Si vous me suivez depuis un moment, vous savez combien j’aime cuisiner, que c’est un véritable plaisir pour moi d’y consacrer un peu de temps au quotidien, voire plusieurs heures le week-end, et que c’est même un moyen de me détendre et de me changer les idées. Vous savez aussi combien il est important pour moi de privilégier le fait maison dans ce domaine, aussi bien par souci écologique que pour des raisons économiques, gustatives et de santé. Cela ne veut pas dire pour autant que je cuisine tout de A à Z : comme je l’ai déjà expliqué à la fin de l’hiver dernier, en cuisine comme ailleurs, je ne fais pas tout moi-même et ne vise pas l’autonomie, et ce pour diverses raisons.
Il arrive néanmoins et ce régulièrement, qu’à la lecture d’une recette sur la blogosphère, je me sente un peu frustrée de lire qu’il vaut mieux utiliser du fait maison pour tel ou tel ingrédient (lait végétal, purée d’oléagineux, etc.) parce que c’est tellement meilleur. Je pense que ce genre de recommandation d’apparence inoffensive peut être culpabilisante et n’est vraiment pas nécessaire : s’il faut du lait végétal pour une recette, libre à chacun·e de décider s’iel préfère le faire elle/lui-même ou bien le prendre en brique. Je pense que nous savons tou·tes que le fait maison, c’est généralement meilleur, mais, soyons honnêtes, ça ne l’est pas toujours non plus ! Je pense qu’il convient à chacun·e de trouver son équilibre en terme de cuisine maison, l’essentiel étant que les produits transformés ne constituent pas la majorité de notre alimentation et que l’on prenne soin d’éviter les additifs alimentaires néfastes pour notre santé.
Aujourd’hui, je vous propose donc de découvrir concrètement quels sont les produits transformés que je préfère acheter tout prêts et pourquoi, quels types de préparations je cuisine moi-même et dans quelles circonstances je fais des exceptions. J’espère que ce partage vous aidera à faire le point sur vos propres priorités et limites dans ce domaine et à trouver l’équilibre qui vous correspond.
CUISINE MAISON ET EXCEPTIONS
Globalement, je prépare l’essentiel de ce que nous mangeons au quotidien ou bien lorsque nous recevons du monde, aussi bien pour le petit déjeuner, que pour les goûters, les apéros, les entrées, les plats et les desserts. Au fil des années, j’ai appris à m’organiser pour gagner du temps en cuisine ainsi que pour avoir toujours de quoi nous préparer des plats variés et équilibrés pour nos repas du quotidien, selon le temps dont je dispose. Étant donné que vous faire la liste de tout ce que je cuisine maison serait laborieux, je vous propose plutôt de découvrir dans quels cas je fais des exceptions et j’opte pour des aliments tout prêts que je n’achète pas habituellement.
En voyage
Lorsque nous voyageons, je trouve cela difficile d’allier cuisine maison, découverte et détente, soit par manque de temps, soit par manque de cuisine/d’ustensiles adéquats. Il nous arrive donc dans ces cas-là d’acheter notamment des tartinades, des biscuits ou encore du pesto du commerce.
En vacances chez des non-végé
Lorsque je séjourne chez des non-végé qui cuisinent/mangent peu ou pas du tout végé – dans ma belle-famille notamment – , je prépare généralement au moins une partie de nos repas. Cependant, quand je ne suis pas chez moi, je ne prends pas autant de plaisir à cuisiner, d’une part parce que je ne suis pas aussi à l’aise dans la cuisine des autres que dans la mienne et d’autre part parce que je trouve cela ennuyant de cuisiner juste pour moi. Par ailleurs, même si j’aime cuisiner au quotidien, j’apprécie vraiment de pouvoir changer complètement de rythme et d’habitudes pendant les vacances et de pouvoir mettre les pieds sous la table donc ma motivation pour me mettre devant les fourneaux est vraiment limitée dans ces cas-là (sauf s’il s’agit de cuisiner un repas pour toute la tablée). J’essaie donc de faire au plus simple et au plus rapide et j’achète alors un tas de choses au rayon frais/surgelé du magasin bio du coin et que je ne consomme jamais chez moi tels les steaks végétaux, les fromages végétaux ou encore les tartinades. Ce n’est pas ce que je préfère, mais cela me dépanne bien et me permet malgré tout d’avoir des repas rassasiants, variés et nutritifs.
Biscuits d’appoint
Même si je fais des biscuits, muffins et gâteaux de temps en temps, nos boîtes à gourmandises de ce genre ne sont pas constamment remplies chez nous, parce que je préfère réserver ce genre de préparations à base de produits importés aux occasions spéciales et que pour les petits creux entre les repas, je préfère généralement les encas salés et les encas express. Néanmoins, pour J. qui est plutôt un bec sucré et qui aime bien avoir des biscuits pour le goûter, nous en avons toujours un ou deux paquets dans nos placards.
CE QUE J’ACHÈTE TOUT PRÊT
Il y a des choses que j’achetais en magasin avant et que je fais moi-même maintenant et vice-versa. Cette liste est donc amenée à évoluer et correspond à ce que nous préférons acheter plutôt que de le faire nous-même à l’heure actuelle. Dans l’ensemble, il s’agit de produits transformés certes, mais avec des ingrédients assez basiques et des conservateurs naturels, voire aucun conservateur. Par ailleurs, nous privilégions les options sans emballage ou, à défaut, vendues dans des contenants soit consignés, soit en verre, soit réutilisables. Plusieurs de ces produits sont toutefois emballés dans du plastique (recyclable) et bien que je sois consciente des problématiques liés à ce déchet, je m’efforce de reconnaître qu’après avoir éliminé une énorme quantité de plastique de mon quotidien ces 5 dernières années, j’ai atteint mes limites dans ce domaine. Peut-être que d’ici quelques mois ou plus tard, je serai prête à faire un pas de plus pour éliminer la (plus ou moins) vingtaine d’emballages plastique que nous jetons mensuellement, mais ce n’est pas ma priorité pour le moment.
Voici donc la liste des produits que je ne prépare pas moi-même et que j’apprécie de pouvoir acheter tout prêts au marché ou en magasin bio. Il se peut que j’ai oublié quelques produits, mais après avoir fait le tour de notre frigo et de nos placards, je pense que l’essentiel est là !
Beurres d’oléagineux
Bien que je possède un blender suffisamment puissant pour réduire les oléagineux en purée, je préfère ceux que je trouve en magasin car ils sont bien plus crémeux – j’achète généralement des pots de 500 g de la marque Rapunzel. De plus, les bocaux, que nous gardons tous, nous sont très utiles pour stocker tous nos aliments achetés en vrac ainsi que nos restes de repas.
Biscuits et chips pour l’apéro
Lorsque je vivais au Canada, je m’étais dit que ce serait bien que je fasse des crackers pour l’apéro car je ne trouvais pas d’options sans blé là-bas. Mais depuis que nous vivons en Allemagne, j’y ai renoncé car on trouve une grande diversité de biscuits d’apéritifs à l’épeautre notamment et lorsqu’on reçoit du monde, je trouve cela bien plus sympa de proposer 2-3 variétés différentes – ce que je ne pourrais pas faire, en plus du repas, si je m’obstinais à les préparer moi-même. Quant aux chips, je trouve cela tellement pratique de pouvoir simplement en attraper un paquet à emporter pour nos pique-niques en train, surtout qu’on est généralement toujours pressé·es la veille d’un départ et qu’entre les bagages, le ménage et le travail à boucler, on a à peine le temps de nous faire un sandwich ! Par ailleurs, je n’aime pas préparer des aliments frits (oui, je sais, on peut faire des chips au four, mais honnêtement, je préfère les chips qui ont baigné dans l’huile !).
Compote
Nous consommons de la compote de pomme quotidiennement à la maison – j’en mets dans mon porridge et nous aimons bien en manger pour le gouter voire le dessert – et je pense que c’est l’un des seuls produits de cette liste que je me verrais bien faire de temps en temps. Après tout, au printemps, je prépare régulièrement de la compote de rhubarbe, donc je sais combien c’est simple à faire… Mais je pense aussi que cela reste un plaisir car je le fais de manière ponctuelle. Il faut aussi savoir que de manière générale, je n’aime pas manipuler les fruits (je ne saurai vous expliquer d’où ça vient, mais je n’aime vraiment, vraiment pas cela) donc je pense que j’aurais du mal à me motiver à faire de la compote tout au long de l’année ! J. avais espéré en faire au début de l’automne, mais le temps lui a malheureusement manqué.
Condiments (moutarde, miso, pâte de curry, etc.)
À part le pesto, la mayonnaise et parfois le ketchup, je ne prépare aucun condiment moi-même. Nous achetons donc notamment de la moutarde, des pâtes de curry vert et rouge ou encore du miso en magasin. Nous n’en consommons que de petites quantités à la fois, donc je trouve cela bien plus simple d’acheter ces condiments en bocaux qui se conservent plusieurs semaines/mois.
Confiture
Je n’aime pas particulièrement la confiture – il m’arrive simplement d’en goûter de temps en temps, par curiosité, lorsqu’on me propose des saveurs originales, ou bien que j’ai vraiment envie de quelque chose de très sucré – mais J. en mange quotidiennement. Étant donné qu’il trouve des confitures peu sucrées qu’il aime beaucoup au magasin bio et que les fruits rouges sont assez onéreux de manière générale, faire sa propre confiture a peu d’intérêt pour lui.
Coulis de tomates
Il y a quelques été de cela, je m’étais motivée à faire du coulis de tomates, mais j’ai très vite désenchanté quand j’ai réalisé le temps de cuisson et le coût pour obtenir quelques litres à peine… Je pense que si j’avais un potager avec des tomates en surabondance ou bien la possibilité d’en acheter à prix réduit, ainsi que la possibilité de préparer quelques dizaines de litres de coulis à la fois, cela en vaudrait la peine. Mais j’y ai renoncé car cela nous revient bien moins cher d’acheter 3-4 bouteilles de (très bon) coulis de tomate en magasin bio pour notre consommation mensuelle.
Granola
Il y a eu des périodes où je mangeais du granola tous les matins et je le préparais alors moi-même, mais depuis quelques années, je préfère soit le porridge, soit les tartines pour le petit déjeuner. J., lui, aime bien manger du granola de temps en temps mais il préfère la texture de ceux du magasin bio aux miens qu’il trouve trop croquants. Si un jour je suis suffisamment motivée, peut-être que je me lancerai dans la copie maison des granolas qu’il aime tant (mais j’avoue trouver difficile de me motiver à préparer quelque chose que je ne mangerai pas !).
Jus de fruits et smoothies
Je ne bois pas de jus de fruits mais J. en consomme quotidiennement. Le faire nous-même impliquerait l’achat d’un extracteur de jus et peut-être que si nous étions deux à apprécier le jus de fruits frais au quotidien, ça vaudrait la peine d’investir dans un tel appareil… Ce n’est toutefois pas le cas et puis il faut dire qu’on a la chance de pouvoir acheter des jus de la région vendus dans des bouteilles en verre consignées. Pour les smoothies, J. les fait lui-même et comme il y met un tas de fruits que je n’aime pas (il faut dire que je n’aime pas la plupart des fruits) et que j’en consomme assez peu finalement, je préfère en acheter quelques petites bouteilles en magasin que je stocke pour les jours où je ressens le besoin de consommer plus de fruits/légumes ainsi que pour compléter nos pique-niques quand on voyage.
Laitages végétaux
S’il m’arrive de faire mon lait végétal à base d’oléagineux entiers ou en purée, cela reste assez rare. Je préfère acheter du lait de soja enrichi en calcium car cela me paraît bien plus intéressant qu’un lait végétal maison sur le plan nutritionnel – celui que j’achète a également l’avantage d’être produit dans ma région. J’achète aussi des briques de crème de soja ainsi que du yaourt de soja nature ou vanille. Je consomme en moyenne une brique de lait par semaine, une à deux petites briques de crème de soja par mois et un grand pot de yaourt par mois. Ma consommation de laitages étant assez irrégulière, il est plus simple pour moi d’avoir ce type de produit en stock car je peux rarement anticiper quand est-ce que j’en aurai besoin.
Légumes marinés à l’huile
J’aime bien avoir dans mon frigo deux bocaux de tomates séchées et de poivrons rôtis marinés à l’huile que j’utilise généralement sur mes tartines du goûter (avec un peu de houmous et de verdure par exemple). N’ayant pas de déshydrateur et n’ayant pas envie d’avoir le four allumé pendant des heures en été, je préfère acheter ce type de produits en vrac (pour les tomates) ou bien au magasin bio (pour les poivrons), surtout que je les trouve vraiment délicieux.
Pain
Lorsque nous vivions au fin fond de la forêt britanno-colombienne et qu’il fallait faire 15 minutes de voiture pour arriver à la boulangerie la plus proche et 45 minutes de voiture pour en trouver une qui vende du pain à l’épeautre, nous avions investi dans une machine à pain. Nous n’avons néanmoins jamais été vraiment conquis·es par le résultat et avons vraiment apprécié de pouvoir retrouver les joies du pain frais de la boulangerie une fois installé·es au centre-ville de Freiburg. Entre le marché, la boulangerie du quartier et le magasin bio, nous trouvons une belle variété de pains – dont plusieurs à l’épeautre – qui sont bien meilleurs que ceux que nous fabriquions nous-même. De plus, les boulanger·ères emballent volontiers notre pain dans notre sac en tissu.
Pâtes
J. avait participé à un cours de cuisine axé sur les pâtes lorsque nous vivions au Canada, mais a rarement trouvé le temps d’en refaire depuis… Quant à moi, je mets des pâtes au menu justement pour les jours où je sais que je manquerai de temps et d’énergie pour préparer un repas plus élaboré. J’apprécie donc de pouvoir faire cuire des pâtes en moins de 10 minutes et de passer plus de temps à préparer un accompagnement savoureux et nutritif.
Tablettes de chocolat
Si par le passé je consommais du chocolat quotidiennement, je préfère aujourd’hui en manger de manière plus occasionnelle. Même si j’aime toujours autant le chocolat, il faut bien reconnaître que ce n’est pas un ingrédient essentiel à notre équilibre alimentaire et vu les problèmes éthiques liés à la production de cacao, j’achète uniquement des tablettes issues du commerce équitable, ce qui est évidemment assez onéreux. Étant donné que nous n’en consommons pas régulièrement, il me semble plus simple d’acheter des tablettes qui se conservent très longtemps une fois ouvertes.
Tofu
Nous consommons du tofu en moyenne une fois par semaine et j’aime alterner entre le tofu soyeux, le tofu nature, le tofu fermenté, le tofu aromatisé… Il paraît que faire son tofu, c’est très simple, mais je n’ai jamais essayé et cela ne me tente absolument pas pour le moment car je n’en vois pas vraiment l’intérêt ! J’achète du tofu bio et local (produit à 6 km de chez moi !) qui est vraiment très bon, sans additif particulier et qui me permet de réaliser toutes sortes de plats différents et protéinés en peu de temps.
Tortillas de maïs
Nous aimons beaucoup les plats d’inspiration sud-américaine de type burritos et enchiladas. Je prépare généralement les galettes moi-même mais depuis qu’une amie nous a fait découvrir des tortillas 100 % maïs vendues sous vide, nous en avons toujours un petit stock à la maison. Je trouve cela très pratique pour compléter un repas de restes ou bien pour remplacer le pain lorsque j’ai envie d’un encas salé à l’heure du goûter.
Viennoiseries
J. aime bien manger des viennoiseries de temps en temps pour le petit déjeuner mais me lancer dans la fabrication d’une pâte feuilletée ne me dit absolument rien personnellement ! Lorsque l’envie nous prend, nous achetons donc des viennoiseries en boulangerie (on trouve quelques options véganes et à l’épeautre en Allemagne).
