Pourquoi je ne mange presque plus de produits laitiers

Pendant (trop) longtemps, j’ai pensé que les produits laitiers étaient fabriqués grâce au lait de vaches ayant paisiblement brouté l’herbe des champs leur vie durant et qu’elles avaient naturellement un stock de lait en continu… qui nous était destiné. Je pensais aussi que l’on récupérait leur peau pour en faire du cuir ainsi que leur chair pour en faire de la viande après, et seulement après, les avoir laisser profiter d’une vie tranquille et mourir de vieillesse… toujours au milieu d’un champs.

Dire que j’étais naïve serait un euphémisme…

Produits laitiers source pexels

Lorsque j’ai cherché à en savoir plus sur la manière dont la viande était produite, j’ai alors appris qu’il y avait deux types de vaches : les vaches allaitantes et les vaches laitières, toutes deux nées grâce à un processus de sélection artificielle leur permettant de répondre au mieux à la fonction qu’on attend d’elles- produire de bons steaks pour la première, et du bon lait pour la seconde.

Premier choc : qu’on en exploite la peau, la chair ou le lait, les vaches des élevages industriels- c’est à dire la majorité des vaches- ne mènent pas la vie décrite par les spots publicitaires ! Elles doivent leur existence à la manipulation génétique et leurs conditions et durée de vie sont prédéterminées en fonction du rôle qui leur aura été attribué avant même que leur embryon ne soit crée !

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© Jo-Anne McArthur, We Animals

J’ai ensuite découvert que pour pouvoir produire du lait une vache doit être enceinte : ce lait qui sort de ses pis en quantité limitée est donc normalement réservé à sa progéniture durant les 8 à 10 premiers mois de sa vie. Hors, dans les élevages industriels, un veau n’en profite pas plus de 24 à 48h, délai au delà duquel il est littéralement arraché à sa mère. Ainsi, les machines peuvent traire cette dernière et stocker chaque goutte de lait qu’elle produira afin d’assouvir notre soif de produits laitiers.

Second choc : les produits laitiers que je consomme sont produits à partir de lait normalement destiné à nourrir les veaux ! Non seulement on prive les veaux de nutriments essentiels à leur bon développement mais en les isolant si tôt on les prive de la tendresse, de la chaleur et de l’amour de leur mère, essentiels à leur bien-être. Les cris des vaches à qui on vient de voler leur progéniture et qui meuglent parfois des jours durant prouvent combien cette isolation est traumatisante pour les veaux comme pour leur mère.

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© Jo-Anne McArthur, We Animals

Pendant ce temps, le veau mâle est isolé et nourri à base de substituts pauvres en fer afin de répondre aux exigences des consommateurs qui préfèrent la viande de veau rosée et non rouge ! 8 à 12 mois plus tard il est abattu en transfomé en steaks. S’il s’agit d’une génisse et que ses caractéristiques physiques s’y prêtent, elle subira le même sort que sa mère et dans le cas contraire, elle suivra le destin des veaux mâles.

Troisième choc : les veaux sont, durant leur vie raccourcie, non seulement privés de l’attention de leur mère, mais en plus de nutriments essentiels pour le plaisir de… nos yeux !

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© Jo-Anne McArthur, We Animals

Alors que son petit lèche instinctivement les barres en fer de sa box pour pallier à son anémie, on trait sa mère sans relâche pendant une dizaine de mois et ce même durant les 3/4 de sa grossesse suivante. En temps normal, elle produirait environ 4 litres de lait par jour. Grâce à la sélection artificielle, on arrive à tirer des vaches allaitantes de 30 à 60 litres par jour ! 3 mois après chaque velage, elles sont à nouveau inséminées artificiellement pour donner naissance à un autre veau 10 mois plus tard… et ainsi de suite. Dans des conditions de vie naturelles, une vache vivrait une vingtaine d’année ; les vaches laitières, elles, ne sont plus considérées comme bonnes à rien au bout de 5 à 7 ans. Elles subissent alors le même sort que leur congénères allaitantes et finissent dans notre assiette après un douloureux passage à l’abattoir.

Quatrième choc : les produits laitiers issus de l’élevage industriel sont le fruit d’abominables souffrances, depuis le premier et jusqu’au dernier jour de leur vie, et ils sont le résultat de croisements génétiques privilégiant le rendement plutôt que le bien-être de l’animal. Alors que les manipulations génétiques ont permis aux experts de multiplier la quantité de lait qu’une vache peut produire, elles n’ont pas permis de leur assurer une stature physique pouvant supporter une telle surproduction. Comme le décrit Thomas Lepeltier :

“Leur pis débordants de lait sont donc très lourds, et trop volumineux, ce qui provoque un écartement des membres postérieurs, des lésions au niveau des pieds, des boiteries et autres problèmes fonctionnels” (La révolution végétarienne, p.37).

Lorsque arrive l’heure de s’en « séparer » (pour ne pas dire débarrasser), elles peuvent difficilement marcher ni même tenir debout. Elles sont donc conduites dans les camions et les couloirs de l’abattoir grâce à des treuils et à des coups de bâtons…

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© Jo-Anne McArthur, We Animals

Ce que mes découvertes ont changé

Depuis que j’ai découvert tout cela, je ne peux regarder un produit laitier sans penser à la misérable vie des vaches laitières et de leurs petits veaux anémiés… Et cela me peine autant que ça me dégoute. Bien sûr, je sais que tous les produits laitiers ne sont pas issus de l’élevage industriel, mais la grande majorité le sont, qu’ils soient bio ou pas. Et dans tous les cas, à partir du moment où l’on prend le lait d’une vache, soit on prive un veau de sa ration, soit on force la vache à produire plus de lait de manière artificielle.

En même temps que j’ai décidé de ne plus manger d’animaux, j’ai décidé de ne plus cuisiner de produits laitiers puisque j’ai appris que l’on pouvait très bien s’en passer… En effet, les nutriments des produits laitiers peuvent facilement se trouver dans une diversité de sources végétales qui seraient en plus bien meilleures pour notre santé

Jusque-là je mettais du lait dans mon thé, du beurre dans mes gâteaux, mes muffins et mes biscuits, de la crème dans mes quiches et mes gratins, et je mangeais du fromage pour caler mes petites fringales dans la journée ou à la fin d’un repas. Petit à petit, j’ai appris à apprécier mon thé sans lait, à faire des gâteaux à base d’huiles végétales ou de purées d’oléagineux, des quiches et des gratins à la crème végétale… N’ayant jamais aimé le goût et la texture du lait sous forme liquide, cela faisait déjà longtemps que je mettais déjà du lait végétal dans mes céréales du petit déjeuner.

Voilà donc plus d’un an que je cuisine sans produits laitiers et même s’il y a eu des ratés et des faux pas en cours de route et qu’il y en a encore parfois, ces derniers ne m’ont jamais manqué dans mes préparations. Bien au contraire, j’ai découvert de nouvelles saveurs, de nouvelles textures… et j’en découvre encore tous les jours ! 

Lait végétal d'amandes - copyright- echosverts.com

Pourquoi je consomme encore des produits laitiers ?

Si ne plus manger de viande du tout et ne plus cuisiner de produits laitiers chez moi me semble simple, ne plus consommer de produits laitiers en société me semble plus compliqué. Trouver des alternatives qui soient à la fois sans viande, sans blé (je n’en mange plus depuis plus de 10 ans pour des raisons de santé) ET sans produits laitiers lorsque je suis à l’extérieur est généralement compliqué. En outre, demander un plat végétal à des personnes qui me reçoivent le temps d’un repas, qui se plient déjà en 4 pour éviter la viande et le blé dans leur menu et qui n’y connaissent rien aux alternatives sans produits laitiers me met encore très mal à l’aise…

De plus, manger bio, des fruits et légumes locaux et de saison, des produits importés issus du commerce équitable, éviter les aliments en conserve et les additifs alimentaires etc. sont pour moi autant de facteurs importants dans le cadre d’une alimentation saine, éthique et écologique… Pourtant, il ne me viendrait jamais à l’esprit d’imposer à mes hôtes de prendre en compte ces critères-là aussi dans l’élaboration de leur menu ! De la même manière, je ne refuserais pas de manger ma part de dessert sous prétexte qu’il contient du chocolat non-équitable ou je ne mettrais pas de côté les tomates qu’on me sert en entrée en plein mois de décembre…

muffins vegan - copyright - echosverts.com

Prendre soin de la terre et des humains qui nous nourrissent est pour moi aussi important que de prendre soin des animaux avec qui nous partageons cette planète. Alors pourquoi imposerais-je à mes hôtes de bannir les produits laitiers de mon assiette mais pas le chocolat issu d’une plantation où l’on exploite les enfants ? Le bien-être des uns est-il plus important que le bien-être des autres ? Par contre, quand je prépare mes menus et que je fais mes courses, j’ai la liberté de choisir consciencieusement à qui je donne mon argent. Donc en attendant de pouvoir complètement bannir certains aliments quand je mange à l’extérieur, chez moi, je fais de mon mieux pour ne plus financer directement les industries dont les valeurs ne rejoignent pas les miennes, et ce dans tous les domaines alimentaires.

Enfin, si Mister Vert se passe volontiers de viande à la maison, les produits laitiers sont encore présents dans quelques unes de ses recettes. Étant donné que c’est moi qui gère la grande majorité des repas (par plaisir et par habitude), je suis vraiment ravie quand il s’organise pour nous cuisiner un repas de temps en temps ! Dans ces cas-là je n’ai ni l’envie de cuisiner un plat à part, ni à coeur de lui imposer une liste d’ingrédients- auxquels il ne connait pas (encore) les alternatives- à éviter. Cela dit, à part du fromage de temps en temps, ses préparations culinaires se sont naturellement végétalisées au fil du temps (sans que je ne le lui demande ni le lui impose), pour notre plus grand bonheur à tous les deux !

Chili chocolaté vegan copyright echosverts.com

Cependant, à chaque fois que je consomme un plat qui contient des produits laitiers, je pense à la misérable existence des vaches et à leurs petits veaux que ce lait aurait dû nourrir… De la même manière que quand je croque dans un carré de chocolat d’une marque lambda, je me demande combien d’enfants ont été exploités pour qu’il arrive jusqu’à moi… Et quand je mange une soupe de tomates en plein hiver, je me dis « Quel gâchis ! »…

Et chacun de ces faux pas me pèse autant… et de plus en plus.

Choisir une alimentation 100% végétale me semble être une évidence car cela allègerait un peu plus ma conscience les rares fois où j’avale encore des produits laitiers. Ce serait un pas de plus vers une alimentation plus éthique… même si elle ne serait pas encore 100% éthique à mes yeux.

Je sais que certains me jetteront la pierre et me critiqueront de ne pas passer au végétalisme pur et dur malgré mes prises de consciences et mes valeurs. Inutile de me faire culpabiliser. Je n’ai jamais prétendu être un modèle en terme de mode de vie éthique et écologique… D’ailleurs si vous en connaissez un, n’hésitez pas à me le présenter 😉 . Mais je fais de mon mieux et à mon rythme… 

Je pense aussi que beaucoup de blogueurs/blogueuses attendent d’être officiellement végétalien-ne-s pour en parler sur la blogsphère (ceci n’est pas une critique) mais trop peu parlent publiquement de cette difficile période de transition- entre prise de conscience, prise de décision et passage à l’action… Car c’est tellement plus facile d’être applaudi pour ce que l’on a accompli que de trouver un soutien bienveillant pour y arriver… alors parlons-en !

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© Jo-Anne McArthur, We Animals

Sources :

  • No Steak par Aymeric Caron
  • La révolution végétarienne par Thomas Lepeltier

Livres présentés dans cet article.

Pour aller plus loin :

Consommez-vous des produits laitiers ? Seriez-vous prêt-e-s à les bannir complètement de votre alimentation ?

Mettez-y votre grain de vert laisser un commentaire echosverts.com

Quel que soit votre avis, je vous remercie de l’exprimer avec bienveillance 🙂

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149 commentaires pour Pourquoi je ne mange presque plus de produits laitiers

  1. Rose Citron dit :

    Superbe article, je m’y retrouve énormement : l’aveuglement/naïveté du départ, la prise de conscience, le changement chez soi, et… la difficulté du changement en société… j’en suis exactement au même point que toi! Merci de partager ton cheminement!
    Et je confirme que ça n’est pas évident de parler de cette difficulté à sauter complètement le pas du végétalisme à ceux qui sont déjà végétalien, ça me donner l’impression d’être un monstre sanguinaire… Mais comme tu dis, à chacun son rythme…

    • Merci pour ton commentaire 🙂 Je pense que certain-e-s végétaliens/végans oublient qu’entre leur prise de conscience et la mise en place de changements dans leur alimentation et leur mode de vie il s’est écoulé des semaines, des mois, voire des années ! J’attends encore de rencontrer quelqu’un qui a arrêté la viande et les produits d’animaux du jour au lendemain ET viré toute la laine et le cuir de sa garde-robe en même temps…

  2. Sev dit :

    Très bel article! Pour moi la prise de conscience s’est faite lorsque je suis devenue maman. Pourquoi est-ce que je donnerais du lait répondant aux besoins des veaux à mon bébé, alors que mon corps en produit un qui est adapté à 100% à ses besoins?
    Je ne savais pas qu’on arrachait les veaux aux vaches, d’une manière ou d’une autre je pensais qu’on les trayait en même temps qu’elles allaitaient leurs petits (ce qui serait tout à fait possible, le corps produisant la quantité de lait « demandée », que ce soit par une tétée du petit ou d’une machine).
    Je me suis aussi rendue compte de l’absudité de la consommation de lait lorsque ma belle-mère m’a assené que pour produire assez de lait pour mon bébé, je devrais en boire beaucoup moi-même. Euh… et la vache qui produit le lait, elle en boit, elle? Ben non. Au mieux, elle broute, au pire, elle mange des ganulés. Mais je n’ai jamais vu une vache boire de lait!
    Bon, ça ne m’empêche pas de boire du lait et de manger du fromage (j’adore ça!), mais j’ai énormément réduit les quantités.
    Enfin, si on y réfléchit, on est vraiment une espèce cinglée: la seule espèce au monde à aller boire le lait d’une autre espèce, et en plus à continuer de le faire passer l’âge où on en a besoin (si on les laissait faire, les enfants se sèvreraient naturellement entre 3 et 7 ans).

    • Sev dit :

      PS: un veau femelle est une génisse.

    • Merci Sev, je n’arrivais plus à me souvenir du mot 🙂

    • L’une des choses qui me stresse le plus si un jour j’ai un enfant c’est justement le fait qu’il serait hors de question pour moi de le nourrir de lait de vache si pour une raison ou une autre je n’étais pas en mesure de l’allaiter… et comme c’est la norme autour de moi je sais bien que cela fera certainement débat ! Mais qui sait, si ça arrive, d’ici là les mentalités auront peut être un peu évolué sur cette question, ou tout du moins seront-elles peut-être un peu plus informées…

    • Sev dit :

      Il existe des alternatives, très peu répandues en France, mais qui commencent à se développer, comme les banques de lait maternel (les mamans qui ont du lait en plus peuvent le donner), ou tout simplement le fait de recourrir à une nourrice au sens premier du terme, c’est à dire une femme allaitante qui allaitera un bébé qui n’est pas le sien. Il y a aussi des laits infantiles bio, qui sont donc surement produits dans des conditions meilleures que les autres. Enfin, au pire du pire, il existe des laits infantiles à base de soja.
      Un dernier point: il est extrêmement rare qu’une femme n’ait pas assez de lait ou un lait non nourrissant. La plupart du temps, les femmes sont juste mal informées et pensent que leur bébé va crever de faim. Dans les faits, 99% des femmes peuvent allaiter, sauf maladie ou traitement qui fait baisser la production de lait.

    • Merci pour ces informations Sev, j’ignorais que certaines de ces options pouvaient exister en France.

    • Sev dit :

      Pour info, la liste des lactariums de France: http://sdp.perinat-france.org/ADLF/lactariums_adlf.php
      Et un débat sur les nourrices allaitantes très enrichissant: http://forum.aufeminin.com/forum/allaitement/__f71100_allaitement-Nourrice-allaitante-qui-s-est-lancee.html
      Voilà! On est censé boire du lait d’humain pour se développer en tant qu’humain, pas du lait de vache!

    • Merci beaucoup ! Je prendrai le temps de regarder ça 🙂

    • Gael dit :

      Informés ou pas, quand les gens ne veulent rien savoir… Je peux comprendre qu’on subisse l’entourage, mais perso quand c’est non c’est non, et on pourra bien me dire ce qu’on veut, surtout quand je peux prouver par A+B le bien fondé de mon choix… il en va quand même de notre santé et de celle de nos enfants, si ces gens ne sont pas fichus d’ouvrir les yeux, d’arrêter de faire les moutons et d’utiliser leur cerveau ma foi, j’ai bien envie de dire que c’est pas une grosse perte si au pire on ne se parle plus XD

    • Milounette dit :

      Sinon il existe aussi des alternatives végétales a base de riz ou d’amandes. Il s’agit de véritables laits maternisés reconnus par l’Anses comme des substituts au lait maternel. Un article très détaillé ici : http://enfantvege.canalblog.com/archives/2014/09/17/30602769.html

  3. Gael dit :

    Moi je trouve que ta démarche est très honorable… Perso après avoir composé la plupart de mes repas autour des produits laitiers pendant une grande partie de ma vie, j’y suis devenue intolérante, c’est un peu galère (faut parfois être créatif^^), mais au final ne pas avoir le choix facilite les choses d’un côté, car je DOIS trouver une alternative si je veux continuer de cuisiner (enfin sauf si je veux être malade pdt 3jours XD). Et ca cloue le becs à ceux qui croient encore que c’est bon de boire du lait tous les matins, manger son yahourt 3 fois par jour parce que céskidizàlatélé, et que la crème ya que ça de vrai (bon sur ça, j’avoue pour le goût j’ai encore rien trouvé de meilleur), parce qu’eux, ils connaissent des exploitants qui aiment leurs bêtes, et c’est pas parce qu’on voit tel ou tel élevage qui maltraite les animaux que c’est partout pareil (ahah, oui, ils ont aussi de l’humour ces gens là – tiens faudrait leur montrer la vidéo de L214 à la sortie du salon de l’agriculture 2015, avec la fine fleur de l’agriculture française, qui tape et laisse se blesser une vache, ou encore qui sodomise du mouton pour le faire avancer…). J’ai des relations dans le domaine agricole, et rien de plus banal que laisser des truies encastrées dans leurs boxes ou des veaux anémiés pleurer nuit et jour, à lécher leurs barreaux jusqu’à épuisement (et oui, hmmm le bon rôti de veau malheureux!!! Et pourtant, avant j’adorais le veau…). Moi pour les produits laitiers, j’ai pas le choix, point. Et EN PLUS, je ne VEUX PLUS en manger. Repoint. Il n’y a que le beurre que je consomme, parce que pour le moment je n’ai rien trouvé d’autre qui me convienne (la margarine dégueu à l’huile de palme, non merci :/ Si qqn a des alternatives, je suis preneuse^^). Et puis si plus de gens limitaient leur conso de produits laitiers (sans donc ne plus en consommer du tout) non seulement c’est une certitude yaurait bcp moins de maladies inflammatoires (je connais un certain nombre d’enfants qui trainent leurs maladies des années, parfois ça finit en drame, parce que les médecins ne traitent pas forcément les problèmes à la base, et la base c’est quand mm l’alimentation), mais en plus ils s’en sortiraient mieux financièrement, et yaurait aussi moins de personnes en surpoids (quand je travaillais en caisse dans des grandes surfaces de villes moyennes, pas spécialement dans des quartiers pauvres, ce que je vendais le plus c’étaient les yahourts, les sodas et l’alcool… amis de la diététique bonjouuuuuur…). Sans parler du côté addictif des produits laitiers, ça a été prouvé qu’ils avaient le mm effet sur le cerveau que les drogues. Donc bravo pour ta démarche, toi au moins tu fais ta part en toute conscience.

    • Merci pour ton commentaire Gael. Il fut un temps je me disais que ce serait tellement plus simple si j’étais allergique aux produits laitiers ! Mais je pense que si l’on veut vraiment changer les mentalités autour de soi, il vaut mieux expliquer que l’on ne mange plus certains aliments par choix (plutôt que de feindre une allergie j’entends et je sais que ce n’est pas ton cas bien sûr !). C’est la seule manière d’éveiller la ‘curiosité’, d’ouvrir le dialogue et même si c’est parfois pesant de devoir se justifier, au moins ça prouve que d’autres modes alimentaires sont possibles et viables ! En tous cas ça ne doit pas être évident du tout de gérer ce genre d’allergie…

    • Gael dit :

      Moi c’est juste une intolérance, heureusement, parce que le lactose est absolument partout, et même si je cuisine un maximum, ça arrive qu’on achète des gâteaux industriels, ou d’autres trucs qui en contiennent. Du coup ça reste maitrisable, ça le serait moins si je mangeais souvent hors de chez moi, ce qui est rare. Au début je pouvais prendre des produits laitiers de brebis ou de chèvre, mais au final le problème éthique est le mm, et puis j’y suis devenue intolérante aussi. Comparé au tien, j’ai l’impression que mon pb est moins relou à gérer, faire sans blé, pffff… (hier j’ai coupé un peu ma farine de blé à la farine de riz pour des cookies, c’était pas top 😦 ). Je m’intéresse au régime Seignalet parce que je pense que j’ai une sensibilité au gluten, sans y être intolérante ou allergique (en général ça va de pair ac l’intolérance au lactose). Ya tellement de choses qu’on peut faire pour être en meilleure santé et ne pas faire souffrir…

    • Cela fait tellement d’années que je ne mange plus de blé que cela ne me paraît plus compliqué du tout 🙂 Il faut dire qu’avant qu’on trouve la cause de mes mots, j’ai souffert pendant 3 ans de divers maux alors quand on a enfin su quelle en était la cause ce fut un véritable soulagement pour moi- surtout de savoir que ça pouvait se régler en changeant d’alimentation et non en prenant des médicaments. A la place je mange de l’épeautre (très abondante ici en Allemagne donc c’est un peu le paradis pour moi !)- une farine qui contient du gluten mais beaucoup moins que le blé alors peut-être que tu devrais essayer. Au moins ce n’est pas une intolérance au gluten que j’ai- c’est tellement plus compliqué de cuisiner sans gluten je trouve alors que je peux remplacer le blé par de l’épeautre dans (presque) n’importe quelle recette et c’est toujours délicieux 🙂

    • Gael dit :

      Oui je connais, et quand j’en ai acheté la 1e fois, bien qu’un peu sceptique vu que mes analyses ne révélaient rien (oh la pauvre meuf, elle croyait ce que lui assénait son médecin, la ouf XD), j’ai tout de suite mieux digéré (mon chéri aussi tiens!). Du coup j’alterne farine de blé/épeautre/riz/avoine (je kifferais trop la châtaigne, mais je ne suis pas assez riche), ou je mélange, et tout ce qui est pâtes, je les prends complètes ou semi-complètes, ou au riz. Et là aussi, brutalement, plus de gros coup de pompe après le repas, même si c’était 2 grosses assiettes de pâtes…

    • Ah oui Mister Vert aussi dit mieux digérer l’épeautre 🙂

    • Milounette dit :

      Sinon il existe aussi des alternatives végétales a base de riz ou d’amandes. Il s’agit de véritables laits maternisés reconnus par l’Anses comme des substituts au lait maternel. Un article très détaillé ici : http://enfantvege.canalblog.com/archives/2014/09/17/30602769.html

    • Aënor dit :

      Hello!
      Pour remplacer le beurre, plusieurs idées en vrac, à faire soi même ou à acheter bio sans huile de palme (mais attention, rien n’a exactement le goût de beurre, à part le beurre :p ): des margarines (un recette dans Vegan de Marie Laforêt), des pâtes à tartiner chocolat, chocolat noir, chocolat noisette, des beurres d’arachides, sucrés, salés ou natures (cacahuète, amande, noix de cajou, noisette…) et enfin mon préféré: du amlou, un mélange de graines broyées macérées dans de l’huile d’argan, c’est marocain, c’est trop bon et c’est top pour la santé :).Et puis il y’a toutes les confitures, curd et gelées aussi.
      Le plus dur dans tout ça étant de na pas chercher le goût du beurre mais d’apprécier les nouvelles saveurs. Perso, ce qui me manque le plus, c’est pain de mie – beurre – nutella, combo gagnant d’aliments disparus de mon alimentation 😉
      Bon courage en tout cas!

    • Celine dit :

      Hello ! Si il y a toujours des gens qui se demandent comment remplacer le beurre, c’est la recette de margarine végétale maison du blog au vert avec lili qu’ il vous faut ! Je vous laisse malheureusement le soin de la chercher, mon téléphone refusant de copier coller le lien…
      Adepte depuis 10 ans des tartines beurrées (demi sel of course) au petit dej, jamais je n’aurais pu m’en désintoxiquer si je n’avais pas trouvé cette recette, parfaite à mon goût et bien sur, bio et sans huile de palme 🙂

  4. Bulle dit :

    Coucou 🙂
    Comme je comprends tes hésitations ! Toutes ces complications font que j’ai une alimentation la plupart du temps VGL mais que je ne le suis pas officiellement. Déjà, parce que ça serait m’interdire des aliments que j’apprécie et que je n’ai pas envie de mettre de côté définitivement. Contrairement à toi, je mets une priorité : le bien-être des hommes passe avant celui des animaux et je ne suis pas (encore ?) prête à arrêter définitivement les produits animaux. Et puis comme tu l’as très bien souligné, je suis déjà intraitable pour les produits laitiers pour des raisons de santé, donc je lâche un peu du leste sur le reste. Les gens font déjà des efforts pour utiliser de la crème végétale quand je suis invitée, m’offrir du chocolat noir pour Pâques, me cuisiner un plat spécial sans fromage… c’est un peu délicat de rajouter qu’on n’a pas envie de viande parce que vous comprenez je ne sais pas d’où elle vient, si elle est bio ça me dérange un peu moins… Je suis consciente de mon manque de conviction, du coup, je pense être assez mal placée pour faire la leçon aux autres^^
    Bisous Natasha !

    • Je trouve que c’est toujours plus simple de justifier ses ‘limites’ alimentaires quand elles sont liées à notre santé ou même à notre religion… Jamais ne m’avait-on demandé pourquoi je ne mangeais pas de porc et quand je répondais que c’était simplement par habitude (donc rien de rationnel !), on me laissait tranquille. Maintenant que je ne mange plus aucune viande par choix, pour des raisons on ne peut plus concrètes, on me questionne et on me demande de me justifier encore plus !

  5. Hymaya dit :

    Ça me rassure un peu de voir que ne suis pas la seule (idiote) à avoir cru jusqu’à 27 ans que les vaches donnaient naturellement du lait…Il a fallu que je rende visite au frère de mon ex, qui tient une EXPLOITATION (tient ça porte bien son nom!) laitière pour que je réalise le truc en passant à côté de grosses « boites » en plastique et que l’on m’explique que c’est là-dedans qu’on enferme les pauvres petits veaux pour les sevrer de leur mère. C’est là que j’ai eu le déclic…plus de lait pour moi merci…
    Mais je me dis qu’on est quand même sacrément conditionné…parce que je ne me considère pas comme plus « bête » qu’une autre et pourtant mettre presque 30 ans à réaliser tout ce que tu expliques (parfaitement bien) dans ton article…c’est juste fou!!!

    • C’est une ‘chance’ d’avoir pu visiter une exploitation… il semble tellement difficile de pouvoir y jeter ne serait-ce qu’un rapide coup d’oeil de nos jours, et pour cause… si tout le monde voyait ce qui s’y passe, il y a des chances pour que l’industrie laitière fasse faillite ! Ca me fait penser que quand j’allais à l’école, on nous faisait visiter des jardins potagers, des ruches… mais jamais d’élevages ! On sait maintenant pourquoi…

    • lefebvre dit :

      j’ai eu le même sentiment en visitant une exploitation matines (je l’appelle l’usine!!).
      j’en ai eu les larmes aux yeux, j’avais 22 ans et j’avoue que je ne savais pas d’où venaient les œufs que je mangeais, pourtant en filière scientifique.
      mais on ne voit que ce qu’on veut voir !!
      la réalité inhumaine m’a sautée aux yeux, on pense aux fermes où les poules gambadent tranquillement dans les champs, c’est du bourrage de crâne
      j’ai la chance (je dis chance parce que c’est en visitant ces sites qu’on ouvre les yeux) de visiter une porcherie, avec ses truies énormes, bloquées,ne pouvant pas bouger de peur d’écraser un porcelet (c’est pas pour le porcelet qu’ils ont peur mais pour le rendement !!)
      toutes ces expériences aident à ouvrir les yeux et à changer ses habitudes mais chaque pas est important

  6. Tres interessant cet article. J’essaye aussi de changer mes habitudes alimentaires et ne consomme des produits laitiers que sous la forme fromage dont j’avoue avoir un peu de mal a me passer 😦

  7. Je suis également dans cette phase de transition, et bien moins avancée puisque pour ma part je consomme encore de la viande… Mais sur la barre de progression, nous sommes tout de même plus proche du végétarisme aujourd’hui, et nous mangeons également souvent des plats végétaliens. J’ai aussi acheté hier No steak suite à la lecture de ton dernier article (et aussi parce qu’avant je ne l’ai pas trouver pas d’occasion 🙂 ) et mon mari souhaite que nous nous mettions au défi de manger végétalien pendant une semaine… Pour les enfants, c’est un peu plus compliqué car nous ne souhaitons pas leur imposer nos choix. Ils ont 13 ans, donc nous les informons de nos découvertes, à eux de prendre leur décision. Et puis malgré tout le travail d’information, le conditionnement que nous avons subi fait qu’il y a toujours une petite voix qui dit « ils sont en pleine croissance, tu es sure qu’ils ne manquent de rien ?? » Même si je sais que non (je suis passée quasi pro en nutrition 🙂 ), ça reste…
    En tout cas, merci une fois encore pour tes articles de synthèse, très documentés et complets !

    • Merci pour ton commentaire 🙂 C’est super que ton mari et toi soyez sur la même longueur d’ondes ! Avec les enfants, j’imagine que le fait de leur faire découvrir de nouvelles saveurs et de nouveaux ingrédients peut aider à égayer leur curiosité et leur donner envie de manger de nouvelles choses tout simplement (pas dire ‘on ne mange pas de viande cette semaine’ mais plutôt ‘on va relever le défi de cuisiner que de nouvelles recettes’, par exemple- se concentrer sur ce que le défi va apporter et non ce qu’il va supprimer). Bonne lecture en tous cas !

  8. Eva dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec toi, cette transition est compliquée.
    Pour ma part je cuisine presque plus que végétarien depuis 8-10 mois et j’ai « officiellement » annoncé que je devenais végétarienne fin janvier 2015. Depuis cette période, je me suis mise à ne plus cuisiner que végétalien, vu que le végétarien est acquis pour les autres.
    Pour ce qui est des laitages, j’ai l’argument selon lequel je ne le supporte pas : il me fragilise les bronches, et je lui dois des bronchites à répétition. Depuis que je l’ai arrêté il y a 1 an, je n’ai plus eu de pb, et j’ai passé cet hiver sans affection des bronches, une première !
    Donc, c’est un peu lâche, mais j’utilise cet argument pour expliquer aux gens pourquoi je veux éviter les produits laitiers. Il est juste, mais pas complet. Mais quand je vois leur réaction face à mon végétarisme, je joue la facilité et je les « rassure »…
    Quand les gens apprennent que je suis devenue végétarienne, ils me disent presque toujours : « Et le poisson ? non ? mais tu mange le reste au moins ? »

    Voilà, tout est dans ce « le reste, au moins ? » les gens s’inquiètent pour moi, ma santé, et veulent s’assurer que je ne me carence pas en me privant de produits animaux. Alors j’explique que j’évite aussi les produits laitiers, mais parce que j’y suis intolérante. Et allez savoir pourquoi, ça les rassure que ce soit pour cause d’intolérance. Si c’est parce que j’y suis contrainte, et pas un choix, alors ça va. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que ça les rassure sur ce que je pense, que je ne suis pas « extrêmiste », ou que je ne pense pas trop différemment qu’eux qd même…
    Alors je fais les choses par étape, je communique sur mon végétarisme, je rassure. Plus tard quand les choses seront retombées et que je serai prête, je passerai au végétalisme.

    • Quand les gens s’inquiètent vraiment pour notre santé sans juger nos choix c’est sympa mais quand ils suggèrent qu’on fait des choix malsains et inconscients, c’est plus pénible ! Je comprends que tu utilises l’argument « santé » concernant les produits laitiers ; ça doit tellement simplifier les choses… j’espère qu’un jour tu arriveras à expliquer tes autres raisons pour pousser les gens à réfléchir un peu plus 🙂 En attendant, bon courage à toi !

  9. est~elle dit :

    Hello Natasha,
    ton article tombe à point nommé pour moi… Je te comprend totalement !
    Cela fait en effet un mois que j’ai retiré les produits laitiers au quotidien, mais face à différents problèmes je ne sais toujours pas comment me positionner, de manière à être fidèle à mes valeurs sans choquer les autres…
    A l’extérieur en effet, dur de refuser une part de gâteau juste parce qu’il y a 3 oeufs (bio de la ferme) alors qu’il a été confectionnée déja sans gluten!
    Ou bien, lorsque je fais les courses et que Monsieur mon Chéri me demande d’acheter de la viande et des yaourts…
    Dur de savoir comment apporter mes changements sans l’en faire pâtire (il est pourtant bon public, car il mange toujours mes préparations, et parfois en tant que cobay!), mais sans passer un temps monstre (que je n’ai pas) à cuisiner en deux fois…
    Il aime beaucoup manger, et vient d’une famille pour ainsi dire de carnivores… Il lui est impensable d’y renoncer, invocant les carences, les besoins, les « il faut bien manger quelque Chose et j’aime la viande », ou bien encore « ce n’est pas partout pareil »…
    A ces yeux il faudrait arrêter de vivre pour être cohérent avec ces idéaux.
    Comme tu le dis, à chacun son rythme.
    Peut-être que le temps, la patience, les explications (et les bons petits plats VG 😉 ! ) aideront un changement alors souhaité…
    En tous cas, je ne le dirais jamais assez, MERCI pour ton blog qui m’aide beaucoup dans mes réflexions. Ne pas se sentir seul, c’est déja un grand pas.
    Je ne commente pas souvent, mais je lis chaque article avec attention!
    Merci Natasha 🙂

    • Merci pour ton commentaire qui me fait très plaisir 🙂 J’espère que plus il découvrira la diversité et les délices de la cuisine végétale, moins ton Chéri considèrera la viande comme essentielle à ses repas… Ah ces fameuses carences ! Le problème je trouve c’est quand des personnes qui de part leur profession pensent être les mieux placées ou informées à ce sujet disent des bêtises et renforcent les croyances populaires, mensongères et publicitaires ! Et pour l’aider à réaliser que même si c’est pas partout pareil c’est quand même presque partout pareil, tu pourrais lui offrir un bon livre à ce sujet 😉

  10. La marmotte chuchote dit :

    Merci Natasha pour ton article. Il peut s’écouler du temps entre la prise de conscience et décider de changer son alimentation. Tes articles, pour moi, m’aident beaucoup même si je ne les applique pas immédiatement. En ce qui me concerne, cette transition (dans l’alimentation) est longue et difficile. J’essaie d’être cohérente et je sais que je suis loin d’être parfaite.

    • Merci pour ton commentaire 🙂 La perfection n’existe pas, surtout sur le plan alimentaire. À mon sens, l’essentiel est de ne pas renier ce que l’on sait, s’assumer ses choix et ses difficultés et de faire de son mieux pour évoluer en fonction de ses priorités… Courage pour la suite !

  11. Meugleu dit :

    Très bel article.
    Je te rejoins sur la transition. Personnellement je sais ce qui est mieux mais je n’arrive pas à franchir le pas (même si j’ai considérablement réduit ma consommation de viandes et de poissons). Trop de combats se mêlent dans mon esprit et je suis assez paumée il faut bien le dire. Végétarisme, Bio, Naturel, Zero Déchet je n’arrive pas à tout combiner et je culpabilise de ne pas y arriver.
    C’est assez difficile comme sentiment. Merci à toi de mettre le doigt dessus et merci pour ton engagement ici ou pour les échos défis.

    • Tous ces « combats » sont aussi louables à mes yeux… même si on parle souvent du véganisme comme étant un idéal, ce n’en est pas un, ni sur le plan éthique, ni sur le plan écologique. Il y a tellement d’autres efforts que l’on peut faire à côté et qui ne rentrent pas sous cette étiquette. Pense à ces accomplissements-là les jours où tu culpabiliseras… et garde de l’énergie positive pour changer le reste pas à pas 🙂

  12. yoplatchai dit :

    Très bel article ! merci !! j’ai aussi arrêter les produits laitiers depuis que j’ai eu mon fils (que j’allaite) et que l’on a découvert qu’il était intolérant aux protéines de lait de vache…… Le fait d’allaiter me rend encore plus insupportable de boire du lait de vache ! j’ai parfois l’impression que l’on décourage les femmes à allaiter en France pour que la pilule passe mieux !! j’ai encore du mal à arrêter le fromage….. mais il faut que je teste le livre de marie laforet sur les fromages végétaux ! et pareil je fais des écarts dans ma vie en société !

    • Merci pour ton commentaire 🙂 Il semble y avoir de plus en plus d’intolérances aux produits laitiers (ou en tous cas elles sont de plus en plus diagnostiquées)- ça devrait quand même mettre la puce à l’oreille à de nombreuses personnes ! Antigone XXI explique ici pourquoi il est si difficile d’arrêter le fromage si jamais ça peut t’aider.

  13. Sev dit :

    Une question: en tant que personne d’origine indienne, comment as-tu géré émotionellement cette transition? La cuisine indienne comportant beaucoup de recettes à base de yaourt et surtout de ghee, le beurre clarifié. Dans la famille de mon mari, qui est indien, il est impossible d’envisager un repas sans yaourt, par exemple.

    • J’avoue que dans ma famille on consommait rarement du yaourt, à part sous forme de Lassi une fois de temps en temps et je n’appréciais pas vraiment ça car je trouvais cela lourd. Personnellement j’utilisais du yaourt pour faire des sauces comme celle au cumin ou au concombre mais cela devait m’arriver 3 fois par an donc quand ça me prend j’utilise du yaourt de soja à la place 🙂 Quant au ghee effectivement ma maman en utilise de temps en temps quand elle cuisine, mais pas autant que l’huile, et moi je n’en ai jamais eu dans ma cuisine du coup ça ne faisait pas parti des ingrédients à éliminer 🙂

  14. sofi dit :

    Encore une fois, je me retrouve beaucoup dans ton article Natasha. A la maison, sauf quand c’est mon mari qui cuisine, je ne met pas de produits laitiers. En dehors de la maison, c’est plus compliqué. Intolérante au gluten et végétarienne certaines personnes se donnent beaucoup de mal pour me faire un plat et si je leur dit que je ne mange ni œuf (sauf ceux d’une copine car je sais comment elle traite ses poules), ni produits laitiers… je ne me sens pas encore de le faire… J’ai trouvé l’article d’Ophélie sur le pourquoi de la difficulté d’arrêter les produits laitiers très instructif. A lire si on veut creuser un peu le sujet.

    bonne journée à toutes et tous
    sofi

    • La question des oeufs me pose également problème : je n’en mange pas à la maison mais je n’ai pas encore d’avis tranché sur les oeufs de poules qui vivent dans de bonnes conditions. Mais je crois que j’ai de toutes façons perdu l’envie d’en manger… l’autre jour la maraîchère chez qui j’ai l’habitude d’aller, une adorable petite dame d’un certain âge, m’a offert un oeuf dur décoré pour Pâques- ce sont les oeufs des poules de sa ferme, élevées en plein air etc. Je n’avais pas à coeur de refuser son cadeau… mais je n’ai pas réussi à manger l’oeuf non plus !

  15. Ce n’est aussi que très récemment que j’ai découvert l’industrie du lait, de la viande… et que rien ne correspond aux images qu’on martèle!

    Depuis que j’ai découvert les méfaits de lait sur nous et la planète, et l’exploitation de vaches pour en obtenir, j’ai très sensiblement diminué les produits laitiers dans mon alimentation. Seul mon ami consomme du fromage à la maison, mais pour le reste, nous utilisons des produits végétaux pour remplacer le beurre ou le lait. Il n’y a malheureusement que lors des repas à l’extérieur que je ne peux bannir les laitages à 100%…

    • Le plateau de fromage est également encore présent chez nous : je crois que c’est ce que Mister Vert aurait le plus de mal à supprimer de son alimentation à la maison… Moi l’odeur qui m’attirait tant avant ne me donne absolument plus envie et même les rares fois où j’en mange encore, je n’apprécie guère le goût. Par contre, le fromage fondu, c’est une autre histoire… !

    • Moi aussi, c’est tout comme toi :)!

  16. Milounette dit :

    Tout comme avec le précédent, je me retrouve beaucoup dans ton article. Moi aussi pendant très longtemps, j’ai que mon lait et mon fromage provenaient de vaches gentiment élevées en plein champ, avec leur veau…Il faut dire que la seule image que j’avais était celle que je voyais lors de mes vacances dans le Jura où la plupart des fermes fonctionnent encore comme cela. Bien sûr je savais qu’une fois vieilles elles finiraient à l’abattoir, mais bon, ça équivalait pour moi à mourir de vieillesse (un peu comme on euthanasit les chiens et chats), alors après tout pourquoi pas? Ce n’est que très récemment que j’ai pris connaissance de la véritable réalité des 3/4 des produits laitiers que nous consommons… Et je n’ai pas pu y rester indifférente. Pour le lait, le beurre et la crème, pas de problème, il y a déjà bien longtemps que je n’en consommait plus, par goût et par difficultés à digérer. En revanche pour les yaourts et le fromage, c’est une autre histoire. Pour les premiers, j’ai mis le temps mais je réussi maintenant à m’en passer, notamment grâce aux yaourts de soja ou d’amande (et je pouvais en consommer jusqu’à 3 par jour!). Pour les seconds, j’avoue que c’est un peu plus dur. Certes, je n’en achète pas, mais j’ai parfois du mal à y résister lorsque je suis chez mes parents qui eux, en sont de grands consommateurs. Et là encore je m’interroge : si ces derniers proviennent d’élevages respectueux des animaux, pourquoi pas? d’autant que pour certaines régions, la vente de fromage est un vrai bonus économique (je parle là des fromages AOC au lait cru et autres, pas des fromages industriels…). Bref, tout ça pour dire que comme toi, je limite les produits laitiers, je n’en utilise personnellement plus, ou très très peu, mais si je suis à l’extérieur, je ne vais pas refuser une part de gâteau car elle contient du beurre… Et puis comme toi, je répugne à imposer mes exigences alimentaires aux autres…
    Je rejoint donc aussi ta position sur le fait de parler de ses difficultés sur ce point…d’ailleurs moi-même je n’en parle pas!! cela ne veut pas dire que je n’en ai pas. Mais comme toi, je suis persuadée qu’il faut se laisser du temps, avancer à son rythme, c’est le gage d’un changement durable.
    Merci pour cet article et désolée pour ce long commentaire, mais comme toujours, tes articles résonnent en moi et je ne peut pas m’empêcher de coucher ces pensées sur le papier (ou presque), ça aide aussi à les éclaircir!!
    Bon chemin à toi, à bientôt

    • Merci d’avoir pris le temps de partager ton cheminement : aucune raison de t’excuser, ça me fait du bien de lire l’avis des autres ! Chez nous aussi le plateau de fromage a encore sa place – c’est le rituel de Mister Vert après (et parfois même avant !) chaque repas… Moi ça ne me fait plus vraiment envie, sauf quand j’ai faim de salé et vraiment rien d’autre à me mettre sous la dent. Mais je regrette tellement après ! J’essaie de m’organiser pour avoir toujours d’autres encas salés dans le frigo, type tartinades. Mais pour le fromage fondu, c’est plus difficile… En tous cas, personnellement, quel que soit le type d’élevage, aussi respectueux soit-il, j’avoue que consommer le lait d’un autre animal me met de plus en plus mal à l’aise et plus j’en apprends sur les méfaits sanitaires du lait, plus je suis persuadée que l’être humain n’est pas constitué pour en consommer. Mais c’est un avis très personnel, je comprends qu’on puisse avoir d’autres convictions à ce sujet-là !

  17. Sonia dit :

    super article!
    pour moi: plus aucun produit laitier animal depuis 3ans!
    depuis que j’ai découvert mon intolérance au lactose et à la caséine ce qui m’a conduit au végétarisme depuis 2ans1/2
    prochaine étape les oeufs…………. et je serais végétalienne (je ne consomme déjà plus de miel depuis très longtemps)

    • Merci et bon courage pour la suite de ton cheminement ! Réduire et éviter les oeufs m’a personnellement semblé bien plus facile que les produits laitiers donc même à l’extérieur il m’arrive rarement d’en consommer aujourd’hui.

  18. Flore dit :

    La plupart des produits sont en effet fait dans ces conditions. Moi qui ai grandis à côté d’une ferme biodynamique, j’ai pu voir exactement comment ça se passait dans des petites fermes bio. Tout n’est pas rose car j’avoue que parfois je les trouvais un peu violent avec les animaux :/ Mais l’avantage au moins c’est que les veaux restent avec leur mère jusqu’à un certain âge, ensuite ils sont sevré. Ils grandissent dans des champs d’herbe et la vie est plutôt « belle ». Certes, l’exploitation animale telle quelle soit n’est pas quelque chose de naturel et il y a toujours des soucis d’éthique qui se posent, mais il y a réellement des agriculteurs qui aiment leur vaches et qui les tue vers la fin de leur vie. Je me souviens d’ailleurs avoir mangé le steak de Margueritte, une vache que je connaissais depuis longtemps, ça fait tout drôle ! Cela dit, je crois que c’est mieux de savoir manger de la viande comme ça. J’ai déjà vu des cochons se faire tuer et je préfère connaître comme cela a été fait et comment il a été élevé plutôt que de manger de la viande sans savoir. Je suis consciente de la cruauté, je n’approuve personnellement pas tellement, mais les rares fois où je mange encore de la viande, je la mange avec respect. C’est ce qu’ils faisaient autrefois, aujourd’hui à cause de l’industrie et de cette « facilité » à avoir de la viande (et du fromage d’ailleurs) de nos assiettes, nous en avons oublié que derrière il y a des vies, et le respect n’existe plus.
    J’apprécie toujours autant tes articles car ils sont relativement neutres et sans jugement ! Je suis d’ailleurs dans le même cas que toi à un stade moins avancé je dirais car je suis encore flexitarienne 😉 Ça fait plus d’un an que je n’ai plus de chez moi donc je vis chez les uns et autres et je ne me permettrais pas d’imposer un régime alimentaire à qui que ce soit. Je pense qu’il est important d’être neutre et de ne pas juger pour ne braquer personne. J’ai d’ailleurs toujours pensé que l’équilibre et la neutralité était la meilleure chose à faire pour à peu près tout car les extrêmes ne sont jamais bonnes pour la majorité. La plupart des français ne seraient pas prêt à devenir végé. Alors si seulement nous pouvions revenir pour le coup comme le faisaient nos ancêtres avec la nourriture au moins (avec la maltraitance animale en moins dans la mesure du possible), ce serait vraiment mieux car au moins, si nous devions tuer un cochon, ce serait une fête, et nous ne mangerions de la viande que le dimanche… Si la majorité des gens pouvaient refaire comme ça, je pense que ça irait bien mieux et les « traditions » ne seraient pas enlevées. La viande redeviendrait comme avant, un plat de luxe. Enfin bon je rêve un peu je crois…

    • Merci pour ton commentaire Flore 🙂 Je suis passée par des des endroits où la consommation de viande était limitée, se faisait par nécessité (aucune protéines végétales locales) et consommée ‘à la source’ (chasse, pêche)- dans ces cas-là il y avait une véritable conscience de ce que l’on mangeait et pourquoi et de la reconnaissance aussi. Il y a également des personnes qui choisissent pour des raisons éthiques et écologiques de consommer local et dans ces cas-là n’ont pas accès à suffisamment de protéines végétales et donc choisissent de consommer un minimum de viande issus d’élevages bio, locaux, respectueux de l’animal durant sa vie… Bannir la consommation de viande n’est pas envisageable pour tous en fonction de notre situation géographique et mode de vie notamment, et à mon sens cela ne devrait pas être notre objectif premier non plus. Par contre, la 1ère étape serait au moins de mettre fin aux élevages industriels et de changer les mentalités quand à la viande qui devrait être perçue pour ce qu’elle est – la chair d’un animal tué pour régaler nos papilles et non un aliment vital à notre bien-être physique…

    • Flore dit :

      Exactement 🙂 Si c’est fait avec respect et pour des raisons de logique je ne suis vraiment pas contre en effet.

  19. Ton point de vue non tranché et tolérant est rare, et j’ai la meme pratique que toi… Je suis végétarienne, et je culpabilise déjà souvent d’embêter mes hotes lorsque je suis invitée alors je m’autorise quelques écarts pour les produits laitiers, produits qui ne sont pas de saison, voir même produits ultra-raffinés chez certains. Je me rattrappe ensuite chez moi ! Bises

  20. morvif dit :

    Alors, juste une petite remarque, tu utilises le terme « manipulation génétique », mais ça n’est pas tout à fait correct. Les vaches laitières ne sont pas des OGM, il ne s’agit pas d’une manipulation directe de l’ADN en laboratoire, mais de croisements et sélections à outrance, selon les caractéristiques voulues, plus rentables, production de lait, production de muscle, etc. (Par exemple, on congèle le sperme des mâles « parfaits » qui montrent telle ou telle caractéristique voulue, pour leur donner des milliers d’enfants même après leur mort.)
    Cette technique a été suffisante pour transformer complètement les bovins (les vaches laitières qui produisent 10 fois plus qu’avant, ou la race des bleu blanc belges qui sont conçues pour la viande et sont tellement musclées qu’elles ne peuvent pas vêler sans césarienne, etc.) en environ 150 ans (les croisements se sont beaucoup intensifiés à partir du 19ème, et de plus en plus par la suite), et jusqu’à leur rendre la vie insupportable. Et c’est vrai pour tous les animaux d’élevage, évidemment.

    • Je te remercie pour cette clarification et toutes ces précisions très intéressantes- du coup j’ai mis ‘croisement’ à la place de manipulation- j’ignorais que ce terme faisais référence aux OGM uniquement. Merci !

  21. salycile dit :

    Ah, les produits laitiers… Je me questionne de plus en plus à leur propos. J’avais lu l’article d’Antigone qui disait que ce n’était pas si bon que ça pour nous finalement (depuis quand j’entends la pub pour les produits laitiers je grince un peu des dents).
    J’ai commencé à utiliser les laits végétaux dans mes desserts, et j’adore l’idée d’utiliser ça, de faire autrement, etc. Surtout que selon les laits utilisés, il y a un petit goût que j’apprécie. Pour les autres utilisations, je ne sais pas encore trop comment faire. Le beurre, je ne l’utilise que pour tartiner mon pain, ou dans des recettes, et j’ai vu qu’on peut le remplacer par plein de choses dans les recettes. Les yaourts, parfois j’en mange régulièrement, parfois aucun pendant plusieurs semaines. Du coup vu que ça commence à me titiller tout ça, je me dis que petit à petit je pourrais m’en passer. J’ai envie de tester les yaourts au soja par exemple. Et si je n’aime pas, je prendrais de la compote, ou rien.
    Après j’avoue que depuis toute petite je bois beaucoup de lait. Le matin c’est une habitude. Parfois je remplace par des jus de fruits, mais ils sont un peu trop riches en sucre. Et je ne suis pas très tisanes ou thé (et pas du tout café). Du coup il faut que je trouve autre chose. D’autant plus que je n’aime pas le goût des laits végétaux (bon, je ne les ai pas tous goûté !) pour pouvoir remplacer mon bol de lait de vache par un bol de lait végétal.
    Mais ça viendra.
    Et c’est grâce à ce genre d’article que j’ai commencé à me questionner, du coup je trouve que tu as raison d’en parler, de montrer tes questionnements, les points où tu estimes (toi, pas nous, nous n’avons pas à te juger) ne pas avoir réussi à trouver la solution idéale. Ca nous renvoie à nos propres questionnements, nos propres problématiques.

    • C’est vrai que quand on a l’habitude de consommer certains produits qu’on ne souhaite plus consommer, on cherche automatiquement à les remplacer par des ‘équivalents’ parfois durs à trouver. Pour certains aliments, c’est inévitable, mais pour d’autres, ce que je trouve merveilleux avec les aliments d’origine végétale, c’est qu’il y a une telle diversité qu’on trouve simplement de nouvelles alternatives, qui ne sont pas équivalentes aux autres, mais pas moins bonnes pour autant ! Par exemple, je n’ai pas du tout cherché à remplacer le fromage par des fromages végétaux, mais à la place je mange des tartinades quand j’ai envie d’un encas salé (style hummous, guacamole etc.) et quand j’ai envie de quelque chose de sucré, je mange des fruits secs, ce que je ne consommais pas du tout avant. J’espère que tu arriveras petit à petit à remplacer certains des aliments que tu as l’habitude de manger par des alternatives que tu aimes vraiment. Peut-être trouveras-tu de l’inspiration dans l’éco-défi du mois prochain (Manger végé(talien), équilibré, et varié) 😉 !

    • salycile dit :

      🙂 Merci ! Je compte bien te suivre pour le prochain éco-défi oui

  22. Ilda dit :

    Bonsoir, cet article est très intéressant, mais j’aurais voulu y apporter quelques informations complémentaires car il laisse à penser que l’élevage se résume à « jeter » des vaches à l’abattoir dès qu’elles ne sont plus bonnes à rien et à séparer injustement les veaux de leur mère. Etant petite fille d’agriculteur, je vois régulièrement cette séparation et les beuglements qui s’en suivent. Cependant, il vous faut savoir qu’un veau laissé auprès de sa mère est un danger dans le champ car il peut passer sous les clôtures et se retrouver sur la route. Et si la mère reste à l’étable avec lui, elle diminue la quantité de lait qu’elle produit (jusqu’à ne plus subvenir aux besoins de son veau si cette réclusion est prolongée). De plus, le premier lait de la nouvelle mère, le colostrum, est très riche (pour booster le nouveau né), ce qui le rend impropre à la consommation humaine ; il reste cependant nécessaire au veau si bien qu’on accorde souvent au veau et à sa mère 2 ou 3 jours ensemble. Mais il n’en faut pas plus car le veau ne tète pas sa mère en entier, et elle risque la mammite si elle n’est pas traite dans les deux jours après le vêlage.
    Une fois qu’ils sont séparés, le veau reçoit quand même pendant un certain temps le lait de sa mère, avant de passer aux granulés dans certain cas, ou à l’herbe.
    Je conçois aussi que la sélection des races nuit à la diversité et au bien être des animaux, mais j’aimerais rappeler que ces animaux d’élevage sont le gagne-pain des éleveurs. Je voudrais faire le parallèle avec une personne travaillant dans un bureau, et décidant de prendre un ordinateur Apple parce que c’est de la marque, parce que c’est performant, parce que ça ne va pas lui claquer dans les doigts dans les deux prochaines années. La vache de l’agriculteur, c’est comme son ordinateur, il la veut performante.
    Je ne fais cependant pas l’éloge d’une sélection drastique et de l’élevage intensif jusqu’à épuisement des bêtes car oui, cela existe, surtout dans les grandes exploitations. Et cette mauvaise conduite envers les animaux reste fortement encouragée par la société de consommation qui veut toujours plus et moins cher. (donc un meilleur rendement à la source du produit)
    Je félicite donc celles et ceux qui luttent contre cette société ou contre la « maltraitance » des élevages en bannissant les produits laitiers de leur alimentation, et j’encourage celles et ceux qui sont en transition. 🙂

  23. Rosenoisettes dit :

    Je ne vois pas du tout pourtant on te critiquerait de ne pas être 100% végétalienne, au contraire, je trouve cela bien mieux.
    On dit souvent qu’on peut se passer de ci, de ça, mais dans le même registre on n’a pas besoin de chocolat, ce n’est qu’une question d’envie et de goût ! Il ne faut pas du tout se priver, donc le lait animal en fait partie, et il faut le choisir si possible de ferme ainsi on évite les grosses industries et leurs méthodes barbares 🙂
    J’ai hâte de pouvoir appliquer mon éthique de vie proche de la tienne quand j’aurai mon chez moi 🙂

    • Je ne pense pas qu’il y ait un régime alimentaire mieux qu’un autre. Même si je n’aime pas les étiquettes, je trouve qu’il en faudrait d’autres qui prendraient en compte les autres efforts que l’on peut faire sur le plan alimentaire (manger bio, sans OGM, de saison, équitable, etc.) et dans d’autres domaines (transports, vêtements etc.) et que les labels existants (végéta*ien, végan) ne prennent pas en compte. Bon courage à toi pour la suite 🙂

  24. SCHTROUMPH PETITPAS dit :

    Merci pour cet article très documenté et très bien écrit.
    J’ai également eu une prise de conscience tardive liée à la naissance de mon petit garçon que j’allaite et qui a été intolérant aux protéines de lait de vache donc j’ai substitué … Et je me suis penchée sur le sujet. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il faut chercher les infos pour voir la réalité de ce « massacre »… Et en plus, jeune maman, j’imagine l’arrachement du petit à sa mère 😦 Horreur.
    Je suis végétarienne depuis une petite dizaine d’années, et je limite au maximum le lait également maintenant. Mais le plus diffcile, finalement,je trouve que ce sont les remarques de l’entrourage (les carences, le calcium, et ceci et cela … ). Mais bon, tant qu’on est cohérent avec ses idées, on aura toujours des arguments 🙂

    • Si un jour je suis enceinte, j’espère vraiment pouvoir allaiter autant que possible et donner des alternatives végétales si besoin… mais je crains vraiment le regard et les critiques des autres ! J’entends déjà ce que certain-e-s diraient derrière mon dos… En tous cas, j’entends de plus en plus parler de cas de mamans devant arrêter de consommer des produits laitiers car leur bébé qu’elles allaitent ne digèrent alors pas le lait maternel. Ca devrait en faire réfléchir plus d’un-e !

  25. Aënor dit :

    Tu met le doigt un un dilemme quotidien… D’un côté chez moi je suis végétalienne et, dans la mesure de mes moyens, je mange éthique. D’un autre côté, à l’extérieur ce n’est plus trop ça… Si j’ai envie d’une pâtisserie ou d’un repas sur le pouce, difficile de rester fidèle à mes habitudes: les assiettes végétariennes, quand il y en a, ont souvent du fromage, les tartes sans viande, quand il y en a, contiennent des oeuf surement pas bio, et les desserts… Ne parlons pas des desserts :p

    Du coup ou est la limite? Chez des amis, pas de viande c’est facile, il suffit souvent de leur demander de ne PAS en mettre dans la cuisine, ou du moins dans ma part. Et de me compter pour deux sur la portion de légumes. Et quand ils font ça sans râler, c’est déjà super chouette.
    Mais pas d’oeuf ou pas de lait, c’est plus compliqué, surtout si on ne s’est pas penché auparavant sur la question: il faut ADAPTER les recettes. Ton mug cake au chocolat, si tu retires simplement les oeufs, tu prends un gros risque 🙂

    Alors je préfère dire que des oeufs et du lait j’en mange très peu pour des raisons variées (les gens tombent des nues quand on leur dit que non, les vache ne produisent pas du lait simplement comme ça toute leur vie et que les poussins mâles vont à la poubelle), manger des tomates en hiver et dire que j’espère un jour faire mes propres conserves ou encore aborder le problème des plantations de cacao ou de banane au moment du café, et conserver des liens sociaux plutôt que de m’enfermer dans ma tour d’ivoire, joliment tapissée de mes principes. Et surtout, apporter un dessert et de la crème d’artichaut pour l’apéro 😉

    • Personnellement j’ai un peu laissé tomber l’idée d’adapter les recettes comme tu dis… car il est difficile je trouve, pour beaucoup de gâteaux/biscuits surtout, de retrouver la même texture, le même goût… alors à la place je suis partie à la découverte de nouvelles saveurs végétales, tellement plus riches, variées, nutritives et surprenantes au final ! Je ne dirais pas qu’elles sont meilleures, mais simplement différentes et certainement pas moins délicieuses. La pâtisserie crue, c’est ce qui me régale le plus et j’ai d’ailleurs hâte d’avoir entre les mains le livre de recettes d’Antigone XXI à ce sujet 😉 !

  26. belleginette dit :

    Merci pour ce très bon article, très pertinent mais surtout pour l’esprit qui anime ton blog : tu informes, tu partages, tu questionnes mais jamais tu ne culpabilises. Bref, tu donnes envie d’aller plus loin dans la diminution de l’emprunte ecologique qu’on laisse, mais aussi dans le respect des animaux.
    Sur le sujet du lait animal en particulier, j’ai eu le même questionnement lorsque j’ai eu mon petit snottneus, que j’ai allaité longtemps. C’est fou comme l’allaitement maternel peut -être mal perçu, surtout s’il perdure au-delà du congé maternité. Et paradoxalement, bon nombre de personnes expriment du dégout pour l’allaitement, l’image du sein, le goût et la valeur nutritive du lait maternel humain mais se gavent -littéralement- de lait maternel de vache.

    Je n’allaite plus mais quand mon petit snottneus est passé au lait de croissance, j’ai trouvé inconvable de lui donner le sein d’une autre mère, d’un autre être vivant. Alors toute la famille est passée aux laits végétaux et chemin faisant, on a fait de même pour le beurre et les yaourts. On se réserve encore des bons fromages mais comme la viande, à titre exceptionnel.

    • Merci pour ton commentaire 🙂 Je n’ai pas d’enfants mais si j’en avais, comme pour toi, le fait de le nourrir de lait venant d’un autre animal me perturberait beaucoup… Si un jour j’ai un enfant, j’espère que d’ici-là les mentalités auront évolué au sujet de l’allaitement. Je ne comprends pas qu’on puisse être déconnecté de notre nature au point d’être dégouté de ce que notre propre corps produit pour nourrir nos enfants !

  27. thegreenwasher dit :

    Bonjour Natasha, j’ose mettre mon grain de vert… dans cette transition végétalienne, je vois fort peu d’hommes. Végétariens oui, mais végétaliens plus difficilement. Chez Ophélie/Antigone XXI, les témoignages I did it ont été ceux de jeunes femmes jusque là. Clémentine la Mandarine est végétalienne mais chez elle ses deux hommes continuent à manger des oeufs et des produits laitiers. Voilà juste des exemples de blogs bien connus. Qu’en penses-tu ?

    • Bonjour Muriel, en effet, on parle peu des hommes végétaliens et ils s’expriment très peu aussi ! Pourtant je sais qu’il y en a- les compagnons respectifs d’Antigone XXI et Mlle PIGUT par exemple. Parmi les blogueurs connus, il y a Frédéric Côté-Boudreau. Et j’en recherche justement pour mon éco-défi du mois prochain durant lequel j’espère pouvoir présenter différents profils végéta*iens… Il faut dire que de manière générale, les hommes s’expriment rarement sur la blogsphère éco-éthique. Pourtant, ils sont nombreux à être végétaliens et à se soucier de ces questions-là aussi…

  28. sabinexkbi dit :

    J’avais vu un reportage sur lactalis… C’est une énorme boite agroalimentaire spécialisé dans le lait et qui produit la plupart des marques de produits laitiers des supermarchés. Je me souviens tout particulièrement la comparaison qui était faite entre une vache laitière et un athlète. La performance est poussée au maximum alors forcement, on a plus de « bobo ». Je ne suis pas très sensible à l’aspect souffrance animal même s’il rentre en ligne de compte, ce que j’avais surtout vu c’est le côté social pour les producteur qui sont « forcés » par pression par ce genre d’entreprise à faire des choses qu’ils n’auraient pas fait d’eux même. Enfin bref, je m’égare… Ce jour là je m’étais promis d’acheter du fromage à des petits producteurs plutôt qu’en supermarché.

    Merci pour cet article qui parle du cheminement. J’ai pris la décision de ne plus manger de viande et naturellement quasi en même temps, celle de réduire beaucoup le lait, puis rapidement le reste des produits laitiers. Cependant j’adore le gout du lait et je pense qu’il peut être moins nocifs de tout ce qui se dit s’il est de qualité et cru. Du coup il m’arrive de temps en temps d’acheter du lait cru. Au gout c’est totalement différent et je l’achète vraiment pour le boire tel quel, je trouve même qu’y mettre des céréales ou du chocolat c’est le gâcher! lol. J’ose penser que s’il est cru et bio, c’est un moindre mal Pour les gâteaux, c’est très facile de faire végétalien. Je cherche tout simplement ce que je veux faire en version vegan, et je trouve et ça marche ! Je trouve même ça mieux qu’avec des produits laitiers car les produits vg se conservent longtemps et on peut faire un gâteau sur un coup de tête ! Sinon j’utilise encore du râpé car ça j’avoue c’est très dur pour moi de m’en séparer. Le reste, ça va… Mais mon chéri consomme encore beaucoup de beurre… mais bon, je l’ai conserti à la crème d’avoine pour remplacer la crème fraîche! Enfin bref, je mange encore de la viande, du poisson et du lait mais je réduis autant que je peux et je progresse un peu tous les jours. ça me dérange pas de ne pas être 100% quelque chose, je ne suis pas parfaite et je l’assume.

    • Je te rejoins entièrement sur ces 2 points : les gourmandises végétaliennes se conservent bien plus longtemps et en plus j’ai toujours de quoi en faire sous la main alors qu’avant il me manquait toujours du beurre ou des oeufs ! J’avoue néanmoins que je ne trouve pas toujours cela facile de trouver des recettes véganes sucrées qui me plaisent autant que les versions que j’avais l’habitude de cuisiner avant… Alors si jamais tu as la recette d’un bon fondant au chocolat par exemple ça m’intéresse 😉 ! Cela dit, j’ai découvert mille et une autres saveurs qui me plaisent et compensent largement 🙂

  29. JULE dit :

    Je ne l’ai pas encore lu, mais je n’ai entendu que de bons commentaires du livre « Vache à lait » d’Élise Desaulniers (qui sera bientôt disponible en anglais sous le titre « Cash Cow »)!
    http://livres.edesaulniers.com/?product=vache-a-lait-dix-mythes-de-lindustrie-laitiere

  30. huetlesLeslie dit :

    Merci pour cet article, il tombe à pic ! Je ne mange ni viande ni poisson depuis déjà plusieurs années, mais je consomme encore des produits laitiers. J’essaye de le faire de moins en moins car j’ai remarqué qu’ils me donnent beaucoup de boutons, ainsi j’ai arrêté le lait de vache pour le lait végétal dans mes cérales ou mon chocolat chaud (et celui de vaches que j’achète pour monsieur est bio, j’ose espérer que ça fait une différence dans la vie des vaches !) . Les alternatives sont nombreuses. Mais quand est-il du fromage ? Haaa mon dieu la vie d’un français sans fromage… Je vais essayer de réduire encore plus, mais je te rejoins c’est très dur à l’extérieur rien qu’en enlevant la viande et le poisson alors les produits laitiers en plus.. Il y a encore beaucoup d eprogrès à faire !

  31. Lolo dit :

    Comme Ilda, j’émettrai quelques réserves à ce que tu as décrit Natasha. Je suis véto, j’ai travaillé en début de carrière dans le monde rural. La violence envers les bêtes existe, mais ce n’est pas systématique heureusement ! J’ai vu de nombreuses petites exploitations familiales avec des éleveurs qui connaissent et chérissent leurs bêtes… on regrettera que malheureusement, sous la pression des grandes surfaces, du prix du lait, du marché et de tout un tas de facteur, les dérives sont malheureusement trop nombreuses. Exemple de la ferme au 1000 vaches qui verra bientôt sa petite sœur la ferme aux 1000 veaux apparaître… j’ai vu un reportage éloquent à ce sujet…
    Ensuite concernant les veaux : comme l’a dit Ilda, ils ne sont pas arrachés trop vite de leur mère puisqu’ils ont besoin du collostrum et que pendant qq temps, ils sont biberonnés. Les niches à veaux sont une réalité malheureusement… mais aussi pour des questions de sécurité: imaginez le risque d’écrasement pour eux s’ils étaient au milieu du troupeau à l’étable… Dans un monde parfait, les vaches ne connaîtraient que très peu l’étable et la plupart du temps les champs, où les veaux et leurs mères auraient suffisamment de place pour éviter les écrasements… Mais bon, c’est comme ça malheureusement. Avec toutes nos bonnes intentions, nous ne changerons pas tout cela du jour au lendemain. Une prise de conscience globale des consommateurs pourrait peut être y arriver… si les lobbies des grands industriels n’étaient pas aussi forts… Avec des si, on referait le monde, n’est-ce pas ?
    Alors oui, il faut consommer en conscience, je suis tout à fait d’accord, et je le fais de plus en plus. Il faut essayer de ne pas être trop radical non plus car nous ne serons jamais parfait(e)s : être zéro déchet, locavore et vegan: c’est hyper compliqué à mettre en place au quotidien !!
    J’ai de moins en moins goût à la viande, la cuisiner commence à me répugner, mais je n’ai pas encore passer le pas de la supprimer. Ça viendra gentiment je pense (surtout que mon mari adoooore une bonne côte de boeuf au barbec’). J’ai tendance à me mettre la pression pour un tas de choses et à vouloir faire trop de choses à la fois. Comme dirait mon mari: « si ça doit se faire, ça se fera », elle marche pour tout cette petite phrase, c’est dingue ! Ne pas se mettre la pression car tout ne changera pas en 1 claquement de doigt. Suivre ses convictions petit à petit est à mon avis la seule manière d’y arriver.

    • Comme mentionné dans l’article je décrivais les conditions de l’élevage industriel et je suis en effet consciente que les vaches ainsi que leurs veaux sont mieux traités dans certains cas. Quoi qu’il en soit, plus j’en apprends à ce sujet, moins je suis à l’aise à l’idée de consommer un produit destiné à la base à nourrir une autre espèce animale, un produit dont les effets néfastes sur la santé des humains sont de plus en plus décriés, et enfin un produit qu’il est impossible de fabriquer de manière durable pour subvenir à la demande de la planète entière- il s’agit-là bien sûr de mes préférences personnelles et je comprends que d’autres personnes aient d’autres soucis et priorités 🙂

    • Planet addict dit :

      Je rebondis ici car je suis d’accord qu’il ne faut pas généraliser, bien sûr que certains prennent soin de leurs bêtes et fort heureusement. Bien sûr qu’il est difficile d’être vegan, locavore et zéro déchet. Enfin, je suis sûre que certains y arrivent bien, mais je pense que c’est important de parler de ce qui peut être acceptable à plus grande échelle, en prenant en compte les contraintes de la sociétés. Bien sûr qu’avec des si on peut refaire le monde. Je suis d’accord avec cette intervention et celle d’ilda, pour montrer qu’effectivement la question est compliquée et qu’il faut aussi penser aux éleveurs. C’est en partie pour cela que je ne passe pas au veganisme, car je cherche un equilibre. MAIS, pardon mais je n’aime pas voir des « c’est comme ça » et des références à une illusion utopique, ( du moins, je l’interprète comme ça). Car c’est en se posant des questions et en agissant, changeant sa consommation, parlant aux autres, partageant, sensibilisant, que les choses bougent. Doucement certes. Mais je refuse d’être fataliste, sinon à quoi ça sert d’être là?
      Voilà, juste une précision!
      Merci pour cet article Natasha, en plus c’est top car je voulais traiter de ce sujet, mais je n’ai pas eut le temps, et c’est tellement dense! Manquerait juste un ptit mot sur les impacts sanitaires des produits laitiers, beaucoup trop de gens pensent qu’il faut encore en consommer tous les jours!!!
      J’aime beaucoup ce genre d’articles, comme tu dis qui parlent de transition. Ne pas attendre d’avoir atteint l’objectif pour en parler. L’important c’est la transition, la réalite, les questions et difficultés. Tu fais bien de partager tout ça. Et en plus le fait d’etre « entre deux » pousse à chercher encore plus d’arguments et de données! Donc encore merci pour toutes ces infos, qui vont m’aider à argumenter auprès des sceptiques!
      Et vive tes imperfections! 🙂

    • Merci beaucoup pour ton commentaire Emma 🙂 Je ne me sens pas encore suffisamment informée au sujet de l’impact sanitaire des produits laitiers pour en parler publiquement- en attendant, l’article d’Antigone XXI, No milk Today, aborde bien la question 😉 Il me reste également à traiter de l’impact écologique de la consommation d’animaux et produits d’animaux… un si vaste sujet que je ne sais pas par où commencer ! Mais ça viendra 🙂

  32. Astrid (myparade) dit :

    Très bel article 🙂 J’aimerais que me proches arrivent à voir tout cela, toute cette souffrance… pour rien. Mais ils en sont loin malheureusement et je me sens bien seule devant leurs regards qui jugent et dénigrent mes convictions… Un jour peut-être ?
    J’avoue que j’ai de plus en plus de mal à acheter de la viande pour mon mari et mes filles, mais je ne veux pas leur imposer mes pensées. C’est difficile…

    En tous les cas, merci pour ton article. Il me touche, me concerne, m’intéresse et résume très bien mon paradoxe à moi aussi avec lle « je ne manque « presque » plus de lait »… 🙂

    • Je pense que certaines personnes sont malheureusement ‘insensibles’ à cette souffrance, même quand ils en ont conscience… Elle est tellement facile à ignorer car elle est bien cachée ! Dans ces cas-là, il reste les arguments écologiques, humanitaires et sanitaires : la production de viande est la cause principale du réchauffement climatique, la quantité d’aliments ingérée par les animaux d’élevage suffirait à nourrir 12 à 15 milliards de personnes dans le monde (sur les 7 milliards que nous sommes, 1 milliard souffrent de famine !) et aujourd’hui l’impact sanitaire de la (sur)consommation d’animaux et de produits d’animaux n’a plus besoin d’être prouvée… Rien que cette dernière raison devrait en motiver plus d’un-e je pense à réduire leur consommation de viande, produits laitiers, oeufs etc. Mais nous sommes tous sensibles à des arguments différents… et ils nous toucheront plus ou moins à différents périodes de notre vie. Il faut donc entamer ces discussion au moment le plus propice à un minimum de réceptivité… En tous cas je comprends que ce ne soit pas évident de continuer d’acheter de la viande pour ta famille en attendant si cela te pèse… Bon courage !

  33. Je me retrouve totalement dans ce que tu dis. J’aimerais être végane par conviction; mais en mangeant dehors c’est compliqué de ne pas faire des aménagements… En plus je ne sais pas trop comment conjuguer cela avec bio/local, commerce équitable, sans sucre (éventuellement sans plastique chez mes parents, ah ma maman et ses tupperware). Du coup je suis encore en transition. Et c’est vrai que tu as raison, je n’en parle pas trop, je mets plus en avant le côté « réussi » de la transition avec des choses vegan, sans parler de la transition qui est pourtant humaine 🙂

  34. Sabine B dit :

    je comprends complètement ta position, puisque c’est aussi ce que je fais. Et pour les mêmes raisons que toi: je suis végétarienne depuis peu de temps, et le déclic a eu lieu alors que ma fille avait quelques semaines, et que nous vivions encore un peu reclus, avec l’hiver, l’allaitement, les journées décalées. Mais petit à petit, à chaque invitation, je dois faire mon coming out. Et jusque là, presque tous mes amis réagissent bien et font beaucoup d’efforts pour me recevoir. Mais je dois respecter le fait qu’ils puissent avoir d’autres priorités que de se renseigner sur les alternatives végétales et apprendre des recettes.

    A la maison, je suis très stricte en revanche, comme toi. Pour tout dire, plus personne n’achète de viande (si l’Amoureux en veut, et bien, au restaurant un midi de semaine), et s’il veut du fromage, il part l’acheter lui-même (un peu dur, mais j’adore le fromage et essaie de ne pas en manger, ce n’est pas pour aller en acheter en sachant que je ne peux pas le manger, je ne suis pas maso!!).

    Voilà, la seule chose que j’ai reintroduite, parce que mon timing n’était pas très bien choisi (période d’allaitement après une grossesse en état d’anémie très très sévère où j’ai frôlé la transfusion sanguine), ce sont les oeufs de temps en temps. Mais en manger me fait quand même de la peine. Mon âme a besoin de ne pas se nourrir de la souffrance d’autres êtres vivants, c’est aussi bête que ça. Mais il me faut être plus patiente que mon tempérament, et attendre la fin de l’allaitement plutôt que de m’épuiser et me décourager du coup. Je me suis mise en mouvement, et je sais que ce n’est que le début. Et parce que l’impact de l’arrêt de viande et produits animaux est énorme (environnement tout ça), cela me redonne confiance dans notre action individuelle sur le cours du monde! Le petit cadeau bonus! 😉

  35. christine dit :

    Quelle casse-tête au quotidien, alors j’ai commencé par: moins de viande pour la souffrance animal , presque plus de produits laitiers au lait de vache, utiliser les laits d’amandes, de soja pour les crêpes et gâteaux etc…, préférer les fromages de brebis; (en espérant sincèrement que leur vie est meilleure) fromage de chèvre local. locavore par préférence mais l’hiver cela devient tellement limité chez moi on aime pas les choux !!! bio et local pour fruits et légumes , équitable pour le chocolat, moins de banane pour le bilan carbone, repas équilibré pour la santé : que c’est compliqué !! je résiste !! par contre plus je m’informe moins je ferme les yeux je pense que seule le temps me permettra d’attendre l’objectif devenir végétarienne !!

  36. Lolo dit :

    J’aime cet échange très empreint de compréhension, de sérénité, d’encouragement, sans délaisser la conviction. Bravo pour cette paix qui se dégage de tous tes articles et commentaires Natasha !

  37. Elisa dit :

    Tout d’abord merci pour cet article, que j’ai lu avec grand intérêt.
    J’ai la chance d’avoir grandi dans une famille, qui, sans être végétarienne, ne m’a jamais imposé de manger de la viande (cet aliment ne m’attirait pas, depuis petite), privilégie les fruits et légumes, et n’abuse pas des produits laitiers. Cela m’a donc donné de bonnes bases si je puis dire.
    Aujourd’hui je suis végétarienne et je l’assume bien, même si cela suscite beaucoup de questions. Mon mari mange encore un peu de viande mais il est tout de même bien sur la même longueur d’onde que moi, il apprécie mes bons petits plats sine carne.
    Concernant le lait, pour les raisons que tu as évoquées, et aussi pour des questions de santé, nous essayons de réduite au maximum notre consommation.
    J’ai un petit garçon de deux ans et demi, que j’ai allaité autant que j’ai pu (pas assez longtemps à mon goût, pas évident vu le peu de congé maternité, un travail prenant…). Il a pris pendant un temps du lait maternisé, sans que cela me pose de véritable problème, mais dès que j’ai commencé à connaître la vérité, cela n’a plus été possible. Il est donc passé au lait d’amande (ça sent bon bon bon maman!), riz, avoine, épautre et cela lui convient très bien.
    Pour l’instant je gère entièrement ses repas ( il va chez une nounou mais c’est moi qui prépare tout, que du fait maison), mais j’appréhende grandement l’entrée en maternelle en septembre, où je n’ai pas d’autre choix que de le mettre à la cantine 3 jours par semaine. Je suis partagée entre le « il faut que j’en parle à la directrice, qu’elle connaisse nos convictions » et le « ce n’est que trois repas, je ne veux pas qu’il soit catalogué ».
    C’est quand même fou d’avoir presque à dire « excusez moi de manger de manière saine et éthique! »

    • Merci d’avoir partagé ton expérience. C’est super que la nounou accepte de faire manger tes préparations à ton garçon- ça doit te demander une sacrée organisation en tous cas ! J’espère que tu pourras expliquer tes choix à l’école sans que cela pose trop de problèmes. En effet, je ne comprends pas que le fait de vouloir manger sain et éthique en société soit si compliqué à gérer… l’alimentation fait tout de même partie des bases de notre vie ! Mais pour beaucoup c’est devenu purement un acte mécanique, voire social !

  38. pfiu ! comme je me reconnais dans ces doutes que caractérise toute période de transition, entre peur d’être incohérent dans ses choix parce que les actes ne suivent pas tous notre décision initiale, peur d’être marginalisée en société, de virer à l’extremisme au point de ne plus savoir pourquoi on a fait ce choix, de parfois se demander « mais pourquoi je n’y ai pas le droit à ce truc que j’aime déja?  » qui donne l’impression que l’on est pas complètement acteur de cette traduction en actes d’une prise de conscience éthique et d’une évidence environnementale…J’y pense tous les jours et ça m’a tenue éveillée cette nuit, c’est dire… Pour des raisons de santé, j’ai peur des carences et je me dois de manger quelques produits laitiers, ayant banni tout produit à base de lait de vache, je me tourne depuis quelques années vers les produits de brebis et de chèvre bio, mais je ne connais rien des conditions d’élevage de ces dernières, sont-elles maltraitées et nourries de substituts elles aussi? Avec ce besoin de se qualifier-végé, flexi, vegan-, on est parfois perdu et on a peur d’être incohérent parce qu’on refuse de manger de la chair animale mais qu’on aime de temps en temps des belles pièces en cuir ; qu’on est le plus possible à l’écoute de la planète mais qu’on aime le miel ; que l’on se trouve à court d’arguments devant des proches qui nous parlent carences… Par ma faute, je ne prend pas le temps de me renseigner suffisamment sur l’industrie agro-alimentaire, les conditions sanitaires et environnementales de production de ce qui se retrouve dans notre assiette..alors, bien que convaincue de mes choix, tant pour des raisons éthiques, environnementales, que de santé, je suis un peu perdue, je ne sais plus toujours pourquoi je le fais, si je suis extrême, si j’ai le « droit » de consommer par petites touches des produits d’origine animale… Autant de questions que j’espère ne pas être la seule à me poser, et auxquelles j’espère trouver des réponses pour parvenir à un équilibre et une cohérence durables; et faire rimer mes choix avec plaisir..Merci pour cet article

    • J’espère que tu finiras par trouver un moyen de te sentir moins tiraillée et d’apaiser ton esprit… C’est compliqué dans une société dont tant de ‘normes’ ne correspondent pas à nos valeurs ; il faut se déshabituer à tant de choses, se déconditionner par rapport à tant d’idées… Et ça prend beaucoup de temps et d’énergie. Alors bon courage !

  39. Marine dit :

    Mais MERCI !! Cela fait tellement de bien de lire ce genre d’article et les commentaires qui vont avec, de prendre conscience qu’on n’est pas seul dans cette « bataille ». Personnellement, moi et mon mari (nous sommes en total accord sur tout) avons commencé à changer nos habitudes depuis bientôt 1 an et demi et ceci à tous les niveaux : réduction drastique de la viande/poisson et lait de vache (pour le bien-être des animaux, pour notre santé et celui de notre planète), oeufs des poules de mes parents (très bien traitées les poulettes !), alimentation presque exclusivement bio, réduction du sucre et surtout des produits raffinés en général, suppression des plastiques chez nous, dynamique « zéro déchet », vinaigre blanc et bicarbonate pour le ménage, consommation locale dans la mesure du possible, arrêt de la pilule et achat d’une coupe pour moi, et changement aussi dans nos produits de beauté (1 shampoing tous les 9-10 jours, et produits beauté en nombre très réduits et faits maison). Nous le vivons bien, même super bien. Le changement a été d’une simplicité étonnante, déconcertante. L’impression de retrouver une vie un peu plus saine, et surtout de faire « notre part ». Avec tact et bienveillance, j’initie mon entourage. Mes parents, mes soeurs, mes beau-frères, tout le monde s’y met.. et chacune de ces personnes initient aussi les autres. Du coup, mes oncles-tantes, amis.. tout le monde tranquillement commence à changer ses habitudes. J’ai le sentiment que c’est en informant correctement, en argumentant avec bienveillance qu’on arrive à convaincre les gens. C’est comme cela que ça a marché pour moi. Une collègue me disait il y a quelques années « le lait de vache, c’est du poison !! » Je n’y voyais qu’un message agressif, réducteur et non fondé. Comme je regrette mes pensées maintenant. C’est ma soeur qui avec bienveillance m’a fait partager ce qu’elle savait à ce sujet. Et petit à petit, je me suis penchée sur la question, j’ai cherché à m’informer et j’ai découvert la réalité des choses… Du coup, je procède de la même manière. J’essaye autant que faire ce peut à maitriser mon sujet (carence, les réels effets du lait sur notre organisme, lobbying,etc.). Et c’est grâce à des blogs comme le tien que j’y arrive, alors merci !

  40. Ping : Apprendre à connaître, respecter et protéger les animaux : le bilan | Échos verts

  41. Sonia dit :

    Bonjour, et merci bcp pour cet article. Je trouve tout cela tellement vrai. Je prend moi aussi conscience de la vérité avec beaucoup de remise en question sur mes habitudes, et le soutien manque vraiment, alors je fais comme je peux aussi, et j’espère une prise de conscience grandissante des hommes pour ne plus me sentir jugée durement mais encouragée…
    Merci pour te arguments qui gonflent ma confiance.

    • En effet, je pense qu’on a besoin de beaucoup de soutien dans cette période de transition et que quand personne autour de nous partage ces questionnements, on peut se sentir terriblement seul… je te souhaite bon courage pour la suite.

  42. Salut Natasha,
    J’avais également pensé écrire un article à ce sujet. J’ai arrêté la viande il y a 10 ans, c’était mon souhait depuis toute petite. J’ai arrêté les produits laitiers de vache en 2014 pour des raisons de santé, mais j’en consomme encore ,comme toi, à l’extérieur. J’ai complètement arrêté le poisson que j’avais jusqu’ici continué par facilité et pour arranger les autres (et qui maintenant me rebute affreusement). Les oeufs c’est fini, enfin chez moi. Je n’ai pas arrêté à 100% les produits d’origine animale, il m’arrive de culpabiliser mais je n’arrive pas à stopper brutalement.
    Même si ce n’est pas parfait, ce qu’on fait est déjà pas mal.
    Merci pour ton article, il me conforte dans mon opinion.
    Bises,
    Marie.

    • De toute façon je crois que la perfection n’existe pas sur le plan alimentaire… quoi qu’on mange, aux yeux de quelqu’un ce ne sera jamais assez sain, éthique et/ou écologique. Se poser des questions et changer autant d’habitudes qu’on le peu et à notre rythme, c’est déjà bien !

  43. Magali dit :

    Bonjour ! J’avoue ne pas avoir lu les articles précédents mais comme tu appelle aux réactions à la fin de ton article j’avais envie, pour une fois, d’écrire un petit mot. Je suis en plein chamboulements dans ma vie et dans mon assiette. Je ne saurais dire ce qui a fait tilt exactement mais maintenant que je suis lancée je suis bien motivée pour poursuivre mon chemin. Je n’en suis qu’au début et j’ai envie d’attaquer par tous les bouts mais je ne veux pas non plus faire n’importe quoi. Je pioche beaucoup d’infos, de conseils, d’expériences par ci par là sur internet, et notamment sur ton blog aussi je voulais te remercier de contribuer à mon cheminement vers une vie plus saine !

  44. Lanoetherienne dit :

    Je vais essayer de ne pas mettre désagréable parce que j’aimerais bien qu’on me lise lol. Tout d’abord, je suis assez choquée de voir que des gens pensent que ceci est un article éclairé sur les conditions d’élevage des animaux. Il y a des bonnes et des mauvaises raisons d’être végétarien (à mon avis), ici j’en vois surtout des mauvaises.
    Des bonne raisons : par souci écologique oui l’élevage a une consommation hallucinante d’eau, je ne dirai jamais pour le bien-être animal (les animaux n’ont pas de sentiment arrêtons avec ça sinon tous les chats seraient des psychopathes, arrêtons de projeter nos propres délires sur eux…) mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas les respecter : il faut absolument parler des conditions d’élevage sans que la conclusion ne soit il faut l’arrêter, on peut aussi décider de croire que tuer un animal est par définition mauvais donc refuser d’en manger (indépendamment des conditions d’élevage donc); cela fait déjà 2 très bonnes raisons à mon avis.
    Après il y a des raisons qui me dérangent : la mode (oui ne nous mentons pas), la propagande contre la nourriture animale (oui certains essaient de nous faire croire que l’homme n’est pas fait pour en manger, c’est faux mais ce n’est pas parce qu’on est fait pour ça qu’on doit le faire…) et la propagande complètement désinformée contre l’élevage.
    Pardon mais quand on se rend compte qu’on ne sait pas qu’une vache doit avoir un veau pour avoir du lait, comment peut-on prétendre avoir une expertise sur le sujet? Vous parlez de 60 litres de lait par vache, c’est vrai dans les cas extrèmes (les prim’holstein) et c’est du lait de merde, tout le monde le sait. Les blessure des vaches qui auraient des pis trop gros : aucun éleveur ne souhaite ça, une vache blessée qui ne pourrait pas marcher serait un échec il faudrait l’abattre et ce serait une perte financière. Le moment délirant sur les manipulations génétiques lol : en fait il s’agit de dire l’année prochaine les graines de mon plant de tomates qui en a donnés beaucoup je les replante, les autres je les jette mais avec les animaux. Le taureau et la vache qui font des beaux veaux je les fait se reproduire, c’est tout (la plupart du temps naturellement : on les met ensemble dans un pré et éventuellement « manuellement » pour ceux qui se demandent : on « masturbe » le taureau et on met la semence dans la vache) donc ne racontons pas n’importe quoi pas de « veaux-éprouvettes ».
    Une dernière question sincère pour les végétariens : pour vous les plantes ne sont pas des êtres vivants ou simplement c’est le fait d’avoir ou non des « sentiments » qui fait qu’on peut manger quelquechose? C’est une question réelle que j’ai dans ma tête sachant que les plantes aiment la musique, bougent avec le soleil, communiquent entre elles (en cas d’attaque d’insectes par exemple), pour moi on est vraiment sur le même « problème » qu’avec la sensibilité animale.
    Merci à ceux qui voudront bien me répondre.

    • Je te remercie d’avoir pris le temps de partager ton avis. Personnellement, j’ai arrêté de manger des animaux et de cuisiner des produits d’animaux pour diverses raisons, dont les raisons écologiques que tu mentionnes, ainsi que des questions de goût et de santé. Je considère les plantes comme étant des êtres vivants- la différence c’est que j’ai besoin de manger des plantes pour être en bonne santé ; par contre, je n’ai personnellement pas besoin de manger d’animaux/produits laitiers pour être en forme alors vu l’empreinte écologique de la production de viande/produits d’animaux je préfère m’en passer. C’est un choix personnel.

    • Astrid (myparade) dit :

      Rien que ton « les animaux n’ont pas de sentiments » me font penser que TU n’en as pas. Et rien que pour ça je n’ai pas encore de poursuivre mes explications… Je pense que tu as beaucoup à apprendre avant de pouvoir venir apporter ta pierre à l’édifice et d’avoir des arguments pour débattre…

    • Lanoetherienne dit :

      Faut apprendre à lire même si les animaux n’ont pas de sentiment il faut bien sûr les respecter, nous on en a (je parle d’ailleurs de sensibilité animale dans mon commentaire, on pourrait peut-être un peu élever le débat au delà de « ouh elle a pas de sentiment »). Et personne ne me répond sur ce qu’on pourrait appeler la sensibilité végétale?
      Effectivement j’ai beaucoup à apprendre comme tout le monde je pense, merci pour cette condescendance.

    • Pauline dit :

      Bonjour ! Pour quelqu’un qui ne souhaite pas être désagréable, je ressens beaucoup d’agressivité en vous lisant.
      Vous semblez mieux savoir que l’auteure de l’article ce qu’il en est de la sensibilité des animaux (ou de son absence), et pourtant, vous faites l’amalgame entre les émotions (processus physiologiques entraînant une charge et une décharge d’hormones) et les sentiments (concepts conscientisés, difficile effectivement à appliquer aux animaux non-humains). Mais le fait est qu’on ne pourra jamais ressentir d’autres émotions que les nôtres, en tant qu’individus propres. Même entre êtres humains, on ne peut que projeter ce qu’on pense être l’émotion ressentie par la personne en face. Si des études tendent à prouver que les animaux ressentent des émotions, c’est parce qu’ils ont été observés de manière rigoureuse et qu’on a remarqué, chez les grands singes comme chez les pigeons, des comportements semblables à ceux des êtres humains. Par exemple, quand on plonge un homard vivant dans de l’eau bouillante, on remarque systématiquement qu’il essaye de sortir de la marmite, et si elle est fermée, qu’il tape de manière répétitive sur ses parois et son couvercle. Que le homard éprouve de la douleur (information nerveuse, physique) ou de la souffrance (émotion), on ne le sait pas. Mais on observe un comportement sans équivoque : il essaye d’échapper à la situation, c’est qu’elle ne semble pas lui convenir. C’est ainsi qu’on parle de « préférence » pour les animaux, et on remarque que les animaux que nous destinons à la consommation humaine ont une très nette préférence pour la vie, à savoir que lorsqu’ils le peuvent, ils essayent d’échapper à une mort certaine parce qu’ils préféreraient ne pas mourir.
      Toujours est-il que d’un côté vous refusez aux animaux toute émotion (ou sentiment, d’après vos propres termes) : « les animaux n’ont pas de sentiment arrêtons avec ça » et de l’autre vous semblez accorder des émotions aux plantes en disant qu’elles « aiment la musique »… comment pouvez-vous savoir que les plantes aiment la musique ? elles vous l’ont dit ? Ca n’a pas plus de sens que de nier aux animaux toute émotion, ce n’est pas très cohérent.
      Je dirais également en relevant ceci : « Vous parlez de 60 litres de lait par vache, c’est vrai dans les cas extrèmes (les prim’holstein) et c’est du lait de merde, tout le monde le sait. » que le fait que ce soit du lait de merde n’a aucune incidence sur la manière dont les vaches sont traitées, donc je ne vois pas trop le rapport. Quant aux pis blessés des vaches, ce n’est pas un délire mais un fait, ce qui explique qu’il y ait un taux de cellules somatiques (de pus) toléré par litre de lait.
      Enfin, j’aimerais attirer votre attention sur le fait que rien ni personne ne vous donne le droit de juger les raisons qui poussent quelqu’un à devenir végétarien, puisque cette décision n’impacte en aucun cas votre propre vie. Et vous apprendrez qu’en choisissant un régime végétal, si on estime que les plantes peuvent ressentir de la douleur au même titre que les animaux et les humains, on choisit de faire souffrir beaucoup moins d’êtres vivants (puisqu’il faut entre 7 et 15 kg de végétal pour produire 1 kg de viande).
      Je rejoins donc Natasha : pour survivre et même vivre en parfaite santé, le corps humain n’a absolument pas besoin de consommer des animaux ou de produits animaux, mais il a besoin de consommer des végétaux.

    • SolN dit :

      Tu parles de sentiments, les sentiments à proprement parler sont des expressions humaines donc, si nous voulons en effet eviter de faire de l’anthopomorphie et rester dans le domaine purement cartésien, je parlerai plutôt de possibilité de ressentir de la douleur (ce qui pour moi est une raison suffisante de ne pas tuer un animal , sans avoir besoin quil soit capable de pleurer devant la 5e symphonie de Bethoveen).
      Comme le dit très justement
      Dans son superbe article « consider the lobster », « la question de savoir quelles sont les différentes manières pour les animaux de ressentir la douleur, et pourquoi il serait justifiable ou non de leur infliger cette douleur pour pouvoir les manger, est une question très complexe et difficile » il explique également que le postulat selon lequel certains animaux ne ressentent pas de douleur (le homard dans son étude), vient d’une comparaison purement neuroanatomique : ainsi sur la base de cette comparaison physique pure, les mammifères peuvent ressentir la douleur puisque leur cortex cérébral est structurellement semblable au notre alors que les animaux plus primitifs comme le homard ne pourraient pas la ressentir, leur système nerveux étant décentralisé et qu’ils n’ont pas de Cortex cérébral comme le notre; cependant, quiconque à déjà ressenti de la douleur sait qu’il s’agit d’une expérience subjective et que 2 être humains peuvent avoir une perception complètement différente d’une même information neuronale de douleur (et ce ne sont pas les fakirs qui me contrediront)
      D’autre part, cette théorie du ressenti de la douleur chez l’animal qui n’existe que si la structure cérébrale est la même que celle de l’humain est désormais contredite car il a été prouvé que le siège de la douleur n’est pas dans le cortex cérébral mais généré par un système primitif complexe fait de nocicepteurs et de prostaglandine, gérés par le tron cérébral et le thalamus.
      Au vu de ces données scientifique, je trouve extrèmement présomptueux d’affirmer qu’un animal ne peut avoir de sentiment ou ne peut ressentir la douleur, sachant que les plus grands scientifiques de ce monde sont arrivés à la conclusion que oui ils peuvent ressentir des émotions et oui ils peuvent ressentir de la douleur mais que nous ne sommes pas en mesure d’évaluer sous quelle forme et quelle intensité
      Le fait que nous ne sommes pas capables de communiquer verbalement avec les animaux n’aide pas à comprendre leur perception de la douleur. Alors comme personne ne souhaite se voir comme un horrible bourreau, cela devient tout à fait facile de fermer les yeux sur la question.
      Pour ce qui est des plantes, ont peut en effet aller à l’extrème et considérer qu’elles sont également capable d’émotion mais comme l’a dit Natacha, elles sont indispensables à notre survie contrairement à la viande, et d’autre part, les fruits et les légumes sont des parties de la plante destimées à être séparées d’elle et se dégrader et pourrir, par conséquent les consommer ne change rien à ce cycle

    • Clémentine dit :

      Natasha, j’ajoute à tes propos que les plantes fabriquent des fruits et légumes dans le but qu’ils soient mangés. Le cerisier fait des cerises très appétissantes et sucrées pour que les oiseaux les ingèrent et sèment les noyaux. C’est donc logique que de manger les cerises, surtout si ensuite on plante des cerisiers – ce qui est toujours fait, au moins dans une agriculture écologique.

  45. Lanoetherienne dit :

    *blessures

    • Lucie dit :

      Bon alors essayons d’être constructive 🙂
      Premièrement la question des sentiments : tu considères que les animaux n’ont pas de sentiments .. donc selon ton propos les animaux ne s’attachent pas à nous, n’ont pas d’affection ni même d’émotions. Donc un chien, chat, lapin, etc n’est pas content de revoir son maître, ne boude pas, n’est pas câlin, n’ont pas peur, etc … qu’ils n’ont pas chacun leur caractère.
      As-tu des animaux de compagnie ? Je n’en ai pas l’impression car sinon tu aurais VECU cela, à moins qu’il ne s’agisse d’un problème de langage puisse que les animaux ne communique pas comme nous avec des mots mais par le comportement.
      Et par extension si un animal dit de compagnie, c’est-à-dire domestiqué, a des sentiments, on peut en conclure que les autres animaux ont également des sentiments pour peu que l’on se donne la peine de comprendre la manière dont ils communique !
      Pour les plantes elle n’ont certes pas de sentiments (peur, joie, …) mais elles ont comme tu le dis une sensibilité avec un langage qui leur est propre et sont sensible au stress lié à l’environnement.
      Malheureusement il faut bien se nourrir et je pense qu’il vaut mieux se nourrir en majorité de plantes produite dans de bonnes conditions (bio) que de consommer de la viande dont on ignore les conditions d’élevage ou dont on sait qu’elles sont mauvaises.
      Et on est bien d’accord, je pense, pour dire que la viande bio est très chère et que tout le monde ne peut pas se le permettre, et je pense par ailleurs que le label bio ne garanti que le sens pesticide et pas des conditions éthiques d’élevage …
      L’éthique donc !
      Ils n’est pas plus éthique de mettre des pesticides et engrais dans des plantes pour les forcer à produire que de mettre des animaux dans les conditions d’élevage actuelle pour les forcer à produire plus de lait ou de viande.
      Personnellement je ne mange plus de viande et très peu de lait (mais le lait pour une question de santé également) car je considère que les conditions d’élevage ne respectent pas les animaux et leurs besoins naturels, leur rythme de reproduction naturel, etc … on nourrit des herbivore avec les os de leurs congénères (farines animales) parce qu’on ne sait plus quoi en faire j’imagine ou pour rentabiliser ses bêtes peut être…
      D’un point de vue santé, dans le cas des plantes le sujet n’a pas été scientifiquement étudié donc on va se contenter de dire que l’on mange les pesticides avec lesquelles on les nourrit et vu qu’ils sont mauvais pour notre santé … je pense qu’elles ne doivent pas avoir la forme non plus.
      Dans le cas des animaux, on peut clairement dire que dans les conditions d’élevage « traditionnelles » (tradition industrielle datant de 60 ans…) les animaux ne sont pas en bonne santé ! Antibiotique, stress, mauvaise alimentation … Je ne pense pas qu’on puisse être en bonne santé en mangeant des animaux en mauvaise santé.
      D’un point de vue environnementale tu as l’air un peu au courant mais je préciserais tout de même qu’une grande partie des terres agricoles est destinée à l’élevage alors qu’on pourrait les utiliser pour mieux nourrir d’avantage de monde.
      Si tu ne l’a pas vu je te laisse cette petite vidéo qui explique très bien 🙂 : http://www.lemonde.fr/planete/video/2015/03/20/le-vrai-poids-de-la-viande-sur-l-environnement_4597689_3244.html

      Pour ce qui est du lait, e ne suis pas la mieux placer pour en parler mais je pense pas que la nécessité à boire du lait soit réel pour moi cela tiens plus d’un confort…
      Pour notre confort nous forçons les vaches à avoir des veaux plus souvent qu’elles ne le devraient. Que deviennent ces veaux puisqu’on boit le lait à leur place ?
      Quels effets sur la vache qui n’est pas faite pour en gestation aussi souvent et produire autant de lait à la chaîne sans pause ?

      Pour ce qui est de l’effet de mode tu penses donc que les gens qui décident d’arrêter ou de diminuer leur consommation de viande se lasseront du sujet quand un autre scandale apparaîtra ? Je pense qu’il s’agit d’avantage d’une prise de conscience qui connait un boom, certain décide de changer leur habitude, d’autre non et ça ne devrait pas nous empêcher de vivre ensemble 🙂

      Je ne connais pas tes habitudes alimentaires, mais a-t-on BESOIN de manger de la viande tous les jours, parfois 2 fois par jour ? De la viande de mauvaise qualité, qui joue peut être un rôle majeur dans notre santé ?
      Pourquoi ne pas essayer de remplacer 1 ou 2 fois par semaine la viande par des protéïnes végétales pour se payer un morceau de viande de meilleur qualité une fois dans la semaine ?

      On est pas obligé d’arrêter de consommer de la viande, on peut la consommer de manière plus intelligente et respectueuse de tous 😉

      J’espère que je ne me suis pas trop éparpillée dans mon commentaire et que ça restera lisible 🙂

  46. Linette dit :

    Et si on prenait le raisonnement à l’envers ?

    Il y a différentes raisons de rester omnivore… Et pour moi, la compassion pour les végétaux n’est absolument pas la meilleure.
    L’homme est omnivore, mais pas carnivore. Un régime strictement carné nuirait à sa santé, il a besoin des apports des végétaux. Les animaux qu’il consomme, eux aussi mangent des végétaux.
    Un régime carné fait donc souffrir deux espèces sensibles : les animaux, et les végétaux, doublement puisqu’en plus de sa propre consommation, s’ajoute celle des animaux destinés à la consommation humaine.

    L’homme en revanche, a la possibilité de survivre en pleine santé en ayant une alimentation strictement végétale. Il a donc l’opportunité de ne porter préjudice qu’à une seule espèce sensible, au lieu de deux, et dans une moindre mesure puisque ses besoins sont énormément moindres que la plupart des animaux d’élevage.

    Un régime sans produits animaux sera ainsi plus respectueux des espèces vivantes dans leur globalité qu’un régime omnivore, et des plantes en particulier puisque ce régime aura moins d’impact sur les plantes que celui induit par la consommation induite par la consommation humaine ET par les multiples animaux destinés à la consommation humaine.

    • Linette dit :

      J’ajouterais juste quelques mots concernant l’effet de mode. Cette phrase m’a fait sourire parce que je ne saurais dire combien de fois je l’ai pensée ou prononcée durant 20 bonnes années !
      Maintenant que je suis végétalienne, pour plein de raisons, financières, écologiques, éthiques entre autre, je me rends compte à quel point cette phrase reflétait ma méconnaissance de la chose.

      être végétarien, faire le test, juste pendant quelque jour, montre à quel point la mode a bon dos. En effet, pour se nourrir, dans une société omnivore, être végétarien demande un engagement, de tout les jour. Si c’est par mimétisme et par effet de mode cela ne tient pas plus de 24h.
      Parce que la plupart des végétariens le font par éthique justement, pas par dégout, parce que la plupart des végétariens ont été omnivores la plus grande partie de leur existence, qu’ils ont aimé la viande, qu’ils l’aiment peut être toujours mais choisissent de ne plus en manger, parce que donc, souvent, il faut aller contre ses envie pour respecter ses conditions, s’informer pour passer outre les idées reçues, s’informer pour savoir où trouver les différents apports dont nous avons besoin. La mode et son aspect superficiel ne sont que rarement compatible avec ce combat quotidien, souvent contre soi-même, ses idées reçues, mais aussi pour, pour trouver une place dans une société de consommation basée à 100% sur l’utilisation de l’animal, pour nourrir, pour vetir, pour servir de cobaye, ou pour divertir l’être humain.

      De tous les végétariens, végétaliens et vegan que je connais, l’engagement est le moteur… pas un truc bobo passager 🙂

      Mais cette conclusion je n’ai pu la tirer que quand je me suis réellement intéressée à leurs motivations, que j’ai pu discuter avec eux en acceptant (enfin) de laisser mes préjugés divers au placard. Et bien sur également, que quand j’ai concrètement mis en oeuvre mes convictions en arrêtant de consommer des produits animaux.

  47. Bonjour Lanoetherienne,
    je viens de lire ton commentaire et comme tu souhaites que l’on te lise et te réponde, ce que je comprends, alors je me lance.
    Tout d’abord je peux dire sans craindre de me tromper que le but de ce blog et de Natasha n’est absolument pas de savoir qui a tord ou raison ni même de convaincre à tout prix les lecteurs de devenir végétariens ou végétaliens. Pour la suivre depuis plusieurs semaines je pense qu’elle est tout sauf extrémiste dans ses raisonnements, ses propos et ses jugements.
    C’est ton droit le plus strict de remettre en question cet article et c’est souvent grâce au sens critique que les choses avancent. Je t’accorde le fait que l’article mériterait d’être plus complet et aussi que le végétarisme et lisme sont des effets de mode actuellement. Tout comme le « tout protéines » l’a été pendant quelques temps. De mon point de vue ceux qui choisissent de changer leur nourriture pour suivre une mode, se lasseront et reviendront bien vite à leurs anciennes habitudes. Resteront alors ceux pour qui le choix était réfléchi.
    Je reviens sur l’article à présent: je confirme qu’il existe des élevages respectueux des animaux, des éleveurs attachés à leurs bêtes mais, peux-tu reconnaître que ce n’est pas la majorité ?
    je cherche à comprendre ce qui se cache derrière tes propos… Es-tu éleveuse, femme/ fille d’éleveur ?
    Quand tu dis cela:  » Les blessure des vaches qui auraient des pis trop gros : aucun éleveur ne souhaite ça, une vache blessée qui ne pourrait pas marcher serait un échec il faudrait l’abattre et ce serait une perte financière », je me sens surprise car il me semble qu’il est de renommée publique que les animaux d’élevages intensifs sont souvent maltraités, blessés et/ou malades. J’avais d’ailleurs vu un très beau reportage sur France 5 sur des fermes en Allemagne qui se chargent de recueillir des animaux venant d’élevages intensifs et en piteux état pour leur offrir une belle fin de vie (carrière).
    Tu dis aussi que pour toi les animaux n’ont pas de sentiments, ok c’est ton avis, sache quand même que le gouvernement a statué cette année sur le fait que les animaux de compagnie ou d’élevage sont des êtres vivants doués de sensibilité et sache aussi que je suis certaine que mon chat est psychopathe (mais c’est un autre sujet).
    Enfin, je m’interroge sur l’objectif de ton commentaire. Nous faire réfléchir sur la véracité de ce qui est raconté dans l’article ? Ok je pourrais le comprendre et même le cautionner car oui il faut être prudent avec l’information et toujours la remettre en question et la vérifier pour être des consommateurs encore plus avertis.
    Nous faire nous questionner sur la véritable raison d’arrêter de manger de la viande ? Pourquoi pas, même si je pense que les raisons de chacun sont personnelles et ne peuvent donc pas vraiment être remises en question par autrui.
    Toi de ton côté, qui es-tu ? Omnivore, végétarienne ou végétalienne en devenir ? Quels besoins souhaites-tu satisfaire en venant sur ce blog ?
    Peut-être que si nous comprenions mieux ta démarche et tes attentes nous serions plus à même d’accepter ton avis ?
    J’espère sincèrement que tu répondras à ton tour à ma réponse, qui pour info vient d’une végétarienne en devenir ou plus exactement d’une omnivore en mutation.
    Bonne journée.

  48. Béa dit :

    Ton commentaire n’est pas très engageant et n’invite pas à te répondre Lanoetherienne. Tu remets en cause l’article de Natasha et le fait d’être végéta*ien-ne et c’est assez confus, pas documenté et surtout tu es dans le jugement et tu demandes que non pas que l’on te réponde mais que l’on se justifie ! Curieuse façon d’envisager les échanges ! Cela n’a pas beaucoup d’intérêt.Néanmoins, je prends le temps de le faire.
    *Concernant l’élevage et que ce soit pour la chair ou pour le lait, il existe un très grand nombre d’élevages dits intensifs dans lesquels les animaux ne voient ni le jour ni l’herbe, sont entassés les uns sur les autres, bourrés d’antibio et autres pour pouvoir survivre dans de telles conditions, séparés de leurs petits… Connais-tu le dernier exemple en date en France le cas de la ferme usine des 1000 vaches ? En parallèle oui il existe sans doute des élevages respectueux des animaux mais ils restent anecdotiques et le tien si je comprends bien en fait partie. Tant mieux. Pour autant, tout élevage implique une vision et une pratique utilitaristes des animaux et notamment, mais pas que, quand il s’agit d’animaux dont la chair va être consommée. Élever un animal dans le but de le conduire à l’abattoir peut être choquant, me choque en tout cas. J’ai fait le choix de ne pas provoquer la mort d’un animal ni de le faire vivre dans des conditions dégradées voire abjectes…. D’après une étude récente, les végétariens le sont en premier lieu pour cette raison justement, pour la condition animale, pour sa prise en compte, un regard éthique et bienveillant… Regarde les documentaires que Natasha recommande sur son blog.
    *L’être humain est omnivore ce qui signifie qu’il peut manger de tout, non qu’il doive manger de tout, la nuance est de taille. Un régime alimentaire végétarien peut être très équilibré et savoureux. *Bon ce que l’on appelle le fameux cri de la carotte est éculé. Voilà l’argument fétiche de ceux et celles complètement hostiles à l’idée de ne pas manger de viande : « Mais enfin, comment peux-tu être certaine qu’une carotte ne souffre pas au même titre qu’un porc ?« . Eh bien, parce qu’il a été prouvé scientifiquement que les animaux ont un système nerveux tout comme nous, ce qui les rend capables de ressentir la douleur tout comme nous. D’ailleurs curieusement l’animal domestique a été récemment reconnu comme un être sensible, pas les animaux d’élevage ?! Scoop : un légume est vivant mais n’a pas de système nerveux, ne ressent donc pas la douleur de la même façon, il n’a pas non plus conscience de sa mort, n’éprouve pas de peur. Parce que oui un animal sent et ressent et ce n’est pas de l’anthropomorphisme primaire…. Je m’interroge sur ton rapport aux animaux, as-tu vécu avec des chats par exemple ? Bref, je pourrais étayer mais je n’en ai ni le temps ni l’envie. Je t’incite à te documenter plus sérieusement à ce sujet. Pas pour faire du prosélytisme, chacun-e fait ce qu’il veut mais juste pour te renseigner. Le site Reporterre traite de ce sujet en ce moment par exemple et reste relativement objectif et impartial.
    *Quant aux raisons écologiques oui c’est également avéré que l’élevage est très couteux pour l’environnement…L’élevage contribue de façon significative à la production de GES (gaz à effet de serre) et nécessite une très grande quantité d’eau, sans oublier la pollution des sols et des nappes phréatiques par les élevages intensifs.Idem il existe des articles, des livres très bien faits à ce sujet.
    *Il y a d’autres raisons qui conduisent au végéta*isme, si tout le monde mangeait végétal et que les terres et les végétaux n’étaient autant accaparés par l’élevage, chacun pourrait alors manger à sa faim…Pour des raisons de santé aussi…
    *Effet de mode ? Les végéta*iens ne sont pas décérébrés et ne suivent pas aveuglement les tendances.. C’est un vrai choix fait en conscience. Mais oui à cause des scandales sanitaires, celui de la vache folle par exemple, des personnes font plus attention à ce qu’elles mangent. Pour l’effet sur l’environnement aussi. Pour autant le nombre de végétariens en France n’a pas bougé, il est toujours autour de 2 % de la population. Par contre oui on en parle davantage, les végétariens sont davantage pris en compte, tant dans l’offre en magasins que dans les restaurants, et mieux acceptés, enfin pas assez encore malheureusement visiblement…

  49. sabinexkbi dit :

    Je comprends ton énervement Lanoetherienne pour la question de la sensibilité des végétaux. J’ai déjà posé la question et je me suis sentie moqué d’utiliser l’argument du cri de la carotte alors que comme toi mon questionnement était sincère. Dans l’exemple du homard qui cherche à fuir, les végétaux ne peuvent physiquement pas le faire, donc c’est un énorme point de déséquilibre pour la comparaison animal / végétal. Du même acabit que dans la comparaison homme / animal avec l’animal qui ne peut pas parler. Néanmoins, il a été prouvé que les arbres peuvent communiquer entre eux via des messages chimiques diffusés dans l’air pour prévenir d’une agression et je me souviens que l’arbre destinataire du message faisait quelque chose pour se protéger. Je considère personnellement qu’attribuer aux animaux des « attentions » particulières dans notre raisonnement est du spécisme car cela met de côté les végétaux. On arrive à s’identifier à un mammifère, il a le même mode de vie que nous, il mange, boit, se reproduit, enfante, élève, fait caca, joue etc. Un végétal, non. Pourtant il vit, il respire, grandi. C’est aussi un être vivant. Une vie est une vie, point barre, végétal ou animal. Et encore, il y a d’autres êtres vivants en dehors de ces deux catégories ! Enfin bref.
    De cela, j’en suis au plus profond de moi convaincue. Je suis de formation biologiste et j’adore la vie, l’écologie et l’évolution. L’étude des éco-systèmes, du vivant au général, et même des virus qui ne sont pas considéré comme vivant (mais c’est discutable…) Chaque vie, même la petite bacterie qui vit sur ta peau sert à quelque chose, à plus ou moins grande échelle. Ta bactérie sert à te protéger des mauvaise en échange tu lui offre le logis (et un peu le gite !). Les épidémie servent à réguler la population… (pas tapé pas tapé, promis je suis gentille et humaniste !).
    Du coup, le requin mange le poisson, le poisson mange le plancton. La mort est partout dans la vie. Mourir est normal, mourir c’est vivre. Aimer et respecter un être vivant ne signifie pas lui éviter la mort, ni même l’aider à vivre. C’est lui laisser la place qu’il prend dans un éco-système. L’homme d’aussi loin qu’on le sache a toujours mangé de la viande, si cela ça s’insèrt dans un éco-système, je ne vois pas de problèmes à manger un autre être vivant, qu’il ait des sentiments ou pas, qu’ils souffrent ou pas. On est d’accord pour dire qu’aujourd’hui, on est plus dans un éco-système, la boucle n’est plus bouclé. C’est pour ça que je suis végé et parce que je suis écolo.
    Pour moi le débat des « émotions » et « sentiments » des animaux / végétaux est superflu car la vie et les espèces sont un continum (souvenez-vous de la phylogénie au lycée…, la distance inter-espèces…). Un singe a plus de sentiments qu’un oiseau, mais encore, ça dépend quel oiseau. Certains oiseau ont le concept de zéro et pas d’autres (oui oui il y a des gens qui testent ce genre de choses…). On peut énormément interagir avec un mammifère, moins avec une migale. Notre manière de sentir le monde est proche de ceux qui nous sont proche phylogéniquement parlant. D’ailleurs le même concept existe en sciences sociales entre être humains. On se sent plus proche des gens issus du même milieu social que nous, qui nous ressemble. Et cela se traduit dans nos actes, on est plus gentils, plus ouvert ou alors on se braque dès que l’autre est un peu différent. Pour moi la barrière homme animal d’un point de vue des ces concepts de sentiments et autres n’existe pas car on ne sait pas tout et que du peu qu’on sait déjà, ils peuvent faire pleeeiiiinnn de choses comme nous, et pareil, ‘il s’agit d’un continuum. Cela s’est verifié par ce qu’on m’a appris à l’école. Avant il y avait plusieurs espèces d’hominidés qui vivaient en même temps. Il a fallu définir biologiquement parlant ce que c’était qu’être humain… On m’a enseigné que ce qui faisait notre humanité, c’était le culte des morts. J’ai grandi avec cette idée et puis un jour… je suis tombé sur un article qui montrait que certains animaux (probablement des singes) avaient une sorte de culte des morts ! Aucune caractéristique ne peut vraiment nous distinguer des animaux ou autres humanoïdes. (désolé je me souviens plus de la différence entre hominidés et homininés). Tout cela concorde pour dire qu’une espèce est une espèce. Cela s’applique aussi au niveau de l’individu, qui s’insert dans son eco-système. Une vie est une vie.
    Bref, j’espère que vous aurez compris pourquoi, pour moi, de facto, l’argument « sensibilité » des animaux pour être végé ne tient pas. (encore une fois, je ne parle pas des conditions d’élevages, juste du principe de manger un animal).

    Pour les conditions d’élevages, je pense également que l’article va un peu dans l’exagération. Je sais qu’une mamite, empêche la vache de produire, fais venir le véto et c’est une perte d’argent pour l’agriculteur. La vache va être sous antibio et pendant ce temps, son lait est impropre à la consommation. La vache ne va pourtant pas à l’abattoir car elle a quelques années devant elle pour produire. Un éleveur, même avec la logique de productivisme va vouloir éviter au maximum les mamites et peut choisir un plus faible rendement si le risque de mamite est plus faible, ou pas, à voir ce qui économiquement est le plus avantageux, mais en tous cas, si trop de ses vaches ont une mamite ce n’est pas rentable. Une ou deux de temps en temps ça va… mais systématiquement, j’ai un doute.

    Bref, personnellement, j’ai longtemps été anti-vg pour ce côté absolutiste « ce n’est pas possible de manger un animal et le respecter », « l’homme n’est pas fait pour manger de la viande », et cette « diabolisation » des systèmes d’élevages, et des mangeurs de viande. Loin de moi l’idée de minimiser l’horrible vérité des systèmes de production des grandes surfaces. Mais pour moi, on peut manger un animal et le respecter, quant au fait « d’être fait pour quelque chose », finalement cette notion de « destin », c’est une grosse connerie (excusez-moi de l’expression). L’homme peut manger de la viande, ça le tue pas, il en tire des bénéfices. Si on n’en mange pas, en occident, on s’en porte mieux. Point barre.

    Et pour l’élevage, dès que ces sujets sont abordés par des végé, il y a de la généralisation abusive et de l’exagération. C’est plus ou moins le cas selon les cas. J’ai déjà vu un reportage « neutre » sur le monde de l’industrie laitière, c’était très moche, mais plus juste/ modéré que tout ce que j’ai pu lire du monde végé. Cet article de ce point de vu la est plutôt neutre.

    Je rêve d’une exploitation agricole, où les vaches auraient des cornes…*

    * J’ai été choqué par la pub pour le salon de l’agriculture avec une vache sans cornes. Puisque c’est une affiche, on est dans le domaine de la com, marketing et tout le tintouin et moi qui croyait que les vaches, c’était comme les locomotive, que les enfants dessinnent toujours à vapeur alors qu’aujourd’hui on roule dans des TGV, on les trouvait belles avec des cornes… Grosse déception !

    • Merci d’avoir pris le temps de partager ton avis ; néanmoins j’aurais aimé en savoir plus sur ce que tu trouves « exagéré » dans mes propos – je ne fais que décrire ce que j’ai appris via mes recherches et mes lectures sur la majorité des élevages industriels (voir sources en bas de l’article) et je n’ai jamais dit que ces conditions décrivaient celles de toutes les vaches laitières…

  50. sabinexkbi dit :

    J’ai oublié : Du coup, si c’est seulement les êtres qui comme nous ressentent ou souffre, « ont droit » à des considérations lorsqu’on les cultive/élève et tue, cela veut dire qu’est c’est « moins grave » de manger un grillon que de manger du boeuf. Pourtant le grillon est un animal ! Si on se base uniquement sur « le sentiment » ou la douleur, ou « sensibilité », on ne peut pas définir où cette caractéristique s’arrête dans le continuum du vivant. Avant la frontière animal / végétal ? Après ? Je sais pas mais je sais que personne sait ! S’agit-t-il alors d’avoir un système nerveux ? Mais c’est quoi un système nerveux ? Quid des formes primitives de systèmes nerveux ? Des formes alternatives ? La frontière humain / animal ou animal / végétal sont des constructions humaines fruits de la généralisation de caractéristiques communes mais ce n’est pas une vérité absolue. L’ornythorynque, mammifère ou pas ? Personne n’est d’accord! Encore un animal crée quand Dieu avait un coup dans le pif ! (J’aime bien cette idée même si je suis pas croyante, les ornythorynque c’est cool ). Du coup, pour moi la frontière animal / végétal, n’a pas plus de sens que la frontière humain / animal. Une vie est une vie… Chaque vie mérite respect. Comment définir le respect si on doit aussi l’appliquer au végétal ? Définitivement ce n’est pas « ne pas le tuer », ni « ne pas le manger », ni « ne pas le cultiver/élever ». Je considère donc qu’on peut élever un animal pour le manger, tout comme on cultive une plante pour la manger. Les dérives de l’industrie alimentaire sont similaire entre les animaux et les plantes. On veut les faire grandir plus vite, on utilise des OGM pour produire plus, on dénature « le produit ». Un animal ou une plante « mal-traité », ça se ressent au niveau du goût. Il n’y a pas forcement besoin de label bio pour savoir si la vie de l’espèce qu’on mange a été bien traité, son gout le dit à sa place. Pourquoi de manière le bio est meilleur au gout ? C’est pas un miracle, ça s’appelle le respect. C’est valable aussi bien pour les animaux que les végétaux. Les choses ont été faites dans le respect des règles de l’art. On ne respecte pas un poulet quand on le fait grandir trop vite, qu’il a des os trop mou et qu’il est trop lourd et que du coup il ne peut plus marcher. On ne respecte pas une plante quand on la cultive hors sol et qu’on cueille son fruit alors qu’il n’est pas mur. Chaque vie compte… même la blatte qui se balade chez toi. ça se voit beaucoup dans l’agriculture bio, on fait des hôtels à insectes pour qu’ils nous protège des pucerons. Les cabanes à hérissons pour qu’ils mangent les limaces. Aucune espèce n’est inutile, tout est équilibre. Les « mauvaises herbes » laissées en jachère servent à redonner au sol sa valeur nutritive entre deux années (rotation des sols). Pourquoi juger la valeur d’une vie à sa capacité à souffrir et à ressentir ? C’est anthropomorphique comme raisonnement ! Chaque vie a une valeur, même les bactéries, même les végétaux ! Les apiculteurs sont peu être un peu agresseurs vis-à-vis des abeilles, mais ils permettent aux abeilles de se reproduire et de trouver des nouveaux endroits de polonisation. Est-ce que sans apiculteurs, on aurait autant d’abeilles ? Je suis pas sûre… Chaque action faite sur le vivant par l’homme doit être pensé en termes de globalité, pour l’éco-système et pas pour son seul bénéfice ou celui d’une espèce par rapport à l’autre, parce que celle-ci a des traits communs avec nous auxquels on peut s’identifier.

    • Je suis entièrement d’accord sur ce point : toute vie mérite respect et la manière dont on exploite la terre et fait pousser des fruits, légumes céréales etc. dans certains endroits n’a rien d’éthique ni d’écologique. D’ailleurs, ce n’est pas parce que j’ai fait le choix de ne plus consommer d’animaux ni de cuisiner des sous-produits d’animaux que je suis insouciante par rapport aux autres problèmes. J’ai commencé par m’investir dans l’humanitaire, puis dans la protection environnementale et tout cela m’a naturellement mené à me questionner sur nos éco-systèmes, mon alimentation et les animaux… ce n’est pas parce que je parle d’un aspect dans cet article que je ne me soucie pas du reste, grillons inclus 😉 En outre, je n’ai jamais critiqué les personnes qui consomment des animaux ou produits d’animaux ; car de la même manière que j’aimerais qu’on me laisse manger ce que je veux et sans me juger, je ne juge pas les choix alimentaires des autres, et ce qu’elles que soient leurs croyances et leurs motivations. Je n’ai fait que partager mes découvertes et les raisons qui m’ont poussé personnellement à changer mon alimentation.

    • Linette dit :

      Si je ne m’abuse, grillon ou moule ou huitre, les végétariens ne mangent aucun animal 😉
      Et re-si je ne m’abuse, si les apiculteurs sont maintenant si nécessaires aux abeilles, c’est malheureusement à cause de l’action si néfaste de l’homme sur leur environnement… 😦

      Et personnellement comme je l’ai dit plus haut, j’ai une vision un peu plus globale (enfin, j’essaye) et entre faire souffrir/tuer deux espèces sensibles (les animaux, et les végétaux doublement, qui seront mangés par l’homme et qui seront également mangés en grosse quantité par les animaux élevés pour ma consommation) et une seule, celle qui m’est strictement indispensable (les végétaux, puisqu’un régime strictement carné n’est pas adapté à la santé de l’homme, qui est omnivore, mais PAS carnivore), j’ai fais mon choix, celui de minimiser mon emprunte au moins sur ce qui ne m’est pas indispensable.

      Par ailleurs comme beaucoup ici je fais également attention à mon alimentation végétale, en la choisissant autant que je peux bio et locale, en évitant de la gaspiller, et en compostant afin que ce qui reste de ma consommation retourne à la terre afin de favoriser la pousse de nouveaux végétaux.

      Le problème reste également, que les animaux d’élevages sont souvent tués bien avant leur vieillesse, ils leur « manque » souvent de nombreuses années de vie.
      Les végétaux ont une durée de vie bien plus courte et, dans l’agriculture bio et locale, ils sont cueillis à maturité, leur vie est bien moins amputée.
      Enfin, je considère juste que nous sommes arrivés à un point de notre évolution où nous ne sommes plus obligés de nous servir des animaux, et surtout de la manière dont notre société moderne en fait l’usage. Notre modèle de consommation appelle une surconsommation énorme et un usage toujours plus indigne des animaux. Je ne cherche plus à me cacher derrière le fait que oui, certaines exploitations produisent dans de bonnes conditions, car elles si peu nombreuses ! Une surconsommation qui entraine également un non respect des végétaux (rentabilité, appauvrissement des sols, OGM et j’en passe, afin de pouvoir nourrir les millions de tête de bétail)

      Tout cela je le refuse et le moyen que j’ai choisi pour le refuser, c’est de ne pas financer ce système en n’achetant plus de produit animaux dans un premier temps, et en finançant la filière du bio (et pas du bio de supermarché) dans un second temps.

      L’un n’empêche pas l’autre.

  51. Lanoetherienne dit :

    Merci à sabinexkbi d’avoir exprimé beaucoup mieux que moi ce que j’ai maladroitement qualifiée de « sensibilité végétale ». Ceci étant réglé, ça semble passionner les gens de savoir si j’ai un chat ou pas, franchement je vois pas le rapport, si je vous dis oui qu’est ce qui se passe? Apparemment je dois justifier mon commentaire, pourquoi je tente de discuter avec des gens végétariens : tout simplement parce que ça me semble (ça pourrait l’être en tout cas) enrichissant de connaitre d’autres points de vue à condition qu’ils soient éclairés comme celui de Linette qui a eu la gentillesse de me répondre et d’exprimer un avis intéressant à mon sens. Je passe volontairement sur les réponses plus ou moins insultantes qui me demandent d’étaler mon cv afin de justifier mes propos.
    Bref, j’essaie d’avoir une réflexion sur ces sujets et je trouve dommage d’opposer aux élevages intensifs (qui me donnent envie de vomir d’ailleurs) les bébés chatons. Il est malheureusement très difficile d’avoir des chiffres objectifs là-dessus (non ni peta ni la fnsea ne sont objectifs) et je trouve ça très dommage, d’ailleurs cet article n’en donne pas non plus. Mais il ne faut pas tout voir en noir, il y a beaucoup d’éleveurs qui aiment leurs bêtes bien évidemment, on ne donne jamais la parole aux éleveurs je trouve ça étrange. Doit-on manger de la viande tous les jours? non surement pas. Doit-on réfléchir réellement aux conditions d’élevage et d’abattage? évidemment. Dans un commentaire, on parle du label bio (sans être informé de toute évidence) il y a bien sûr une dimension éthique derrière ce label, pour info sur le lait, les vaches ne peuvent pas être en stabulation en permanence par exemple, aussi une bêtise a été dite les farines animales sont interdites depuis longtemps en france (affaire de la vache folle). De même, on ne parle pas des conditions de culture des « plantes », la production intensive des carottes et tomates hors-sol par exemple pose les mêmes problèmes écologiques que l’élevage intensif.
    J’aimerais vraiment défendre l’agriculture (française et biologique) : nourrir les hommes n’est-il pas un beau métier? qui est souvent dénigrée à tort par manque d’information.
    Au fait, j’ai oublié un très bon argument pour ne pas manger de viande, on a le droit de pas aimer ça tout simplement lol.
    Merci beaucoup à Natasha de publier mes commentaires.

    • Linette dit :

      Lanoetherienne, je vais essayer de t’expliquer pourquoi la question de la sensibilité végétale provoque souvent des réactions nombreuses, des fois vives, des fois argumentées, des fois émotionnelles, chez les personnes végéta*iennes.

      En fait, même si la question de la sensibilité végétale est intéressante pour elle même, c’est souvent une «  » »fausse bonne question » » » (avec PLEIN de guillemets, j’arrive pas à trouver un terme moins nul pour exprimer mon idée) car ceux qui s’en saisissent, la plupart du temps, le font pour se donner bonne conscience de continuer à manger autant de produits animaux, ou pour « coincer » les végé dans leur raisonnement.
      (sans voir bien sur que les animaux d’élevage, comme je disais, mangent eux aussi, et pas qu’un peu, donc l’impact d’une alimentation omnivore est double sur les végétaux).

      Voici très souvent le genre d’argumentation que ça donne (en caricaturant à peine, malheureusement) : « oui mais voilà, moi je tue des animaux, mais toi, tu tues des végétaux alors c’est bien pareil hein, à moins que tu ne te préoccupes pas de la sensibilité végétale tout ça parce que ce sont des espèces ayant l’air moins évoluées? finalement tu es autant spéciste que ceux que tu dénonces ».

      (je précise que personnellement, je ne blâme personne de raisonner de manière spéciste, parce que malheureusement c’est quelque chose de profondément ancré culturellement parlant, on ne choisit pas d’être spéciste, par contre une fois informé, on peut choisir de ne plus l’être, mais c’est une autre question).

      Enfin bref. quand la soudaine compassion pour les végétaux est en réalité complètement factice, c’est le fameux « cri de la carotte ».

      J’ai bien compris que ton intervention ne se situait pas dans ce contexte, mais le nombre de fois où cette question est posée juste pour « coincer » la personne végé…. fait que la question en elle même devient parfois lassante, ou usante. C’est vrai que moi par exemple, ça me demande de l’énergie pour y répondre de manière argumentée et bienveillante, j’aurais plus tendance à expédier ça de manière laconique et ironique (mais je ne le fais pas, ça serait contre-productif vu que ça fermerait le dialogue au lieu de l’ouvrir).
      Voilà. C’est en partie pour ça que les réactions (des personnes végéta*iennes) sont souvent vives face à cet argument, de prime abord. J’espère que je ne me suis pas trop embrouillée dans mes explications 🙂
      Je ne cherche pas du tout à te rallier au point de vue des personnes végétar*iennes sur la question, juste t’expliquer pourquoi, malgré l’intérêt réel de la question, le fait que 99% du temps elle soit mal intentionnée fait qu’elle n’est souvent pas très bien reçue.

      Je te souhaite une bonne journée ! 🙂

  52. sabinexkbi dit :

    Natasha,

    Ne te sens pas offensée par mes deux derniers commentaires. Si c’était le cas, j’en suis désolée. Pour les petites exagérations, je pensais notamment à

    « les produits laitiers issus de l’élevage industriel sont le fruit d’abominables souffrances, depuis le premier et jusqu’au dernier jour de leur vie ».

    qui fait référence aux pis lourd des vaches. C’est un peu trop dans l’émotionnel à mon gout. C’est léger, c’est pour ça que j’ai dit que ton article est quasi neutre et tu avance beaucoup de faits à côté. Si je te suis, ce n’est pas pour rien, c’est que globalement, j’aime ton approche ^^ Après, je réagis vite question sensibilité animale -à contre courent- car c’est ma sensibilité -celui qui a compris, je lui donne un twix, heu, un abricot sec!

    Du coup mon commentaire, était finalement pas mal HS car je parle beaucoup de notre rapport à l’animal en tant que tel alors que tu parlais de ta démarche. Sur ce point de vue-là, on se rejoint à 100%.
    J’ai beaucoup aimé le :
    « De la même manière, je ne refuserais pas de manger ma part de dessert sous prétexte qu’il contient du chocolat non-équitable ou je ne mettrais pas de côté les tomates qu’on me sert en entrée en plein mois de décembre… »

    Refuser un dessert… Quelle idée! xD

    Ma démarche vg est essentiellement pour mon bien-être et la planète. Je suis aussi dans une démarche d’apaisement à ma relation à la nourriture, et les interdits ou injections sont proscrits de mon esprit. Je m’interdit de m’interdire… ça + ma vision du vivant, font que je pense manger encore longtemps de la viande et des produits laitiers, mais tellement peu…

    Ouf, je suis rassurée, les grillons eux aussi aimé aussi ! « Les insectes sont nos amiiiis, il faut les aimmer aussiii! »

    Bref, c’est ton ouverture d’esprit qui me plait, et que tu ne juge pas les autres. Ni moi, qui ait connu ton blog grâce aux brosses à dents… Oui oui…
    non mais j’assume totalement de découvrir un blog génial, grâce à une recherche google sur les brosses à dents…
    c’est important les brosses à dents, c’est la preuve que tu es prolifique, et complète, et exhaustive…
    [se raccroche aux branches…]

    • Merci de revenir avec un commentaire dont la tonalité bien plus légère est fort appréciée après la lecture des derniers commentaires (pas juste les tiens !)… Je n’ai pas été offensée par tes commentaires si cela peut te rassurer. J’apprends à ne rien prendre de manière trop personnelle 😉 Et puis j’étais préparée à tout ce que l’on pourrait reprocher à mon article, à mon approche, à mes décisions…

      C’est un si vaste sujet et un si long cheminement (toujours en cours) qu’un article ne pouvait tout prendre en compte (ou en tous cas je n’avais pas envie d’écrire un livre en guise d’article !). J’avais juste envie de partager MON cheminement, la « goutte d’eau » qui a fait débordé le vase… La conscience écologique était déjà là depuis fort longtemps et m’avait amenée à ne plus manger d’animaux ; j’étais donc bien consciente de l’impact environnemental de l’exploitation des animaux de manière générale et c’était ma première motivation pour changer mon alimentation. Mais je n’en savais pas encore assez sur l’impact de la production des produits laitiers… et c’est quand j’ai découvert les conditions dans lesquelles la majorité d’entre eux sont produits que j’ai eu le déclic…

      En tous cas je suis contente que comme moi tu t’intéresses aux animaux comme aux brosses à dents écolo… il faut de tout pour faire un monde… vert 😉

  53. Alors mes propos seront très certainement beaucoup moins construits que certains lu plus haut… Je trouve qu’ils sont tous intéressants, et oui la question de la sensibilité végétale est tout aussi intéressante que celle des animaux.
    Pour ma part, je pense que ce qui peut faire pencher du côté du végétalisme c’est qu’aujourd’hui l’homme a suffisamment de connaissance pour se nourrir en faisant souffrir le moins d’espèce possible (cf l’effet « double impact » sur les végétaux en cas d’alimentation omnivore).
    Et pour ce qui est de l’élevage, le problème est surtout politico-économique je pense : à vouloir faire toujours plus de bénéfices, on pousse les agriculteurs vers des pratiques totalement démentes : irréspectueuses de la nature mais aussi du consommateur.
    A vrai dire, j’en viens presque à préférer quelqu’un qui chasse (dans une certaine mesure hein : chasser à l’arme automatique plus de proies qu’on ne peut en manger est juste débile…). Ca me choque moins : dans la mesure ou quelqu’un est capable d’être autosuffisant, n’abuse pas et le fait en respectant la nature (ce qu’on a pu évoquer plus haut), ça se rapproche plus du prédateur comme les félins par exemple, et c’est en effet naturel.
    Cependant, comme on l’a dit, l’homme est en capacité de faire sans viande, mais pas sans végétaux. Donc comme il doit se nourrir, s’il souhaite être respectueux de la nature et ne pas prendre plus de place que les autres espèces, manger uniquement des végétaux semble plus logique (amis vulcains bonsoir !).
    Voilà ma petite contribution un peu embrouillée, j’espère que je reste compréhensible !

  54. Ping : {Éco-défi} Manger végétalien, varié et équilibré | Échos verts

  55. Ping : ECHOS VERTS | Life Without Waste

  56. Tatie Georgie dit :

    Super article que je n’avais pas encore lu ici ! La transition…. oui, c’est dur dur !!
    Je le citerais si tu le veux bien dans mon prochain article ?!
    A bientôt !

  57. Ping : Manger végétalien, varié et équilibré : le bilan | Échos verts

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  60. myriam dit :

    coucou Natasha, je pense sérieusement à arrêter les produits laitiers à partir de cette année, même si je n’en consomme pas beaucoup : pour la cuisine, beurre (mon mari, venant du nord, de jure que par le beurre !! impossible de le faire cuisiner à l’huile et c’est lui qui cuisine à 99,9% du temps…), de temps en temps de la crème fraiche, mais assez rarement. Le problème est plus le fromage (merci pour l’article d’Antigone… incroyable !!). Si tu avais 1 ou 2 livres à conseiller pour les débutants végans, lequel ce serait ? Par ailleurs, le soja vendu en Biocoop, etc… est-il cultivé en France (ou proche) ? Il ne me semble pas y avoir bcp de cultures de soja par ici… Merci pour tes réponses et merci pour ton SUPER blog !!

    • Coucou Myriam !

      Ah le beurre… mon mari lui ne pouvait s’en passer au petit déjeuner, jusqu’à ce qu’on soit en rupture de stock et qu’il le remplace par la margarine végétale et à ma grande surprise, ça lui convenait très bien ! Bon, il n’a pas abandonné le beurre complètement pour autant mais maintenant au moins il sait qu’il est possible de le remplacer par une alternative végétale qui lui plaît 🙂

      Et le fromage… impossible pour mon mari de s’en passer et du coup, comme il y en a toujours dans notre frigo, il m’arrive de craquer de temps en temps… mais de moins en moins souvent. L’odeur me dérange de plus en plus… En fait, c’est vraiment quand j’ai des fringales et que je suis à court de tartinades (style houmous) que je craque sur un morceau de fromage. La clé pour moi est donc de m’assurer d’avoir de quoi caler mes envies de salé à tous moments !

      Pour les livres, je pense que si tu ne devais en avoir qu’un seul ce serait VEGAN de Marie Laforêt. Il est très complet, avec des recettes variées, pour tous les jours et pour les grandes occasions. Si tu devais ajouter un livre à celui-ci, je te recommanderais Flocons d’Avoine et d’Ailleurs qui aide à diversifier ses repas de manière simple et originale grâce aux flocons en tous genres.

      Quant au soja, je ne connais pas du tout les produits vendus en France. En Allemagne, j’achète celui de la marque Taifun produit à Freiburg, la ville où je vis… y’a pas plus local ! Il paraît qu’on peut aussi trouver cette marque en France…

      J’espère que ces réponses t’auront aidées… et que tu arriveras à réduire ta consommation de produits laitiers et à motiver ton mari à te suivre 😉 !

  61. Sam dit :

    Bonjour,
    Et merci pour cet article que je m’empresse de partager.
    Par contre, il serait très utile de compléter (dans un second article par exemple ? ;-)) citant les autres traitements pratiqués sur ces pauvres vaches qui font d’autant plus un poison de leur lait et leur viande : les antibiotiques, les vaccinations, les traitements médicamenteux et aux hormones !!
    encore mercii

    • Je pense en effet que l’on pourrait compléter cet article, non pas par un mais par plusieurs autres tant il y a d’aspects problématiques autour de l’élevage des vaches et des veaux et de la consommation de leur viande ou de leur lait…

  62. Danielle CORGNE dit :

    Très intéressée par votre article, j’ai toujours connu la vie de ces animaux, mais je ne parvenais pas à me défaire de cette nourriture… Et tout à coup! ..je n’ai pu continué à en manger comme avant, : la viande, le poisson m’ont donné un goût de cadavre et si j’en consommais malgré tout je vomissais… puis ça été la même chose avec le lait, le gluten, je ne tolérais plus leur goût, et en continuant à en manger j’avais de fort maux de têtes et des maux de ventre…. Je suis devenu végétalienne sans le vouloir ça n’a pas été un choix de l’esprit tout c’est inscrit naturellement en moi, je ne peux plus supporter mon ancienne alimentation….. Je tâtonne encore dans mes courses, ma nouvelle manière de cuisiner, comme vous toutes et tous, c’est un peu problématique d’accepter une invitation à dîner, j’essaie de jongler au mieux, car si je fais un écart je suis très mal : maux de tête et de ventre… Je n’ai aucun mérite d’être devenu végétalienne, j’ai écouté mon corps et je me sens mieux.Il y a trois mois je suis parti à New York, j’ai vécu dans le quartier asiatique ça été parfait pour moi au niveau nourriture…Riz, pâte de riz, légumes, je me suis bien nourrie. Je ne suis végétalienne que depuis 4 mois et je me porte bien…. Merci pour vos témoignages..

    • Le végétalisme en société est parfois très compliqué et cela prend généralement un peu de temps et de courage avant de pouvoir en parler ouvertement. Je vous conseille de commencer à en parler avec les personnes de votre entourage avec qui vous êtes proches et qui se montreront ouvertes et sensibles à votre démarche et petit à petit, cela viendra naturellement. Il y a 1 an, je n’imaginais pas encore pouvoir manger végétalien en société… aujourd’hui, j’ai réussi à passer cette étape et c’est un véritable soulagement. Mais je me suis laissée le temps qu’il me fallait pour y arriver en douceur, sans frustrations ni trop de culpabilisation.

  63. Manon dit :

    Je suis moi-même en période de transition où j’ai totalement supprimé le oeufs de mon alimentation et les produits laitiers au maximum mais voilà, le problème c’est toujours quand on va dehors: les restos ont des alternatives végétariennes bien souvent, mais pas tout le temps végétaliennes et quand c’est mon amoureux qui cuisine il fait déjà tellement d’effort (ne pas manger de viande lui semblait sur-humain au départ) que je n’ai pas envie de lui reprocher de mettre un peu de fromage par-ci par-là quand il en a l’envie.
    Et ça me fait du bien, ça me donne du réconfort de voir que c’est plus un chemin, un parcours, qu’une case parfaite où on serait. C’est un petit combat de tous les jours contre soi/ l’industrie/ les autres/ les habitudes.
    Merci encore

    • Je comprends bien tes difficultés, étant passée par là moi aussi ! Je te souhaite en tous cas bon courage par la suite… comme j’en ai déjà parlé, au fil du temps j’ai gagné confiance en moi et cela m’a permis de franchir des barrières qui me semblaient insurmontables au début de mon cheminement vers une vie plus saine, plus éthique et plus écologique.

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