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Lorsque Caroline Ferriol m’a contactée en juin dernier, pour proposer de nous offrir un accompagnement au sommeil « main dans la main » pour notre enfant d’alors 16 mois, J. et moi n’avons pas hésité longtemps à accepter sa proposition. Même si nous connaissions l’existence de ce type de service et que nous avions évoqué l’idée de faire appel à un·e consultant·e spécialiste du sommeil des bébés, nous n’avions pas encore sauté le pas. Tellement affaiblie par toutes les difficultés liées à la matrescence et au manque de sommeil en particulier, je n’arrivais même pas à me poser pour demander de l’aide. Une aide dont j’avais pourtant tellement besoin et que j’avais cherché dès les 5-6 mois de notre enfant. Le sommeil de mon bébé ayant commencé à se détériorer à ses 4 mois, j’ai assez vite ressenti le besoin de comprendre ses troubles du sommeil et de trouver des solutions, pour son bien-être comme pour le nôtre.
Les problèmes de sommeil de notre bébé
Rien d’anormal d’après l’osthéopathe
Lorsque nous en avons parlé à notre pédiatre, il nous a recommandé de consulter un ostéopathe. Celui-ci nous a alors dit qu’au vu de son développement moteur et de tout ce qu’il avait pu « observer », les nuits hachées et écourtées se répercutant sur le sommeil de notre bébé n’étaient pas causées par quelque problème physiologique, blocage ou traumatisme que ce soit et n’avaient aucun impact négatif sur son bien-être. Pour lui, nous avions simplement un bébé avec un mauvais sommeil… « comme dans beaucoup d’autres familles ». Il nous fallait donc « prendre notre mal en patience ».
Un pédiatre compatissant mais sans solutions
À chacun de nos RDV chez le pédiatre (très à l’écoute soit dit en passant), j’ai réitéré combien les nuits étaient difficiles et combien cela m’affectait. Je me souviendrai d’ailleurs toujours de cette nuit où, après un énième réveil, je me suis dit « je comprends désormais pourquoi la privation de sommeil est utilisée comme moyen de torture » car en effet, à certains moments, je vivais ces multiples réveils (et leurs conséquences sur mon état dans la journée) comme une véritable torture. Mais le pédiatre n’avait rien d’autre à m’offrir que sa compassion et ses propos faisaient écho à ceux de l’ostéopathe – nous n’avions « pas de chance », ça irait forcément mieux « un jour ».
En attendant, ma santé physique et mentale se détériorait à vue d’œil et au-delà du fait que j’étais épuisée, je n’arrivais pas à profiter pleinement du temps passé avec mon bébé.
Mon ressenti personnel face aux problèmes de sommeil de bébé
J’étais aussi très en colère – je savais, dans le fond, puisque j’en souffrais énormément, qu’il n’était ni sain ni normal d’être privée de sommeil (pour mon enfant comme pour nous adultes) des mois durant. On avait beau me dire que c’était « normal », que ça allait « passer », je ne pouvais me résoudre à vivre dans la souffrance pour une durée indéterminée. La souffrance physique et mentale n’a absolument rien de « normal » ni d’acceptable. Dire aux parents qui ne supportent pas le manque de sommeil de « prendre sur elleux », c’est dénigrer leur bien-être et celui de leur enfant.
Quand Caroline, spécialiste du sommeil de bébé m’a contactée en juin dernier et m’a demandé, lors de notre premier RV téléphonique, comment j’allais sur une échelle de 1 à 10, c’est la gorge nouée que je lui ai répondu « 3 ». Après 16 mois de nuits aussi courtes qu’hachées, je me rapprochais dangereusement d’un précipice… C’est donc avec un réel soulagement que j’ai accepté d’être accompagnée par cette consultante spécialiste du sommeil des bébés et des enfants.
3 choses à vous préciser sur cette expérience avec le sommeil de bébé
Avant de vous en dire plus sur notre expérience, je souhaiterais préciser trois choses :
1/ Aider tous les parents qui subissent des troubles du sommeil de leurs bébés
Lorsque Caroline a proposé de nous offrir cet accompagnement, j’ai accepté sans m’engager à en parler sur le blog. Étant entièrement satisfaite de ses services, c’est tout naturellement que j’ai souhaité y consacrer un article, avec quelques mois de recul, en espérant que cela puisse être utile à d’autres parents en souffrance.
2/ Respect du travail des spécialistes du sommeil des bébés
Bien que j’aie à cœur de partager cette expérience de la manière la plus complète possible, vous ne trouverez pas les détails du plan de sommeil de notre enfant. D’une part par respect pour le travail de Caroline et d’autre part parce que ses accompagnements au sommeil étant entièrement personnalisés, suivant les difficultés et objectifs de chaque famille, ils ne sont en aucun cas transposables d’une famille à l’autre.
3/ Un avis qui m’est propre et une expérience personnelle
Le choix d’être accompagné·es par une professionnelle du sommeil de bébé pour permettre à notre enfant de répondre à ses besoins en sommeil et pour nous permettre de dormir et vivre plus sereinement est un choix éclairé et personnel. De nombreuses idées reçues circulent sur le sommeil des bébés, notamment à cause d’un livre très populaire dont je ne citerai pas le nom. Le manque de rigueur scientifique (alors même que ce livre est écrit par une professionnelle de la santé) et de reconnaissance des problèmes (visibles ou invisibles, sur le court comme sur le moyen terme) qui découlent d’une dette de sommeil chez les bébés et les enfants rendent la popularité de cet ouvrage très problématique.
En fin de compte, chacun·e vit les nuits/siestes hachées et écourtées de son (ses) enfants suivant ses connaissances, ses convictions et ses capacités d’adaptation. Si certain·es parents préfèrent que leur(s) enfant(s) adoptent des habitudes de sommeil autonome par elleux-mêmes, ceci est leur choix. Notre expérience et notre compréhension des besoins en sommeil des bébés ainsi que des problèmes pouvant découler d’une dette de sommeil nous ont personnellement conduit à vouloir être accompagné·es afin de fournir à notre enfant les clés d’un sommeil autonome et adapté à ses besoins. Ceci est notre choix.
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NOTRE PROBLÉMATIQUE DE SOMMEIL
Je vous propose à présent de découvrir notre expérience en détail. Après vous avoir décrit les problématiques de sommeil de notre bébé, je vous explique le fonctionnement de l’accompagnement et tout ce qui en a découlé pour nous. Enfin, je vous en dis un peu plus sur Caroline, spécialiste en sommeil de bébé et fondatrice de Fée Dodo, une entreprise réunissant des professionnelles du bien-être des petit·es et de leurs parents.
Les réveils nocturnes de bébé en tant que nouveau-né
Même si j’étais indéniablement fatiguée durant les 3 premiers mois, la fréquence des réveils nocturnes de notre nouvelle-née me semblait tout à fait supportable. Le soir, elle s’endormait au sein, autour de 21h00 et tétait ensuite toutes les 3 heures.
C’est au cours du 4e mois que ma sérénité face aux réveils nocturnes et ma capacité d’adaptation ont commencé à s’effriter. Nous avions alors profité du congé parental de J. pour faire un road trip de 6 semaines afin de rendre visite à nos familles en France et de nous offrir une semaine de vacances avec des ami·es en Italie. Au même moment, notre bébé a commencé à se réveiller toutes les 30 à 120 minutes à certains moments de la nuit. Au début, nous avons mis cela sur le compte de « l’air marin », puis du changement d’environnement, puis d’une poussée dentaire, puis de l’inconfort supposé de son couffin lit… Jusqu’à notre retour chez nous, quelques semaines plus tard, où rien n’évoluait positivement. C’est à ce moment-là que nous avons consulté le pédiatre (et obtenu un RV chez l’ostéopathe 3 mois plus tard).
Trouble du sommeil de bébé après 8 mois
Aux 8-9 mois de notre bébé, à bout de force et de patience, nous avons décidé de la sevrer des tétées nocturnes. Après 8-9 mois de cododo à 3 dans le lit parental, J. s’est installé avec notre petit bout dans sa chambre. Elle dormait dans son lit à barreaux et lui sur un canapé-lit et il la rendormait en la berçant après chacun de ses réveils. Au bout de 2-3 semaines, notre petit bout continuait de se réveiller mais un peu moins qu’avant et, surtout, ne réclamait plus la tétée pour se rendormir, ce qui fut un vrai soulagement pour moi. J. est donc venu se réinstaller dans notre chambre.
Ce nouveau rythme un petit peu plus reposant a de nouveau basculé lorsque je suis partie avec notre bébé dans ma famille à Grenoble début décembre. Elle avait alors 10 mois. Installée dans un lit parapluie à côté du mien, elle a commencé à se réveiller plus fréquemment et comme je n’arrivais pas à la rendormir en la berçant, je n’ai trouvé d’autre solution que de lui proposer de nouveau le sein et de la faire dormir dans mon lit. À notre retour à Freiburg, dépité·es par la situation et à bout de force, nous avons choisi l’option de facilité : retour au cocodo dans la chambre parentale et tétées à volonté pour rendormir notre enfant la nuit.
Quelques mois plus tard, au cours du premier confinement, j’ai fini par m’installer avec elle sur le canapé-lit dans sa chambre afin que mon mari, au moins, puisse dormir. En cette période encore plus éprouvante à cause de la pandémie et de ses conséquences sur notre rythme de travail et notre santé mentale, il m’a semblé judicieux de préserver ce qui pouvait l’être. Notre enfant se réveillait alors généralement 3-4 fois par nuit, ce qui était finalement très peu par rapport à ce que nous avions pu connaître par le passé.
Les endormissements
Même si les nombreux réveils nocturnes étaient épuisants, je savais que, dans 99 % des cas, notre bébé se rendormirait sans difficulté après avoir tété. En revanche, les endormissements étaient bien plus complexes que cela. Si les premiers mois elle s’endormait au sein chaque soir, au bout de 8-9 mois (il me semble), ce n’était plus le cas. Je restais alors allongée à ses côtés jusqu’à ce qu’elle s’endorme et cela pouvait prendre 30 à 90 minutes (voire plus parfois) ; elle s’endormait donc généralement entre 20h30 et 21h30.
Pendant ce temps, il était rare qu’elle reste allongée calmement : elle avait tendance à gigoter dans tous les sens, à enlever sa turbulette, à me grimper dessus, à me tirer les cheveux, etc. Parfois, elle se mettait à pleurer et/ou à réclamer de nouveau une tétée (il arrivait alors qu’elle tète de nouveau plusieurs fois après la supposée dernière tétée). Le moment du coucher était devenu un véritable cauchemar pour moi : épuisée par les nuits hachées et écourtées et par mes journées qui ne m’offraient aucun répit, autant vous dire qu’au moment de la mettre au lit, mon taux d’énergie et de patience était proche de zéro…
Les siestes
Durant les 6 premiers mois, notre bébé faisait des siestes de 20 minutes ici et là, parfois 30 minutes (ou plus si nous la baladions en porte-bébé). Cela me semblait peu (on m’avait promis des siestes de 2-3h pendant lesquelles je pourrais travaillait tranquillement sur mon manuscrit… que d’illusions !) mais je me disais que ça viendrait.
Par la suite, la durée de ses siestes s’est rallongée petit à petit – jusqu’à 40 minutes à partir de 6-7 mois (2-3 fois par jour), puis 1 heure (2 fois par jour) à partir de 8-9 mois et 2 heures (1 fois par jour) à partir de 11 mois. Comme pour le soir, les endormissements étaient compliqués : au fil des mois elle a arrêté de s’endormir au sein (sauf exception) et elle finissait par trouver le sommeil après un plus ou moins long moment passé allongée à mes côtés dans le canapé-lit.
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DÉROULEMENT DE L’ACCOMPAGNEMENT
L’accompagnement proposé par Caroline se déroule en 3 étapes
1. Évaluation et questionnaire
En premier lieu, j’ai pris rendez-vous pour une évaluation (gratuite) de 15 minutes par téléphone (ce premier rendez-vous n’engage les parents en rien et permet également à Caroline de s’assurer qu’un accompagnement au sommeil est une solution adaptée à leurs difficultés). Au cours de cet échange, j’ai exposé nos problématiques de sommeil à Caroline et elle m’a expliqué le déroulement de l’accompagnement. Après en avoir discuté avec mon mari, j’ai contacté Caroline pour lui confirmer que nous souhaitions suivre cet accompagnement, suite à quoi elle nous a renvoyé un questionnaire d’une douzaine de pages et demandé de lui envoyer des photos de la chambre de notre enfant.
Il s’agit d’un questionnaire très détaillé ayant pour objectif de connaître l’historique de la conception, de la grossesse et de l’accouchement ainsi que de la santé de l’enfant, son environnement physique, familial et social, ses habitudes de sommeil, de jeux, alimentaires, etc., ainsi que nos valeurs et nos réactions face à ses différents comportements. Les réponses à ce questionnaire ainsi que les photos permettent à Caroline de déceler les facteurs pouvant affecter la facilité d’endormissement ainsi que la qualité et la durée de sommeil des bébés et enfants des familles qu’elle accompagne.
2. Découverte du plan de sommeil
Après avoir consulté nos réponses et nos photos, Caroline a établi un plan de sommeil personnalisé et détaillé pour notre enfant. Elle nous l’a présenté de vive voix, au cours d’une consultation de 2 heures, sur Skype, puis nous a envoyé le plan de sommeil sous forme de PDF afin que nous ayons ses conseils à portée de main tout au long de l’accompagnement. Ce plan de sommeil comprenait (entre autres) des recommandations sur les éléments suivants :
- L’aménagement de la chambre de notre enfant
- La luminosité de sa chambre
- La température de sa chambre
- Les heures de coucher et de réveil pour la sieste et le soir
- La durée minimum de ses siestes et de ses nuits
- Les heures de repas
- Le rituel du coucher
- Les manières de rassurer, réconforter, apaiser notre enfant en cas de pleurs (aussi bien au moment de l’endormissement que des réveils nocturnes).
- La manière de retrouver notre enfant une fois sa sieste ou sa nuit terminée.
3. Démarrage de l’accompagnement
Une semaine après la découverte du plan de sommeil, nous avons commencé l’accompagnement. Cette semaine de battement nous a permis de réaménager la chambre de notre bébé suivant les recommandations de Caroline et de nous préparer mentalement, ainsi que notre enfant, à ce grand changement que nous nous apprêtions à vivre. Même si je me sentais prête pour cette nouvelle étape, je ne cache pas qu’après 16 mois de cododo, j’avais aussi besoin d’un peu de temps pour me dire « ok, ce sont les dernières nuits que je passerai à sentir la chaleur de mon bébé à mes côtés et à être réveillée par ses bisous le matin » (mais clairement, cette douceur-là n’était pas suffisante pour me faire oublier l’impression d’être torturée par le manque de sommeil…).
L’accompagnement pour les bébés de 3 à 18 mois s’étale sur 3 semaines et nous avions pour ce faire 4 « outils » à notre portée :
- Le plan de sommeil élaboré par Caroline, détaillant comment, au fil des jours, accompagner notre enfant vers le sommeil et comment la rassurer en cas de réveil.
- Un tableau de suivi du sommeil (auquel Caroline avec accès) ainsi que des heures et durées de repas de notre enfant. J’y inscrivais quotidiennement les heures de coucher et de réveils de notre enfant (ainsi que leur durée), ce qui nous permettait de savoir précisément combien de temps elle avait dormi chaque nuit, quand elle se réveillait, etc.
- Des rendez-vous téléphoniques réguliers avec Caroline pour faire le point sur l’évolution du sommeil de notre enfant (à partir du tableau de suivi) et ajuster certaines pratiques si besoin suivant ses réactions et nos ressentis.
- Le groupe Whatsapp où les parents peuvent poser leurs questions de manière illimitée durant tout l’accompagnement et auxquelles Caroline répond le plus rapidement possible (nous n’avons pas utilisé cet outil).
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L’ÉVOLUTION DU SOMMEIL DE NOTRE BÉBÉ SUITE À L’ACCOMPAGNEMENT
Notre situation et nos objectifs de sommeil
Lorsque Caroline nous a contacté·es en juin dernier, notre enfant avait alors 16 mois et ses habitudes de sommeil étaient les suivantes :
- Elle s’endormait uniquement à mes côtés le soir, après 30 à 90 minutes passées à gigoter, s’énerver, me grimper dessus, téter, pleurer, etc.
- Elle se réveillait plusieurs fois par nuit (au moins toutes les 3 à 4 heures dans le meilleur des cas) et se rendormait uniquement après avoir tété.
- Je dormais avec elle, sur un canapé-lit, dans sa chambre.
- Elle faisait 1 sieste de 2 heures (généralement) et s’endormait allongée à mes côtés, sur le canapé-lit de sa chambre.
Suite à notre consultation avec Caroline, nous avons établi les objectifs de sommeil suivants :
- Que notre enfant puisse s’endormir seule, aussi bien pour la sieste que le soir.
- Que notre enfant puisse dormir suffisamment, la nuit comme la journée, suivant sa tranche d’âge.
- Que notre enfant puisse dormir sans interruption la nuit et se rendormir de manière autonome en cas de réveil.
- Que notre enfant ne réclame plus la tétée la nuit.
Nous sommes partis de « loin » et même si j’avais du mal à croire qu’un accompagnement puisse révolutionner le sommeil de notre enfant, j’ai eu confiance en Caroline et j’ai été soulagée d’être enfin entendue et « prise par la main ». Finalement, cet accompagnement a dépassé toutes mes attentes et au-delà des changements concrets, il a été enrichissant à bien des niveaux.
Évolution des nuits
Au fil des jours, le nombre de réveils de notre enfant a diminué et au bout de la 6e nuit, elle a dormi 9h30 d’affilée. Il y a bien évidemment eu des hauts et des bas par la suite (surtout que nous sommes parti·es en vacances juste après l’accompagnement !) mais globalement, ses nuits se sont petit à petit rallongées et en l’espace de quelques semaines, ses réveils nocturnes étaient devenus de rares exceptions et non plus la norme. Aujourd’hui (à 21 mois) nous pouvons compter ses réveils nocturnes mensuels sur les doigts d’une main (sauf en cas de souci de santé).
Évolution des siestes
La durée de ses siestes est devenue assez aléatoire au démarrage de l’accompagnement puis s’est de nouveau stabilisée à 2 heures au bout de quelques semaines. En revanche, depuis qu’elle est retournée à la crèche à temps plein, elle dort rarement plus d’1h30 à la crèche comme à la maison. Il faut dire que les conditions de sommeil à la crèche sont loin d’être idéales mais nous ne pouvons malheureusement rien y faire. Par contre, à la maison, nous invitons notre enfant à se rendormir si elle se réveille avant 2 heures de sieste (avec plus ou moins de succès).
Évolution des endormissements
La premier soir de l’accompagnement, notre enfant a mis 45 minutes à s’endormir et mon mari est retourné la voir pour la rassurer à 7 reprises. Le soir suivant, elle a mis 30 minutes à s’endormir, après 3 passages de mon mari. Le 3e soir, nous ne l’avons plus entendue une fois posée dans son lit. Il y a ensuite eu des endormissements plus ou moins longs ou perturbés que d’autres mais globalement, notre enfant semblait sereine et attendait de trouver le sommeil calmement. À notre retour de vacances, l’endormissement fut de nouveau plus compliqué et il a fallu un mois avant qu’elle puisse de nouveau s’endormir tranquillement. À présent, je pense pouvoir compter sur les doigts d’une main le nombre de fois où, en 3 mois, nous avons dû retourner voir notre enfant après l’avoir couchée… pourtant, elle ne s’endort pas toujours tout de suite. Il nous arrive de l’entendre chanter une demi-heure après l’avoir couchée.
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MON EXPÉRIENCE ET MON AVIS SUR CET ACCOMPAGNEMENT AU SOMMEIL DE BÉBÉ
Ce qui a changé pour le sommeil de bébé
Cela fait maintenant 5 mois que nous avons suivi cet accompagnement avec Caroline et j’ai encore du mal à croire de l’ampleur des changements qui se sont opérés, à tant de niveaux, depuis. Notre enfant (de 21 mois à présent) nous indique désormais qu’elle souhaite aller dormir en réclamant « Papa, livres ! ». Pourtant, les premières semaines, le rituel du coucher n’était pas des plus simples – elle protestait à l’annonce du coucher, refusait de téter et s’agitait au moment de la lecture du livre. Pour elle comme pour nous, ces nouvelles habitudes impliquaient de faire un deuil (deuil du cododo, deuil de ma présence au moment de l’endormissement et de ses réveils, deuil des tétées de nuit, etc.) et il lui a fallu quelques semaines pour appréhender le moment du coucher avec joie et sérénité.
Désormais, une fois posée dans son lit, après la lecture de deux livres (avec son papa), une tétée et une chanson, elle me dit « Bonne nuit maman ! », avec un grand sourire. Les réveils nocturnes étaient l’étape que nous appréhendions le plus et finalement ce fut la plus simple : il suffisait qu’on vienne voir notre enfant pour la rassurer dès qu’elle pleurait pour qu’elle se rallonge et se rendorme paisiblement, sans réclamer de téter ni qu’on la prenne dans les bras. Par ailleurs, elle adore son lit (qu’elle boudait avant) ; parfois, même en journée, elle aime bien qu’on l’y pose avec des livres et des peluches.
Amélioration sur le bien-être global de bébé
En plus des améliorations au niveau du sommeil, nous avons remarqué d’autres changements majeurs chez notre enfant :
- Elle qui ne mangeait rien le matin (et qui a globalement des difficultés au niveau de l’alimentation, tant au niveau des quantités que de la diversité d’aliments ingérés et dont nous devons surveiller la courbe de croissance de très près), elle réclame désormais un petit déjeuner au saut du lit.
- Elle est beaucoup plus sereine ; avant, elle était assez souvent frustrée et elle s’énervait très facilement (sans doute la fatigue).
- Elle est beaucoup plus autonome ; avant, elle avait un besoin de contact quasi-permanent et notre présence dans la même pièce ne lui suffisait pas – il fallait qu’on soit assis·e à côté d’elle pendant ses activités.
- Elle vit très bien sa vie sans son doudou – l’essentiel de la journée ; avant, elle avait besoin de l’avoir toujours à portée de main (sans doute une source de réconfort pour lutter contre la fatigue).
Quant à moi, j’ai l’impression de revivre. Même si j’ai développé des troubles du sommeil après 16 mois de nuits hachées et écourtées et que j’ai mis 3-4 mois à retrouver un niveau d’énergie suffisant pour me lever le matin sans me faire violence ni souhaiter retrouver mon lit au plus vite ainsi que pour affronter mes journées (et mon travail) sans lutter contre la fatigue du matin au soir, le simple fait d’être accompagnée et de voir une évolution positive dans le sommeil et le quotidien de notre enfant en l’espace de quelques jours/semaines, fut un vrai soulagement pour moi.
Par ailleurs, le fait de retrouver le sommeil n’a pas seulement apaisé ma fatigue physique mais cela a également eu un impact positif et profond sur mes émotions, mon expérience de la maternité et ma santé mentale. Tout n’est pas encore réparé aujourd’hui et le manque de sommeil n’est pas le seul responsable des difficultés que j’ai pu connaître durant ma matrescence. Mais, avec le recul, je réalise qu’il a été la source de nombreuses difficultés et qu’il en a exacerbé bien d’autres.
Ce que j’ai apprécié dans cet accompagnement au sommeil de bébé
Outre les effets positifs de l’accompagnement sur le sommeil de notre enfant, sur moi-même et notre vie de famille de manière plus générale, j’ai beaucoup apprécié le sérieux et l’approche de Caroline. On sent que c’est une experte sur le sujet, qu’elle est au fait des études scientifiques les plus récentes sur le sommeil et que ses conseils sont le fruit de formations et de recherches pointues en la matière. J’ai tout de suite été rassurée par le fait qu’elle ne se base pas sur une « méthode » à proprement parler mais qu’elle propose plutôt un accompagnement personnalisé suivant les difficultés, la situation personnelle et les objectifs des familles qu’elle accompagne.
En revanche, quelle que soit la situation, il était clair dès le départ qu’à aucun moment nous ne devrons laisser notre enfant pleurer seule dans sa chambre. Sachant combien le fait de laisser un·e enfant pleurer seul·e de manière répétée peut être nuisible à son développement, il était important pour moi d’être accompagnée par une personne partageant les mêmes convictions.
Enfin, même si notre enfant était bien évidemment au cœur de cet accompagnement, j’ai eu le sentiment que Caroline était aussi là pour nous parents. Pour nous écouter, nous rassurer, nous encourager et nous transmettre son précieux savoir sur le sommeil des enfants afin de nous donner confiance en la capacité de notre bébé à bien dormir de manière autonome et de nous donner confiance en notre capacité à l’accompagner, quelles que soient les circonstances, vers des siestes et des nuits sereines et reposantes.
Ce que j’ai appris sur le sommeil des bébés
Au-delà des bienfaits de cet accompagnement sur notre quotidien, j’en ai tiré plusieurs leçons et retenu des informations précieuses qui, pour beaucoup, viennent complètement contredire ce que des personnes mal informées ont pu me dire ou me suggérer au sujet du sommeil des bébés et des enfants. En particulier :
- Suivant sa tranche d’âge, un·e bébé a besoin d’un nombre minimum d’heures de sommeil le jour comme la nuit et son temps d’éveil entre chaque sieste est également limité.
- Au-delà de 6 mois, les réveils nocturnes ont un impact sur la qualité de sommeil d’un·e bébé – de la même manière qu’un·e adulte dont le sommeil est interrompu une ou plusieurs fois par nuit se sent particulièrement fatigué·e.
- Un bébé de 4 kilos en bonne santé peut dormir sans interruption à partir de 6 mois. Cela dit, la plupart des bébés (allaités ou non) se mettent à faire leurs nuits vers 3 mois et 4 kg (et certains avant cela) et tous peuvent les faire entre leurs 4 et 6 mois lorsque aucun trouble du sommeil ne s’est mis en place. À partir de 6 mois, la maturation du cerveau de l’enfant et de son horloge circadienne le/la rendent apte à dormir des nuits complètes, sans interruption et sans besoin de nourriture.
- Les bébés allaité·es n’ont pas besoin d’un biberon de lait infantile pour les « caler » la nuit. À moins d’un souci de santé ou physiologique, le lait maternel peut tout à fait suffire à combler les besoins d’un bébé pour la nuit.
- Le sommeil de jour, sa bonne quantité et qualité est aussi importante que le sommeil de nuit. Même les enfants qui font leurs nuits peuvent accumuler une dette de sommeil la journée, ce qui a un impact majeur sur la mémorisation.
- La grande majorité des professionnel·les de la santé et de la petite enfance ne sont pas du tout formé·es au sommeil des bébés et des enfants et sont donc rarement de bons conseils (de la même manière que la plupart des médecins ne sont pas formé·es en nutrition et sont donc très mal placés pour critiquer le végétarisme/le végétalisme).
- D’après les chiffres officiels (source : Réseau Morphée), 40 % des bébés et jeunes enfants ont des troubles du sommeil (des chiffres sous-estimés d’après Caroline) ce qui participe à la normalisation et à l’acceptation du fait que certain·es bébés dorment bien et d’autres non, et que c’est « comme ça ». Or, le fait qu’un problème soit répandu ne le rend ni naturel ni acceptable.
- Tant de facteurs peuvent affecter le sommeil d’un·e enfant que se baser sur un livre ou bien sur une méthode non-personnalisée pour l’accompagner vers un sommeil autonome n’est pas forcément efficace et peut même être contre-productif.
- Les incidences du manque de sommeil chez les tout-petits ne sont pas négligeables et ne sont pas toujours perceptibles ni détectables de sitôt : problèmes de croissance, cérébraux, neurologiques, comportementaux, etc.
CAROLINE FERRIOL, FONDATRICE DE FÉE DODO
Pour terminer, j’aimerais vous dire quelques mots sur le travail de Caroline, avec qui je me sens privilégiée d’échanger régulièrement depuis cet accompagnement. Après des années à avoir accompagné (et je dirai même réparé) plus de 200 familles, sa prise de conscience des failles du système de santé et sa compréhension holistique du bien-être des bébés, des enfants et de leur famille l’a poussée à élargir son champ d’action et à s’associer à d’autres expert·es afin de proposer des accompagnements liés au bien-être dans divers domaines (alimentation, éducation positive, etc.). Ainsi, Fée Dodo, c’est aujourd’hui une entreprise qui propose des :
- Ateliers sur le sommeil des bébés destinés aux futur·es parents (si nous avions un·e autre enfant, nul doute que je suivrais cet atelier en amont…)
- Accompagnements des troubles du sommeil des bébés et des enfants (de 0 mois à 8 ans)
- Accompagnements pour les bébés RGO de 3 à 18 mois
- Ateliers et des conférences destinés aux professionnel·les de la petite enfance (pédiatre, ostéopathe, puériculteurice, assistant·e maternelle, sage-femme, chiropracteurice, doula, etc.)
- Accompagnements en parentalité positive et troubles relationnels parents-enfants (avec Happy Nanny)
- Formations destinées aux personnes souhaitant devenir consultant·es spécialistes du sommeil des bébés et des enfants
- Accompagnements des troubles de l’oralité et de l’alimentation chez les enfants (avec Madame Miam)
- Accompagnements des troubles du sommeil chez l’adulte (avec Sleep Angel).
Les consultantes de Fée Dodo travaillent à distance, sur toute la France et le monde Francophone.
Je pourrais vous dire beaucoup de choses encore sur Caroline et l’importance de son travail, mais au vu de la longueur de cet article, je vais en rester là et laisser le « mot de la fin » à Caroline. Compte tenu du coût des accompagnements et du fait que cela soit un frein pour nombre de parents, il me semblait important d’aborder la question avec elle, en espérant que les solutions qu’elle propose soient accessibles au plus grand nombre.
L’accompagnement au sommeil : un coût non-négligeable et une formation inaccessible pour beaucoup
« Il est certain qu’un suivi personnalisé est un investissement, à la fois financier et personnel. Cela peut sembler une somme importante car il y a peu de références dans ce domaine et qu’un parent peut avoir de multiples freins : c’est parfois un peu honteux de faire appel à de l’aide, est-ce que cela va vraiment marcher ? Ma situation me semble tellement inextricable. Suis-je vraiment prêt à changer ce qui est en place et à aller vers l’inconnu ? Ai-je vraiment envie que la situation change ? Il est difficile de se rendre compte des bénéfices d’un sommeil retrouvé pour toute la famille, lorsqu’on ne l’a pas encore expérimenté.
Et c’est souvent le bouche à oreille et l’expérience partagée par d’autres parents qui permet de passer le cap, car en réalité, l’ensemble des familles s’accordent à dire, une fois l’accompagnement terminé, que cela vaut tout l’or du monde.
Il ne faut pas oublier que le sommeil est un besoin vital !
Sa privation est une torture, autant pour l’enfant que pour le parent. Avec tout un ensemble de troubles associés, dans le quotidien, et qui viennent ternir la vie de famille, de couple, et professionnelle ! Le sommeil est le plus important pilier de la santé, pour les enfants et les adultes. Nous savons aujourd’hui que c’est la qualité et quantité de sommeil qui influence prioritairement l’espérance de vie, avant même la nourriture et l’exercice physique. Nous savons également pour les enfants que c’est ce qui permet la mémorisation des apprentissages (avec un grand impact du côté des longues siestes), le bon développement cérébral et physique, la régulation des émotions, de la température, de l’alimentation, des organes, du cerveau, etc… Il s’agit du premier besoin vital de l’être humain, bien trop peu connu et valorisé.
Aujourd’hui, nous observons scientifiquement une concordance majeure entre la survenue des troubles de type « hyperactivité », « hypersensibilité » et troubles de l’attention chez les enfants en dette de sommeil. Lorsque l’on retrouve le sommeil, c’est évident que le prix est finalement plutôt dérisoire. Rien ne vaut le confort de vie retrouvé et ceci de façon durable.
Rêver d’une prise en charge totale pour améliorer le sommeil des bébés
Les parents ayant réellement envie de changer les choses mais n’ayant pas la somme nécessaire pour suivre un accompagnement se le font généralement offrir par leurs proches pour les fêtes (Noël, anniversaire) ou bien renoncent à des voyages ou encore à des achats superflus ou non-urgents. Peut-être avez-vous également dans votre entourage des personnes qui seraient heureuses de vous prêter la somme nécessaire ? Bien entendu, cela n’est malheureusement pas une solution pour les personnes vivant dans la précarité.
C’est pourquoi mon plus grand rêve serait que demain, l’assurance maladie prenne en charge les accompagnements au sommeil. Chez Fée Dodo, nous mettons tout en place pour nous diriger vers ceci . En attendant, j’espère que d’ici décembre 2021, notre accompagnement sera reconnu comme formation éligible au CPF. Cela voudra dire que toute personne travaillant (ou ayant travaillé) en France, pourra utiliser ses crédits de formation professionnelle pour s’offrir notre accompagnement. »
Caroline Ferriol
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Pour aller plus loin avec le sommeil des bébés :
- Le site de Fée Dodo
- Les témoignages de différentes familles ayant suivi un accompagnement
- La page Instagram de Fée Dodo
[EDIT 25.11] Pour les personnes qui souhaiteraient creuser le sujet plus loin et trouver des informations (dont sources scientifiques) fiables au sujet du sommeil, voici quelques pistes :
- Le site du Réseau Morphée (l’observatoire français du sommeil) – s’y trouve un grand nombre d’écrits et d’articles scientifiques.
- La National Sleep Foundation (en anglais) dont le site internet est très fourni.
- Les études et scientifiques répertorié·es sur la page « Philosophie » du site de Fée Dodo.
- L’épisode 5 de la série Babies à la fin duquel intervient une scientifique étudiant le lien entre la mémorisation et le sommeil de jour.
