Tout ce qu’il faut savoir avant d’adopter un animal de compagnie

Gael fait partie de ces lectrices du blog qui m’apportent énormément de part leurs réflexions et leurs partages. Lorsque j’ai lancé l’éco-défi Apprendre à connaître, respecter et protéger les animaux, elle m’a rapidement contacté pour partager son expérience.

Gael est très active dans différents domaines du milieu associatif et vient notamment de mettre en place une antenne du Collectif de Défense de l’Accouchement à Domicile dans sa région, les Pays de La Loire. Se sentant touchée par la nature et les animaux depuis toute petite, elle contribue également à la protection animale de différentes manières, notamment en recueillant chez elle des animaux abandonnés dans la rue ou dans des refuges. Elle en a accueilli tellement qu’elle ne saurait nous dire combien exactement !

À travers nos échanges, j’ai réalisé qu’elle s’y connaissait vraiment bien en matière d’animaux domestiques. Elle a donc accepté de répondre à mes questions et de partager avec vous ses humbles conseils pour que l’adoption (ou « l’acquisition » comme elle préfère dire) d’un animal de compagnie se fasse dans les meilleures conditions possibles.

Adopter un animal de compagnie - les

Comment est né ton intérêt pour la protection animale ?

J’avoue que je ne me suis jamais posé la question… la façon dont j’ai été éduquée m’a portée naturellement vers la protection des miens, de mon environnement, de ce et ceux que j’aimais. Nous avons toujours eu des animaux dans ma famille, ils en faisaient pleinement partie. Je ne comprenais pas que certaines personnes puissent vouloir leur faire du mal intentionnellement. Lorsque j’avais 7 ans, ma chatte s’est pris la patte dans un piège (en pleine ville !!!), c’était grave, ça m’a bouleversée, elle qui en plus était la gentillesse incarnée, c’était un peu ma maman-chat. À peu près à la même période, j’ai vu un reportage, de 30 Millions d’Amis je crois, qui montrait une vache suspendue par une corne, laissée comme ça à mourir dans le vide, seule, à meugler jusqu’à n’en plus pouvoir. Puis un cheval qui pleurait de souffrances, car il savait qu’il partait à l’abattoir. De l’écrire les larmes me montent aux yeux… c’est atroce, incompréhensible pour moi. Je pense que c’est parti de là, même s’il a fallu de nombreuses années pour que je devienne vraiment active dans la protection animale, je pense que c’est ce reportage qui a planté la graine de ma révolte.

animal-eye-horse-1027-825x550

Comment ta sensibilité envers les animaux se reflète-t-elle dans ton quotidien ?

J’ai toujours considéré les animaux comme des êtres intelligents à part entière. Au quotidien je suis à leur écoute: avec les miens on s’observe, on se parle, parfois c’est subtil comme un clignement d’oeil, parfois on se fait des blagues, on se course dans l’appartement… Je pense qu’on est « sur la même longueur d’onde », et que ça ne serait pas possible si je les considérais comme des sous-êtres ou des meubles. Il est déjà arrivé que mon chat s’interpose entre moi et quelqu’un avec qui j’avais une discussion très animée, comme pour dire « hého, tu parles gentiment à la dame sinon je te saute dessus ! », c’était impressionnant et drôle à la fois. J’ai toujours ressenti une sincérité et une empathie profonde de leur part, ce qui n’est pas forcément le cas avec les humains. J’ai d’ailleurs arrêté l’équitation en centre équestre à cause de ça, là-bas j’y ressentais les animaux malheureux alors que quand je montais chez mon grand-père, où ses équidés vivaient tranquillement au pré sans se faire cravacher tous les jours, je les sentais bien.

Ensuite lorsque je croise un animal tout seul ou blessé, je m’arrête pour savoir s’il est à quelqu’un, le cas échéant l’attraper et l’emmener chez le vétérinaire, je contacte Pet Alert… je lui cherche une solution car je ne peux pas rester sans rien faire, pour moi un animal ou un humain c’est pareil, c’est un être aimé et aimant, qui peut souffrir.

Enfin concernant mon alimentation, je suis sur le chemin du végétarisme, ne consommant déjà plus d’œufs ni de produits laitiers depuis un moment. Le peu de viande que je consomme encore est bio, et à chaque fois je pense à cet animal qui est dans mon assiette, je le remercie, et je lui promets que bientôt plus aucun n’aura à souffrir pour moi.

Chat

Aujourd’hui, on peut adopter un animal de compagnie par d’innombrables biais : auprès d’éleveurs, de refuges, de particuliers… quelle est l’option que tu privilégies et pourquoi ?

Attention, contrairement à l’achat pur et simple (comme pour un meuble), une « adoption » ne concerne qu’un animal qui a été sauvé de la maltraitance, de la reproduction intensive, de l’abattoir, qui a été abandonné, trouvé dans la rue, qui vivait dans de mauvaises conditions… C’est donc un animal qui a été pris en charge par une association ou un refuge, qui l’a nourri, mis au chaud, soigné, stérilisé, choyé voire aimé par le biais d’une famille d’accueil, qui l’a sociabilisé si besoin, bref, qui s’en est occupé bénévolement, qui connait bien son caractère et ses ententes avec les humains et les autres animaux.

L’argent qui est demandé pour acquérir cet animal est donc en remboursement des dépenses qu’a engendré son accueil, et souvent la somme ne couvre pas tout, surtout en cas de maladie. Il ne s’agit alors pas d’une simple transaction financière entre un fournisseur de « marchandise » et un acquéreur, comme c’est le cas avec les animaleries (malgré les petites affiches « attention, ce n’est pas qu’un cadeau de Noël ! » histoire de se dédouaner un peu), certains éleveurs peu scrupuleux ou énormément de particuliers qui se fichent de leurs animaux et les font reproduire tous les ans pour faire de l’argent.

Je privilégie donc l’adoption, via une association ou un refuge sérieux, car en adoptant 1 animal, on en sauve 2 : celui que l’on accueille pour la vie chez soi, et celui qui pourra être sauvé et prendra sa place au refuge ; de plus on aide une association à s’en sortir et à faire connaître son travail. Il peut s’agir d’un chien, d’un chat, d’un rongeur, d’un NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie), d’un animal de ferme ou de batterie, tous les animaux peuvent être trouvés en refuge, même ceux avec pédigrée (aujourd’hui j’ai vu passer un appel à l’aide pour un Sphinx, chat pourtant rare et cher!). Il peut aussi arriver un coup de cœur qu’on ne présageait pas du tout : un jour j’ai visité un refuge pour adopter un chat, en partant j’ai croisé le regard de ce chien qui m’a touchée, je me suis laissé une semaine de réflexion, je me suis informée sur lui et sur sa race, et le week-end d’après je repartais avec le chien de mes rêves ! #AdoptDontShop

Bull dog source Pexels

Il existe sinon quelques alternatives au fait d’accueillir un animal chez soi, sans pour autant qu’il soit à nous (mais ce sont de réels engagements) :

  • Être famille d’accueil pour une association qui s’occupe d’animaux abandonnés ou maltraités, cela peut être pour les quarantaines, les courtes ou les longues durées (parfois on garde les animaux jusqu’à leur mort lorsqu’ils sont fragiles), et l’association prend tout ou une partie des frais en charge ;
  • Être famille d’accueil pour une association de chiens-guides à destination des personnes malvoyantes ou dépendantes, on éduque le chiot en famille et on l’emmène à sa formation chaque semaine, jusqu’à ce qu’il soit prêt à être remis à la personne qu’il va aider dans son quotidien ;
  • Être petsitter, en gardant ou en baladant les compagnons d’autres personnes, pendant les vacances ou plus régulièrement.

Chien laisse source pexels

Parmi les nombreuses associations qui recueillent les animaux abandonnés destinés à l’adoption, certaines sont plus sérieuses que d’autres… lorsqu’on ne connaît pas la réputation d’une association, comment peut-on s’assurer qu’il s’agit d’une structure de confiance ?

  • Se renseigner via des connaissances : une personne connaissant le milieu de la protection animale pourra renseigner sur les associations et les refuges sérieux du coin, peut-être même le vétérinaire ou son assistant ; internet peut être utile (sites, pages FB), mais attention aux faux avis et aux (trop) belles photos. De la même façon, on peut tenter de trouver des adoptants de ce refuge pour avoir leur avis ;
  • Appeler directement les refuges pour connaitre leur fonctionnement, la provenance des animaux, leurs conditions d’accueil et d’adoption (une asso qui dit oui à tous les adoptants potentiels, sans les questionner sur leur environnement et mode de vie pour faire un maximum d’adoptés n’est pas une asso sérieuse, tout comme celle qui sélectionne ses pensionnaires, en n’accueillant que ceux qui seront vite adoptés, comme les bébés et les pédigrés, plutôt que les vieux et les plus fragiles), s’il y a des bénévoles, si les chiens sont baladés, s’il y a une chatterie qui donne sur l’extérieur, s’ils sont euthanasiés lorsqu’il n’y a plus de place, le nom du vétérinaire… parfois le refuge le plus près n’est pas celui qui correspond le mieux à nos attentes, ni le plus transparent, ce qui est pourtant indispensable ;
  • Prendre RDV pour visiter le refuge, s’assurer des bonnes conditions d’hygiène des locaux et de traitement des animaux, de leur comportement général, de leur suivi médical, du comportement des gens travaillant au refuge (lorsque gentiment on apporte des croquettes et de la litière pour les petits pensionnaires, la moindre des choses est de nous dire merci !). 

Chiens dehors source pexels

Acquérir un animal de compagnie est une sacrée responsabilité puisqu’on s’engage à prendre soin d’un être vivant qui sera dépendant de nous tout au long de sa vie. Qu’est-il important de mettre en place pour s’assurer de son bien-être d’après toi ?

Avant même de l’acquérir il faut bien réfléchir, il ne s’agit pas d’abandonner son animal par convenance 1 mois après parce que c’est embêtant de le sortir 4 fois par jour même quand il pleut, et que ramasser ses crottes c’est nul ! C’est également un engagement sur le long-terme : entre 1 et 25 ans, voire plus pour les tortues terrestres et quelques autres animaux.

De plus, il faut être sûr que nous et notre mode de vie lui convenons, qu’il s’agisse de son espèce ou de sa race (ce n’est pas lui qui s’adaptera à nous… un Octodon ne vit pas comme un Cheval, un Husky n’a pas les mêmes besoins qu’un Chihuahua). Il faut donc se renseigner sur les besoins fondamentaux de l’animal (habitat, sécurité, affect, vie de groupe, alimentation particulière…) et être sûr de pouvoir y subvenir, en plus des besoins matériels, médicaux et financiers.

Un animal malheureux peut faire les pires bêtises voire se mettre en danger, pour être en bonne santé il doit manger de la nourriture de qualité (exit la nourriture de supermarché) et faire un minimum d’exercice, malade il peut coûter cher, bébé, sénior et pour les vacances il nécessitera une attention particulière. Une fois que la décision est certaine, on peut se permettre de l’accueillir, en prenant soin de lui réserver un endroit à lui où dormir au chaud, où manger et où faire ses besoins.

Chien fenêtre source pexels

La bienveillance en toute circonstance est nécessaire, qu’il s’agisse d’un adulte ou d’un jeune, car la violence est contre-productive (mettre le nez de l’animal dans ses excréments en cas de bêtise est pire que tout par exemple, tenter de connaître la raison de cette incartade est en revanche ce qu’il faut faire). Il faut toujours respecter son caractère propre, et tenir compte de son histoire à lui (parfois traumatisante), chacun est différent, même au sein d’une seule portée.

L’identification, la stérilisation, la vaccination et la vermifugation régulières sont essentielles à son bien-être, tout comme le fait de sécuriser ses sorties. Lors des absences de courte ou de longue durée, il faut savoir à qui le confier (petsitter, famille, amis, pension), ainsi qu’en cas de décès (il est indispensable de d’avoir 2 solutions pour lui, au cas où l’une se désisterait – ce qui arrive malheureusement trop souvent). Enfin, et c’est un point indispensable, ne pas oublier de lui donner toute l’attention et tout l’amour auxquels il a droit^^.

Et ne pas hésiter à demander des conseils sur des forums dédiés à la race, à son vétérinaire ou à un comportementaliste avant de dépasser ses limites. Pour les animaux certains gestes anodins pour nous sont de vraies défiances pour eux, et il peut en découler une situation qui dégénère sans qu’on sache trop pourquoi si on ne prend pas le temps d’observer et de comprendre.

Chats qui jouent source pexels

Quels sont vos conseils pour adopter et prendre soin d’un animal de compagnie  ?

Commentaires- Mettez-y votre grain de vert!

Cet article, publié dans Animaux, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

34 commentaires pour Tout ce qu’il faut savoir avant d’adopter un animal de compagnie

  1. Aline dit :

    J’ai découvert ton site, il y a quelques jours seulement et depuis je passe mon temps à tout dévorer et à trouver tes défis super sympa et j’emboiterai bien le pas à mon tour ^^

    J’ai voulu changer de vie et tous mes changements sont partit du fait qu’on maltraitait beaucoup trop les animaux à mon goût.
    Depuis toute petite j’ai toujours voulu un animal de compagnie mais mes parents ne voulaient pas, surement à raison, car ils ne voulaient pas qu’une fois que l’idée me lasserait (éventuellement), ils doivent s’en occuper eux.
    Quand j’ai emménagé chez moi, j’ai décidé donc que quand je trouverai l’animal qui m’irait je l’adopterai (il était hors de question que j’achète un animal alors qu’il y en a tant qui sont à adopter)

    Un jour, un ami a posté une annonce en disant qu’il avait retrouvé un chat dans sa cage d’escalier. Ayant déjà 2 chats, il cherchait quelqu’un pour l’adopté, j’ai craqué pour sa petite bouille. Je me suis proposée. Bien évidement, il a posé pas mal de question car il voulait une famille fiable pour la louloute.
    Il a accepté de me la confié et le soir même j’allais la chercher à 2h de route de chez moi. Il m’a fournit le matériel de base (litière et croquette) pour que je puisse faire mes achats par la suite (comme c’était le soir). Le lendemain j’ai demandé à une amie de me conseiller et j’ai acheté tout le nécessaire!

    Cela fait 3 ans maintenant que Chaussette est avec moi et on a même adopté un « petit frère » 1 an après.
    Pour les vacances je les prend avec moi, si je pars un week-end mes parents viennent s’en occupé. Mon appartement à été aménagé en fonction d’eux qu’ils puissent grimper partout sans danger. Je les considère comme mes enfants et leur bien-être passe avant tout !

    Je sais que Chaussette aime sortir mais comme je suis en appartement, c’est difficile et je veux pas qu’elle sorte comme ça (y a trop de malade dans le coin) donc je la promène en laisse au parc ^^ et elle aime bien :p Elle sait directement ce qu’on va faire dès que je sors la laisse. En plus, dès qu’elle fait un petit tour autour de là où on s’est installé, j’ai droit à un coup de boule (c’est sa façon à elle de montrer sa gratitude).

    L’important aussi pour moi c’est de bien les connaître ! Ce qui fait qu’au moindre signe bizarre ou d’inhabituel, je fonce chez le véto. Parfois c’est pas grand chose, mais ça peut cacher parfois quelque chose de grave. Une maladie prise à temps couterai qu’une visite tandis que si on laisse trainer ça peut couter plus cher (je connais quelqu’un qui en a eu pour 400€ en croyant que ça passerai ^^’ ).

    Les animaux c’est vraiment comme des enfants et je comprend pas les gens qui ne savent pas s’en occuper…

    • Bienvenue sur Echos verts Aline et merci de partager ton expérience 🙂 J’espère que tu t’inscriras pour relever les prochains éco-défis ensemble 😉 !

    • Aline dit :

      Merci 😀
      Je pense bien m’inscrire oui :p
      En tout cas j’admire ta persévérance tout au long de tes défis. J’ai du mal personnellement à garder ma motivation et à appliquer mes nouvelles règles !
      Je veux trop en faire je pense d’un coup 😄

  2. Isabelle dit :

    C’est vrai que pour ce défi, il ne fallait pas oublier les animaux de compagnie ! Nous avons deux chattes (6 et 3 ans) et un chien (8 mois). La première chatte a été adoptée via une association qui recueille les animaux en Espagne, la seconde a été adoptée à une collègue qui l’avait trouvée abandonnée juste avant les grandes vacances. Le chien est issu d’une portée non désirée…

    Je crois qu’il ne faut pas s’arrêter sur l’aspect parfois rebutant que peuvent avoir les animaux à l’adoption : malades, parfois revenant de plusieurs semaines de mal nutrition… La première chatte était jaune, efflanquée, le museau couvert de croutes. Il a fallu lui passer un produit sur le corps au gant de toilette pendant 3 mois. Aujourd’hui, elle a un beau poil blanc ! Vraiment, ne vous arrêtez pas à ça !!

    Les animaux qui ont connu les refuges sont souvent reconnaissants. Je me souviens très bien de l’arrivée de cette chatte à la maison : elle est sortie à son rythme de sa caisse de transport, en regardant partout. Comme si elle n’en croyait pas ses yeux d’être arrivée dans un foyer.

    Enfin, je pense que la vie avec un animal de compagnie se construit jour après jour. Notre vie est forcément différente de celle d’avant. Il peut arriver qu’on la regrette (après une journée entière de bêtises), mais il faut apprendre à vivre en compagnie de son animal et le respecter. Ce n’est pas l’animal qui vient vivre avec nous, c’est lui et nous qui allons vivre ensemble. S’il a passé une journée à faire des bêtises, quelle est la raison ? On peut faire des erreurs, l’important est de les noter et de les corriger.

  3. Gael va encore me dire que je me mets la « rate au court bouillon » (et j’admets que pour les poules, c’était en effet le cas 😉 ) mais, sans remettre en cause cette nécessité, le côté stérilisation « obligatoire » me gêne. Suis-je la seule dans ce cas ?

    • Emilie dit :

      Franchement, à moins que vous ayez l’intention de faire un petit élevage de chats domestiques, je pense que oui, c’est l’idéal. Ca épargne énormément de souffrance car la démographie féline, au bout d’un moment, explose et ce sont chaque année plein de chatons qui se retrouvent abandonnés à mourir dans les rues-ou pire. On a déjà recueilli plusieurs fois des chats avec mes parents et mon frère, souvent avec l’espoir de les donner, mais on n’a jamais su en donner un seul, ils sont tous rester chez nous- et tous stérilisés !
      Sans oublier que des chats non stérilisés, s’ils sortent, sont beaucoup plus territoriaux et donc sujets aux blessures suite aux bagarres et que la reproduction non contrôlée – en plus des morsures- est un vecteur du FIV, l’équivalent félin du HIV.
      Alors oui, pour le côté sanitaire et pour éviter des morts inutiles, je suis grande partisane de la stérilisation obligatoire.

    • Je comprends bien cette réponse « utilitaire », et j’ai bien précisé que je ne remettais pas en cause cette « nécessité », pour le bien général. Je ne la comprends que trop bien. Sauf que vraiment, à titre individuel, je trouve que c’est restreindre très fortement les libertés des animaux (et les priver d’une grande partie de leur vie) et cela me dérange au plus haut point. Voilà pourquoi j’ai fait le choix de ne pas en avoir…
      Oui, les chats non stérilisés se battent, partent sur de longues périodes, reviennent blessés, peuvent contracter des maladies, oui c’est violent, mais c’est aussi leur façon de vivre leur vie… Pourquoi vouloir les en empêcher ?

  4. LECOMTE dit :

    Pour ceux qui voudraient adopter un petit lapin pour en prendre soin, il y a deux associations qui les recueillent : marguerite et cie et aninounou. Nous avons avec mon mari adopté notre « doudou » suite au décès de notre précédent lapin mâle… J’ai eu beaucoup de mal face aux questions posées par l’association (un peu bizarre de se voir demandé notre façon de s’occuper des animaux, mais nécessaire…) mais je ne regrette pas! Et on recommencera sans soucis…

  5. Gael dit :

    Tout à fait Emilie! Il faut savoir qu’en 4 ANS, UN SEUL COUPLE de chats peut en engendrer PLUS DE 16’000 AUTRES, je pense que tout de suite ça devient un peu plus parlant… alors les réflexions pauvres que se font beaucoup de gens comme « oh bah c’est pas une portée de plus qui va remplir les refuges » BAH SI, parce qu’on ne sait jamais ce que vont vraiment devenir les chatons, et POUR SÛR il feront eux-même des portées si on ne les cède pas STERILISES. En plus, pour ceux qui veulent faire faire une portée à leurs animaux chéris pour avoir une descendance, faut vraiment savoir que les bébés n’auront pas forcément le caractère de l’un ou des 2 parents, qu’il s’agisse de chats ou autre! Ca c’est de l’anthropomorphisme pur, tout comme le fait d’être persuadé qu’il faut que son animal ait une vie sexuelle pour se sentir bien… c’est complètement faux! Il n’y a qu’à voir les pauvres minettes dans la rue qui font portée sur portée, elles sont épuisées, carencées, en stress permanent… pour ce qui est de « c’est la seule portée que je veux lui faire faire », je challenge quiconque de me dire que la mise bas se fait sans souffrance (imaginez quand yen a 6 ou plus à sortir!)… j’ai entendu ma chatte hurler et pleurer pendant sa mise bas quand j’étais petite (un méfait de la pilule, à l’époque on y croyait!!!), il n’y en avait qu’un, et on ne l’aurait pas aidée elle serait morte… tant de souffrances pour rien… et pourtant les animaux sont sacrément durs à la douleur!!! J’ai une amie qui tient une asso qui s’occupe de chats errants, en ce moment plusieurs des femelles sont en chaleurs, elles sont vraiment très mal. Une chatte en chaleurs en plus c’est insupportable (quand on habite en maison et que tous les chats du quartier se font la cour sous les fenêtres ya des seaux d’eau qui se perdent XD), et un mâle qui arrive à maturité sexuelle va commencer à marquer son territoire partout (grosse cause d’abandon des jeunes mâles), à miauler, à se barrer pour aller se reproduire, à se battre… donc il se met en danger. Il n’y a donc vraiment AUCUN intérêt à laisser ou à faire reproduire ses animaux, et dans la mesure où lors d’un transport, d’un déménagement, ou juste un porte ouverte, notre petit compagnon peut se faire la belle, il est indispensable de les faire stériliser même lorsqu’on habite en appartement (c’est la même logique que prévoir un gardien en cas de décès, on ne sait pas de quoi est fait l’avenir).

    Ensuite pour monter un élevage, il faut un certificat de capacité, qui n’est de toutes façons pas suffisant en terme de connaissances en génétique (le but d’un élevage est quand même d’améliorer les caractéristiques d’une race hein, entres autres). Il faut aussi de quoi accueillir les portées confortablement. Pour les chiens, si vous en accueilllez plus de 9 sevrés, il faut un bâtiment dédié et déclaration à la DSV. Donc c’est du sérieux quand même, il ne suffit pas d’avoir 2 représentants d’une race pour s’inventer éleveur. Concernant les personnes qui font de la repro en tant que particulier (càd une seule portée par an), la logique est la même en terme de connaissances (je connais des gens qui faisaient reproduire un frère et une soeur… c’est quoi la consanguinité déjà???). Certains particuliers font de l’excellent travail, mais ils sont peu à vraiment s’intéresser à tout ça; et puis sincèrement, ya pas assez d’animaux dans les refuges comme ça? De tous les animaux que j’ai accueilli, beaucoup étaient très typés (= d’apparence racée), que ce soit en chiens ou en chats, et je crois que je n’ai eu qu’un chat avec le LOOF. Il faut vraiment savoir pourquoi un veut un animal d’élevage… Et puis acheter un animal à un éleveur ou à un particulier qui fait du très bon travail (bon déjà ça écrème pas mal lol) ne garantit absolument pas la santé de l’animal. Quand bien même ses tests de hanches, d’yeux, de sang reviendraient négatifs, ça ne veut pas dire que l’animal n’aura rien (c’est le cas d’un chien LOF que je connais). Les animaux croisés sont plus résistants. Alors pour moi imposer la stérilisation des animaux cédés (à titre gratuit ou non), oui c’est une solution, aussi bien pour limiter la prolifération inutile et génante pour tout le monde, que pour limiter les souffrances des animaux à cause des gens qui font de la repro n’importe comment (sans parler après de ceux qui prennent les animaux et ne s’en occupent pas correctement, de ceux qui s’en prennent sciemment à eux, et des accidents de la route causés par des animaux errants). Et là il n’y a rien à discuter en terme de « liberté » de chacun, car les animaux errants et les chats libres sont à la charge de tous (et les animaux que l’on oblige à se reproduire, eux en plus on ne leur demande pas leur avis!!!). En effet, ce sont nos impôts locaux qui en pâtissent; 100€ parfois pour un chien trouvé en campagne sur le territoire d’une commune, quand la fourrière de la grande ville la plus proche doit se déplacer pour venir le chercher… et parfois le chien ne vient même pas de cette commune!

    Enfin, concernant l’aspect santé, en plus du FIV, il y a aussi la leucose féline (FeLV) qui se transmet de la même façon, mais que l’on peut prévenir avec un vaccin. Dans tous les cas, un chat étant positif au FIV et/ou au FeLV n’a pas à être euthanasié d’office comme certains vétérinaires le pensent et le font. Il peut vivre en étant porteur sain, sans jamais déclarer la/les maladie.s, et il peut aussi vivre parmi d’autres animaux (ce n’est pas transmissible à d’autres espèces), le tout étant de ne pas le confronter à des chats susceptibles de se battre (d’où là encore, l’importance de stériliser!!!). Je pense à l’association Charly’s Angels en Picardie http://charly-s-angels.forumforever.com/index.php https://www.facebook.com/AssociationCharlysAngelsPourChatFiv?fref=nf , qui fait un travail formidable.

    Voilà, j’espère avoir donné des arguments clairs qui convaincront certains lecteurs des bienfaits et de l’indispensabilité de la stérilisation des animaux de compagnie… pardon si je parais virulente dans mes propos, c’est un sujet qui me touche beaucoup et j’ai vraiment des envies de meurtre quand j’entends les phrases toutes faites des français de base, irresponsables et irrespectueux des animaux… Parce que non, de la même façon qu’on ne fait pas ce qu’on veut de son gamin, on ne fait pas ce qu’on veut de ses animaux!!!!

  6. Très joli témoignage encore une fois 🙂 Je pense la même chose que Gaël : « pour moi un animal ou un humain c’est pareil, c’est un être aimé et aimant, qui peut souffrir ». J’ai remarqué que ça pouvait choquer mon entourage, pour la majorité, un humain est supérieur à un animal…Il y a encore du chemin à faire…

    • Gael dit :

      Oui mais on se sent quand même moins seul de lire qu’il y a d’autres gens qui pensent comme nous, et je trouve ça encourageant^^

  7. Gael dit :

    Pour répondre à ton dernier commentaire Labourseoulavie, je dirai juste que laisser un chat « vivre sa vie » sans intervenir, c’est forcément raccourcir sa vie et lui infliger indirectement des souffrances inutiles. Il y a 2 ans, j’ai percuté un chat sur la route en pleine nuit, il était salement amoché. J’ai de suite fait demi tour, mais il était parti se cacher dans la forêt, je n’avais qu’une petite lampe, je ne savais même pas où j’étais et j’étais toute seule. Je l’ai cherché un moment, sans succès. J’ai mis un mot dans la boite à lettres la plus proche, et dès le lendemain j’ai appelé le vétérinaire du coin. On a retrouvé les propriétaires. Plusieurs semaines plus tard ils m’ont recontactée, pour me dire que 3 jours après il avait réussi à revenir chez lui pour mourir, il avait le crâne défoncé, et avait beaucoup souffert. « On venait juste de le faire castrer en plus, c’était tellement un chat adorable ». Pendant des semaines je m’en suis voulu, ces personnes m’en veulent certainement encore, mais est-ce que finalement, ça ne seraient pas eux les irresponsables??? Ils ont laissé leur chat vadrouiller en pleine nuit, dans la campagne, près d’une route où les voitures roulent minimum à 90km/h, en plus leur chemin donne sur le haut d’une côte… je pense que le sort de leur chat était d’office réglé, un jour où l’autre il se serait fait percuter. Alors oui, chacun prend bien les responsabilités qu’il veut, en attendant j’ai tué un être vivant, « un gentil petit chat », et jamais je ne me le pardonnerai vraiment. Laisser son animal souffrir sciemment, que ce soit en allant se castagner pour défendre son territoire, en mettant bas, en se prenant la patte dans un piège et ou se prenant une balle en faisant les poubelles, c’est parfaitement irresponsable, et quand on aime son animal on ne le laisse pas souffrir. Stériliser un animal précocément avant même qu’il ne ressentent les besoins pressants de la reproduction, c’est lui permettre de vivre plus longtemps et de façon plus tranquille. Sans parler du fait qu’il évite de développer des cancers type des chaines mammaires, de la prostate ou des infections de l’utérus (pour info quand j’ai voulu faire stériliser la chienne de 10 ans que je venais d’adopter, le véto m’a dit qu’elle était trop vieille; quand j’ai voulu partir en vacances on m’a annoncé qu’elle dormirait dehors ce qui était hors de question justement pour ne pas qu’elle se fasse couvrir, je ne suis donc pas partie; et 6 mois après j’ai bien cru qu’elle allait mourir dans mes bras car elle avait développé une métrite, et il a fallu l’opérer en urgence… ça m’a juste coûté 400 EUROS… chacun voit midi à sa porte hein…).

    • J’entends bien tout cela… mais vraiment, même après vous avoir lues attentivement, je n’admets mais cette ingérence dans la vie d’un autre être… La liberté, les relations sexuelles, les bagarres, oui tout ça est risqué, mais c’est aussi ce qui fait le sel de la vie. Bien sûr, il peut y avoir des accidents, nous en avons tous à raconter, mais on ne peut pas généraliser à partir de cela. Le danger ne peut pas être évité, pour l’humain ou l’animal, et comme un animal n’est pas une chose, on ne peut pas en disposer à sa guise et décider ce qui est bon pour lui ou pas ! C’est bon pour lui de dormir bien au chaud, stérilisé, rendu inapte à la vie sexuelle, nourri de ce qui nous semble le mieux pour lui, bien à l’abri, ne sortant jamais à sa guise… vraiment, est-ce la définition de la « belle vie » selon vous ? C’est n’est pas ma mienne…
      Attendez, vous ne pouvez pas me dire qu’une chatte a mal quand elle a ses petits et qu’il faut lui épargner ça… Je ne suis pas pour la maternité à tout prix, mais si l’on transpose vos propos, tout cela me semble très très spécieux, navrée.

      Je pense que nous sommes foncièrement opposées sur ces questions, cela dit, merci d’avoir exposé votre point de vue.

    • Je veux juste ajouter qu’à titre personnel (même si je ne suis pas un chat 😉 ) je préfère une vie riche mais courte à une vie « peinarde » et longue. C’est un choix de vie, de philosophie, de pensée.

    • Daphne dit :

      En fait, je crois que le thème de la stérilisation mérite presque un article à lui seul! En effet, le débat est complexe, et aussi passionnel, passionne et charge en émotions que le débat sur l’avortement… malgré tout, je vais essayer d’apporter un peu de clarté sur le sujet…
      Pour commencer, j’aimerais exposer tous les arguments POUR la „stérilisation par default“, puis tous les arguments CONTRE, et enfin en tirer une conclusion logique pour tous… j’espère que cette démarche quelque peu académique ne vous offusquera pas!

      Arguments pour la “stérilisation par default“ (CAD de tous ceux avec lesquels ont ne souhaite pas absolument faire de reproduction) de tous les animaux de compagnie:
      • il y a déjà beaucoup trop d’animaux “en situation précaire“, CAD abandonnes, en refuge, etc.
      • nos animaux domestiques mettent presque toujours plusieurs petits au monde à la fois, la croissance est donc exponentielle
      • dans la nature, cela fait sens, car très peu de jeunes survivent, mais pas dans notre société, ou même les animaux sont assez protégés, et je pense que tout le monde en est plutôt content ici (ou quelqu’un pense-t’il sérieusement qu’il vaut mieux que 95% des jeunes meurent de maladies type diarrhées néonatales, pneumonies, famines…?)
      • D’ailleurs, nous avons domestiques ces animaux et les avons donc sortis des cycles et contraintes de la nature, à nous de préserver un certain équilibre
      • La protection de la faune sauvage – en effet nos chers compagnons poilus sont, souvent sans que nous nous en rendions compte, de redoutables prédateurs, et forcement, plus il y en a, plus la faune sauvage se fait attaquer… (Je ne suis toujours pas pour les zoos, mais cet article est très bien: http://www.parc-des-felins.com/fr/actualites/le-parc-militant/200/votre-matou-est-un-serial-killer)
      • Le bilan carbone, oui, je suis sérieuse, vu la quantité de nourriture nécessaire pour nourrir correctement nos animaux domestiques, et en particulier de la viande pour les carnivores, autant éviter d’avoir des bouches à nourrir en quantités astronomiques
      • Éviter la souffrance des animaux d’élevage: de même, l’immense majorité des aliments industriels pour animaux sont issus de l’élevage intensif, les produits bio sont à des prix élevés (même pour du bio, quand on compare à l’écart pour l’alimentaire pour 2-pattes), et n’ont pas forcément une composition réellement seine, pour les produits vegan pour des carnivores, je suis franchement sceptique)
      • éviter la souffrance liée a la reproduction: même si les bagarres font partie de la vie normale des chats sauvages, ils sont lies a une certaine souffrance, le coït est parfois douloureux en particulier pour les femelles encore trop jeunes, pour la mise bas, elle est généralement nettement moins douloureuse chez nos animaux domestiques que pour les femmes, car d’une part, la position du bassin est plus “pratique”, et d’autre part, comme je le disais plus haut, il y a généralement plusieurs petits, qui sont de fait plus petits… mais elle n’est pas nulle. Enfin, n’oublions pas la fatigue liée à l’élevage des jeunes, en particulier avec l’allaitement, d’ailleurs, ce n’est pas pour rien que les louves se le partagent sur toute la meute – nos chiennes peuvent-elles es faire autant?
      • éviter la souffrance liée à la non-reproduction: curieusement, on en parle jamais, mais comme nous ne voulons pas que nos chers 4-pattes ne se reproduisent à tour de pattes… nous les empêchons, généralement en les enfermant, de rencontrer un partenaire potentiel… et donc d’assouvir leurs pulsions, qui sont probablement d’autant plus intenses, qu’elles sont concentrées dans le temps (en gros, c’est comme le supplice de tantale, qui ne peut jamais assouvir sa soif ni sa faim, qui le rongent constamment)
      • Au contraire, si on les stérilise relativement tôt, ils ne ressentent tout simplement jamais ce besoin, car leur cerveau ne développe jamais ces “capacités“, et ce concentre sur d’autres…
      • Un animal stérilisé peu vivre très heureux, et n’a d’ailleurs pas besoin d’être surprotégé, enferme ou je ne sais quoi (il faut juste éviter certaines croquettes de toute manière pas très recommandables à mon avis, mais c’est un autre vaste débat)
      • Eviter beaucoup d’ennuis aux propriétaires: animaux fugueurs, agressifs voir dangereux (en même temps, avec le supplice de tantale, je les comprends un peu…), invites surprises gênants (mon premier chien fut aussi le premier de mon père, qui se pensait alors solidaire masculin, refusa de le faire stériliser… combien de voisins ont eu la visite surprise d’un beau chien de 25-30kg dans la force de l’âge sautant au-dessus du portail, creusant un trou sous la clôture, passant par la fenêtre… pour aller visiter une chienne en chaleurs… bien sûr, nous étions les principaux responsables, puisque notre chien, très ruse, c’était échappé de chez nous, mais jamais personne avec une chienne stérilisée n’a eu ce genre de visite!), chiots/chatons/hamsters… à caser…
      • éviter bon nombre de problèmes médicaux: cancers mammaires, de l’utérus, des ovaires, de la prostate, des testicules, métrites, prostatites, orchites, fracture de l’os pénien (oui, les chiens ont un os dans le pénis, et comme les chiens sont “attaches“ pendant environ 30 minutes après le coït proprement dis, malheureusement beaucoup de propriétaires furieux de chiennes en chaleurs donnent un grand coup de pied aux pauvres chiens, qui auraient somme toute certainement préférés se faire stériliser… je sais, j’anthropomorphise, c’est mal)… tout cela reviens finalement bien cher!
      • Pour des raisons sanitaires: une trop grande densité augmente énormément les problèmes d’ordre infectieux (mais aussi les problèmes d’agressivité…)
      • De nombreux animaux domestiques sont porteurs de défaillances génétiques du fait de l’absconse assez large de sélection naturelle

      Bon… les arguments contre, maintenant:
      • on les prive de leur instinct/quelque-chose/choix de reproduction/…, sauf qu’ils peuvent vivre de manière tout à fait épanouie, même sans gonades (franchement, j’apprécie pleinement le fait d’avoir une vie sexuelle active, mais ça ne fait pas tout dans la vie, très loin de la!)
      • on ne leur laisse pas le choix – certes, ça fait partie des dilemmes quand on a des animaux: comme ils ne peuvent pas vraiment parler, nous sommes obligés de faire des choix, parfois capitaux à leurs place, si cela nous effraie, mieux vaut ne pas avoir d’animaux!
      • on intervient trop dans la nature – oui, mais on intervient encore plus ayant des animaux qui se reproduisent de manière incontrôlée ou leur laissant leurs pulsions sans les laisser être assouvies (voir arguments pour)
      • les chiennes risquent de devenir incontinentes: c’est vrai, surtout chez les grandes chiennes et les chiennes stérilisées tardivement, donc mieux vaut stériliser aussi tôt que possible, même si cela reste une histoire de statistiques… mais gardons à l’esprit que l’incontinence démarre généralement des années après l’intervention, et qu’une chienne non stérilisée risque des tumeurs et métrites nécessitant une stérilisation en urgence et a un Age plus avance, donc avec un risque d’incontinence exponentiel… de plus, il existe des traitements relativement efficaces (traitement médicamenteux, chirurgie, ou mieux si on a un bon homéopathe sous la main, homéo…)
      • c’est irréversible: effectivement, il faut bien y réfléchir, mais demandez-vous tout de même quelles conditions vous voudrez avoir réunies pour accueillir une portée (de préférence, demandez à un professionnel sérieux a quoi il faudrait penser, cela vous évitera bien des soucis!) et si votre animal n’est pas porteur de maladies génétiques graves; la castration chimique (implant hormonal) peut être une solution transitoire, mais cela reste relativement onéreux et je pense personnellement que nous manquons encore de recul quant aux conséquences
      • c’est beau d’avoir des enfants… certes, encore une fois, ça ne fait pas tout dans la vie, et on peut être très heureux sans… surtout si en dehors de cela on a suffisamment d’activités intéressantes…
      • C’est un lévrier de course, et il n’a pas le droit de courir castre… c’est malheureusement vrai
      • Je fais de l’élevage avec: si c’est vraiment fait avec sérieux et amour, pourquoi pas…
      • je n’ai plus d’arguments, mais quand même, le pauvre, je ne peux pas lui faire ça… ca, ça reviens treeeeeeeeeeeeeeeeeees souvent dans ce type de discussions, et malheureusement, ça m’exaspère, car je me trompe peut-être, mais pour moi, c’est de la mauvaise foi…

      Bon, je suis trop fatiguée pour faire la synthèse ce soir, mais peut-être que vous avez des arguments que j’ai oublié ou auxquels je n’ai pas pensé ou que je n’ai pas encore entendus (vous vous en doutez, tous ceux que j’ai cite ne sont pas forcément les miens…), donc ajoutez les d’ici-là, j’en tiendrais compte! Mais vous vous en doutez aussi, je défends bel et bien la stérilisation pour tous les animaux domestiques, sauf cas particulier et murement réfléchit…

    • Gael dit :

      Merci pour ces éclaircissements nécessaires Daphne! Effectivement, je n’avais même pas pensé aux autres animaux nécessaires pour leur alimentation… bien qu’il ne s’agisse pas vraiment de « pièces de choix », il faut quand même en tuer des animaux pour nourrir les nôtres :/

      J’espère que ces réponses précises provenant d’une professionnelle seront entendus, quel que soit le positionnement de chacun.

    • Bien sûr que ces arguments sont entendus. En tout cas, moi, je les entends. Par contre, il me semble que ce sujet très passionnel déchaîne beaucoup de tensions et de crispations… et je ne souhaite pas en ajouter. Je n’aime simplement pas trop que l’on affirme détenir une vérité et qu’elle est la seule et l’unique valable… mais c’est encore un autre débat !

      Une simple remarque, plus générale : personnellement, et encore une fois, je ne parle que pour moi, je ne peux pas me retrouver dans l’idée que la vie sexuelle c’est bien, mais que finalement, ça ne fait pas tout dans la vie. Peut-être donc le sujet en draine d’autres, et de fil en aiguille… Peut-être ne puis-je entendre vos arguments tout simplement parce que je ne peux pas accepter ce postulat de départ sur la vie sexuelle. 🙂

    • Daphne dit :

      Je ne prétends pas détenir de vérité absolue, encore moins dans le domaine de la biologie, ni dans celui de l’éthique… mais j’expose mes arguments ‚c’est vrai que mon argumentaire est un peu fausse du fait de ma forte conviction personnelle et de la fatigue vu l’heure tardive, je ferais plus d’efforts de rigueur la prochaine fois!), et j’aime en obtenir en retour… en effet, je vois bien que “l’argument“ que la sexualité c’est bien mais ne fait pas tout en gêne certains, mais au risque de choquer encore plus ces derniers: pourquoi? que se cache t’il derrière ce “je ne me retrouve pas”?
      Et je pense que tous les débats passionnels sont importants, car a forte implication éthique… même si je ne cherche absolument pas a trouver une solution unique, juste a comprendre les différents arguments et points de vue…

  8. Laëtitia dit :

    Quel beau témoignage ! Je suis toujours choquée de voir que l’on considère bien souvent les animaux comme des peluches… Moi-même, quand j’étais petite, j’ai eu mon lot d’animaux de compagnie, et je regrette aujourd’hui que l’on ne m’ait pas appris à ce moment-là la responsabilité que ça impliquait. Car ce qu’il nous manque le plus, dans cette affaire, c’est d’être informés : on ne nous dit pas que les poissons rouges perdent 75% de leur durée de vie en étant enfermés dans un aquarium, que certains animaux ont besoin de vivre en groupe, ou que d’autres ont parfois besoin d’être seuls… Encore une fois, cela est permis parce que ces pauvres bêtes sont devenues le gagne-pain de quelques-uns. J’en viens à croire que de la même façon qu’on ne commercialise pas les humains, on ne devrait pas commercialiser les animaux. Il y en a suffisamment dans les refuges pour que chacun puisse s’y faire un ami.

  9. Gael dit :

    Merci Laëtitia! Effectivement, la non-information (voire la désinformation parfois) sont en partie responsables de la situation actuelle… enfin maintenant, tout le monde peut avoir accès à internet, il n’y a plus aucune excuse pour dire « je ne savais pas ». Il y a un certain nombre d’années par contre, c’était une autre histoire. Comme le fait de faire faire une 1e portée à une chatte ou une chienne avant de la faire stériliser, « pour qu’elle se sente bien », chez les vétos on l’entendait partout, alors que c’est complètement faux… mais si on n’était pas véto, qui était-on pour se permettre de remettre leur savoir en question??? Je regrette aussi qu’on m’ait offert des animaux provenant d’animaleries, surtout que les conseils à ce moment là on pouvait bien se brosser pour en avoir (ça me parait tellement logique aujourd’hui de ne pas mettre de papier journal en litière pour un lapin! Mais à l’époque on n’informait pas, et surtout on n’expliquait pas… pas sûre que ça soit mieux maintenant remarque).

  10. Ping : Bilan et partage autour de l’éco-défi | nous sommes tous des graines

  11. Emilie dit :

    Juste à propos du débat de la stérilisation et de la qualité de vie.
    Tous mes chats ont toujours été stérilisés. Vivant dans une zone avec des espaces verts et des champs, ils ont tous accès à l’extérieur comme bon leur semble. Ils partent la journée, se promènent, chassent les souris sûrement et reviennent quand ils ont envie.
    La plus jeune des deux femelles en été part 5-6 jours dans les champs, et revient ensuite. Elle garde fort son comportement de chasse, sa tendance à explorer de grands espaces malgré la stérilisation. Idem pour les mâles. Mon chat qui avait été stérilisé était resté particulièrement territorial: il avait mis tout un périmètre à ses pattes, dominé tous les matous. Une fois l’allégeance faite, il les laissait évoluer sur son aire. C’est probablement dans ce genre de situations qu’il a contracté le FIV.
    Tout ça pour dire que non, la stérilisation ne rend pas un chat « pantouflard » s’il continue à avoir accès à l’extérieur.Dans le cas où le chat vit en appartement, à moins de le laisser délibérément sortir à la saison des amours, je ne vois pas ce que ça changerait pour lui…
    Sans oublier une chose aussi pour les personnes qui habitent près de zones où vivent encore des chats forestiers ( Felix silvestris) : l’hybridation. Le chat domestique, surtout les chats harets retournés à l’état sauvage, se reproduisent avec les chats forestiers. Et ces derniers voient leur caractères génétiques se diluer dans la masse, menaçant à terme l’espèce et ses particularités.
    Pour ma part, je rejoins Daphné: ne pas stériliser un chat sous prétexte qu’il est dans l’ordre naturel qu’il se reproduise c’est oublier d’une part que cet ordre naturel, on l’en a sorti à partir du moment où il a été domestiqué et, d’autre part, c’est accepter de porter sur les épaules la souffrance de chatons qui seront avortés à quasi terme/abandonnés/tués/mourront de maladies parce qu’on laisse « faire la nature ». Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, face à de la souffrance j’agis et quand vous ramassez en rue un chaton qui est profondément atteint par le coryza et qui décède parce qu’il est trop tard, je me dis qu’on est bien irresponsables face à ces souffrances engendrées à cause d’une idée de « véritable nature » qui tend plus à être de la mauvaise foi.
    Si l’on accepte pas le côté domestiqué, le mieux est de ne pas prendre d’animal dans ce cas: à partir du moment où on les accueille, on leur doit des soins et de l’attention. Entretenir l’idée du « sauvage » à notre porte sans les responsabilités qui nous incombent, c’est je trouve peu honnête, si pas cruel.

    • Daphne dit :

      Pour ce qui est de devenir pantouflard ou non, ça dépend des cas… J’ai connu 2 chats mâles non castre absolument pas dominants ni territoriaux ni rien, j’en ai connu un qui était très dominant malgré la castration… et beaucoup qui sont devenus plus ou moins “confort avant tout“… Il y a bien une part de caractère inné que nous n’influencerons jamais, heureusement!

    • Emilie dit :

      Oui, tout à fait Daphné: la personnalité du chat joue toujours 😉

    • Daphne dit :

      🙂

  12. blogplanetaddict dit :

    Très intéressant… Lorsque j’étais petite, on a recueilli un chat, une chatte et acheté un chiot. Pour tout l’amour qu’on leur a donné tout au long de leur vie, je ne regrette pas ce choix. Mais j’avoue qu’aujourd’hui, acheter un animal chez un éleveur me paraît difficilement concevable.
    Je rêve d’avoir à nouveau des animaux de compagnie. Pas juste pour me tenir compagnie, mais parce que je les trouve fascinant et j’aime la relation que l’on développe avec eux. Malheureusement avec mon train de vie de voyageuse, ce n’est pas du tout envisageable pour l’instant et je sais que le jour où je me déciderai, ce n’est pas pour le refourguer chez mes parents tous les quatre matins parce que je repars. Un jour peut être!
    Je suis déjà allé dans un refuge, et ça m’a brisé le coeur de voir tous ces animaux abandonnés. L’un ressemblait à mon chien décédé, je n’ai pu m’empêcher de pleurer. Comment peut-on trahir un être de la sorte, cela me dépasse complètement. Mais bon, il est important d’ouvrir les yeux et d’agir en connaissance de cause. Parfois on ne se rend pas bien compte de l’impact que cela peut avoir.
    D’ailleurs, la remarque à propos de la connaissance de l’animal, sa race, ses réactions etc, est fort intéressante. Je n’y avais pas pensé mais j’imagine que l’on s’épargnerait bien des accidents si on prenait le temps de savoir dans quoi on met les pieds, et apprendre à vraiment connaître son animal, et pas juste l’acheter parce que cette race est jolie.
    Merci à Gaël pour toutes ces précieuses informations!

  13. Daphne dit :

    J’ai aussi le soucis de ne pas encore être dans une situation très stable du point de vue géographique notamment, et en attendant, j’ai pris un chiot en famille d’accueil pour une école de chiens guides l’année dernière, parce que je savais que je serais encore la pendant au moins un an, et cela m’a aussi permis de poursuivre un peu ma réflexion sur l’éthique dans le fait d’avoir un animal de compagnie… maintenant, comme je ne sais pas si je suis la pour 2-3 mois ou peut-être plus, je garde des animaux de collègues et amis… et oui, l’article de Gaël est très chouette! 🙂

  14. Ping : Apprendre à connaître, respecter et protéger les animaux : le bilan | Échos verts

  15. Clarice dit :

    Cet article est bien utile ! Je pense adopter un chien et les conseils dans cet article m’ont beaucoup aidé. J’adore la question que vous avez posée : comment ta sensibilité envers les animaux se reflète-t-elle dans ton quotidien ? Si on n’a pas du temps pendant nos journées pour soigner un animal de compagnie, on ne doit pas en adopter un. Merci de ce partage !

  16. Lucie dit :

    J’ai découvert ton site il y a quelques jours, et depuis je viens y fouiner très régulièrement. J’aime beaucoup les idées que tu partages.
    Cet article en particulier m’a fait écho, vu la bande de poilus que j’ai à la maison… Petite j’ai toujours rêvé d’avoir un chien, mais n’en avais jamais eu l’occasion. Puis j’ai rencontré mon homme, qui partageait sa vie avec sa chienne depuis déjà 5 ans à l’époque. Je me suis aussi bien entendu avec l’un qu’avec l’autre, et j’ai pu découvrir progressivement toutes les responsabilités et surtout tout le bonheur de la vie avec un toutou. Nous avons commencé à envisager de prendre un autre chien, à deux (même à 3 avec notre chienne), nous renseignant à droite à gauche. A la base nous étions parti sur une adoption, puis nous sommes tombé par hasard sur un élevage qui nous a beaucoup plu. Ce n’était pas du tout dans nos projets, mais après avoir visité l’élevage en question, (et avoir rencontré celui qui partage à présent notre vie) nous avons craqué.
    Nous avons changé beaucoup de choses à notre environnement pour rendre cette vie commune des plus heureuse, et avons notamment déménagé d’un appartement pour une maison avec jardin.
    Un an après notre installation, dans un lotissement rempli de chats sauvages, une chatte à mis bas sur une parcelle isolée de notre terrain. Cinq petit chatons, tous plus mignons les uns que les autres … Nous avons veillé à leur sécurité, les avons vu grandir et nous sommes attachés. Nous avons fini par placer quatre des chatons dans des familles aimantes et avons adopté le petit dernier (enfin, le petit dernier a fini par nous adopter, car c’est clairement lui qui nous a choisi).
    Depuis, tout ce petit monde vit sous notre toit, pour notre plus grand bonheur. Les voir grandir, jouer, échanger nous remplis de bonheur au quotidien.
    Cependant il reste clair que cela entraîne des responsabilités, tant financières que physiques qu’il faut anticiper … Merci pour cet article!

  17. Ping : Le meilleur de 2015 | Échos verts

  18. olivia dit :

    help!!!!!!!!!
    quel sont les avantage et inconvénients d adopter des animaux domestiques abandonnés ( SPA)
    en 15 ligne

Mettez-y votre grain de vert!

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s