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Internet nous permet de bénéficier d’un gain indéniable de temps, de ressources et d’énergie. Grâce aux visioconférences, plus besoin de prendre systématiquement l’avion pour les réunions d’affaires. Plus besoin non plus d’attendre que ses factures et relevés bancaires soient imprimés, mis sous enveloppe et acheminés par la poste puisqu’il suffit d’aller les consulter en ligne. Inutile également d’investir dans un poste radio quand on peut simplement écouter les programmes de son choix en direct ou en différé sur la toile. Vous souvenez-vous de la vie avant le net? Peut-être ne l’avez-vous même pas connue!
Une empreinte carbone “invisible” mais bien réelle: celle du nuage virtuel
Consulter ses emails, utiliser un moteur de recherche, télécharger un film ou mettre à jour son profil sur les réseaux sociaux sont des gestes que des millions d’internautes font machinalement, quotidiennement et plusieurs fois par jour. Les avantages de ces services en ligne sont innombrables mais on pense rarement à l’impact environnemental de notre utilisation du net. Outre les besoins énergétiques de tout appareil électronique, chaque smartphone, tablette et ordinateur connecté à Internet contribue à une émission de carbone non-négligeable. Se connecter au wifi, télécharger et échanger des données, que ce soit par email ou sur un site web, rejette du CO2. Alors concrètement, d’où vient toute cette énergie et combien en dépensons-nous sur le net?
La consommation du net en quelques chiffres
- 45 millions: nombre de centres de traitement qui stockent toutes les données qui circulent sur le réseau internet à travers le monde (Source: Energivores).
- 2: pourcentage de l’énergie mondiale nécessaire pour faire fonctionner ces infrastructures climatisées 24h/24 (Source: Le monde).
- 30: nombre de centrales nucléaires nécessaires pour produire ces 2% d’énergie (Source: Slate).
- 50: pourcentage d’énergie en plus utilisée pour la circulation des octets par rapport à celle requise pour le déplacement de tous les avions du monde (Source: Times).
L’impact et le coût énergétique de notre utilisation des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication ) et d’Internet
- Télécharger en streaming un film en haute définition avec un réseau sans fil consomme davantage que de fabriquer et transporter un DVD du même film (Source: Le Monde).
- Envoyer un email d’1Mo qui sera lu 5 minutes et stocké une année durant “entraîne l’émission de 19 grammes d’équivalent CO2” (Source: Blog de la CNL).
- Ajouter 10 destinataires à ce même email quadruple l’impact des émissions de CO2 (Source: Blog de la CNL).
- Regarder YouTube pendant 72h00 émet autant de CO2 que la quantité nécessaire pour fabriquer, emballer et transporter un DVD (Source: Effets de terre).
- L’énergie gaspillée lorsque l’on fait appel à un moteur de recherche sans utiliser de mots clés précis correspond à 40 km parcourus en voiture (Source: Blog de la CNL).
- Utiliser son ordinateur pendant une heure produit 20 grammes de CO2 (Source: Pour la science).
- Un Iphone consomme 361 kiloWatt-heure alors qu’un réfrigirateur en utilise 322 (Source: Le Monde).
- Les TIC consomment 10% de la production mondiale d’électricité (Source: Le Monde).
Mon éco-défi du mois de septembre
Malgré son coût énergétique, il faut reconnaître qu’Internet permet d’économiser de nombreuses ressources et c’est pour moi un outil de travail et de communication précieux dont je ne pourrais me passer. Cela dit, je dois reconnaître qu’à chaque fois que je me connecte, mon empreinte carbone augmente.
Certains de nos gestes, qui ont des conséquences sur l’environnement, ont aussi des répercussions directes et visibles, soit sur notre compte en banque, soit sur notre santé, ce qui nous encourage et nous oblige plus naturellement à faire attention à l’eau que l’on laisse couler ou à la qualité des aliments que l’on consomme par exemple. Mais à l’heure où le wifi est accessible gratuitement dans de nombreux endroits publiques, où la majorité d’entre nous avons un abonnement mensuel pour être connecté 24h/24 et où l’on ne pense pas à l’utilisation d’Internet en termes de dépense énergétique, rien ne nous incite à nous déconnecter.
Mon éco-défi du mois de septembre sera donc de ne plus considérer le net comme étant issu d’une source d’énergie intarissable ni comme étant un outil à ma disposition 24h/24, mais de modérer et maximiser l’utilisation que j’en fais. Je n’ai pas de tablette ni de smartphone, mais mon ordinateur est branché du matin au soir, 7j/7. En dehors de l’utilisation que je fais de mon ordi et d’Internet pour le travail, chaque jour je consulte mes emails, lis les infos ainsi que les statistiques du blog et de la page Facebook d’Echos verts un nombre de fois incalculable. Dorénavant, je souhaiterais faire tout cela moins souvent, plus efficacement et me déconnecter plus régulièrement.
Voici donc à quoi ressemblera mon premier mois de consommation modérée du net:
- Consultation des mails perso 2 fois par jour: en début et en fin de journée
- Lecture des infos: idem
- Consultation du blog et des réseaux sociaux: une fois, en fin de journée
- 24h00 par semaine sans ordinateur ni connexion au net
Cette dernière partie de l’éco-défi sera la plus difficile car l’ordinateur et Internet sont indispensables à mon travail, autant en semaine que le week-end. Il va donc me falloir faire preuve d’efficacité et/ou de créativité pour réussir à travailler sans ordi un jour par semaine…
Fin septembre, je ferai le bilan de ce premier mois en mode “connexion modérée” et si vous décidez vous aussi de relever cet éco-défi, envoyez-moi vos témoignages et idées d’éco-gestes au fil du mois pour que je les inclue dans mon prochain article à ce sujet, mi-octobre.
Pour l’heure, je me déconnecte…
