Manifeste pour les animaux de Franz-Olivier Giesbert

Je n’ai pour le moment jamais rencontré quelqu’un qui dise n’aimer ou être insensible au bien-être d’aucun animal. Même parmi ceux qui ne s’intéressent pas du tout au monde animal, il y a toujours des espèces qu’ils trouvent fascinantes et d’autres qu’ils trouvent injuste de manger.

D’après mon expérience, il semblerait donc que la plupart des individus éprouvent de l’affection ou de la compassion envers les animaux… Mais nous n’éprouvons pas tous le même degré d’affection et de compassion, nous ne ressentons pas tous les mêmes sentiments envers tous les animaux et notre sensibilité à leur égard s’exprime de différentes manières.

Pour moi, il ne fait aucun doute que le contexte familial, social, géographique et culturel dans lequel nous évoluons influence notre rapport à différents animaux, notre degré de sensibilité et le comportement que l’on adopte envers différentes espèces.

Manifeste pour les animaux

Dans Manifeste pour les animaux, publié en octobre 2014, Franz-Olivier Giesbert a réuni le témoignage de 8 personnalités se considérant comme étant sensibles au bien-être animal et également perçues par d’autres comme de ferventes défenseuses de la cause animale. Néanmoins, leur manière de vivre cet engagement au quotidien est très différente et ces témoignages reflètent la diversité de points de vue qu’il existe sur la définition même du bien-être animal.

D’un témoignage à l’autre, je suis passée par toutes les émotions : alors que certains m’ont émue, d’autres m’ont donné une bouffée d’optimisme, ou, bien au contraire, m’ont découragée ou irritée… Ce livre illustre très justement les innombrables contradictions qui existent parmi chacun-e de nous qui sommes, à notre manière, sensibles au bien-être animal.

Sans aucun jugement ni l’once d’une tonalité moralisatrice, chaque témoignage nous ouvre sur une perspective et un raisonnement différents qui poussent à la réflexion quant au rapport qu’entretient l’Homme vis à vis des animaux.

Les 9 témoignages

Voici un aperçu des différents points de vue présentés dans cet ouvrage.

manifeste pour les animaux sommaire

Franz-Olivier Giesbert

Franz-Olivier Giesbert commence par nous parler de son enfance dans la campagne normande où il a grandi entouré d’animaux qu’il a toujours considérés comme étant doués de raison et de sentiments. Il remarque néanmoins : “Nous n’étions jamais loin du cannibalisme quand nous tuions pour le manger un animal que l’on traitait comme un membre de la famille et qu’on affublait généralement d’un sobriquet” (p.14). Aujourd’hui il regrette qu’avec l’industrialisation l’animal soit totalement devenu “invisible” (p.13).

En parlant des omnivores, des végétariens et des végans, il dit être “alternativement les 3 mais jamais totalement non plus”. Il lui arrive de manger des sardines, des maqueraux, du poulet fermier, “toujours avec un certain malaise, voire un sentiment de culpabilité” pour ce dernier. Conscient des contradictions qui existent entre ses choix et ses pensées, il se décrit comme “un végétarien de tête et de raison et pas toujours de pratique” (p.41).

Michel Onfray

Michel Onfray est philosophe et son témoignage s’inspire d’un voyage au Congo. Au cours de ce périple durant lequel ses hôtes ont à coeur de lui faire découvrir les mets locaux, il prend conscience de l’absurdité du fait qu’on ressente un certain malaise/dégoût à l’idée de tuer/manger certains animaux alors qu’on en avale d’autres sans se poser de questions.

Boris Cyrulnik

Neuropsychiatre et écrivain, Boris Cyrulnik se penche ici sur l’évolution historique et socio-culturelle de la notion d’instinct et nous amène à réfléchir à l’influence du contexte culturel sur notre propre perception des animaux. Comme il dit, “Dites-moi ce que vous pensez des animaux, je vous dirai qui vous êtes.” (p.71)

Manifeste pour les animaux illustration

Elisabeth de Fontenay

Elisabeth de Fontenay est l’auteur du Silence des bêtes qui traite de la relation entre la philosophie et l’animalité. Pour cette non-végétarienne qui a consacré sa vie aux animaux, les notions de spécisme et d’antispécisme sont “absurdes” et “contre-performantes” (p.74).

Jean-Didier Vincent

Neurobiologiste, Jean-Didier Vincent nous livre quelques exemples de certaines expérimentations animales les plus aberrantes de l’histoire et parle brièvement de l’évolution de la perception des animaux de laboratoire.

Isabelle Sorente

Auteure du roman 180 jours, Isabelle Sorente trouve que le meilleur moyen de comprendre la souffrance endurée par les porcs des élevages industriels est d’imaginer un être cher à leur place. Une partie de son témoignage est un récit qui commence ainsi “Ma mère n’a pas de nom, dans cette histoire, juste un numéro : 10.388. Aujourd’hui, elle va mourir.” (p.93). Puis on devine sans peine les souffrances dont sont victimes les cochons, depuis leur naissance jusqu’à leur mise à mort.

manifeste pour les animaux illustration

Frédéric Edelstein

Directeur et dompteur du cirque Pinder, Frédéric Edelstein considère le cirque comme étant un contexte privilégié pour nouer des liens entre les êtres humains et les autres espèces animales. D’après lui, “le cirque est l’un des derniers endroits de la planète placé sous le signe de l’amour des animaux” (p.105).

Anne-Marie Philipe

Comédienne et écrivaine, Anne-Marie Philippe nous livre un récit très émouvant de sa rencontre et de sa relation avec Danseur, son cheval, qui est entré dans sa vie en 1998.

Hugo Desnoyer

Boucher, Hugo Desnoyer considère que l’on peut respecter les animaux durant leur vie, leur abattage et même dans la préparation de leur viande.

Manifeste pour les animaux illustration

Bien évidemment, je ne partage pas le point de vue de plusieurs des personnes ayant contribué à cet ouvrage et je trouve d’ailleurs le titre « Manifeste pour les animaux » peu approprié à cette collection de témoignages désunis… Cela ne m’a cependant pas empêché de trouver chaque point de vue enrichissant.

Je suis toujours partie du principe que pour vivre en harmonie avec autrui, il fallait d’abord commencer par chercher à comprendre l’origine des croyances, des convictions et des pensées des un-e-s et des autres. Nous ne sommes pas obligés de les partager pour les appréhender. Cela demande néanmoins un effort personnel considérable : il convient souvent de se détacher de son propre raisonnement pour mieux suivre celui des autres. À partir de là, on peut faire preuve d’une réelle ouverture d’esprit et ouvrir la porte à des dialogues bienveillants et constructifs, plutôt qu’à des débats hostiles et immuables.

J’ai donc beaucoup apprécié l’ouverture d’esprit dont fait preuve Franz-Olivier Giesbert en réunissant ces témoignages de personnes dont la sensibilité envers le bien-être animal s’exprime de manières complètement différentes. Si l’on souhaite amorcer des changements concrets et durables pour régler les problèmes éthiques et écologiques liés à l’exploitation des animaux, il me semble nécessaire de commencer par comprendre le raisonnement et les racines des croyances de ceux qui freinent ou s’opposent à ces changements.

Ce n’est pas parce qu’ils ne cherchent pas à comprendre nos choix et nos sentiments que nous ne pouvons pas faire preuve de bienveillance à leur égard…

Manifeste pour les animaux Les illustrations de cet article sont des photos que j’ai prises du livre. 

Si la question du bien-être animal vous intéresse je vous invite à découvrir l’éco-défi du mois, Apprendre à connaître, respecter et protéger les animaux et à vous y inscrire.

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 Avez-vous lu Manifeste pour les animaux  ? Que vous inspirent certains des témoignages présentés ici ?

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39 commentaires pour Manifeste pour les animaux de Franz-Olivier Giesbert

  1. Emilie dit :

    J’ai envie de le lire celui-là, je vais l’ajouter à la liste de mon chéri (il a toujours une liste de livres qui me feraient plaisir sur lui, histoire de ne pas se retrouver dépourvu devant le libraire quand l’envie lui prend de me faire une surprise).
    Je suis très intéressée par les témoignages qui pourraient enrichir mon point de vue (celui du boucher et celui de Franz-Olivier Giesbert). A priori, je ne suis pas d’accord avec le directeur du cirque. Un des fondements du bien-être animal (j’ai vu ça dans un cours consacré à l’éthologie des animaux domestiques) est que l’animal puisse mettre en place les comportements naturels (chasse, reproduction, hiérarchie,…). Donc on se trouve face à une définition du bien-être anthropo-centrée (« on prend bien soin de lui, il a de l’occupation, est bien nourri… ») et on introduit une envie propre dans le processus: celle qui sous-entend que le contact humain-animal est source de bien-être… pour l’animal ! Il y a une transposition de ce qui nous convient vers ce qui leur convient.
    Bref, tu as attisé ma curiosité 🙂 merci pour cette présentation !

    • Emilie dit :

      PS: j’aime beaucoup les photos illustrant ta critique 😉

    • J’aime aussi les illustrations très originales de ce livre 🙂

    • J’aime le fait que ton chéri ait toujours sur lui une liste de livres à t’offrir ! Quelle belle idée ! Si jamais tu passes par Freiburg, je serais ravie de te prêter ce livre-là. Il se lit très vite en plus (je l’ai même lu 2 fois la même semaine !). Comme toi, je ne partage pas du tout le point de vue du directeur de cirque car l’épanouissement et le bonheur d’un être sensible ne dépend pas seulement du fait de répondre à ses besoins physiques et vitaux !

    • Emilie dit :

      Que j’espère pouvoir passer !
      Mon amoureux pense souvent à moi, mais pas toujours au bon moment: la liste permet d’avoir sous la main une série d’idées qui me feront plaisir à coup sûr. C’est tout simple à mettre en place !
      Je me demande quand même, dans tout ça: quelle définition apporte-t-on au bien-être ? (je vais peut-être en faire un article si j’ai le temps). Ca me laisse perplexe, comme plein de choses en ce moment d’ailleurs.

    • Moi qui aime tant les livres, j’adorerais que Mister Vert ait une petite liste de livres à m’offrir sous la main 😉 ! Euh comment je fais pour lui donner l’idée sans demander ?! Ta question me laisse aussi perplexe… je serais vraiment ravie de lire ton article à ce sujet ! (même après l’éco-défi si jamais tu n’as pas le temps ce mois-ci 😉 ! )

    • Emilie dit :

      Tu pourrais suggérer de partager une liste de choses à lire/voir/ faire ? en expliquant que ce serait l’occasion pour y piocher des surprises quand l’envie y est 😉

    • julian dit :

      Bonjour Emilie,

      Je suis curieux de pouvoir lire + sur l’idée que nous nous projetons (nous et notre vision) sur ce qu’est le bien-être animal! as-tu plus d’info une ou plusieurs références biblio/webo-graphiques?

      Je vais certainement acheter le livre que Natasha résume ici! Je suis déjà inscrit à l’éco-défi et j’attends avec impatience de recevoir les premiers mails!

      Merci Emilie et Natasha,
      Julian

    • Emilie dit :

      J’ai mon cours d’éthologie des animaux domestiques comme référence: on y avait vu l’évolution de certains aspects législatifs en matière de bien-être animal au fil de l’évolution du concept. Dès que je l’aurai sous la main, je remettrai des infos.
      Merci pour ton enthousiasme et ta participation Julian 🙂

  2. Merci pour ton article, je me retrouve totalement dans ce que tu écris! J’ai lui ce livre il y a à peine 2 semaines, après « les animaux aussi ont des droits ». Dans ces 2 livres, comme tu le dis les témoignages sont très intéressants car donnent différents points de vues avec lesquels je ne suis pas toujours d’accord. Le point positif malgré les divergences d’opinions est le respect des animaux. L’écrit de Isabelle Sorente m’a vraiment bouleversé…

  3. Ton article m’a donné envie de lire ce livre. Dès qu’il sera disponible à la bibliothèque, je l’emprunterai. C’est enrichissant de se confronter à des points de vue qui ne sont pas forcément les nôtres. La relation que l’on développe par rapport aux animaux est très personnel. Je ne pensais pas avoir quelque chose à dire sur l’éco-défi du mois mais comme toujours tu as attisé ma curiosité et j’ai envie d’en savoir plus.
    Le commentaire d’Emilie sur les animaux de cirque me fait penser au documentaire Blackfish de Gabriela Cowperthwaite datant de 2013 (diffusé en France sous le titre « l’orque tueuse »). Il raconte l’histoire de Tilikum, une orque qui a tuée une dresseuse en 2010 dans un parc Seaworld. Il explique comment cette orque en arrive à tuer plusieurs personnes et le silence du parc aquatique sur ces accidents. Les orques sont des animaux sociables, qui vivent en famille et les conditions de vie dans les marinelands les coupent totalement de leur mode de vie.

    • Je suis ravie que tu aies finalement envie d’échanger autour de cet éco-défi ! J’avais aussi vu Blackfish l’été dernier… Une bien triste histoire qui n’a fait que renforcer mon malaise qui date de l’enfance vis à vis des zoos et parcs animaliers…

  4. Je viens aussi de finir ce manifeste.
    Tout comme toi, je n’ai pas adhéré à tous les témoignages.
    Mais ce qui est bien ce que la parole est donnée à une grande diversité d’acteurs. Ce n’est pas un livre écrit par un végétarien pour les végétariens mais bien pour tous.
    J’entame en ce moment No Steack d’Aymeric Caron.

  5. Je ne l’ai pas lu, mais j’aime beaucoup Franz-Olivier Giesbert et ses analyses et ton article me donne très envie de m’y intéresser ! J’ai une formation en socio-antrhopologie et c’est vraiment un thème qui me tient à coeur !
    Merci pour cette découverte et la présentation des ces témoignages qui donnent à réfléchir !

  6. Planet addict dit :

    Hello, intéressant, je ne connaissais pas ce livre et il faudrait effectivement le lire car cela doit être difficile d’avoir resumé cela en un article. Tant d’opinions diffêrentes… Mais au moins cela montre les diffêrentes croyances de ce bas monde car tout le monde ne peut penser pareil. Du coup cela peut permettre de comprendre un peu mieux mes réactions de certains.
    Moi le livre qui l’a ouvert les yeux, c’est « faut-il manger les animaux » de Stephane Safran Foer. Celui qui m’a fait quitter le carnivorisme pur et dur, qui m’a transformé.

    • Il semble que le livre de Foer (Jonathan 😉 ) en a marqué plus d’un-e ! Le tout premier livre que j’ai lu dans ce domaine était La révolution végétarienne donc c’est celui-là qui a confirmé mes choix. Les témoignages dans le livre de F.O. Giesbert sont assez courts finalement donc cela n’a pas été trop difficile de les résumer mais il est certain qu’il est plus intéressant de les lire dans leur ensemble.

  7. Océalie dit :

    Je ne donne pas forcément un crédit fou à FO Giesbert ni à certaines des personnes interviewées, tout comme toi visiblement, mais ton analyse me donne envie de découvrir ce livre 🙂 Je suis toujours contente quand un livre paraît à ce propos. Quels témoignages t’ont semblé le plus intéressants ? A bientôt j’espère !

    • Ce n’est pas un livre exceptionnel c’est vrai, mais personnellement tout livre qui propose une perspective différente est intéressant et enrichissant à mes yeux. Surtout dans le cas de celui-ci qui nous oblige à argumenter dans notre tête finalement et nous prépare encore mieux à faire face aux critiques des grands sceptiques et de ceux qui sont moins sensibles à la cause animale. J’ai trouvé tous les témoignages aussi intéressants les uns que les autres mais certains m’ont laissée sur ma fin- celui de Cyrulnik et de Vincent notamment.

  8. Ping : Les animaux & moi | Échos verts

  9. Lulamae dit :

    Très chouette article, merci beaucoup ! Je pense que cette lecture s’inscrira bien dans le prolongement de ma récente découverte : faut-il manger les animaux de Foer 🙂

  10. Ping : Daphne, future vétérinaire et éthologue | Échos verts

  11. Ping : Bilan et partage autour de l’éco-défi | nous sommes tous des graines

  12. Ping : 3 livres pour comprendre l’impact de la consommation de viande et de produits d’animaux | Échos verts

  13. Aline dit :

    Ce livre a l’air très intéressant !
    J’adore les animaux et j’aimerai que le monde entier les laissent vivre tranquillement sans subir notre violence. C’est entre autre pour ça que je suis passé végétarienne et bientôt végétalienne dès que j’aurais suffisamment de repères en la matière ^^

    Je me rappelle d’une scène dans le film Avatar de James Cameron, où Neytiri prie pour que l’animal repose en paix et le remercie pour la chair qu’il fournira. Pour moi c’est comme ça qu’on devrait pouvoir se nourrir. Le jour où ça sera à nouveau le cas (car je pense que ça a été comme ça à une époque), éventuellement, je reviendrais à un mode alimentaire où je mangerai un peu de viande (mais ça ne me manque pas du tout donc ça reste encore à voir).

    Pour ce qui est des zoo et cirque, certains ont quand même de beau espace, des soins, de l’amour, donc tout mettre dans le même panier je suis un peu bof.. Mais est-ce que ces animaux sont heureux d’être mis en scène comme ça ?
    Ça, ça mérite réflexion ! Car certains chiens de spectacle, ça se voit qu’ils s’éclatent ^^
    D’autre on est bien d’accord c’est juste abominable et ça ne devrait même pas être possible -_- !

    • Il existe encore des sociétés où la consommation de viande suit un rituel de gratitude dans lequel les humains reconnaissent qu’ils ont dû tuer un être vivant pour se nourrir et montrent leur appréciation pour la chair dont ils se nourriront. Aujourd’hui, la majorité des gens mangent de la viande comme s’ils buvaient du coca cola ; ils n’ont aucune idée d’où ça vient ni de ce que la consommation de ce bout de viande implique. Cette gratitude je pense qu’on devrait d’ailleurs la montrer pour tout ce dont la Terre nous nourrit au quotidien…

      Concernant les cirques, je t’invite à te renseigner sur l’envers du décor… Bien sûr les animaux semblent joyeux lorsqu’ils sont sur scène parce qu’ils savent ce qui les attend en coulisse s’ils ne s’exécutent pas ! Je ne dis pas que c’est partout pareil, mais j’attends encore de trouver un exemple de cirque où l’animal s’exécute de son propre gré et mène une vie douce entre chaque spectacle. Quant aux zoos, bien sûr on leur donne, dans certains cas, de beaux espaces, de l’amour et des soins ; il n’en reste pas moins que cela reste un environnement superficiel où ils ne sont pas entièrement libres de leur mouvements et pire encore beaucoup d’animaux qui vivent habituellement en groupe sont isolés de leurs congénères… Cela a inévitablement un impact sur leur bien-être.

      Encore je peux comprendre que la consommation de viande soit nécessaire dans certains contextes, autant je ne comprends pas pourquoi les humains exploitent les animaux pour se divertir… Les zoos et les cirques causent un profond malaise chez moi depuis fort longtemps comme j’en ai parlé ici.

    • Aline dit :

      Effectivement, tu as tout à fait raison, on devrait remercier la Terre pour tout ce qu’elle nous offre ! On l’oublie trop souvent ! A l’époque on remerciait Dieu avant chaque repas (en tout cas en Europe chrétienne). C’était un peu comme remercier l’univers de tout !

      Je me rend compte avec ton commentaire, que je ne suis pas encore assez loin dans tout ce raisonnement. Une « prière » avant de manger pourrait être sympa en fait… Cela permettrai de vraiment prendre conscience qu’on a de la chance de manger !!
      Comme quoi nos ancêtres avaient mille fois raison comparé à nous et notre vie de débile -_-

      Pour ce qui est de l’envers du déco, je le connais, j’ai vu des documentaires là dessus. Je relativise peut-être un peu trop car j’ai vu aussi d’autre documentaire où on montrait par exemple Bouglione qui promenait sa panthère noire en laisse pour aller chez le véto. Il l’avait eu toute petite et était comme un animal de compagnie à l’image d’un chat. Donc je me dis que tous ne sont pas mauvais… Mais tu as encore une fois raison, c’est très rare ces notes positives… Et c’est bien dommage !!

    • Personnellement je ne vois rien de positif quand un animal sauvage est privé de liberté et de son milieu naturel. Même s’il est bien traité, aimé, choyé, à mes yeux ça reste une forme d’exploitation qui profite davantage à l’Homme qu’aux animaux. Pourquoi s’approprier la vie d’espèces qui n’ont rien de demandé et n’ont, contrairement aux animaux domestiqués depuis des milliers d’années, absolument pas besoin de nous pour vivre (sauf une fois qu’on les a retiré de leur milieu naturel et donc empêché de développer leurs instincts) ? Personnellement, une panthère en cage m’attriste autant qu’une panthère qui se promène en laisse en ville… mais encore une fois, il s’agit de mon ressenti.

    • Aline dit :

      C’est vrai…
      Je vis encore de mon petit monde de Bisounours où tout est bien, tout le monde est gentil,…
      Ça me joue beaucoup de tours d’ailleurs ! Et la vérité revient à une bonne claque en pleine figure…

      Va falloir que je lise encore sur ce sujet car apparemment je ne suis pas assez bien informé !

    • Découvrir l’envers du décor de ce que les gens bien placés savent bien nous cacher n’est pas évident, ça prend du temps… Moi j’en apprend encore tous les jours…

  14. Sikolette dit :

    Bonjour,

    je voudrais réagir sur les zoos. Bon, comme je lis tes articles dans l’ordre de parution, tu en as peut-être parlé dans les articles suivants, traitant de cet éco-défi ?

    Je suis, en règle générale, contre les zoos. Exhiber un animal sauvage dans une cage, dans des conditions bien loin des siennes dans la nature (par exemple, un ours polaire en plein Paris…), juste pour nous permettre de le voir en vrai, me déplaît et m’attriste. Je ne cautionne pas ça, je refuse d’y amener mes enfants.

    Mais en Guyane, où nous avons la quasi totalité du territoire recouvert par la forêt amazonienne, le zoo fait office de centre de soins. Ils n’y récupèrent QUE des animaux de Guyane, blessés ou nés en captivité. Ce sont donc des animaux qui, sans eux, seraient morts.

    Nous avons nous-mêmes récupéré un bébé singe (un atèle) il y a quelques années de cela, dont la maman avait été tuée. On a essayé de le soigner mais il s’affaiblissait, on ne savait pas ce qu’il fallait faire pour lui. Le zoo l’a accepté, l’a sauvé, et il vit aujourd’hui avec un groupe d’atèles en Guadeloupe.
    Les zoos de Guyane, Martinique et Guadeloupe marchent ensemble sur ce postulat-là : on ne garde que les animaux blessés ou nés en captivité.

    Je me souviens également d’un jaguar au zoo de Guadeloupe, qu’ils ont récupéré, âge de 2 ans. Le « propriétaire » le gardait enfermé dans un container, et le frappait. Le jaguar est traumatisé aujourd’hui, ne supporte pas les grands espaces, et m’a l’air très bien traité maintenant.

    Voilà, je sais que ce n’est pas comme ça partout. Mais je pense que ce zoo-là doit être soutenu, car je sais qu’il est d’une grande aide en Guyane.

    Qu’en penses-tu (si tu as le temps et l’intérêt d’y répondre bien sûr) ?

    Merci pour cette série d’articles sur ces animaux que j’aime tant.

    • Bonjour Sikolette,

      Merci pour ton témoignage et ton avis sur la question des zoos.

      Je n’ai jamais aimé les zoos ; enfant déjà, ces lieux créaient chez moi un profond malaise- je ne voyais et ne ressentais que tristesse et désolation autour de moi, je ne comprenais pas qu’on puisse prendre plaisir à observer des animaux enfermés. Il en était de même pour les aquariums, les cirques… brefs, tous ces endroits qui exploitent les animaux juste pour divertir les humains.

      Bien sûr, je trouve cela formidable que des humains viennent en aide à d’autres espèces animales quand cela est nécessaire… mais je ne comprends pas le besoin de les garder dans des structures telles que des zoos car cela continue malgré tout de promouvoir l’animal en tant qu’objet de divertissement pour les humains. Bien évidemment, je suppose que les personnes qui aménagent/visitent ces zoos d’animaux rescapés n’ont pas du tout la même mentalité que ceux qui créent/visitent des zoos classiques, donc dans le fond, la problématique n’est pas la même. Toutefois, dans la forme, cela continue de promouvoir l’idée qu’il est acceptable d’exposer les animaux. Après, si ce sont de véritables centres de soins (et non des vitrines) ouverts gratuitement au public à titre informatif/éducatif, je pense que c’est différent.

      Voilà mon avis sur la question 🙂

    • Sikolette dit :

      Bonjour,
      merci de ta réponse.

      Effectivement, je comprends ce que tu veux dire. On n’est pas obligés de garder cette forme-là dans le zoo, cette suite de « vitrines » où on les observe.
      Celui d’ici, même s’il fait centre de soins et n’accueille que les animaux blessés, ne fait pas exception. Certains animaux ont l’espace qu’ils veulent et la plupart du temps, on ne les voit pas, mais d’autres, comme les serpents, ont une cage ridicule, ça me désole.

      Tu parles de centres ouverts gratuitement pour le côté informatif, c’est clair que ce serait l’idéal ! Ce n’est pas ça ici, mais je sais que le zoo d’ici survit difficilement, et que les prix des entrées servent à financer les soins et salaires des employés.
      Enfin, je parle vraiment uniquement pour ce zoo que je connais, pour avoir parlé de tout ça avec le directeur et une employée. Je ne me prononce pas pour les autres, ainsi que cirques ou aquariums, que le boycotte d’ailleurs.

      A bientôt !

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