Après vous avoir raconté pourquoi et comment je m’étais mise à la course à pied, je poursuis ma série d’articles sur ma reprise du sport avec ce troisième volet consacré à mon équipement : baskets, vêtements, montre connectée et accessoires divers. Malgré mes engagements pour acheter en priorité des produits de seconde main ou bien de marques écoresponsables, je vous explique pourquoi j’ai fait des exceptions, à quels critères j’ai donné priorité pour chaque équipement et comment j’ai essayé de trouver un équilibre entre confort, minimalisme et durabilité dans chacun de mes choix.
Baskets
Commençons par ce que j’estime être le plus important pour la course à pied : des chaussures adaptées au type de terrain sur lequel on court, ainsi qu’à notre morphologie et à notre foulée. Au moment où j’ai repris la course à pied en avril 2024, j’ai ressorti les baskets dont je m’étais équipée plus de 10 ans auparavant, quand je courrais de manière régulière au Canada, et qui m’avaient rarement servi depuis. Leur usure m’ayant causé des douleurs aux pieds, j’ai assez rapidement décidé de les remplacer. Consciente de l’importance d’avoir des chaussures adaptées à mes besoins pour éviter les blessures, je me suis rendue en boutique spécialisée [1]. Après m’avoir demandé sur quel type de terrain je courrais, avoir mesuré mes pieds et observé leur morphologie, un vendeur m’a fait essayer différentes paires. Il s’est assuré qu’il y ait suffisamment d’espace à l’avant, un bon maintien de mon pied et m’a observé courir avec. Je suis finalement repartie avec une paire de New Balance qui a l’avantage de proposer des paires de différentes largeurs et dans laquelle mes douleurs ont disparu.
Au fil des mois, la pratique régulière d’une activité physique a bouleversé ma mobilité et mon ressenti au niveau des pieds, tant et si bien que j’ai fini par me sentir très à l’étroit dans toutes mes chaussures – des modèles « classiques » dont la boîte d’orteils étroite resserre l’extrémité des pieds, limitant leur mobilité et leur confort. En début d’année, j’ai donc commencé à porter des chaussures barefoot [2] qui ont l’avantage de respecter la morphologie et la mobilité des pieds grâce à leur boîte d’orteils large et à leur semelle souple, fine et plate (« zéro drop »). Pour le running, j’ai attendu d’avoir couru mon semi-marathon m’équiper d’une nouvelle paire. Étant encore novice en barefoot, je me suis tournée vers la marque Altra qui propose des modèles aux boîtes d’orteils larges et des semelles « zéro drop » tout en offrant un bon amorti. Comme pour ma paire précédente, j’ai préféré me rendre en boutique spécialisée pour me faire conseiller et je me sens bien mieux dans cette nouvelle paire [3].
Vêtements
Il est tout à fait possible de pratiquer certaines activités sportives sans forcément investir dans des vêtements techniques spécifiquement conçus pour le sport – ces derniers ayant l’inconvénient, pour la grande majorité, d’être fabriqués à partir de fibres textiles synthétiques polluantes, mieux vaut les éviter au maximum. Un legging en coton avec un peu d’élasthane ou bien un pantalon large et fin en coton et/ou en lin assorti d’un haut en coton, lin, chanvre ou en lyocell peuvent offrir tout le confort dont on a besoin pour se mouvoir au cours de certaines activités physiques, mais pas toutes malheureusement.
Dans mon cas, pour la course à pied, j’ai essayé de trouver un équilibre entre confort et écologie en faisant un mix de pièces en fibres textiles plus durables comme le coton bio, le lin et le lyocell et d’autres en matières synthétiques.

Voici que je j’utilise au fil des saisons et suivant la météo :
Brassière
Ne portant plus de soutien-gorge depuis l’été 2014, je suis habituée à avoir la poitrine en mouvement et je ne ressens pas le besoin d’avoir un maintien très fort quand je cours. Je porte donc les Nobraptop Shanka ou Naya [4] de chez Mina Storm. Le premier se compose de 93 % de coton bio et de 7 % d’élasthanne et le second de 54 % de lyocell, 30% de coton bio, 13% de polyamide recyclé et 3 % d’élasthanne. Les deux brassières offrent un maintien moyen qui me suffit. L’inconvénient du coton, c’est qu’il absorbe la transpiration sans l’évacuer, mais je ne ressens aucune gêne en courant. Rappel : Mon code promo affilié vous offre 10% de réduction chez Mina Storm (à retrouver à la Une sur mon compte Instagram).
Hauts
Quand il fait doux à chaud, je porte un débardeur ou un T-shirt en lin ou en lyocell, deux matières qui ont l’avantage d’être respirantes et d’évacuer la transpiration. Pour les débardeurs en lyocell, je me suis équipée chez Loom et mes T-shirts en lin sont des achats de seconde main.
Lorsqu’il fait froid, je mets un T-shirt à manches longues en synthétique – si par temps doux à chaud, je ne ressens pas le besoin de porter de vêtements techniques, je trouve que par temps froid, un T-shirt près du corps qui sèche rapidement et par-dessus lequel on peut ajouter une couche offre un confort et une isolation appréciables. Quand il fait très froid, j’enfile par-dessus une veste de running chaude avec mitaines et gants intégrés. Les gants intégrés sont particulièrement pratiques car je ne cours pas avec – j’en ai surtout besoin pendant l’échauffement et en tout début de course, après quoi j’ai trop chaud aux mains pour les porter et je peux simplement les retrousser sans être encombrée.
Par temps pluvieux, j’enfile un imperméable assez fin à capuche court – j’utilise un ancien imperméable pas du tout conçu pour le sport mais qui me convient les rares fois où je cours sous la pluie.
Bas
Pour les bas, je tiens à avoir des poches adaptées au transport de mon téléphone, de mes clés et d’un mouchoir en tissu [5] – je me suis donc équipée d’un short, d’un legging court et fin et d’un legging long et épais pour la course à pied, en synthétique. J’aurais aussi pu m’équiper d’une ceinture de running pour transporter tout ça, mais les poches intégrées me semblaient plus pratiques et confortables (ceci dit, je n’ai pas testé de ceinture).

Accessoires textiles
En plus des vêtements, les accessoires textiles suivants me sont indispensables :
- Un bandeau large en coton/élasthanne pour recouvrir mes oreilles par temps froid.
- Un tour de cou extensible en coton/élasthanne, également utile par temps froid. Je le remonte sur une partie du visage, voir sur ma tête quand je sors de chez moi, puis je le laisse autour du cou quand je me suis suffisamment réchauffée.
- Une casquette légère et respirante que j’enfile par temps chaud.
Notez que je ne porte pas de bonnet – je n’ai jamais couru en dessous de -4°C et par ces températures-là, je ne ressens pas le besoin de couvrir entièrement ma tête. Par ailleurs, comme expliqué précédemment, je ne porte pas de gants non plus – en revanche, j’enfile généralement les mitaines intégrées à ma veste de running qui protègent le dessus de mes mains tout en laissant les doigts à l’air libre.
Limiter l’impact écologique des vêtements de sport
Vous aurez noté qu’en dehors de quelques hauts, plusieurs de mes vêtements pour la course à pied sont en matières synthétiques en plus de ne pas être de marques éthiques. Pour limiter l’impact écologique de mes vêtements en matières synthétiques, je les lave le moins souvent possible (tout comme mes autres vêtements, d’ailleurs). Cela permet à la fois de limiter le rejet de particules polluantes dans l’eau et de prolonger la durée de vie du vêtement. Je les aère à l’air libre après chaque sortie et cela me permet de retrouver des vêtements sans odeur et agréables à porter plusieurs fois avant d’être lavés. Évidemment, si je transpire beaucoup (ça dépend des températures et du type de séance), je lave ma brassière et mon haut au bout d’une séance, mais c’est rarement le cas pour mes bas dans lesquels je ne transpire par autant (les éclaboussures de boue peuvent être aisément rincées à la main).
Concernant le choix de marques, en particulier pour les bas, j’ai préféré pouvoir essayer en magasin car en commandant en ligne, chez des marques éthiques dont je n’ai jamais rien essayé, je savais que je risquais de devoir renvoyer la moitié des choses. En effet, de manière générale, je trouve difficile de trouver des bas parfaitement adaptés à ma taille, ma morphologie et mes besoins (la taille est notamment souvent trop haute pour moi). Par ailleurs, ayant privilégié l’achat d’une bonne paire de chaussures et d’une montre connectée, tous deux très couteux, mon budget restant pour les vêtements était plus limité. C’est pourquoi même mes T-shirts en matières synthétiques ont été achetés dans un magasin de sport « classique ».
Pour limiter les dégâts des vêtements en matières synthétiques, en plus de les laver, on peut évidemment se tourner vers des marques écoresponsables qui privilégient l’usage de matières recyclées, en plus de s’assurer de conditions de productions éthiques. Voici quelques-unes d’entre elles trouvées au gré de mes recherches mais pas testées :
Bonus : L’E-shop Made Nature se spécialise dans la vente de vêtements de sports écoresponsables et regroupe plusieurs marques.
Montre connectée
Avec les chaussures, la montre connectée a été mon plus gros investissement pour la course à pied et j’ai choisi le modèle Forerunner 55 de Garmin. En plus de connaître la distance parcourue et mon allure de course, il était important pour moi d’avoir une indication de mon rythme cardiaque afin de mesurer et, si besoin, de modérer mes efforts. Au-delà de ces fonctions basiques, j’apprécie d’avoir des suggestions d’entraînement qui prennent en compte ma forme (à partir de mes données de sommeil, de ma capacité de récupération, de l’intensité de mes entraînements précédents, etc.) ainsi qu’une estimation du temps de récupération nécessaire après chaque activité physique, afin de ne pas en faire trop (et risquer ainsi de m’épuiser et de me blesser). On peut également y enregistrer un tas d’autres activités physiques – personnellement, je l’utilise aussi pour la natation et d’autres activités d’étirements/ de musculation/ de cardio. De manière générale, je trouve que c’est un outil de mesure utile si l’on souhaite observer l’évolution de son rythme cardiaque et de sa VO2 Max, se préparer à une course, faire des entraînements fractionnés et pouvoir observer l’évolution de sa forme et de ses performances au fil du temps. Mais je pense que c’est un objet complètement superflu si l’on n’a pas d’objectifs particuliers, que l’on ne s’entraîne pas régulièrement/souvent et que l’on n’a pas besoin de surveiller son rythme cardiaque ou d’améliorer son endurance.

Lunettes de soleil
Hormis l’hiver, je cours rarement sans mes lunettes de soleil, même quand il fait nuageux. En plus de protéger du soleil, elles limitent un peu mes réactions allergiques du printemps à l’automne, quand l’air est rempli de pollen. Je cours avec une paire de lunettes de soleil que j’utilise aussi bien pour le quotidien que pour le sport – il s’agit d’un modèle bien enveloppant de la marque française Mōken [7].
Sac d’hydratation
Quand je cours au-delà d’une heure, pouvoir m’hydrater en cours de route, voire manger, m’est indispensable. C’est pourquoi je trouve les sacs d’hydratation particulièrement pratiques – ils s’enfilent comme un gilet et permettent de stocker de l’eau, des ravitaillements et autres petites affaires. Le mien m’a été offert par mon mari – il s’agit d’un modèle très basic acheté en magasin de sport pour une trentaine d’euros et qui inclut une poche à eau d’1 litre.
Découvrez mes autres articles de cette série :
- Pourquoi je me suis (re)mise à la course à pied ?
- De coureuse débutante à semi-marathonienne en un an
- Mes erreurs de débutante en course à pied (à venir)
- Un an de course à pied : le bilan (à venir)
- Mon premier semi-marathon (à venir)

[1] Drescher Running Outdoor, à Freiburg
[2] Pour en savoir plus sur les chaussures barefoot, vous pouvez lire l’article « Pourquoi (et comment) j’ai adopté les chaussures barefoot » de Victoria // Mango & Salt.
[3] Je porte le modèle Torin 8 Femme.
[4] Je trouve que le Naya offre un maintien un peu plus léger que le Shanka. Produits offerts dans le cadre d’une collaboration commerciale non rémunérée.
[5] En hiver, quand je cours, mon nez coule à cause du froid et du printemps à l’automne à cause des allergies !
[6] Je connais bien cette marque dont je possède quelques pièces (j’aime particulièrement leurs jeans) mais je n’ai aucun vêtement de leur gamme « Activewear ».
[7] Bien que cette marque française mette en avant son usage de matériaux écologiques, on ne trouve malheureusement aucune information sur les lieux et conditions de production de leurs produits.
Les liens vers le site Mina Storm sont des liens affiliés.





Merci pour le partage de ton équipement !
Pour les vêtements j’ai eu l’occasion d’en trouver une partie dans une boutique solidaire de seconde main!
Pour ma part je n’ai pas de montre connecté (je n’ai jamais aimé les chrono et compagnie)
Par contre j’ai une application sur mon téléphone et je suis mon rythme cardiaque en fonction de ma capacité à « parler » en course.
Et j’ai acheté une ceinture de course !
Je ne peux que recommander d’acheter ses chaussures dans une boutique spécialisée ! J’ai eu un super conseil dans la boutique !
Merci pour ton partage également !
Trouver des vêtements de sport de seconde main en boutique serait l’idéal pour moi !
Bonjour Natasha,
De mon côté j’ai surtout des t-shirt et brassières de sport synthétiques achetés d’occasion et des leggings en cotons bio/elasthane (organics basics je crois), par contre je les lave à chaque fois je transpire trop malheureusement.
Je n’ai pas de montre connectée mais j’en ai offert une Garmin achetée reconditionnée à mon conjoint (sur backmarket, pas le plus local en terme de reconditionnement mais le seul qui avait des montres en stock) et pour les chaussures par contre je me suis tournée vers la marque veets qui fabrique en France, j’en ai une paire et mon conjoint aussi, on est satisfait
Bref difficile de faire éthique et écologique sur le matériel de sport je trouve
Merci pour cet article en tout cas !
Bonjour Zoé,
Maintenant que je sais quelles marques/modèles me vont, je pourrai plus aisément me tourner vers la seconde-main une fois mes vêtements usés (dans plusieurs années, j’espère !) – en magasin il n’y a pas grand-chose, mais en ligne il y a pas mal de choix !
Je suis une adepte des produits électroniques reconditionnés quand je dois changer d’ordi/de téléphone mais je n’avais malheureusement pas trouvé le modèle de montre souhaité sur Backmarket au moment où j’en avais besoin… Par contre, mon conjoint a pu trouver le modèle qu’il souhaitait en reconditionné :).
Pour tout ce genre de produits, je trouve aussi que la seconde-main/les produits reconditionnés offrent le meilleur compromis en terme d’écologie/d’éthique et de coût aussi.
Merci beaucoup pour cette série très intéressante et qui offre une perspective différente sur l’activité physique que celle à laquelle je suis habituée.
Merci pour ton retour, Virginie !
Merci pour cette série d’articles Natasha, c’est vraiment très intéressant ! J’ai hâte de lire la suite ! Pour ma part je pratique la course à pieds depuis longtemps, mais ma pratique s’est vraiment plus accentuée dernièrement avec la participation à quelques courses, donc je me suis équipée, mais comme toi j’ai surtout privilégié les chaussures en magasin spécialisé. Pour le reste, je n’ai pas voulu dépenser trop d’argent : il s’agit de vêtements de sport d’occasion achetés sur vinted* ou que l’on m’a donné (donc beaucoup de synthétique, je les lave toutes les 2 utilisations, j’ai toujours eu peur que ce ne soit pas assez hygiénique de le faire moins souvent), ainsi que d’un sac banane (vinted toujours) pour les clés et autres. J’utilise une appli gratuite pour connaître mes performances (avant je courrais juste 30 minutes sans me soucier de ma vitesse). Reste le problème de l’eau : le fait que la plupart des bouteilles et sacs prévus pour la course soient en plastique me déplaît, je ne sais pas comment trouver une alternative en verre/inox. Quelques fois j’ai pris une petite bouteille en verre, mais c’est loin d’être pratique ! Je ne cours jamais plus de 10km, mais par temps chaud ce serait bien utile !
*depuis j’ai décidé de limiter au maximum vinted et de me tourner vers Label Emmaüs (boutique en ligne d’Emmaüs)
Merci pour ton partage, Lucile !
Je comprends ta résistance au plastique ! Je trouve personnellement difficile de faire sans quand je cours entre 1h et 2h30.
La seule solution sans plastique qui me vient à l’esprit c’est une petite gourde en inox (250 ml de contenance pour les plus petites il me semble)… mais il faut la tenir à la main (ce qui ne semble pas déranger certaines personnes que je vois courir avec des bouteilles (en plastique) à la main !).
J’espère que tu trouveras une solution adéquate car c’est vrai que par temps chaud, c’est important de pouvoir s’hydrater régulièrement !
Bonjour Natasha ! Merci pour toutes cette série d’articles, très complètez et qui m’intéresse car à peu près a la même période que toi, je me suis mise à courir ;). Bon, avec des objectifs sans doute moins ambitieux,.1 à 2 fois par semaine grand max), mais ça me fait bien fou. Du coup, je lis avec attention tous tes articles en lien avec cette thématique. C’est toujours aussi précis, concrète, documenté. Et bravo d’avoir pu t’organiser pour mettre ça en place dans ta vie. A bientôt,
Tatiana
Merci pour ton retour enthousiaste, Tatiana !
Pour les vêtements de sports écologiques et éthiques, j’aime beaucoup Picture, Patagonia et Mamut. Ce sont des marques plus axées montagne et trail que course urbaine. Je cours aussi avec des Altra, et d’ailleurs je porte des chaussures minimalistes tout le temps 🙂
Merci beaucoup pour tes reco, Clémentine ! Et vive les chaussures barefoot pour le quotidien aussi 🙂 !
Coucou Natasha, j’ai enfin pris le temps de lire ton article sur ton matériel de sport, encore une fois c’est une vraie mine d’or ! Je ne connaissais pas toutes ces marques éthiques. C’est super. J’avoue que je ne m’étais pas tellement penchée sur la question des vêtements de sports jusqu’à maintenant…à Grenoble on va toujours à Décathlon par habitude…Je compte bien changer maintenant. C’est toujours un plaisir de te lire !
Belle journée,
Myriam
Coucou Myriam ! Heureuse que cet article puisse t’être utile ! Les magasins comme Decathlon offrent la possibilité de pouvoir essayer et il faut dire que c’est bien pratique…