tissu plutôt que des sacs en plastique pour les courses et s’équiper d’une bouteille en inox réutilisable plutôt que d’acheter des bouteille d’eau en plastique. On peut ensuite faire plus attention au type de plastique dans lesquels sont emballés les aliments qu’on a l’habitude de consommer et chercher des équivalents vendus en vrac par exemple. Cela dit, le symbole spécifiant le type de plastique ne figure pas sur tous les emballages.

Le plus simple reste donc d’éviter le plastique sous toutes ses formes: si l’on n’est pas convaincu de ses effets nocifs sur la santé, on ne peut dénier l’impact environnemental de cette matière dont la production et le recyclage sont aussi polluants que sa décomposition… Notez également que généralement, seuls les plastiques des catégories 1 et 2 peuvent être recyclés.

L’éco-défi du mois de mars

Depuis mon éco-défi du mois d’août dernier, pour lequel j’avais décidé de bannir tous les sacs plastiques de mon quotidien, j’ai petit à petit réduit l’utilisation de certains plastiques, sans réussir à m’en débarrasser pour autant. Mon éco-défi du mois de mars sera donc inspiré par cette discussion avec Jay qui ne m’a pas laissée indifférente: je vais faire le point sur les différentes formes de plastiques dans lesquels sont emballés les aliments que je consomme régulièrement et tâcher de trouver un maximum d’alternatives zéro plastique.

Est-ce que vous cherchez à éviter le plastique dans votre quotidien? Quelles sont vos astuces?

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52 commentaires pour Vivre sans plastique

  1. oceswappy dit :

    J’habite au Cambodge et je suis entourée de plastique… C’est surtout l’eau qui est conditionnée dans du plastique et souvent au soleil pendant des heures sur le dos d’un camion avant d’arriver chez moi. Cela m’inquiétait et je savais qu’il fallait que je trouve une alternative plus saine mais quand je lis cet article et les dangers réels des différents plastiques, je vais trouver une solution rapido! Ah vivre ici naturellement, sainement et sans plastique me paraît mission impossible mais je m’en suis fait une mission!!
    Bravo à vous tous qui arrêtez le plastique!
    Océ

    • Bonjour Océ! Il y a plein d’aliments qu’on peut choisir d’arrêter de consommer pour éviter le plastique mais quand il s’agit de l’eau, c’est terrible de ne pas avoir le choix. Et en effet, si en plus d’être transporté dans du plastique, celui-ci est exposé à la chaleur il paraît que c’est pas bon du coup dans certains cas… Alors j’espère que tu trouveras une solution!

  2. mido1w dit :

    Salut.
    Merci pour cet interview, je connaissais leur site mais pas l’histoire.
    Oui j’essaie également de me débarasser du plastique et ce n’est pas facile!!! Au début j’acheteais des produits alimentaires emballé dans du papier carton, le problème était d’autant plus grand: 9,5 fois sur 10 à l’intérieur du carton l’aliment est emballé dans du plastique 😦
    Le meilleur reste donc les fruits et légumes en vracs (avec ses sacs en tissus ou mème sans sacs en tissus ça passe), les boucheries (à condition qu’ils acceptent de remplir votre contenant, pour ma part je n’ai pas encore trouvé), le fromager (lui il accepte donc c’est pratique, j’emmène ma boite à fromage hermétique qui reste au frigo ensuite), le poissonnier et surtout faire un max de chose soi-même (confiture, nutella, sauce tomate,…).
    Je fais le bilan de cette expérience sur mon blog, n’hésite pas à aller voir.

    • Bonjour et merci de partager tes astuces ici! En effet, acheter en vrac et faire soi-même permet d’éviter un bon nombre de plastiques et d’emballages de manière générale. En plus, cela nous permet certainement d’avoir une alimentation plus saine puisqu’on évite un tas de produits transformés et de conservateurs! Il suffit juste de s’organiser et de prendre de nouvelles habitudes, tant au niveau des endroits où l’on s’approvisionne qu’au niveau de la manière dont on transporte et conserve ses achats. La question reste: dans quoi sont transportés et conservés les produits que l’on achète en vrac avant qu’ils soient mis en rayon?…

  3. christine dit :

    j’ai commencé par appliquer la phrase de Béa Johnson après la lecture de son livre: refuser, réduire, recycler etc… puis j’ai pris conscience des dangers du plastique au mois de juillet 2013 , et commencé à débarrasser ma cuisine de tous les contenants plastique pour les remplacer par le verre ou l’inox. C’est à ce moment là que j’ai vu la quantité de » produits toxiques  » dans mon environnement. j’ai modifié ma façon de faire mes courses, je ne prends plus d’aliments en barquette, de soda, de bouteille d’eau, lait…, la liste est longue est cela demande une réflexion car certains produits ne sont pas vendus sans et pas non plus en libre service .donc il m’a fallu commencer à changer mes menus cela prend du temps. j’utilise les sacs coton et filet en coton bio pour le vrac.j’ai jeté pas mal de choses, j’ai également commencé à remplacer mes poêles recouverte de téflon.Cela fait donc 6 mois que je cherche les produits de remplacement, certains sites comme sans » BPA  » m’ont permis de trouver des substituts mais financièrement cela représente un coup alors il faut prioriser.

    • Bonjour Christine! En effet, chercher à éliminer le plastique demande une sacrée réorganisation et une sacrée créativité, mais je trouve que de manière générale cela nous oblige à nous rabattre sur des alternatives plus saines: fini les produits transformés plein de conservateurs! Comme toi, j’apprends également à cuisiner autrement… Moi qui ai horreur de la routine, cela me permet de réviser un tas d’habitudes et de faire plein de belles découvertes, ce qui me motive encore plus 🙂

    • christine dit :

      le changement dans mon alimentation par contre s’est fait en premier à cause des différents scandales alimentaires, le fait de faire soi-même apporte du bien-être et du bien manger, au moins on sait ce que l’on met dans notre assiette! puis le choix du bio, et ensuite sans emballage plastique, ça remue les méninges!!!

  4. Journalk dit :

    Je suis en train d’éliminer le plastique petit à petit chez moi. Je profite de ma grand mère qui a toujours tout en double pour prendre un presse agrume en verre, des ustensiles de cuisine en bois. La où j’ai du mal c’est avec les tupperwares, j’en trouve en verre mais le couvercle reste toujours en plastique ! Mon but c’est 0 plastique dans la cuisine, après je sais d’avance que je ne pourrai pas le faire dans la maison, ordinateur, box internet …. c’est impossible
    En tout cas c’est une belle démarche de ta part ! Bon courage !

    • Merci et vive la récup et les ustensiles du siècle dernier! Même si le couvercle des contenants en verre est en plastique, tu peux toujours faire en sorte que celui-ci ne touche pas la nourriture. Et même s’ils sont en plastique, ils ne contiennent pas forcément de BPA, de phtalates ou de PVC, comme ceux-ci par exemple. Sinon, il existe des modèles 100%n Inox qui en plus d’être sans plastique se casseront moins facilement. Bon courage à toi aussi en tous cas!

  5. EA Marzarte dit :

    J’adore chercher des alternatives rétro dans les brocantes, ou sur etsy ou ebay, je suis devenu une adepte des boîtes hermétiques vintage en plexi ou en graniteware. Je trouve que mes gobelets en inox me laissent un goût sur les papilles, j’ai un mug de voyage céramique qui me convient mieux et est plus solide que je n’aurais cru.

    • C’est vrai qu’on a toujours peur de casser les choses fragiles alors qu’elles sont plus solides qu’on ne le pense… si on en prend soin! Cela me rappelle un passage dans le livre Zero Waste Home de Béa Johnson qui explique qu’elle met le déjeuner de ses enfants dans des bocaux en verre et qu’il faut arrêter de dire que les enfants risquent de tout casser, qu’il faut seulement leur apprendre à prendre soin des choses fragiles et de leurs affaires en général!

  6. J’essaie aussi de bannir le plastique le plus possible. Pour certaines choses, c’est plutôt facile, j’ai pris à ma fille des biberons en verre (on en trouve facilement maintenant) ce qui avait d’ailleurs surpris la nounou, et je lui met ses repas fait maisons dans des pots en verre. Quand on voit à quoi ressemble un article en plastique au bout d’un certain temps d’utilisation, ça fait peur. Parce qu’on voit bien que des morceaux s’enlève, et vont donc dans la nourriture. Et ça ce n’est que ce qui est visible… Et ça vieilli mal, je me suis retrouvé avec un verre doseur qui fuyait, la scène était magnifique, j’en avais partout !
    Pour d’autres choses c’est un peu plus complexes en revanche, les boissons, certains aliments. Presque tout est conditionné dans du plastique. J’espère juste que ce genre de démarche fera un jour bouger les choses !

    • Bonjour maaadmoiselle A.! J’imagine que peu d’enfants utilisent aujourd’hui des biberons en verre; mais heureusement, aucun biberon en France ne devrait contenir de BPA à présent. En tous cas, c’est sûr qu’il est plus facile de trouver des alternatives sans plastique pour les boîtes et contenants que pour certains aliments. Acheter en vrac, si l’on est équipé de sacs en tissus, permet déjà d’éviter bon nombre de plastiques pour beaucoup d’aliments de base et bien plus encore. Comme toi, j’espère que les initiatives telles que celle de Jay et Chantal feront bouger les choses; je pense aussi que si les consommateurs changent leurs habitudes et les imposent aux commerçants, ces derniers seront obligés de changer le contenu de leurs rayons pour faire tourner leur affaire…

  7. Antigone XXI dit :

    Merci pour cet excellent article ! Personnellement, j’essaie d’éviter autant que possible le plastique et j’ai opté depuis qqs temps pour des contenants et gourdes en inox (achetés sur Utimatos http://ultimatos.eu/) que j’adore !
    La question que je me pose, c’est au sujet du polycarbonate : j’ai justement un appareil dont le bol est dans ce matériau, et il est certifié ‘sans BPA’. Or tu écris que le polycarbonate contient du BPA… Je ne sais plus quoi penser :-/

    • De rien Ophélie! Je ne connaissais pas ultimatos.eu alors merci pour le lien. Question intrigante au sujet de ton bol « en polycarbonate sans BPA »… D’après mes lectures le BPA sert justement à fabriquer le polycarbonate. Sur cette page d’information du gouvernement canadien au sujet du BPA , il est dit que « Le biberon est peu susceptible de contenir du BPA s’il n’est fait référence au mot « polycarbonate » ou à son abréviation « PC » sur son emballage », ce qui suggère qu’à partir du moment où un contenant contient du polycarbonate, il contient également du BPA… De manière générale, les contenants rigides contiennent du BPA. Ça vaudrait le coup de contacter la marque de ton appareil pour en savoir plus… Je serais vraiment curieuse de connaître leurs explications. En attendant, je vais poser la question à Jay et je te tiendrai au courant 🙂

    • Antigone XXI dit :

      Ah, mea culpa, j’ai fait qqs recherches et je viens de voir que le bol dont je te parlais n’était justement plus fait (et commercialisé) en polycarbonate, mais en tritan, d’où le ‘sans BPA’ ! Ils ont dû changer l’an dernier…

    • Alors concernant le Tritan, je te conseille de lire l’article The scary new evidence on BPA-Free plastics recommandé par Jay…

  8. Juste un peu étonné de ne croiser aucune référence à l’allaitement parmi ces échanges…. Nos deux enfants n’ont rencontré ni plastique ni gomme entre la bouche et leur lait. Ce qui ne représente point de bouclier contre les divers tares de la vie, j’avoue…

    • Question intéressante et pertinente en effet Jim… Comment les humains en sont-ils arrivés à nourrir leur progéniture 1) du lait d’un autre animal et 2) de manière si peu naturelle… À ce jour, je n’ai encore rencontré personne qui n’ait utilisé ni biberon ni lait de vache pour nourrir leur enfant; cette pratique est tellement ancrée dans certaines sociétés qu’on ne la questionne même pas. Peuvent-ils souffrir qui a justement allaité sa fille jusqu’à ses 28 mois a récemment publié un article pour partager son point de vue sur la question.

  9. Polina dit :

    Merci pour cet excellent article aussi complet qu’informatif ! Nous vivons entourés de plastique et bien souvent nous en oublions les dangers… à tort !

    • De rien Polina! J’ignorais moi-même beaucoup des dangers sanitaires du plastique avant ma discussion avec Jay… C’est fou que l’on crée des produits nocifs pour notre propre santé! Et que l’on doive ensuite trouver des remèdes à tous ces maux qui émanent de nos créations toxiques…

  10. Marine dit :

    Merci pour cet article très intéressant…! Concernant l’utilisation du plastique, j’avais cru comprendre que les dangers c’était quand on chauffait des aliments dedans… Y a-t-il tu crois un danger à boire de l’eau froide dans des gobelets en plastique?

    • De rien Marine! À partir du moment où un aliment a été en contact avec un plastique de type 1, 2, 6 ou 7, sa consommation représente un danger pour la santé. Comme tu le dis, la cuisson des aliments dans du plastique est d’autant plus dangereuse puisqu’elle accélère la détérioration du plastique et par conséquent dégage davantage de produits toxiques, de même que pour la congélation ou même le simple fait de mettre des aliments gras ou acides dans des contenants en plastique. La vaisselle en plastique est généralement faite de plastique de type 6 qui dégage donc des phtalates. Je ne connais pas le degré des dangers de chaque plastique selon leur utilisation donc je ne saurai répondre à ta question concernant la consommation d’eau froide dans des gobelets en plastique, mais ce qui est certain c’est que les effets ne se font sentir qu’à long-terme donc comme le dit si bien le dicton, « mieux vaut prévenir que guérir »! Les gobelets en Inox seraient peut-être une bonne alternative à ceux en plastique si tu ne souhaites pas utiliser de verre?

  11. Planet Addict dit :

    Hello Natasha! Je n’avais pas vu cet article, il est tout simplement génial! Je me lance moi-même le défi de réduire le plastique, et effectivement ce n’est pas chose facile.
    Je voulais rajouter qu’ici au Québec, seul le plastique 6 (polystyrène) n’est pas recyclable. Les autres le sont selon les municipalités. Ce qui n’est pas une raison non plus pour les accepter 🙂

    • Merci beaucoup Emma! Quand je vois la quantité de plastique dans ma cuisine (qui est pourtant moindre comparée à il y a un an), je réalise que le défi que j’ai décidé de relever ce mois-ci, est l’un des plus difficiles depuis les débuts d’Échos verts! Mais il est surtout difficile parce qu’il va me demander une sacrée réorganisation et un peu de temps… Il n’est insurmontable pour autant, et quand on voit des gens comme Chantal et Jay qui ont réussi à bannir le plastique de la cuisine ou bien même comme Taina Uitto qui a elle banni le plastique à 100% en dehors de certains appareils électriques et de sa voiture, c’est motivant 🙂 Et je suis entièrement d’accord avec toi: ce n’est pas parce qu’un matériau est recyclable qu’il est acceptable… car bien qu’il vaille mieux recycler que jeter, le recyclage a un impact environnemental non négligeable.

    • Planet Addict dit :

      Oui c’est bien l’un des plus difficiles! Mais tellement libérateur! J’ai hâte aussi de m’en séparer. Je me sens oppressée maintenant à la vue de tous ces emballages, et en 2014 je pense qu’il est enfin temps qu’on arrête de tourner autour du sujet et qu’on n’utilise plus de plastique! Mais bon il y a du boulot!
      J’avais aussi lu un article d’une femme qui un jour est rentrée chez elle et a vidé ses placards de tout produits plastique! Mais impossible de le retrouver!

      Bon courage !! 🙂

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  17. Merle dit :

    Article vraiment très intéressant ! Je crois que je vais faire plus attention à tout ce plastique maintenant que j’ai lu ça, en commençant par un truc tout bête, remplacer les bouteilles en plastique que j’utilisais comme pichet, et les remplacer par des bouteilles en verre (que j’ai déjà à disposition en plus…).

    • Très bonne idée de commencer par là! Et tu trouveras plein d’autres astuces pour éviter les emballages plastique alimentaires dans cet article. Même s’il est difficile de tout remplacer du jour en lendemain, on peut déjà éliminer une grande quantité de plastique en utilisant les alternatives qu’on a déjà sous la main. Bonne chasse au plastique 🙂

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  20. Audrey dit :

    Encore un article troooop bien! Il m’a vraiment intéréssé. Il faut que je me rachette une gourde, il y a quelques mois je m’en suis achetée une en plastique à liddl, dans le but de boire plus (j’ai des problèmes de reins sinon) et de ne boire que de l’eau du robinet. Bon, elle donné un peu un gout je trouve, et c’est là que je me suis dit que c’était pas bien malin d’en avoir pris une en plastoc…
    Sinon j’ai vu dans les coms sur l’allaitement, mais même avec de la bonne volonté ce n’est pas toujours évident. Je sais par exemple que ma mère n’a pas pu m’allaiter car elle n’avait pas de lait (à cause d’une anémie ou quelque chose dans ce gout là).

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  23. Shacha dit :

    Merci pour cet article bien documenté. Pourrais je savoir qu’elles alternatives vous avez faites contre les pack d’eau et de lait? Merci encore pour ce super blog.

    • Merci pour ton commentaire Shacha ! Je bois de l’eau du robinet et quand je vais l’extérieur je remplis ma gourde en inox, donc je n’achète jamais d’eau en bouteille. Pour le lait, le mieux est de faire son propre lait végétal à base d’amandes ou de soja par exemple- ces ingrédients s’achètent en vrac ce qui permet d’éviter tous les emballages 🙂

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  25. Louise dit :

    Salut!
    Je n’ai pas lu tous les commentaires donc j’espère que ma question n’est pas redondante, mais:
    Quid des bouilloires électriques…? Étant une grande consommatrice de thé et tisanes, je bois de l’eau qui a bouilli dans un container plastique plusieurs fois par jour… Argh

    • D’après mes lectures, lorsque certains types de plastique sont chauffés, ils libèrent des produits toxiques et c’est à ce moment-là qu’ils deviennent véritablement dangereux. Personnellement j’évite donc surtout le contact entre les aliments chauds et le plastique… je t’invite donc à te renseigner pour en savoir plus sur le type de plastique de ta bouilloire et quels sont les risques encourus lorsque ce plastique est chauffé. Personnellement, j’utilise une bouilloire en inox.

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  27. Murphy dit :

    Je veux bien changer, mais je n’ai le portemonnaie adéquat pour retourner toute ma maison, même pour le plus petit objet dans la boutique partenaire.

    • Eviter le plastique commence par une réduction de son usage ce qui ne nécessite aucun investissement… ensuite, on peut remplacer certains objets en plastique au fil des années, quand ceux que l’on possède sont usés. Sinon ce serait du gaspillage ! PS: ce n’est pas une boutique partenaire, je ne gagne rien pour parler d’eux.

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  31. Mathilde dit :

    Bonsoir,
    J’aurais aimé avoir votre avis concernant le charbon actif binchotan. On le dit parfait pour purifier l’eau du robinet mais j’hésite à sauter le pas.
    Merci d’avance,
    Mathilde

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