J’ai rejoint Instagram en 2017, l’année où j’ai eu mon tout premier smartphone… pouvoir utiliser Instagram faisait d’ailleurs partie des raisons pour lesquelles j’en voulais un[1] ! En tant que créatrice de contenus, j’y voyais à l’époque une opportunité de partager de manière plus rapide et spontanée des recommandations de marques engagées, des astuces écolo et des idées de menus végétaliens et de saison. En tant que consommatrice de contenus, j’avais tout simplement envie de pouvoir y suivre mes blogueuses préférées.
Les toutes premières années, j’ai pris plaisir à y publier mes photos imparfaites et mes courts textes, à y échanger avec mes abonné·es de plus en plus nombreux·ses, à y lire/regarder tout genre de publications et à y découvrir d’autres créateurices engagé·es. Instagram m’a permis d’élargir mon audience, de développer mon activité de blogueuse et de mettre en place de nouveaux partenariats. En étant abonnée à divers comptes, ce réseau social m’a par ailleurs exposée à de nouvelles voix minoritaires, m’a sensibilisée à des problématiques invisibilisées et a nourri mon engagement militant.
Mais au fil des dernières années, j’ai perdu du plaisir voire ressenti un certain malaise à utiliser Instagram. Pour y pallier, j’ai pris l’habitude de désinstaller l’application pendant le week-end et les vacances, durant des périodes de plus en plus longues à l’issue desquelles y revenir m’était de plus en plus pénible. J’ai inéluctablement fini par me demander si je ne ferais pas mieux de quitter Instagram et j’ai réalisé que c’était la seule issue possible face à toutes mes frustrations. Néanmoins, une partie de mes revenus dépendant de ma présence sur ce réseau social, je ne pouvais pas quitter Instagram du jour au lendemain.
Il m’a fallu du temps pour laisser cheminer l’idée, réfléchir à l’après et faire la paix avec la fin d’un chapitre. En attendant de revenir sur cet après dans un prochain article, j’avais envie de partager avec vous toutes les raisons qui font que j’ai déserté Instagram et que je finirai certainement par quitter la seule application Meta[2]que j’utilise encore. Comme toujours, il s’agit là de mon expérience et de mes ressentis personnels[3] – libre à chacun·e de partager et de consommer ce qu’iel souhaite sur Instagram, à partir du moment où l’on s’y sent bien !
EN TANT QUE CRÉATRICE DE CONTENUS
Je ne peux pas/veux pas publier tous les jours
Quand j’ai commencé à utiliser Instagram, mes publications y étaient très spontanées. Il pouvait m’arriver d’en poster une par semaine ou plusieurs par jour ; tout dépendait de mon inspiration et de ma disponibilité. Je concevais Instagram comme une extension de mon blog à laquelle j’accordais assez peu de temps et d’importance. Néanmoins, quand les marques ont commencé à s’intéresser davantage aux statistiques d’Instagram qu’à celles du blog, j’ai dû accroître ma présence sur Instagram et réfléchir à mes publications de manière stratégique afin de leur assurer un maximum de visibilité. L’inspiration était au rendez-vous et, au début, j’étais ravie de relever ce nouveau défi qui me permettait notamment d’accorder plus de temps à la photographie, un médium que j’aime énormément. J’aimais aussi le fait que les utilisateurices d’Instagram soient plus réactif·ves que sur le blog où j’avais de moins en moins d’échanges avec mes lecteurices.
J’ai toutefois fini par m’essouffler ; je n’avais pas assez de temps pour continuer d’écrire de longs articles de blog toute en produisant plusieurs publications pour Instagram chaque semaine. J’étais également frustrée de constater que malgré son augmentation, ma fréquence de publication n’était pas suffisante pour maintenir ni améliorer ma visibilité sur Instagram. N’étant pas créatrice de contenus à temps plein et ayant un travail de prof, une vie de parent et des engagements bénévoles très prenants, je ne pouvais tout simplement pas être sur Instagram tous les jours. Mais surtout, je n’en avais vraiment pas envie !
Je préfère l’écrit à la vidéo
Avec l’avènement des reels[4], les publications composées de « simples » photos et de textes ont malheureusement perdu en visibilité. À titre personnel, faire des reels ne m’intéresse pas particulièrement, et ce pour plusieurs raisons : l’écrit reste mon médium de partage préféré, je n’ai pas les ressources (temps, argent, espace mental) pour développer de nouvelles compétences, la création de reels est extrêmement chronophage, l’impact écologique des publications écrites est bien moindre que celui des vidéos et ce que j’ai à partager ne gagne pas à être montré en vidéo. Si je peux faire passer un message de manière (plus) efficace via un texte et des photos, je ne vois absolument pas l’intérêt de le filmer… Cela ne m’empêche pas de monter des reels de temps à autre, quand j’en ai l’envie et le temps et que le sujet s’y prête bien, mais cela reste très ponctuel, même si je vois bien que ces derniers ont une meilleure visibilité que mes autres publications.
Je ne veux pas raconter ma vie
Pour beaucoup de créateurices de contenu il est devenu normal de « raconter sa vie » en story, ou tout du moins d’en partager quelques bribes au quotidien, avec des photos de ses animaux, de ses enfants, de son environnement, de ses sorties, de ses vacances et des anecdotes de sa vie personnelle et/ou professionnelle. Bien que ces types de partages soient incomparables à ceux d’influenceureuses qui filment leur quotidien en mode télé-réalité, ils offrent tout de même une fenêtre sur une petite partie de notre vie privée. Ces partages plus intimes et réguliers en story peuvent paraître anodins, et pourtant, ils maintiennent l’intérêt de notre communauté, créent un sentiment de proximité entre créateurices et abonné·es et améliorent la visibilité de notre profil.
Personnellement, je partage très rarement des bouts de mon quotidien en story. En premier lieu parce que je limite mon usage des écrans et je n’ai pas donc toujours mon téléphone sur moi. Ensuite parce que que je suis généralement trop occupée à profiter de ce que je fais et prise par le temps pour pouvoir photographier/filmer et partager mes observations et activités. De plus, les rares fois où je me suis prise au jeu et où je me suis dit « Tiens, ce serait sympa de raconter ce que je fais en story », j’ai constaté qu’à partir du moment où je me préoccupais des photos à prendre et des plans à filmer, je ne pouvais profiter pleinement de l’instant présent. Cela ne m’empêche évidemment pas de photographier et de filmer des petits bouts de mon quotidien – quand je le fais, c’est tout simplement parce que je vis un moment que je souhaite immortaliser de la sorte, avant tout pour moi… et parfois, je finis aussi par le partager avec mes proches et/ou en story.
Par ailleurs, depuis que je blog, je me pose toujours ces mêmes questions par rapport au choix de mes articles/publications : pourquoi ai-je envie de m’exprimer sur tel ou tel sujet, quelles sont mes motivations personnelles et qu’est-ce que ça peut apporter à celleux qui me lisent ? Personnellement, je ne vois aucun intérêt à partager sur Instagram la plupart des choses que je vis au quotidien, le beau comme le moins beau, le superficiel comme le moins superficiel… Et puis si j’ai envie de partager quelque chose de personnel, sans lien particulier avec mes contenus habituels, je préfère le faire avec mes proches, au cours d’échanges que je trouve moins superficiels et plus nourrissants.
Je suis profondément convaincue que l’intime est très souvent politique, mais je crois qu’il y a une différence fondamentale entre partager sa vie en mode télé-réalité et partir du récit de certaines expériences de sa vie pour aborder des problématiques plus globales, pour attirer l’attention sur des causes particulières, pour montrer d’autres possibilités (hors des sentiers battus), d’autres manières de faire (au-delà de la culture et des discours dominants), voire pour demander soutien et conseils.
Plus invisibilisée que jamais
Entre ma fréquence de publication très basse et irrégulière, ma préférence pour les photos/textes et mon désintérêt pour raconter ma vie en story, je donnais déjà à Instagram plusieurs raisons de ne pas mettre mon contenu en avant. À cela est venu s’ajouter mon souhait d’utiliser mon « peu » de visibilité afin de dénoncer certaines discriminations, violences et inégalités à travers le monde et d’inviter les gens à s’engager collectivement.
Avec près de 13 000 abonné·es qui ne voient pas forcément mes publications, mon influence est certes très relative, mais elle n’est pas réduite à zéro non plus alors j’estime important de mettre celle-ci au profit de causes gravissimes peu ou mal traitées par les médias mainstream. Sans surprise, depuis que je parle plus franchement de racisme, de génocide et de bien d’autres formes de violences, ma visibilité comme mon audience ont d’autant plus chuté… Malgré tout, je ne peux pas, avec les valeurs que je défends, rester silencieuse ou me contenter d’une story tous les deux mois pour dénoncer les horreurs du monde dans lequel nous vivons.
Je veux faire ce qui me plaît, quand ça me plaît
Quand j’ai lancé mon blog en 2013, j’ai immédiatement apprécié ce sentiment d’indépendance et de liberté totale. Ici, sur Échos verts, je peux parler de ce qui me plaît, sans restriction de format ni de nombre de caractères, sans date limite ni pression, et la visibilité de mes articles n’est soumise à aucune politique ni algorithme discriminatoires – les personnes abonnées à mon blog reçoive une notification quoi qu’il arrive.
Sur Instagram, notre visibilité dépend d’un tas de paramètres changeants. En 8 ans sur ce réseau social, j’ai pu observer plusieurs évolutions obligeant les créateurices de contenus à s’adapter voire à carrément changer leur manière de fonctionner pour espérer continuer de maintenir et développer une certaine visibilité… Et moi, je n’ai tout simplement pas envie de devoir m’adapter à des tendances qui ne m’inspirent pas ni ne me correspondent. En 2025, j’ai juste envie de pouvoir continuer de publier de simples textes et photos statiques sans musique ni effets spéciaux. Et de pouvoir faire évoluer le fond et la forme de mon contenu suivant mes envies, et non suivant des codes qui me sont imposés.
Une plateforme aux valeurs contraires aux miennes
Propriété de Meta, Instagram est un réseau que je trouve problématique à bien des niveaux : non-modération de contenus mettant en danger la santé mentale, dont celle des mineur·es, censures et blocages de comptes et contenus dénonçant violences et inégalités, absence de modération, censures et blocages de comptes et contenus haineux, racistes, misogynes, grossophobes, etc., valorisation de contenus sexistes (plus une femme est blanche, mince, dénudée et objectifiée, mieux c’est), non-protection des données et de la vie privée, etc. De plus, en valorisant les comptes les plus prolifiques, Instagram pousse les créateurices à la (sur)production de contenus (plus ou moins qualitatifs, on en reparlera plus bas) et capitalise sur leur labeur sans les rémunérer.
Continuer de créer du contenu pour Instagram, c’est donc continuer de donner de la matière à un réseau social donc le fonctionnement va complètement à l’encontre des valeurs que je souhaite incarner et promouvoir – une contradiction me dérange de plus en plus.
EN TANT QUE CONSOMMATRICE DE CONTENUS (ENGAGÉS)
Lasse des tendances
Au fil des mois, de nouvelles tendances apparaissent sur Instagram, dans le fond comme dans la forme. Rapidement des dizaines puis des centaines et des milliers de vidéos formatées de la même manière, avec les mêmes accroches, les mêmes musiques, etc., et/ou abordant des sujets similaires abondent dans nos fils d’actualité… En tant que consommatrice, je trouve cette prolifération de contenus uniformisés, dépourvus d’originalité et de personnalité terriblement ennuyante.
Trop de reels, trop de textes, trop d’inconfort
Quand mon fil d’actualité se composait principalement de photos accompagnées de légendes de 2200 caractères maximum, je pouvais lire plusieurs publications d’affilée et fermer l’application au bout de 10 minutes. Aujourd’hui, entre les reels allant de quelques secondes à plusieurs minutes, les carrousels pouvant inclure jusqu’à 20 slides de textes, et les stories illimitées, je me sens rapidement submergée. Ainsi, soit je finis par fermer l’application au bout de quelques minutes, soit j’y passe 3 fois plus de temps qu’avant et j’en ressors avec l’impression d’avoir fait faire un triathlon express à mon cerveau !
Mon problème, je le précise, n’est pas lié à l’attention ; pour moi, les difficultés sont toutes autres. Pour commencer, beaucoup de reels sont à la fois trop denses et trop rapides pour moi : avec des créateurices qui parlent à une allure folle – dans certains cas sans sous-titrage[5] – et des dizaines de plans qui s’enchaînent en l’espace de quelques secondes, mon cerveau suit très difficilement. J’ai également du mal à lire des longs textes sur le petit écran de mon téléphone[6], que ce soit en story (où l’on doit en plus maintenir son doigt appuyé sur l’écran) ou dans mon fil d’actualité – sans parler du choix des polices de caractères ou de leur taille miniature qui rendent certains contenus extrêmement difficiles à lire, pour ne pas dire illisibles[7]. Enfin, cette densité de contenus ultra-rapides, longs et/ou illisibles est tout simplement excessive pour mon cerveau. Je ne sais pas ce qu’en dit la science, mais je ne pense pas que nous puissions digérer autant de contenus différents sur un laps de temps si limité. Non seulement je trouve cela fatigant, mais je constate aussi qu’enchaîner la lecture/la visualisation d’autant de contenus ne me permet pas d’ingérer plus d’information… au contraire !
Des publications vides de sens, d’utilité et d’originalité
La création de contenus, comme son nom l’indique est un travail créatif et ce quel que soit le sujet abordé, il faut un minimum d’espace mental et de temps pour le développer. Or, quand on est soumis à un algorithme qui nous pousse à publier plusieurs contenus par semaine, on peut finir par privilégier la quantité plutôt que la qualité. Je ne dis pas que tous nos contenus doivent avoir un fond profond et une forme parfaite, ni être toujours hyper originaux, loin de là… Mais en particulier dans le domaine de la création de contenus engagés, j’estime que nous avons une certaine responsabilité : celle de lutter contre des tendances insensées et néfastes d’un point de vue social et/ou environnemental et contre les exigences du capitalisme patriarcal en proposant du contenu qui va dans ce sens.
Il y a quelques années, j’avais suivi une formation à propos d’Instagram où étaient, entre autres, délivrés des conseils pour trouver de l’inspiration afin de pouvoir publier suffisamment de contenus (sous-entendu : pour satisfaire l’algorithme). Parmi ces conseils, on nous suggérait de recopier nos articles de blog, de republier d’anciennes publications et de suivre les tendances, tout simplement. Même si je trouve important d’avoir des idées pour sortir des périodes où l’inspiration n’est pas au rendez-vous, je trouve dommage de se forcer à publier quelque chose quand on n’a rien de particulièrement intéressant à partager… Je comprends évidemment ce besoin de rester actif·ves pour maintenir sa visibilité, mais personnellement, je me suis lassée de beaucoup de comptes engagés aux contenus répétitifs, sans originalité ni intérêt particulier.
Une estime de moi en chute libre
Enfin, c’est peut-être la raison qui a fini par me donner envie de quitter définitivement Instagram, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Lorsque j’ai intégré le club des quarantenaires et que je me suis mise au sport avec régularité en 2024, j’ai vu déferler sur mon fil d’actualité une multitude de contenus m’invitant à soigner mon apparence en perdant du poids, en développant mes muscles, en stoppant ma chute de cheveux, en colorant les cheveux blancs et en lissant mes rides… Moi qui ne me sentais pas trop mal dans mon corps, j’ai commencé à me comparer à ces trentenaires/ quarantenaires/ cinquantenaires hyper toniques, musclées, souples et dynamiques qui me donnaient l’impression de ne pas en faire assez, de ne pas être assez ceci ou cela et, surtout, de mettre mon avenir en péril si je ne suivais pas une routine d’exercices muscu-souplesse-flexibilité-mobilité 3h par jour ! Cela est devenu assez anxiogène et même déprimant pour moi…
Ces émotions négatives sont venues s’ajouter à celles que je ressentais déjà face aux partages de certaines créateurices de contenus dont j’enviais la productivité. Être anticapitaliste, c’est aussi être anti-productivité, et pourtant, je ne pouvais m’empêcher d’avoir l’impression de ne pas en faire assez et de ne pas être assez productive par rapport à toutes ces personnes qui semblent faire 1001 choses absolument formidables dans leur vie pro comme dans leur vie perso. Quand une personne partage la liste de tout ce qu’iel a accompli dans sa journée/sa semaine et même de ce qu’elle fait « pour elle »[8], cela me renvoie souvent à tout ce que je n’ai pas (encore) fait, à ce que j’aurais voulu faire…
Avant les réseaux sociaux, on se comparait évidemment déjà à nos proches et aux personnes de notre entourage, de manière plus ou moins consciente, mais je ne crois pas qu’on était exposé·es à autant d’injonctions, à la vie d’autant de personnes à la fois ni à leur « productivité » de manière aussi évidente… Et même en étant consciente que je ne vois qu’une partie de leur réalité, cette surexposition aux divers accomplissements d’inconnu·es complique ma lutte pour un quotidien où mon sentiment d’accomplissement ne serait pas si intrinsèquement lié à ma productivité.
POUR CONCLURE…
Si vous me suivez sur Instagram, vous savez désormais pourquoi je n’y suis plus beaucoup… Je n’en suis toutefois pas complètement partie car, pour le moment, je tiens à pouvoir y consulter certains comptes et la simple décision de ne plus l’utiliser comme outil de travail a suffit à me libérer d’un (gros) poids. Tant que mon compte sera actif, cela ne m’empêchera évidemment pas de continuer d’y partager des petits contenus dans mon fil d’actualité ou en story, de manière très ponctuelle et irrégulière, comme c’est le cas depuis longtemps déjà. Pour me lire plus régulièrement, le mieux reste évidemment de vous abonner à mon blog et à ma newsletter…
Et vous, quel est votre rapport à Instagram ? Celui-ci a-t-il évolué au fil du temps ?
[1] À l’envie de pouvoir utiliser Instagram s’ajoutait celle de pouvoir communiquer avec les proches que je vois peu par messagerie et d’avoir un appareil photo à portée de main au quotidien.
[2] Je n’utilise plus Facebook depuis des lustres, je n’ai plus WhatsApp depuis 2018 et j’ai quitté Threads après 3 jours de tests l’année de sa sortie.
[3] Nous avons toustes des limites, des sensibilités et des besoins différents
[4] Pour les personnes qui ne sont pas sur Instagram, les reels sont de courtes vidéos.
[5] Rappelons que sans sous-titres, les personnes sourdes et malentendantes ne peuvent pas profiter de certains contenus…
[6] Mais je peux passer des heures à lire un livre ou de longs articles sur un écran d’ordinateur (avec des pauses bien sûr)
[7] C’est bien beau de valoriser l’esthétique et la créativité, mais qu’en est-il de l’accessibilité ?
[8] Quand ces partages ne sont pas accompagnés d’une réflexion, d‘une information, je me demande par ailleurs ce que l’on cherche à dire aux autres ?





Bonjour,
je n’ai pas instagram, ni tiktok, ni FB. J’ai YT car j’y suis des contenus qui m’intéressent, m’apprennent , me font découvrir des livres , des créateurs d’art…. Ma fille me montre parfois des contenus instagram ou TT concernant des animaux mais je lui fait remarquer que ce qu’elle trouve hilarant est avant tout de la maltraitance pure et dure. Quand est ce que ces videos là seront interdites? De la violence banalisée. Et je vous rejoins pour le reste.
J’apprécie beaucoup plus de recevoir des newsletters, lire, faire des recherches par rapport aux écrits et pensées. En fait nous ne recevons plus de lettres où une personne nous donne de ses nouvelles, nous parle de ses projets…. Je me rends compte que les newsletters ont ce rôle là. Les lettres d’antan où les personnes avaient des échanges sur leurs pensées, leur vie, où elles prenaient le temps d’écrire ce qu’elles avaient à partager. Les sms et autres n’ont pas cette saveur là de l’échange. Je suis heureuse de vous lire , d’échanger parfois. En ce qui me concerne votre blog est précieux. Très belle journée.
Bonsoir Mayrline,
Merci pour votre partage !
À l’exception des vidéos d’élevages intensifs et dabattoirs, je n’ai jamais vu de vidéos de maltraitance animale, mais j’imagine bien… en revanche, la maltraitance des bébés/jeunes enfants qu’on humilie en leur faisant des « blagues » qu’on filme et qu’on publie, ça j’en ai déjà vu… En effet, la violence est banalisée sur IG comme ailleurs.
Je suis également abonnée à quelques newsletters mais j’avoue être toujours aussi attachée aux blogs que je peux consulter quand je le souhaite et sur lesquels je peux aisément retrouver et relire les contenus qui m’intéressent. Et puis en tant que blogueuse, j’apprécie vraiment les échanges que je peux avoir avec mes lecteurices et il m’arrive même de relire certains commentaires. C’est de loin l’espace de partage qui correspond le mieux à mon fonctionnement et à mes préférences et ça me fait plaisir de voir que certain·es lecteur·ices tiennent encore autant que moi à cet espace 🙂
Bonne soirée à vous !
J’aime beaucoup l’idée que les newsletters sont des lettres. Je sais que c’est dans le mot en lui-même mais je n’y avais jamais réfléchi comme ça.
Enfant et adolescente, j’adorais envoyer/recevoir du courrier et effectivement, recevoir une newsletter me fait un peu le même effet !
Comme j’ai adoré, aussi, toute cette période de mon enfance et de mon adolescence où j’ouvrais la boîte aux lettres avec excitation chaque jour, où je flânais dans les papèteries à la recherche du plus joli papier à lettre (Dido, bien sûr 😂 !) et où j’attendais chaque nouvelle collection de timbres impatiemment au fil des saisons ! C’est avec beaucoup de nostalgie que je relis certaines lettres que j’ai conservées…
Un article très intéressant dans lequel je me retrouve énormément ! Cela fait un an que je désactive systématiquement instagram lors que je suis en vacances, et j’ai de plus en plus tendance à ne pas le réinstaller…
Mon blocage personnel, c’est que je m’occupe des réseaux sociaux pour une association, et que la version « téléphone » d’instagram permet de faire certaines choses que la version « ordinateur » ne permet pas. Je pense que c’est volontaire de leur part, pour nous pousser à télécharger l’application, mais cela m’énerve de plus en plus.
Actuellement, je n’ai plus instagram depuis plus d’un mois, je suis assez fière, et l’idée de devoir le re-télécharger m’embête profondément, au lieu d’avoir une sensation de manque comme au début de mes périodes de désinstallation l’an dernier. Je ne sais pas quand je devrais réinstaller l’application, mais cela le plus tard possible ^^
Je trouve qu’Instagram peut être très utile pour promouvoir le travail des associations – c’est d’ailleurs par ce biais que j’en ai découvert certaines… mais c’est terriblement frustrant de dépendre d’un réseau social dont on n’approuve pas les codes pour faire son travail !
J’espère que tu pourras continuer d’avoir des périodes prolongées sans IG et que les périodes avec pourront être suffisamment courtes pour ne pas te peser trop… En tout cas, je comprends tellement cette réticence à réinstaller l’appli après une pause !
Merci pour ce texte qui est exactement ce qui manque maintenant souvent : de la réflexion, du recul, et un certain temps pour le lire (et sans photo 😉 !
Des billes pour moi, qui ne suis pas active sur instagram, mais qui ressens cette recherche de rapidité (les reels que je n’arrive pas non plus à « ingurgiter » …), et ce trop plein général, uniquement à la lecture.
Il me semble qu’il y a quelques années je ne voyais que les comptes que je suivais. Maintenant ils sont noyés dans un fatras d’injonctions dont je devrais méditer les conséquences psychologiques, en effet.
Au plaisir de continuer à te lire, ici ou là !
Merci d’avoir partagé ton ressenti, Anne-Lise !
« Un trop plein », c’est exactement ce que je ressens aussi sur IG… Et sur mon fil d’actualité aussi, je vois davantage de contenus de comptes auxquels je ne suis pas abonnée que de comptes que je suis… et c’est toujours le même type de comptes qui revient – des comptes très populaires et des profils peu diversifiés… Peut-être que mon ressenti serait différent si je ne voyais justement que les comptes auxquels je suis abonnée ?
Bonjour Natasha, bonjour Anne-Lise.
Sur insta, on peut en cliquant en haut à gauche ne voir que les comptes qu’on suit, et ça change tout !
Merci pour cet article Natasha, je l’ai trouvé très intéressant et il m’a fait comprendre pourquoi j’apprécie de moins en moins le temps que je passe sur Instagram. Pour ma part je me suis mis une timer, l’appli se ferme au bout de 10 minutes par jour. Ça me fait une petite pause dans la journée et ça me suffit largement !
Bonjour Rebecca,
Merci beaucoup pour cette info, je ne connaissais pas cette possibilité et ça va nettement améliorer mon confort de lecture sur IG! Et certainement me permettre de moins y perdre de temps aussi !
Merci pour cet article Natasha ! Je suis arrivée sur instagram vers 2018, parce que je voulais justement te suivre, que les partages spontanés me plaisaient aussi. Mais effectivement, aujourd’hui j’ai l’impression que ma concentration en a pris un coup. J’ai en tête l’exemple d’une créatrice qui propose des recettes véganes, avec uniquement des réels, parfois tous les 3 jours. Cela fait beaucoup de recettes, aussi je ne regarde plus trop car je n’aurais jamais le temps de tout tester (et ça va vite). Et comme je suis quasi uniquement des comptes engagés, j’y retrouve parfois la même actualité au sujet de Gaza ou du réchauffement climatique. Donc par-dessus le marché, ça me mine souvent le moral… A mes débuts sur insta, j’avais ouvert un compte public, et j’ai partagé spontanément et joyeusement des éléments de mon quotidien, principalement tous les efforts que je faisais pour réduire mes déchets en toute circonstance (car je me sentais un peu seule dans « mon délire » sinon). Sauf que par la magie de l’adresse IP, mon compte a été suggéré à mes contacts facebook (collègues, amis) et je n’avais pas forcément envie que tout le monde sache ces détails sur mon quotidien, voire même ait connaissance de mes idées politiques. J’ai même eu quelques remarques non-sollicitées d’inconnues, et j’ai entrevu (à toute petite échelle !) ce que vivent les influenceurs. Je me suis demandée si j’avais vraiment envie d’être « connue » et surtout jugée. La réponse est non ! J’ai publié de moins en moins, car comme tu le dis, j’avais aussi envie de vivre les choses, et pas juste me dire « oh, ça c’est chouette, attends je m’arrête, je prends une photo et je leur dirai ceci ou cela dans ma story ». Je me suis même sentie obligée d’annoncer à demi-mot ma rupture pour justifier les changements qui allaient être visibles dans mon quotidien (déménagement dans une nouvelle ville, courses pour 1 personne et plus 2, absence du chat que je montrais souvent…). C’était la goutte d’eau ! Je continue à consommer du contenu, mais mon compte est en privé et je ne publie plus. J’aimerais arrêter instagram depuis plus d’un an, mais j’hésite à lâcher les contenus des influençeuses que j’aime bien !
Merci beaucoup pour ton partage d’expérience, Lucile !
Je suis navrée que tu te sois retrouvée dans des situations assez inconfortables suite à tes partages publics. Je comprends complètement le malaise que tu as pu ressentir quand des personnes de ton entourage perso et pro ont commencé à te suivre car cela a aussi été mon cas quand des membres de ma famille, des collègues et même des élèves se sont abonné·es à mon compte… Mais mon blog faisant partie de mes activités pro, c’est forcément difficile de se cacher de certaines personnes !
J’espère en tout cas que tu es plus sereine depuis que tu as mis ton compte en privé et que tu arriveras à trouver un « équilibre » pour ne pas te sentir trop submergée par tous ces contenus extrêmement anxiogènes. J’en vois énormément également à chaque fois que je suis sur IG ; du coup, les jours où je ne me sens pas bien du tout, j’évite d’aller sur l’appli. Les autres jours, je mets ma carapace, je lis et je partage… Il faut dire que dans le cadre de mes cours d’anthropologie, parler de violences et d’inégalités fait partie de mon quotidien, alors je suppose qu’au fil du temps, j’ai appris à m’informer sur ces sujets et à en discuter tout en évitant de trop m’impliquer émotionnellement. Ce n’est pas toujours facile, mais je crois que ça m’aide aussi à être moins abasourdie quand je tombe sur tous ces contenus violents sur IG.
Merci pour cette analyse très complète à laquelle je ne peux que me rallier. Les réseaux sociaux sont épuisants à force de nous saturer d’informations qu’on a pas cherchées et sans rapport les unes aux autres.
Et non, les blogs ne sont pas morts et j’apprécie toujours autant de lire du contenu long et fouillé sur le tien – d’ailleurs, j’ai un fil RSS qui me dit quand il y a du nouveau et ainsi je ne rate jamais rien.
Oui, vive les fils RSS ! J’utilise Feedly depuis 13 ans et je trouve ça hyper pratique – ça me permet d’être tenue au courant des nouvelles publications de mes blogs/sites préférés et de choisir quand les consulter. Je consulte généralement mon fil RSS une à deux fois par semaine, à un moment où je suis suffisamment disponible pour me poser et lire tranquillement les articles qui m’intéressent. Et si je ne lis pas tout d’un coup, je les réserve pour la prochaine fois.
Un article qui résonne pas mal pour moi également.
Mais je n’arrive pas encore à passer le pas, j’ai encore FB principalement pour la famille une fois tous les 32 du mois (ma mère m’en a fait la remarque lol). Pour IG j’ai réussi a assainir pas mal mon fil, qui est tombée dans une boucle d’algorithme certes, mais feelgood pour moi (manga/webtoon et dessinateurs beaucoup), de belles images, des reco lectures et peu de reel sans queue ni tête. Et je mets le minuteur sur 10 min chaque matin avant même de l’ouvrir. Même si je l’allonge au fur et à mesure suivant ma dispo et l’envie, ça me permet de prendre conscience du temps qui passe et de me poser la question « est-ce que je continue parce que c’est pertinent ou non ? »… ça me créé un léger équilibre. Peut-être un jour j’arriverai à m’en passer totalement, mais pour ces dessinateurs je sais pas trop comment les suivre autrement, pour le moment.
Et team RSS ici aussi pour suivre mes blogs préférés (quand ils en ont un), que je consulte une à deux fois par semaine. D’ailleurs, j’ai remarqué depuis quelques temps qu’on pouvait y intégrer des chaînes vidéos Peertube, ce qui permet de suivre du contenu vidéo sans dépendre totalement de YT et des algo de recommandations.
Bon même si cas exceptionnel, je suis abonnée aussi à ta newsletter depuis quelques temps ! (j’ai que 2 blogs en abo NL)
Merci pour ton retour d’expérience, Lyskhat !
J’aime bien l’idée de mettre un minuteur et puis de se poser la question de l’intérêt de continuer ou pas de « scroller », de manière vraiment consciente.
Je ne connaissais pas Peertube ! Il existe de plus en plus d’alternatives aux RS classiques et c’est tant mieux !
J’ai eu Instagram quelques années après sa création, je partageais des photos prises sur le vif. Il y avait plus d’échange entre les personnes. Mais au fil du temps c’est devenu une vitrine de celui ou celle qui aura la meilleure photo, le meilleur partenariat…
J’ai aussi créé mon blog (en 2014). Mon compte Instagram est devenu une extension de celui-ci, j’aimais partager certaines photos du futur article à paraître. Photo prise du téléphone.
Je continue de faire au téléphone mais parfois je prends certaines retouchées.
Les stories, j’en partage mais pas des masses, les reels parfois…
Et c’est très compliqué pour moi d’être face cam, donc je ne parle pas à mes abonnés, je n’ai rien à raconter aussi!
Je regrette beaucoup l’Instagram d’avant ou tout était naturel et simple!
Merci pour ton partage d’expérience, Nelisiane.
Et vive les blogs qui durent encore (et qui ne sont pas que des blogs de recettes – ceux-là perdurent encore et heureusement car je trouve qu’IG n’est pas du tout pratique pour suivre/retrouver une recette !) !
Merci pour cet article !
J’aimerai fortement réussir à diminuer/arrêter d’utiliser Instagram pour environ toutes les raisons que tu cites mais je n’arrive pas encore à franchir le pas. ça m’arrive souvent de vouloir publier quelque chose et de me aviser en disant que c’est plutôt du contenu que je voudrais garder pour mon blog, mais au final, le blog, ça prend plus de temps (et en écrivant ça je me demande en quoi c’est un problème, il « suffit » juste d’en passer moins, du temps, sur Instagram) et au final c’est Instagram qui gagne parce que c’est plus rapide, plus simple (et ça m’agace de l’admettre).
pour autant je prends toujours du plaisir à lire les quelques blogs que je continue à suivre et qui sont encore actifs, c’est tellement plus agréable de lire du contenu comme ça, tellement moins standardisé, bref, que des avantages hein.
Ton blog fait partie de ceux qui me manquent, Camille ! Mais je suis heureuse de continuer de pouvoir savourer ta plume via tes newsletters de temps à autre 🙂
La plupart des blogs que je prenais énormément de plaisir à lire sont malheureusement inactifs aujourd’hui… Il reste beaucoup de blogs de recettes (et heureusement car je suis toujours incapable de suivre des recettes présentées sur IG !) mais ce n’est pas le même plaisir de lecture (à l’exception de Deliacious dont je trouve les introductions toujours très enrichissantes voire divertissantes !). J’aime aussi beaucoup lire Le cul de poule qui a une diversité d’articles en plus des recettes, mais j’ai dû faire une pause dans mon abonnement.
En revanche, j’ai découvert quelques newsletters qui viennent un peu combler ce vide, avec des écrits personnels et fouillés très agréables à lire et enrichissant (mais ça ne remplace pas les blogs !) et ça s’est chouette !
Bonjour Natasha,
Merci pour cet article que je rejoins complètement. J’ai installé Instagram il y a une dizaine d’années car à l’époque mes cousines l’utilisaient pour partager des photos, et donner des nouvelles. Je me suis mise à faire pareil, en compte privé, mais j’ai vite arrêté car je n’étais pas à l’aise avec ce côté « je raconte ma vie ». En revanche j’ai gardé l’appli pour suivre des illustrateurs ou des photographes que j’aimais bien. Ça m’allait pas trop mal, mais depuis quelques années effectivement je trouve que c’est la course au contenu, au sensationnel, et je m’en suis pas mal désengagée; je n’aimais pas non plus le fait que certains artistes créent du contenu uniquement sur ig et du coup incitent implicitement à aller sur cette appli. Et alors maintenant, avec l’arrivée de l’IA, c’est devenu vraiment n’importe quoi, clairement j’ai l’impression que ceux qui pilotent tout cela ne cherchent même plus à déguiser leur volonté de nous asservir toujours plus aux écrans. J’aimerais pouvoir te dire que je n’y vais plus du tout, malheureusement il y a encore parfois des soirs où, fatiguée, je vais y faire un tour et y passer plus de temps que de raison… Le pire c’est que je me vois faire… En tout cas je vois le pouvoir hypnotisant que cela a, je trouve ça vraiment effrayant. Je te remercie de continuer à créer des articles pour ton blog, car personnellement c’est vraiment ce que je préfère: du contenu intéressant, fouillé, que je choisis de lire quand je le souhaite. Merci à toi Natasha!
Bonjour Sophie,
Merci beaucoup pour ton témoignage.
Je crois que nous sommes beaucoup à avoir cette lucidité par rapport aux effets des RS/Des écrans et à avoir du mal à lâcher malgré tout… Comme tu le dis si bien, ils ont un pouvoir hypnotisant, et en particulier quand on est fatigué, c’est tellement difficile de ne pas céder à la facilité de se coller devant notre écran ! Personnellement, j’ai mis du temps avant de réduire drastiquement mon usage des RS et des écrans de manière générale, ça s’est fait par étapes.
Et je suis ravie de savoir qu’il y a encore du monde qui apprécie les blogs 🙂
Coucou Natasha,
Merci pour cet article et ton témoignage. C’est intéressant d’avoir le point du côté « créatrice de contenu ». De mon côté, j’avais totalement désinstallé Instagram en janvier 2025, sans savoir combien de temps cela durerait. Puis j’y suis revenu, mais uniquement sur ordinateur en juin. Ca me donne un équilibre pour l’instant : je scrolle moins longtemps sur ordinateur, et je passe plus vite à autre chose que si c’était sur le téléphone. Je regarde les contenus des créateurs que j’aime bien, et quand j’ai l’impression d’avoir fait le tour, je ferme l’onglet assez facilement.
J’aime aussi bien YouTube pour regarder des vidéos longues où les personnes prennent le temps de développer leur pensée.
En parallèle, je suis abonnée à quelques newsletters, dont la tienne (très beau texte dans la dernière que tu as envoyée d’ailleurs). Je constate que tu n’es pas la seule à revenir au format newsletter, d’autres créatrices de contenus reviennent également à des formats plus longs.
Je suis également curieuse de lire ton prochain article pour savoir comment tu envisages l’après.
Belle journée !
Bonjour Salima,
Je trouve également la version ordinateur très bien pour la lecture du contenu – en fait, je trouve que c’est moins facile de « scroller » sur l’ordi et du coup, j’y passe forcément moins de temps !
Merci pour ton intérêt pour tes newsletters. J’ai longtemps hésité à m’y mettre, mais ça me permet de proposer un contenu un peu différent d’ici et je suis heureuse de voir que ça attire de nouvelles personnes aussi !
Bon dimanche à toi !
Coucou Natasha,
J’ai pris le temps de lire ton article. Merci pour ce partage. Je pense qu’on est beaucoup à se retrouver dans ce que tu dis, on se sent moins seul.es.
Soutien. ❤️✨
Merci Loetitia ❤️
Merci beaucoup pour cet article très intéressant.
Je suis sur Instagram depuis 2017, je ne poste plus depuis très longtemps dessus mais c’est un outil important pour moi.
En effet, au début, je suivais surtout des créatrices de contenus sport/diet/beauté etc, mais au fil du temps j’ai choisi de suivre des créatrices et des médias engagés sur des sujets qui me touchent : écologie, racisme, féminisme, décolonialisme, parentalité, etc. Ca me permet donc d’être au courant de plein de sujets, des manifs, des rassemblements et ça m’a surtout permis de commencer à militer derrière mon téléphone : un petit partage, un petit like, une petite story, un commentaire etc.
Et au final, ça m’a mené à m’investir « en vrai » dans des collectifs (Thousand Madleens to Gaza, Collectif Vietnam Dioxine, Utopia 56 etc), ou dans un bookclub !
Mais j’ai quand même un rapport très ambivalent avec ce RS… J’essaie également de faire des pauses et de diminuer mon temps passé dessus car les contenus que je consomme sont anxiogènes et ça m’épuise.
Merci pour ton témoignage, Sophie ! C’est génial tout ce qu’IG a pu t’apporter… Mais oui, quand on suit beaucoup de comptes militant·es, ce n’est pas un RS qu’on peut consulter tout le temps sans s’épuiser. C’est comme avec les nouvelles ; je les lis à un moment de la journée où je me sens suffisamment bien pour les digérer… et je ne le fais pas 10 fois par jour !
Merci pour cet article complet. Je me sens beaucoup mieux depuis que j’ai enfin un téléphone professionnel assez performant pour Instagram, ce qui m’a permis de desinstaller l’appli sur mon perso. Je travaille dans une association et malheureusement comme tu dis on se sent un peu coincées car on a besoin de faire connaître nos activités… Le fait que les blogueuses que je suis ont presque toutes remis au goût du jour les infolettres m’a grandement aidé à quitter l’application car je peux continuer à suivre leurs contenus à mon rythme, merci !
Merci beaucoup Natasha pour ce partage qui me parle énormément ! Depuis cet été je ne vais plus sur Instagram (sauf mon compte pro de temps en temps), et je pense que cette coupure sera définitive. Ce réseau social m’a apporté beaucoup de choses positives et d’informations sur la parentalité, le barefoot, les livres, l’écriture, l’actualité etc., mais ce flux constant et l’impression au final de perdre mon temps a fini par être plus fort. Aujourd’hui je prends le temps et savoure les moments de lecture des infolettres (dont la tienne), alors qu’avant j’en laissais beaucoup en non lus dans ma boîte mail. Je reprends même goût à écrire sur mon blog, à en lire d’autres bien sûr, car ce sont vraiment ces formats qui me plaisent le plus 🙂
Bravo pour avoir pris cette décision très réfléchie ! Je n’ai pas instagram, à la différence de mes collègues de travail qui partagent souvent des posts instagram, que je ne peux donc pas consulter. De fait, je me sens un peu à l’écart, mais j’ai l’impression que le bénéfice de ne pas être aspirée par instagram le vaut largement, et j’ose à peine imaginer la difficulté quand on compte réellement sur instagram dans le domaine professionnel. J’espère que la situation va continuer à évoluer vers moins de posts sur les réseaux sociaux et plus de messages personnels, et bien sûr un retour des blogs !