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Mes petits pas et bonheurs verts du mois #19

J’ai l’impression qu’un trimestre s’est déjà écoulé depuis le 1er janvier tant ce premier mois de l’année a été dense et intense. Je suis quelque part soulagée qu’il touche à sa fin et heureuse à l’idée qu’un rythme un peu plus serein et routinier m’attende dans les semaines à venir. L’éco-défi Gérer son temps de manière durable tombe d’ailleurs à point nommé pour moi. Il me permet de réfléchir consciemment à mon rythme et à mes occupations, d’identifier ce qui correspond véritablement à mes aspirations profondes et personnelles, à me détacher de ce qui résulte d’injonctions et de pressions sociales, à faire le point sur ce qui me convient et ce qui pourrait être améliorable.

Ce premier mois de l’année a donc été marqué par des moments d’introspection et de réflexion dont la plus grande révélation n’en est pas vraiment une : dans l’ensemble, mon rythme ressemble à celui auquel j’aspire en de nombreux points et j’ai déjà entre mes mains les clés qu’il me faut pour améliorer ce qui peut l’être. Pendant longtemps, happée par cette tendance au “développement personnel”, j’ai eu le sentiment de ne pas être ni de vivre assez bien et de devoir avaler des guides pratiques et tester différentes méthodes ou thérapies afin de devenir une meilleure version de moi-même. Il y a quelques années, j’ai fini par réaliser que cette quête perpétuelle de “développement personnel” ne m’avait absolument rien apporté de bon, que malgré mes imperfections, j’étais et je vivais déjà très bien ainsi et que les expériences de la vie me suffisaient amplement pour panser certaines blessures et grandir, évoluer et trouver mon chemin, à mon rythme. Mais je m’égare ; peut-être devrais-je consacrer un article à mon ressenti par rapport au “développement personnel”, à sa place dans notre société, à sa commercialisation et au mal-être qui peut en découler ?

Mes trois semaines déconnectées, en voyage, à l’étranger, m’ont procuré un profond bien-être qui ne m’a pas quittée depuis et m’ont de ce fait donné envie d’écrire tout un tas d’articles au sujet du lien entre bien-être et société. Il faut dire aussi que le semestre dernier, j’ai travaillé avec mes élèves d’anthropologie sur une unité consacrée à la santé, aux soins et à la maladie dans différents contextes socioculturels. J’ai donc la tête remplie de réflexions sur le sujet…

Mais en attendant de pouvoir partager tout cela avec vous, je vous propose de découvrir mes petits pas de décembre et de janvier, puisque, déconnection oblige, je n’avais pas encore pu partager ceux du dernier mois de l’année… 

🌿 Comme chaque année en décembre, nous nous sommes fait une joie de recevoir nos ami·e·s pour notre traditionnel goûter de Noël. Vous pouvez en apprendre plus sur notre délicieuse tradition ici (édition 2016) et (édition 2017).

🌿 Comme beaucoup d’entre vous, je “n’échappe” pas à la tradition des cadeaux de Noël en décembre et cette année fut tout à fait exceptionnelle en termes de cadeaux – le fait d’être à l’étranger pour les fêtes y est certainement pour beaucoup ! De manière générale, nos familles sont à l’écoute de nos choix en termes de consommation et font de leur mieux  pour les respecter mais malgré tout, il se passe rarement un Noël sans que je ne me retrouve avec quelque chose qui me déplaît – pas forcément à cause de la famille car à cette période-là, les bonnes intentions affluent de toutes parts ! Quoi qu’il en soit, cette année, c’est bien simple, j’ai reçu tout juste deux « choses » et rien de superflu : une contribution pour renouveler notre batterie de cuisine et un bon cadeau pour un massage ayurvédique. Il me reste donc à choisir mes premières casseroles saines et écolo (je me laisserai guider par vos commentaires pleins de bons conseils et suggestions) et à prendre rendez-vous pour une bonne heure de détente entre les mains d’une masseuse ayurvédique !

🌿 À ce sujet, j’ai eu la joie de terminer 2017 et de commencer 2018 dans la région du monde la plus réputée pour les soins ayurvédiques : le Kerala, en Inde. Après moult hésitations et vous avoir fait part de mes questionnements sur Instagram, j’ai décidé que je partagerai avec vous certains aspects de ce voyage à travers 3 articles. Je ne m’étale donc pas davantage sur les petits pas et bonheurs verts de ce périple aujourd’hui puisque je prendrai le temps de vous raconter les plantations de thé à perte de vue, les jardins d’épices et de plantes ayurvédiques, les backwaters, les rizières, les délicieux repas végétaliens, les oiseaux dont je n’ai retenu presque aucun nom… et puis plein d’autres jolies choses, de réflexions personnelles et d’astuces pour voyager responsable en Inde en détail dans les semaines à venir.

🌿 Ma déconnection de 3 semaines, soit la durée de mon voyage, a certainement été l’un des plus grands petits pas et bonheurs verts de ces derniers mois. Bien que ce ne soit pas la 1re fois que je me déconnecte en vacances, je ne m’étais jamais déconnectée plus de 10 jours par le passé. Ces 21 jours déconnectés m’ont vraiment permis de profiter pleinement de l’instant présent et de revenir avec un intérêt très amoindri pour nombre de choses que je pouvais faire sur la toile avant… Là encore, je reviendrai sur cette expérience dans un autre article.

🌿 Depuis près de 4 ans maintenant, je voyage uniquement avec une valise “taille cabine” (au plus) et un petit sac à dos, quelle que soit la durée de mon voyage, mais je n’avais depuis pas encore pris l’avion pour une destination aussi lointaine… J’étais donc heureuse de voir que quelle que soit la destination et la durée du voyage, j’étais désormais capable de me contenter de ma petite valise sans difficulté (il faut savoir qu’il y a encore 5 ans, je voyageais généralement avec 1 grosse valise, 1 petite valise et 1 sac à dos… d’où mon sentiment d’avoir fait des progrès en termes de voyage minimaliste !).

🌿 La plupart de mes lectures de ces dernières semaines ne correspondent pas aux thèmes du blog mais j’ai tout de même lu une ethnographie axée sur l’écologie : Amazonia in the Anthropocene de Nicholas Kawa (non-traduite en français malheureusement). Les ethnographies qui traitent de sujets environnementaux sont encore assez rares donc j’étais heureuse de découvrir celle-ci, d’autant plus qu’elle se concentre sur le lien entre les peuples aborigènes d’Amazonie et leur environnement, un sujet qui me passionne depuis mon voyage à bord de Fleur de Lampaul. Cette ethnographie est très intéressante car elle remet la notion d’anthropocène en perspective en expliquant que les manipulations de l’environnement par l’humain et les impacts significatifs sur les écosystèmes qui en découlent ne datent pas du siècle dernier.

🌿 En 2018 je me suis donné pour objectif de lire plus de fiction et j’ai commencé l’année avec Medicine Walk (Les étoiles s’éteignent à l’aube en français),  un roman superbement écrit de  Richard Wagamese qui se déroule en Colombie Britannique, au Canada et qui raconte l’histoire d’un père et de son fils aborigènes (ayant vécu au Canada, je suis particulièrement sensible à l’histoire des peuples autochtones canadiens également). En ce moment, j’ai surtout envie d’histoires qui me transportent au coeur de paysages dominés par la faune et la flore, qui m’emmènent à la rencontre de personnages et de peuples proches de la nature, qui parlent des liens divers entre l’humain et son environnement, qui racontent des histoires à la fois touchantes et réalistes et ce livre a entièrement répondu à mes attentes actuelles. Je ne pense pas trop m’éloigner des thèmes du blog en vous parlant de cela car même si mes articles sont très ancrés dans la réalité, je crois que nous avons aussi beaucoup à apprendre de ce genre d’œuvre, non ? Je me demande d’ailleurs, si la revue de fictions de ce genre vous intéresserait ? Et si vous avez d’autres livres de ce genre à me recommander, n’hésitez pas à laisser les titres en commentaire !

🌿 Deux ou trois fois par semestre, notre lycée organise des journées à thème sur différents sujets/problématiques. En janvier, nous avions une journée sur le thème des inégalités, et comme à chaque fois, les conférences et ateliers étaient tous centrés sur les inégalités humaines. C’était l’occasion idéale de parler d’inégalités entre les autres animaux, mais je savais que ce ne serait vraiment pas raisonnable de m’engager à planifier une session de discussion sur le sujet ce jour-là au vu de mon agenda déjà bien rempli. J’en ai toutefois parlé à deux de mes élèves véganes et elles se sont portées volontaires pour animer une discussion à propos des inégalités entre animaux non humains à cette occasion. Je n’ai malheureusement pas pu y assister mais je leur ai donné quelques pistes pour les aider à se préparer et j’étais vraiment contente qu’elles osent présenter le sujet !

🌿 Enfin, comme à l’accoutumée, je termine cet article en remerciant chaleureusement les personnes qui m’ont soutenue sur Tipeee ces dernières semaines : vous avez été 60 à me soutenir en décembre et 51 en ce mois de janvier💚. Chaque don m’est très précieux et je garde espoir pour qu’en 2018 ils soient suffisants pour faire vivre ce blog !

Quels ont été vos petits pas et bonheurs verts de décembre et de janvier ?
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