Prise en flagrant délit de consommation de… banane!

Quelles que soient nos convictions, aussi altruistes et sensées soient-elles à nos yeux, elles seront toujours partagées par certains et critiquées par d’autres. Et tous ceux d’entre nous qui sommes convaincus qu’un monde meilleur est envisageable, que la sobriété heureuse est souhaitable, que notre mode de consommation est déplorable, qu’il faut bousculer nos habitudes et défier certaines  normes pour vivre de manière plus saine, plus éthique et plus écologique, savons combien les avis et les réactions diffèrent face à nos convictions.

Depuis le lancement de mon blog et ma quête d’un mode de vie plus en harmonie avec mon environnement et mes valeurs, j’ai remarqué des comportements bien différents autour de moi. Certains sont plus bienveillants que d’autres, mais tous me permettent de pousser mes réflexions plus loin et contribuent à l’enrichissement de ce blog, à ma compréhension des barrières qui m’empêchent d’avancer et à ma découverte de nouvelles sources d’inspiration, de force et d’énergie qui m’aident à les surpasser.

Aujourd’hui, j’avais justement envie de partager avec vous ma perception de ces divers comportements qui vous sont certainement aussi familiers et vous raconter une anecdote en particulier:

Les indifférents : bien qu’informés de l’existence de mon blog et des problèmes environnementaux, ils ne s’y sont jamais intéressés et ne m’ont jamais posé de questions ni fait de remarques par rapport à ma passion du vert. Heureusement, on a plein d’autres intérêts en commun!

Les petits curieux : par réelle curiosité ou par simple politesse, ils ont pris le temps de regarder mon blog au moins une fois, certains d’entre eux ont lu quelques articles et s’intéressant à toutes ces questions… de loin. Je ne parle donc pas plus écologie avec les petits curieux qu’avec les indifférents.

Les grands attentionnés : en plus de s’intéresser à Echos verts et aux questions abordées de très près,  ils prennent le temps de me faire part d’informations et de suggestions au sujet de projets ou d’alternatives pouvant m’intéresser. Cela me touche et m’encourage beaucoup!

Les embarrassés : conscients d’à peu près tout ce que je fais/je ne fais pas pour verdir mon quotidien, il arrive qu’ils se sentent gênés quand ils font l’opposé et ressentent parfois le besoin de s’excuser ou de se justifier, alors que je ne les ai ni regardé de travers, ni fait remarquer ou demandé quoi que ce soit…

Les juges mal-informés : ceux-là ne se gêneront pas pour me dire de manière politiquement correcte ou pas que ce que je fais ou j’envisage de faire est insensé, sans intérêt, extrême ou ridicule. Tant pis pour moi!

Les anti hors-normes : bien qu’ils reconnaissent certainement l’intérêt de mes démarches jusqu’à un certain degré, ils ne comprennent pas que je puisse (avoir envie d’) adopter certaines alternatives “dérangeantes” car en décalage avec les “normes” sociales. Cela m’ennuie terriblement de déranger les autres c’est certain; mais cela me serait encore plus profondément pénible d’aller à l’encontre de mes propres convictions…

Les accusateurs : ces derniers scrutent chacun de mes dires et gestes pour déceler les moindres “contradictions” et les cas dans lesquels mes choix ne sont pas parfaitement écologiques. Pourtant, je ne me souviens pas m’être présentée comme étant la Queen du Green, ni la Miss Ecolo, ni l’incarnation de la Vie en Vert.

Qui n’est point moralisateur…

J’ai donc la chance d’être entourée par une diversité d’esprits qui me rejoignent, me soutiennent, me questionnent, me critiquent… Pourtant, il faut savoir qu’à moins qu’on me pose des questions, je ne parle pas à tout va de mon blog, ni des changements que j’ai mis ou que j’aimerais mettre en place dans mon quotidien. En outre, quel que soit le point de vue de mon interlocuteur sur les questions et les alternatives écologiques, je n’ai jamais donné de leçon de morale à personne: menant moi-même une vie imparfaitement éthique, imparfaitement saine et imparfaitement écologique, je ne me permettrais pas de rabaisser ceux qui vivent et consomment différement. Alors avis aux intéressés: s’il y a une personne que je juge, c’est moi, et moi seule!

… n’est jamais à l’abri d’un jugement

Néanmoins, nombreux sont ceux qui se permettent de me juger au quotidien, pour différentes raisons… Certains de ces jugements donnent lieu à des débats houleux ou mettent tout simplement fin à l’envie de partager son point de vue ou ses idées avec quelques personnes. D’autres donnent aussi l’opportunité d’expliquer ses choix et son raisonnement à ceux qui ont une réelle volonté de mieux les comprendre pour mieux les accepter. Ceux-là sont des plus encourageants et des plus enrichissants.

Et j’aimerais justement vous raconter l’un de mes échanges avec un très gentil “accusateur” qui m’a obligé à regarder de plus près l’empreinte carbone de mon alimentation et, contre son gré, m’a complètement déculpabilisée du fait de manger des bananes

168H

Petite conversation avec un “accusateur”

J’ai la chance de travailler dans un lycée atypique: le genre d’établissement où l’on a entre 6 et 15 élèves par classe, où l’on s’appelle par le prénom, où l’on déjeune volontiers avec les élèves et nos conversations vont bien au delà des sujets scolaires.

Ainsi, lorsqu’on a abordé le thème de l’environnement dans l’un de mes cours de FLE où les élèves parlaient de leurs habitudes et astuces pour réduire leur empreinte écologique, c’est tout naturellement que je leur ai parlé de mon blog et de mes éco-défis. Ils sont donc tout à fait conscients de l’importance que j’accorde à la problématique environnementale autant dans ma vie personnelle que dans mon travail alors même une fois le chapitre “environnement” du programme terminé, on a continué d’en parler et certains suivent de près mes éco-défis… ainsi que le contenu de mon assiette!

En effet, alors que j’étais en train de manger à la cafétéria du lycée un midi, Danny, un élève de Terminale (qui m’a autorisé à utiliser son prénom et à partager cette histoire) me rejoint, non pour le plaisir de manger avec moi, mais pour celui de me faire réaliser que j’étais loin d’être l’écolo parfaite que je n’ai d’ailleurs jamais prétendu être. Il me met son Smartphone sous le nez et tout en pointant du doigt la carte Google qu’il tient à ce que je regarde de près, il jette un regard accusateur à la banane posée à côté de mon assiette et m’explique qu’elle a parcouru plus de 7000 km avant d’arriver jusqu’à moi… et il rajoute que, bien évidemment, ce n’est pas cohérent pour quelqu’un qui tient à préserver l’environnement!

L’empreinte carbone d’une banane

Il est vrai qu’avant de se retrouver dans le panier à fruit de notre lycée, cette banane aura parcouru quelques milliers de miles en bateau et aura causé l’émission d’environ 0,08kg de CO2, production et transport inclus. Il est vrai aussi que pour ces 0,08kg de CO2 par kilo, la banane nous apporte 140 calories, de la vitamine B6, du potassium et des fibres: que de bonnes choses et en quantité.

En comparaison, beaucoup des aliments consommés quotidiennement et surconsommés émettent bien plus de CO2 et sont bien moins bénéfiques pour la santé et l’environnement. De même, beaucoup des gestes superflus et habitudes superficielles ancrés dans notre quotidien contribuent davantage à notre empreinte écologique qu’à notre bien-être et à celui de la planète.

Bananes

Ma réaction

Prise au dépourvu, le temps d’une seconde, je me suis sentie “coupable” parce que je sais depuis toujours que les bananes viennent de loin et qui dit loin dit transport et empreinte carbone plus élevée. Malgré tout, je mange des bananes parce que c’est le seul fruit qu’on trouve tout au long de l’année et que j’aime. Et que pour ma santé, je préfère manger un fruit qui vient de loin, plutôt que d’éviter l’émission de quelques kilos de CO2 en ne mangeant aucun fruit. Le mieux, bien évidemment, serait que je passe outre les goûts de mon palais et que je me force à consommer des fruits locaux et de saison. Je fais des efforts là où je peux. Mais là, je n’y arrive pas… encore.

Puis, passée la surprise de l’accusation culpabilisante, je me suis ressaisie et le sourire aux lèvres, j’ai déballé d’un trait la liste de tous les aliments que je ne consommais plus ou qu’en moindre quantité, de tous les gestes que je faisais et de toutes les habitudes que j’avais abandonnés et dont l’empreinte carbone aurait par le passé largement dépassé celle d’une banane venue tout droit de l’Equateur.

En effet, lui ai-je répondu, je mange des bananes, responsables de l’émission de 0,48g de CO2 par kilo, mais je ne mange pas de viande (1kg de viande de mouton = 39,2kg de CO2, 1kg de boeuf = 27kg de CO2), je ne mange pas de poissons ou de fruits de mer (1kg de saumon d’élevage = 11,9kg de CO2, 1kg de thon en boîte = 6,1kg de CO2), j’évite les produits laitiers (1kg de fromage = 13,5kg de CO2, 1kg de yaourt = 2,2kg de CO2, 1kg de lait= 1,9kg de CO2), j’ai banni les sacs plastiques et j’évite le plastique de manière générale (1kg de plastique = 6kg de CO2). (Source : Tree Hugger)

J’en ai aussi profité pour lui rappeler que je suis une adepte du no-poo, je ne me douche pas tous les jours et pas plus de 5 minutes, je n’utilise aucun maquillage, ma trousse de toilette ultra-minimaliste ne contient presque que des produits/accessoires naturels, biodégradables, réutilisables, zéro déchet, j’évite les emballages de manière générale, je privilégie le fait maison autant en cuisine que pour les produits d’hygiène et d’entretien, je recycle et je composte, je n’achète pas pas juste par “plaisir” mais avant tout par besoin et d’occasion quand c’est possible, j’éteins mon ordi 24h par semaine et quand il est allumé, je surfe avec modération, j’ai toujours travaillé à un endroit où je pouvais me rendre à pied, à vélo ou en transport en commun, et je m’apprête à déménager, entre autres, dans le souci de ne plus prendre l’avion pour rendre visite à ma famille chaque année…

Le sourire de Danny s’est dissipé au fur et à mesure que ma liste s’agrandissait et lorsque, à cours d’idées (et de souffle!), j’ai terminé en annonçant “Voilà pourquoi, je mangerai cette banane sans culpabiliser”, il m’a simplement répondu: “Ah, ok…”… et puis, on en a ri!

Non, je ne suis pas une éco-citoyenne modèle!

Bien évidemment, tout cela ne fait pas de moi une éco-citoyenne modèle et l’on ne pourra dénier le fait que la consommation d’aliments non-locaux a un impact sur l’environnement. Mais tout ce que l’on fait et consomme a un impact sur l’environnement. À moins de vivre nu dans un lieu où l’on ne se déplace qu’à pied, dort à l’ombre d’un palmier et se nourrit des aliments de notre propre récolte, notre empreinte carbone ne frisera jamais le chiffre zéro.

Il y a d’après moi plusieurs morales à cette histoire… mais comme je ne suis pas là pour vous faire la morale, à vous d’y trouver celle(s) que vous voudrez…

2014-05-14 08.25.25

Est-ce que vous avez déjà eu à faire à un accusateur? Avez-vous des astuces ou un discours de secours pour leur faire face sans vous emporter ni vous décomposer? 

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43 commentaires pour Prise en flagrant délit de consommation de… banane!

  1. christine dit :

    je trouve ça déconcertant que lorsque l’on choisi de consommer autrement, vouloir ‘sortir du troupeau’ les autres cherchent la ‘faille’ à notre mode de consommation. Se remettre en question chaque jour face à elle c’est courageux, il faut surtout être vigilant souvent j’entends ‘on ne peut pas faire autrement ‘ ‘le bio c’est de la c……’ je ne me suis pas encore trouvée dans une situation aussi embarrassante, ni face à un accusateur, mais face à ce genre d’individu je trouve un peu dommage que tu sois obligé de justifier tes choix!!! bien qu’elle est été faite de manière magistrale cela prouve qu’il y a du travail, même si nous n’avons pas la mission de changer le monde!!! bravo encore, mais s’il pouvait rester des doutes face à tes choix je pense que ta conviction reste intacte . Moi aussi j’aime et je mange les bananes même si elle viennent de loin!!!!!

    • Cela me rassure de ne pas être la seule à oser manger des bananes 😉 En effet, c’est désolant de se retrouver à justifier nos choix alors qu’on n’en demande pas autant aux autres… Quant aux réflexions du genre « on ne peut pas faire autrement », cela tient très souvent à un manque d’information. Si seulement au lieu de nous bombarder d’infos superficielles à l’école et dans mes médias, on nous apprenait à comprendre l’importance de notre environnement et on nous donnait les outils et les connaissances nécessaires pour en prendre soin…

    • christine dit :

      En dehors de ses vertus alimentaire, j’avais oublier d’écrire : la peau de banane c’est aussi un bon engrais pour les rosiers, l’intérieur de sa peau est bonne pour les piqûres de moustiques, alors encore une bonne raison de la consommer!!!!

    • Merci pour ces astuces, pour ne rien perdre des nombreux bienfaits de la banane!

  2. lilibulle dit :

    On a toujours des accusateurs de toute manière. Avant ça me touchait, maintenant, je sais que je fais ce que je peux. En fait, je réponds souvent par le conte du colibri : je sais que je n’y arriverai pas tout seul, mais je fais ma part (et du mieux que je peux). Par contre, je fais de moins en moins de prosélytisme, je préfère montrer par l’exemple et ça paie petit à petit : ma mère fait de plus en plus attention alors qu’elle est vraiment loin d’être écolo et ma belle soeur enceinte vient de m’envoyer plusieurs mails pour prendre mes conseils en la matière.

    • Quelle bonne idée de raconter la légende du colibri 🙂 Comme toi, je ne fais aucun prosélytisme et je me rends compte qu’en me voyant faire, en m’entendant parler de différents projets, en lisant certains de mes articles, certaines personnes de mon entourage s’intéressent naturellement à ces questions, cherchent à en savoir plus et s’auto-motivent pour essayer différentes alternatives à leur tour. Moi j’étais particulièrement étonnée d’apprendre qu’après un séjour de 2 semaines chez moi, mon frère, grand mangeur de poisson, réfléchissait à la question du végétarisme…

  3. mido1w dit :

    Salut Natasha!
    Encore un bel article et qui tombe toujours à propos!
    Dans mon entourage j’ai également des curieux, interessés, indifférents, bienveillants,…et accusateurs!
    Il y a les accusateurs occasionnels qui au détours d’une conversation me font remarquer « et dis donc, tes trucs de coutures là, en plastic, ce n’est pas très écolo?! ». J’avoue ne pas avoir trouvé de thermocollant qui ne soit pas plastique ni même vendu en vrac et c’est vrai aussi que ma machine à coudre et en plastic…
    Et puis il y a les accusateurs constants.
    Celui qui trouves que n’importe quel geste zéro déchet n’est pas écolo car lui/elle sait que ceci, cela et donc en fait de compte mes tentatives sont vouées à l’échec et le monde court à sa perte.
    Passés les premiers moments à essayer d’expliquer en quoi cela amène du positif même si ce n’est en rien parfait, je ne peux malheureusement que me sentir triste pour une vision si noire du futur.

    • Merci pour ton message 🙂 C’est très attristant en effet de se retrouver face à des personnes aussi bornées, pessimistes et négatives… et vraiment frustrant je trouve, d’avoir à se justifier, comme tu t’es retrouvé à le faire avec ton thermocollant en plastique! Ce qu’il est bon de rappeler je pense, c’est qu’un mode de vie vert va de paire avec un mode de vie axé sur le minimalisme et que le minimalisme donne plus de place au plaisir d’être et de profiter des expériences de la vie, plutôt qu’à celui d’avoir et de posséder du superflu. On n’oublie trop souvent qu’être « écolo » ne se résume pas à choisir les options les moins polluantes, mais passe avant tout par la volonté de donner à sa vie un sens basé sur les expériences et les sensations naturelles plutôt que sur le matériel et le superficiel. En effet, si on se contentait simplement de remplacer les options polluantes par des alternatives moins polluantes, le monde courrait à sa perte car on passerait notre temps à résoudre des problèmes, temporairement, plutôt qu’à les éliminer… Mais je pense que si l’on change notre rapport à la Terre, à la vie, au matériel et à l’argent, on vivra naturellement de manière plus saine, éthique et écologique. Tout ça pour dire qu’il faudrait que les accusateurs arrivent à voir plus loin que ces petites habitudes et gestes anodins que l’on a adopté et qu’ils cherchent à comprendre leur impact sur le bien-être général…

  4. Julie dit :

    Très chouette article, tout comme ton blog d’ailleurs (je ne pense pas te l’avoir déjà dit, mais ton blog est l’un de mes préférés). Même si je suis loin d’être aussi «  » »exemplaire » » » que toi, je travaille beaucoup sur moi même et sur mes habitudes au quotidien. Moi aussi je mange des bananes et je ne culpabilise pas pour autant. Je ne suis pas non plus une écocitoyenne modèle et je pense que c’est déjà une bonne chose de s’en rendre compte. Je pense qu’il est vraiment important de regarder ce qu’on accomplit déjà au quotidien (pour moi : ne plus manger de viande, éviter le plus possible la voiture, faire ses produits d’entretien soi même…) avant de se focaliser sur ce qu’on ne fait pas (ça ne peut qu’être une source de culpabilité et de frustration). Merci beaucoup pour ton article et pour ton blog!

    A très bientôt.

    Julie

    • Bonjour Julie, merci à toi pour ton message qui m’a beaucoup touché 🙂 Heureusement que tu as mis plein de guillemets autour du mot « exemplaire », parce que je ne me considère pas ainsi et puis je ne pense pas qu’il y ait une représentation/définition exacte/parfaite de ce mot! Comme tu l’as si bien dit, c’est important de reconnaître ce que l’on a déjà accompli- et rien que de se sentir concerné par toutes ces questions et prêt à changer certaines habitudes est déjà un grand accomplissement d’après moi! Après, je pense qu’il faut éviter de se comparer aux autres, à ceux qui en font « plus » ou « moins » car rien de cela ne se mesure vraiment et peut également être source de culpabilité et de frustration comme tu le fais remarquer. Merci également pour ton blog et tes jolies recettes appétissantes… j’ai mis celle de la tarte choco-mangue aux fruits rouges de côté depuis sa publication car même si je ne suis pas fan de la mangue, j’ai hâte de l’essayer! (Aïe, je risque de me faire huer pour oser manger un autre fruit exotique!). À bientôt 🙂

  5. Kolibri dit :

    Quel bel article… Et quelle belle histoire! Je dois te dire d’emblée que ce qui me touche le plus dans ton récit, c’est le fait qu’il existe encore des écoles où cette relation entre les professeurs et les élèves est possible. J’ai moi-même été dans une petite école d’un village québécois, école qui, malheureusement, menace de fermer chaque année. Mais elle ne le fait pas. Elle survit. Par l’amour que nous avons pour elle. Alors voilà qui est dit.

    Dans le même sens, je trouve fantastique que tu ais réussi à établir une véritable discussion environnementale avec les élèves… C’est ce que ça prend si nous voulons des adultes plus responsables! Et puis, finalement, même s’il est vrai que je ne pourrais pas me passer de bananes (surtout au Québec où il y a de la neige, donc pas de fruits frais, 6 mois par année…), il est bon de se rendre compte des ces petits détails. Il ne faut pas, bien évidement, qu’ils discréditent tous nos autres efforts, mais je trouve ça positif et encourageant de constater qu’il reste à faire, qu’il y a encore du travail à accomplir.
    Mais d’ici-là, j’ai plusieurs autres choses à modifier dans mon mode de vie avant de culpabiliser à manger des bananes! Mais qui sait, j’espère qu’un jour, je pourrai me dire que c’est là que j’en suis pour diminuer mon impact.

    Bisous québécois!
    K.

    • Merci beaucoup pour ton message Kolibri et heureuse de voir que tu es de retour sur la blogsphère 🙂 Il est vrai que c’est un privilège, autant pour les élèves que pour les profs, d’être dans un établissement où l’on peut établir une relation et un dialogue pleins de bon sens. Tu soulèves un point important concernant le fait qu’on doit s’adapter à son environnement et certains endroits ne peuvent que dépendre d’aliments importés, à différents degrés et à différentes périodes de l’année. Après, certains diront qu’on n’avait qu’à pas développer des villes et des villages dans ces lieux-là! Mais là n’est pas le problème… Parce qu’à partir du moment où chacun consomme en fonction de ses véritables besoins, tout s’équilibre selon moi. Je te souhaite en tous cas un beau retour sur la blogsphère et je t’envoie plein d’ondes vertes pour la suite de ton cheminement… À très bientôt 🙂

    • Kolibri dit :

      Merci beaucoup! Ton petit mot me donne la certitude que j’ai bien fait de revenir! Que de belle rencontre on peut faire ici 🙂

  6. Samia dit :

    Hello !! La banane ? C’est le fruit que je mange le plus avec le kiwi ! Donc niveau exemple de consommation locale c’est pas top même mpon kiwi vient de France, (il vient de l’Adour) c’est à l’opposé de chez moi. Est-ce que je culpabilise ? Non. Enfin j’ai arrêté. Lorsque je me suis réinstalllée en septembre dernier j’ai culpabilisé d’avoir acheté certains meubles à Ikea, j’étais déçus de ne pas pouvoir récupérer des meubles et les retaper (bah oui faut le temps !). Depuis, je relativise. Je me dit que je fais pas mal de choses. La banane c’est rempli de magnésium et ça m’aide à tenir quand j’ai des coups de faim.

    Mon astuce ? Je lui donne une seconde vie. J’entretiens mes cuirs avec. Et oui, la peau de la banane est riche en nutriments. Plus de quoi culpabiliser (enfin presque 😉

    Samia.

    • Il faut relativiser c’est certain… sinon, on passera sa vie à culpabiliser! L’essentiel est de faire de son mieux, en fonction de ses connaissances, de ses compétences, de ses moyens… et du temps que l’on a, comme tu le rappelles si bien! Je savais que l’on pouvait cuisiner les peaux de banane, mais j’ignorais qu’elles pouvaient servir à l’entretien des cuirs! Vive les bananes 😉

  7. oui et malheureusement non. Oui j’ai eu à faire à un accusateur : mon propre père. et malheureusement je n’ai pas de réponse à faire. Mais ton argumentaire me plait et je le garderai dans un coin de ma tête.
    Oui aussi, j’achète et je consomme des banane. Pour les mêmes raisons que toi. En hiver difficile de trouver autre chose aussi. Je les achète aussi séchée. Je n’ai pas fait attention si elles étaient séchées dans mon pays (France) ou dans le pays producteur. Ce qui allègerai encore plus la note.
    Je me reconnais dans ce que tu dis sur les personnes de mon entourage. On es vraiemnt tous pareil !!

    • Moi non plus, sois rassurée, je n’ai pas réponse à tout face aux accusateurs… Je suis du genre à répondre un truc peu convaincant ou à ne rien dire du tout et 3h plus tard je me dis que j’aurais pu répondre ceci ou le dire comme ça… Bref, je ne suis pas très spontanée donc je me sens souvent démunie sur le coup quand on me cherche la petite bête… Enfin, avec le temps et l’expérience, j’espère avoir plus d’un « discours » tels que celui-là dans mon répertoire pour les ressortir quand ce sera nécessaire! Mais heureusement, ce genre de conversation arrive rarement et j’espère que pour toi aussi 🙂

  8. Planet addict dit :

    Merci Natasha pour ces écrits, je te rejoins à 100%!
    Personne n’est parfait et c’est juste trop facile pour ces accusateurs de pointer la moindre ombre au tableau. Je trouve que ta réaction a été très juste! Il faut regarder le chemin parcouru ! Et tu en as fait une sacre bout, tu ne peux que t’en féliciter.
    Il y aura toujours des gens qui penseront tout savoir mieux! Rappelons nous que nous croyons en un futur meilleur et que c’est cela que l’on veut soutenir par nos gestes, aussi petits soient ils. Ce n’est pas juste une question de « faire bien » mais surtout de vivre en accord avec ce que l’on croit le plus possible, sans se gâcher la vie pour autant.
    Et, rappelle toi le cours sur les food miles du mooc: c’est parfois plus écologique de manger une banane produite dans un climat adéquat, que d’en manger une locale produire sous serre. Le calcul est bien plus compliqué que le simple kilometrage!! 😉

    Continue sur ta voie 🙂

    • Merci pour ton message Emma 🙂 Tu fais bien de rappeler qu’il faut regarder plus loin que le nombre de kilomètres parcourus pour déterminer l’empreinte écologique des aliments! Et d’ailleurs, en parlant de kilomètres parcourus, il me semble que tu te rapproches de l’Île de Vancouver… 😉

  9. Meugleu dit :

    Je profite moi aussi de ce post pour te féliciter pour ton blog et ta démarche.
    C’est marrant parce que je parlais samedi avec une de mes meilleures amies qui est comme moi en pleine remise en question green et on s’est dit « au moins on peut en parler entre nous ». Parce que lorsqu’elle parle de ses découvertes avec un vrai enthousiasme (ex: le livre de Bea Johnson) nos copines sourient et se moquent gentiment. La seule chose qui les a fait réagir pour certaines c’est le pétrole dans les cosmétiques (on fait simple dans le message pour qu’il passe hein).
    En tous cas, bravo pour cette argumentation réfléchie et positive avec cet élève.

    • Merci beaucoup pour ton message! Je comprends totalement le fait de ne pas « oser » parler de certains de ces sujets avec quelques personnes, parfois pleines de préjugés, mal informées, peu ouvertes d’esprit… Difficile pour certains d’imaginer de devoir changer certaines habitudes bien ancrées auxquelles on se sent attaché ou dont on se sent dépendant. Mais je suis convaincue que plus on en parlera, plus ces personnes qui se moquaient gentiment finiront par comprendre le sens de nos démarches et de nos remises en question. En attendant, c’est tellement rassurant de pouvoir partager nos réflexions avec des personnes qui nous comprennent! 🙂

  10. Ping : Mon petit déjeuner fait maison zéro déchet | Échos verts

  11. Ping : Des mercis, des cadeaux et des prix un peu spéciaux! | Échos verts

  12. Ah, les accusateurs … Avec Husband, nous sommes en transition, je veux dire dans une phase où on se remet en question et on change de petites choses dans notre quotidien (et peut-être bien que cette phase dure toute la vie d’ailleurs). Et bien souvent, quand on parle de nos choix, on se retrouve face à des accusateurs, plus qu’aux autres profils. On le regrette bien, parce que comme toi, on apprécie vraiment d’échanger sur ces sujets, de manière constructive.
    Mais la plupart du temps, les gens doivent se sentir jugés (alors que ce n’est pas du tout ce qu’on veut !), ou alors tellement remis en question qu’il vaut mieux tout nier en bloc. Et puis même après qu’on ait changé de conversation, on a toujours droit à des remarques (même de ceux qui ne sont pas forcément accusateurs d’ailleurs) sur tout ce qu’on fait ou ne fait pas. C’est assez épuisant … Heureusement qu’on croit en ce qu’on pense/dit/fait 🙂
    En tout cas, bravo d’en parler si librement avec tes élèves, c’est chouette !

    • Merci pour ton commentaire et ton partage d’expérience! Je pense en effet qu’à partir du moment où les gens prennent conscience que leur comportement n’est pas forcément en adéquation avec les valeurs des autres (ou même les leurs!), ils se sentent jugés… et se mettent sur la défensive. A partir de ce moment-là, difficile d’avoir un échange constructif malheureusement…

    • jurvoy016 dit :

      Oui tu as tout à fait raison, on a souvent l’impression que les personnes mêmes qui nous agressent le font parce qu’en réalité elles se sentent attaquées quand on parle de nos efforts. Il y a quelques jours on m’a même dit que j’étais dangereuse et que tant que j’y étais je n’avais qu’à m’habiller avec un pagne^^ (Je disais seulement qu’en vivant à la campagne, mes enfants seraient peut-être moins soumis à certains désirs de consommation!)

  13. DE LA VEGA dit :

    Bonjour,
    Une raison de plus de manger des bananes… pour aussi garder le sourire 🙂

  14. Ping : Les essentiels de ma cuisine végétalienne | Échos verts

  15. Béru-Vert dit :

    Je trouve que tu te focalises trop sur l’indice carbone, c’est un facteur très important de l’impact sur l’environnement mais ça ne fait pas tout. La banane à une histoire étonnante, la banane de consommation est quasiment limitée à une variété d’une espèce spécifique (la Cavendish) parmi 300 espèces et plusieurs milliers de variétés, la Cavendish n’est plus viable naturellement suite aux nombreuses sélections faites par l’Homme, elle ne fait plus de graines (oui à l’origine les bananes sont remplies de nombreuses grosses graines dures, 60% graines / 40% pulpe) ce qui pose un léger problème c’est que du coup toutes les graines de cavendish vendues sont produites à partir d’un seul plant originel et sont donc toutes identiques génétiquement ce qui rend la variété extrêmement vulnérable si une bactérie ou un champignon parvenait à l’atteindre, dans la nature quelques plants résisteraient du fait d’une différence génétique favorable.C’était déjà le cas de l’ancienne variété la «  »Gros Michel » (si si) et c’est ce qui à causé sa mort : un champignon le fusarium apparu au Panama au début du XXe siècle s’est diffusé dans la monde entier et à décimé tous les plants.
    Mais je m’égare en fait, il y a le problème de la déforestation, une bonne partie des bananes vendues en France sont produites dans des pays ou des forets sont déboisées pour la cultiver (Tanzanie, Brésil, Équateur… etc) forets qui abritent souvent des espèces menacées de plus la banane souffre du problème (généralisé malheureusement) de la monoculture qui là où encore une fois la diversité grande force de la nature permet de mélanger les différentes effluves, tous les composés dégagés par les plantes rendant celles-ci plus difficiles à détecter par les insectes qui leur sont nuisibles, la monoculture est pour les insectes et même les champignons comme un phare en pleine nuit il faut donc utiliser plus de fongicides et de pesticides. La diversité empêche aussi au sol de s’appauvrir trop vite (certaines plantes produisent ce que d’autres absorbent et vice-versa) la monoculture nécessite donc plus d’engrais chimiques qui dégradent petit à petit les sols c’est le triste cercle vicieux de la monoculture.
    Mais c’est vrai qu’on peut manger des bananes sans se culpabiliser bien sûr. ( ͡° ͜ʖ ͡°)

  16. jurvoy016 dit :

    Bonjour Natasha, merci beaucoup pour cet article déculpabilisant! Je tombe dessus au moment où je commence à loucher sérieusement sur ces bananes dont je n’arrive pas à me défaire à chaque marché… Tes indications d’émissions CO2 sont précieuses, cela fait longtemps que je désire m’informer précisément sur cette question! Je trouve qu’il est tellement difficile, même avec beaucoup de bonne volonté, de connaître l’impact réel de nos choix alimentaires… Je pense que je vais continuer mes efforts pour réduire chaque semaine le nombre des bananes que j’achète, mais je vais calmer un peu ma mauvaise conscience^^

    Il y a quand même une chose que je voudrais remarquer, c’est que certes une banane acheminée par bateau ne pollue pas beaucoup, sauf qu’acheter des bananes c’est approuver un système qui fait naviguer 60 000 cargos en permanence sur les mers du globe, et comme on sait, notre petite goutte participe à l’océan, en positif ou en négatif…

    En tous cas je t’admire de réussir à ne pas faire culpabiliser les autres, parce que même si je fais des progrès, de mon côté j’ai encore du mal quand je vois ma mère acheter des tomates en plein milieu de l’hiver… Tu ne te sens pas découragée, tu n’as pas l’impression de faire tout ce que tu fais pour rien, lorsque tu sembles être la seule à le faire? Peut-être que la force de non jugement repose sur un moral et une espérance à toutes épreuves?

    • Bonjour !

      Ah les bananes… il y a plusieurs mois, j’ai fini par culpabiliser d’en manger figure-toi, et pourtant je n’en mange pas beaucoup : seulement en automne/hiver et pas tous les jours ni toutes les semaines. Donc l’automne dernier, j’ai décidé d’arrêter d’en acheter complètement car cela me dérangeait de manger des fruits frais exportés, même en petites quantités, même si c’est le seul et même si ce n’est pas toute l’année. Et puis, vers la fin de l’hiver, j’ai ressenti le besoin d’en manger ; c’est l’un des rares fruits que j’aime et qui est disponible en automne/hiver où aucun fruit local et de saison ne me plaît cru… donc j’ai décide d’écouter mon corps et depuis quelques semaines je rachète des bananes environ une semaine sur deux. Je sens que mon corps en a besoin… alors je tâche de déculpabiliser. Mais dès l’arrivée du printemps et de l’été, je retrouverai des fruits du coin qui me plaisent donc je sais que je pourrai à nouveau m’en passer. Dès lors que j’ai réalisé que je n’en mangeais pas juste par goût mais surtout pas besoin, j’ai arrêté de culpabiliser. Peut-être qu’un jour je ne ressentirai plus le besoin d’en manger 🙂

      Bien sûr je suis régulièrement découragée aussi quand je vois les comportements autour de moi, que ce soit parmi mes proches ou les autres. J’arrive facilement à fermer les yeux à vrai dire… Par contre, lorsqu’on commence à me questionner et à me juger, et qu’on ne respecte pas mes choix alors que je ne critique jamais ceux des autres, cela m’énerve au plus haut point… et comme je garde mes frustrations pour moi, je trouve cela très difficile à vivre. Certaines personnes autour de moi sont tellement persuadées de détenir la vérité qu’un dialogue ouvert et respectueux semble impossible. Alors je préfère me taire et les laisser porter leurs jugements. C’est frustrant mais peu importe… mes choix sont le fruit d’une profonde réflexion, de vraies recherches et questionnements… alors l’avis de personnes qui ne sont pas à l’écoute et n’ont pas la volonté de remettre en question leurs croyances et habitudes ne m’intéresse pas. C’est ma manière à moi de me protéger afin de garder un peu de force et d’espoir j’imagine…

  17. Olivia dit :

    Je viens de lire ton billet sur ton bon conseil, merci ! En effet, il faut relativiser tu as raison.
    Bon alors peut-être que finalement je vais finir par me le faire ce p’tit déj bowl à la banane 😀 (bon cela dit, j’ai déjà un peu enfreint mon défi, puisque j’ai acheté un smoothie « tout fait » banane/ananas/coco pour mon p’tit déj d’hier…… :O je suis faible !)
    Gros bisous Natasha !!

    • Contente que cette réflexion t’ait aidée 🙂 L’essentiel est d’être consciente de nos « faiblesses » je pense et de faire des compromis sans que cela ne soit frustrant. La semaine dernière je suivais une formation et je n’étais pas chez moi ; le matin, au petit déjeuner, on avait le choix entre du thé vert, du café et du chocolat… rien de local. Commencer ma journée sans une boisson chaude est impensable pour moi donc je me suis servie du thé, même si je m’étais dite que j’en consommerais pas du tout en mai… mais je savais que cela serait temporaire. De retour chez moi, j’ai retrouvé ma tisane « Guten Morgen » 😉 !

  18. Sikolette dit :

    Bonjour,

    je viens de découvrir ton blog et je le relis depuis le tout premier article pour être sûre de ne rien louper. Je regrette de ne pas avoir découvert ce blog avant, c’est rare les personnes non moralisatrices sur la toile. Tu as l’air d’être quelqu’un de très tolérant et ouvert, ça donne envie de te connaître !
    Sur cet article, j’ai effectivement reconnu beaucoup de personnes de mon entourage, qui jugent ce que je fais ou ne fais pas. Je fais mes produits ménagers, mes cosmétiques, on a des toilettes sèches, on récupère l’eau de pluie, notre électricité est au solaire, on privilégie l’occasion, on a banni le plastique, on fait tout maison, on est végétariens… Bref, je pense qu’on fait pas mal, depuis 2 ans, notre mode de vie a beaucoup évolué.
    Mais on a énormément de critiques. Premièrement, pour oser infliger ça à nos enfants. Les pauvres, recevoir des cadeaux d’occasion à Noël, sans papier cadeau… Les priver de jambon, de foie gras, … Les habiller avec des vêtements déjà portés alors qu’on aurait les moyens d’acheter neuf… Moi, j’ai du mal à rester zen !
    Et ce qui revient le plus souvent, c’est qu’on n’est pas si écolo que ça puisqu’on prend l’avion. Effectivement, la chose sur laquelle on n’arrive pas à faire des concessions ce sont les voyages. De plus, on vit sous les tropiques, à 8000km de la France, donc on revient tout de même voir la famille assez souvent.
    Enfin, bref, marre de ces réflexions constantes sur tous nos faits et gestes alors que notre entourage n’a que faire de la planète.

    Sinon, pour la banane, justement puisqu’on vit sous les tropiques, on en a dans le jardin ! Depuis, je ne peux plus manger celles de France, elles ne sont vraiment pas bonnes. On mange local au maximum, on a la chance d’avoir des fruits toute l’année (mangue, ananas, banane, coco, avocat, pitaya, pastèque, agrumes,…) mais on a renoncé (ça n’a pas été facile) aux fraises, cerises, pêches, …
    Ceci dit, il faut bien acheter de la farine, du beurre, … qui n’est pas fait localement bien sûr. Mais bon, je n’ai pas encore trouvé de solution pour ça.

    Enfin, chacun fait ce qu’il peut, comme il peut, et surtout, selon où il vit.

    Désolée, je vois que j’ai écris un roman, et plutôt décousu en plus je crois !
    Bisous et merci pour tous ces articles intéressants !

    • Merci pour ton témoignage.

      Je comprends bien ta frustration face à ces critiques, ces jugements et cette incompréhension autour de toi…
      Mais je ne comprends pas pourquoi certaines personnes ressentent le besoin de chercher « la petite bête », de chercher les « défauts », contradictions et incohérences chez les personnes qui ne font de mal à personne, bien au contraire !

  19. martgab dit :

    Bravo bien résumé et tellement vrai

  20. cestsilya dit :

    Bravo!!! ça me rappelle à quel point si nous ne faisons pas tout parfaitement (et c’est normal, nous sommes humains) nous devons leur justifier ces actes mais que si la démarche paraît trop parfaite nous sommes targué(s) « d’extremiste » c’est un comble et j’ai fini par comprendre que c’est leur propre culpabilité qu’ils essaient de noyer, finalement quand cela mène à un débat constructif j’apprécie, sinon moi aussi j’aime bien en référer à la légende du Colibri 🙂

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