Site icon Échos verts

{Éco-défi} Vers une garde-robe éco-éthique et minimaliste

Vous souvenez-vous du 24 avril 2013? Ce jour-là, le Rana Plaza, un immeuble bengalais de 8 étages s’est écroulé, faisant plusieurs centaines de morts et de blessés. Il abritait des appartements, des bureaux et des ateliers de fabrication de vêtements de marques bien connues (Mango, Benetton, Carrefour, Auchan, Camaïeu, Primark…).

L’impact éthique de l’industrie textile

Il aura fallu que ce terrible évènement survienne pour que je prenne réellement conscience que les vêtements que j’achetais jusque-là sans réfléchir étaient fabriqués dans des conditions déplorables, par des ouvriers et des ouvrières dont le bien-être n’importait guère aux personnes dirigeant et se fournissant auprès de ces entreprises.

Depuis ce jour-là, je me demande si les vêtements de ma garde-robe portent les empreintes invisibles d’enfants ou de personnes victimes d’abus physiques ou moraux et n’ayant même pas les moyens de se vêtir… Depuis ce jour-là, je n’ai pas remis les pieds dans une boutique sans me demander où, par qui et dans quelles conditions étaient fabriqués les vêtements en vente… car si l’horreur de certains ateliers de misère a été exposée, combien d’entre eux ont changé leur éthique de travail?

L’impact écologique de l’industrie textile

Quelques mois après cette horrible catastrophe, j’ai eu la chance de discuter avec Thomas, fondateur de 1083, la 1ère marque de jeans fabriqués en France. Notre échange m’a permis de réaliser que l’impact environnemental de la fabrication des vêtements était tout aussi alarmant que les problématiques éthiques touchant l’industrie textile. Du choix des matières aux teintures en passant par le tissage et bien évidemment le lieu de fabrication, chaque étape de la confection d’un vêtement a un impact plus ou moins important sur son empreinte écologique.

L’industrie textile est d’ailleurs, après celle du pétrole, l’industrie la plus polluante au monde– je ne parle pas ici de gaz à effet de serre uniquement, domaine dans lequel les élevages industriels détiennent le record, mais de pollution générale. Cela n’est pas surprenant lorsqu’on regarde de plus près les ressources nécessaires à la création d’un seul habit et l’impact de certaines méthodes de production:

Ces chiffres, issus du livre Wear no evil de Great Eagan, ne sont que quelques exemples parmi des centaines d’autres illustrant à quel point l’industrie textile qui domine actuellement le monde de l’habillement nuit à notre environnement et à notre santé.

S’habiller sainement

Pourtant, il est possible de se vêtir sans polluer ni gaspiller les ressources naturelles de la planète ni nuire au bien-être des fabricants autant qu’on le fait… Pour cela, il faudrait selon moi réfléchir à nos achats vestimentaires de la même manière qu’on réfléchit à nos achats alimentaires, avec des critères plus ou moins similaires: privilégier les filières de proximité, les matières naturelles, les modes de production durables, éthiques et écologiques.

En outre, de la même manière qu’un excès de calories ou de certains ingrédients nuit à notre santé, je considère qu’une surconsommation de vêtements épuise inutilement des ressources naturelles précieuses et limitées. C’est pour cela qu’afin d’être véritablement éthique et écologique une garde-robe doit également être minimaliste selon moi.

La garde-robe idéale

Pour ce nouvel éco-défi, j’aimerais donc m’organiser pour satisfaire à mes besoins vestimentaires avec un minimum d’habits/chaussures/accessoires et apprendre à acheter moins, mais mieux, dans l’objectif de me constituer, au fil des saisons et des années, la garde-robe idéale…

Inscription à l’éco-défi du mois

Si cet éco-défi vous tente aussi, je vous invite à vous inscrire pour y participer par ici. L’inscription vous donnera droit à:

Bien sûr, ce n’est pas en un mois, ni même en un an que nous arriverons à nous constituer la garde-robe idéale… Le but n’est pas de se débarrasser de tous nos vêtements pour les remplacer par de meilleures options: cela ne serait ni écologique, ni économique! Cela dit je pense qu’en commençant à épurer nos étagères et notre penderie de manière réfléchie, à se renseigner sur l’impact éthique et écologique de différentes matières et modes de fabrication et à nous constituer un répertoire de bonnes adresses pour nos futurs achats, nous aurons toutes les clés en main pour verdir notre garde robe au fil du temps et apprendre à habiller petits et grands de manière 100% responsable.

Le programme du mois

Voici donc le programme du mois pour faire nos premiers pas vers la garde-robe idéale:

Tout au long du mois, je partagerai avec vous, dans le groupe Facebook Les éco-défis d’Echos verts des astuces, des liens et des ressources utiles pour se rapprocher de la garde-robe éco-éthique et minimaliste à laquelle nous aspirons et bien sûr, si vous êtes inscrit-e-s à l’éco-défi, vous recevrez le meilleur dans la newsletter 😉 .

Les invitées du mois

En plus, nous aurons la chance d’accueillir dans le groupe Facebook Anna et Emilie, 2 éco-citoyennes qui se passionnent pour la mode éco-éthique et à qui vous pourrez poser toutes vos questions. Je parlerai de leur travail plus en détail dans d’autres articles à venir, mais en attendant, je les laisse se présenter:

Anna de Tale me: je souhaiterais participer à l’éco défi en répondant aux questions telles que: comment lire les étiquettes?; que veut dire « made in Bangladesh »; est-ce que toutes les viscoses sont équivalentes ? etc.; quelles sont les pièces « must have  » pour une garde robe de petit?; comment transformer un vêtement déchiré ou tâché pour le réutiliser?

Emilie de Dressing responsable: jeune femme passionnée de mode mais soucieuse de respecter l’environnement, je me suis très vite interrogée au sujet de l’impact de ma garde-robe sur la Terre et les Hommes. Très curieuse de nature, j’ai approfondie le sujet et je souhaite aujourd’hui montrer que l’on peut s’habiller de manière responsable sans sacrifier son style.

Alors, êtes-vous prêt-e-s à relever le défi ?
Quitter la version mobile